
PROPRANOLOL CHLORHYDRATE
Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 5/4/2001
Etat : validée
Identification de la substance
Propriétés Pharmacologiques
Mécanismes d'action
Effets Recherchés
Indications thérapeutiques
Effets secondaires
Effets sur la descendance
Pharmaco-Dépendance
Précautions d'emploi
Contre-Indications
Voies d'administration
Posologie & mode d'administration
Pharmaco-Cinétique
Bibliographie
Spécialités contenant la substance
Identification de la substance
Formule Chimique :
1-[(1-Methylethyl)amino]-3-(1-naphthalenyloxy)-2-propanol hydrochloride
Ensemble des dénominations
BANM : PROPRANOLOL HYDROCHLORIDE
CAS : 318-98-9
CAS : 3506-09-0 (+/-)
CAS : 4199-10-4 (-)
CAS : 13071-11-9 (+)
USAN : PROPRANOLOL HYDROCHLORIDE
autre dénomination : CHLORHYDRATE DE PROPRANOLOL
bordereau : 167
code expérimentation : AY-64043
code expérimentation : ICI-45520
code expérimentation : NSC-91523
rINNM : PROPRANOLOL HYDROCHLORIDE
sel ou dérivé : PROPRANOLOL PHENYLETHYLBARBITURATE
Classes Chimiques
Molécule(s) de base : PROPRANOLOL
Regime : liste I
- BETABLOQUANT (principale certaine)
- ANTIARYTHMIQUE (principale certaine)
- ANTIHYPERTENSEUR (principale certaine)
- ANTI-ANGOREUX (principale certaine)
- TRANQUILLISANT (secondaire certaine)
- ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (secondaire certaine)
Inhibe in vitro la seconde vague de l'agrégation (probablement en rapport avec l'inhibition de la thromboxane-synthétase). Interviendrait au niveau de la membrane plaquettaire en agissant sur le calcium :
- JAMA 1979;241:2649.
- INHIBITEUR DE LA THROMBOXANE SYNTHETASE (à confirmer)
Cette propriété ne semble pas liée à l'effet bêtabloquant (existe avec le D-propranolol); participerait à l'activité anti-agrégante.
- Lancet 1981;2,8260:1382.
- ANESTHESIQUE LOCAL (à confirmer)
- SUBSTRAT DU CYTOCHROME P450 1A2 (principale certaine)
- SUBSTRAT DU CYP1A2 (principale certaine)
- SUBSTRAT DU CYTOCHROME P450 2D6 (principale certaine)
- SUBSTRAT DU CYP 2D6 (principale certaine)
Mécanismes d'action
- principal
Agit en bloquant au niveau des organes l'action des cathécholamines sur les récepteurs beta, par antagonisme de type compétitif, et spécifique.
Au niveau du coeur, provoque un ralentissement du rythme, une diminution de la force contractile, une diminution de l'excitabilité, une baisse du débit cardiaque et de la consommation d'oxygène du myocarde, une amélioration du rendement énergétique cardiaque, une dépression de la conduction auriculoventriculaire, une diminution modérée du débit coronaire.
*Effet anti-arythmique :
-Par action quinidine-like :vitesse de dépolarisation diminuée, période réfractaire augmentée, aux très fortes doses;
- Par effet betabloquant aux doses moyennes.
*Réduit l'élimination urinaire du thromboxane B2
Une action au niveau de la synthèse ou du métabolisme du thromboxane A2 pourrait intervenir dans les effets hypotenseurs, cardioprotecteurs, et anti-agrégants (à confirmer).
- Clin Pharmacol Ther 1982; 31:324.
- secondaire
Diminue ou fait disparaître les symptomes cardiovasculaires des états d'anxiété.
Effets métaboliques: pas d'action sur le taux des acides gras libres; pas d'effet sur la glycémie, mais peut inhiber l'hyperglycémie adrénalinique.
Diminution de l'activité rénine angiotensine.
Effet bronchoconstricteur.
Réduction du débit sanguin rénal avec augmentation des résistances vasculaires rénales chez l'hypertendu.
-Clin Pharm Ther 1981;29,3:310.
- BETABLOQUANT (principal)
Blocage beta pour des concentrations plasmatiques comprises entre 20 et 100 NG/ML.
- ANTIHYPERTENSEUR (principal)
- ANTIANGOREUX (principal)
- ANTIARYTHMIQUE (principal)
- ANTIMIGRAINEUX (accessoire)
L'activité antimigraineuse ne semble pas corrélée aux taux plasmatiques de propranolol ou de 4-hydroxypropranolol.
Arch Neurol1985,42:46-48.
- ANXIOLYTIQUE (accessoire)
- HEMORRAGIE DIGESTIVE DE L'HYPERTENSION PORTALE(PREVENTION) (principale)
- HYPERTENSION ARTERIELLE (principale)
- ANGOR (principale)
Traitement de fond
- ANGOR(TRAITEMENT DE FOND) (principale)
Angor stable d'effort essentiellement.
Indication discutée dans l'angor instable, en raison de la participation d'un spasme coronarien qui pourrait être aggravé par le betabliquant; cependant, quelques études montrent un effet bénéfique.
- Lancet 1978, 2 : 907-909.
- INFARCTUS DU MYOCARDE (principale)
Utilisé précocement par voie intraveineuse, sous contrôle hémodynamique, il diminuerait la taille de l'infarctus.
- INFARCTUS DU MYOCARDE(PREVENTION DES RECIDIVES) (principale)
Diminution significative de la mortalité cardiaque globale et de la fréquence des morts subites après un an de traitement.
Une étude norvégienne en double insu montre que le traitement par 160 mg par jour en 4 prises, commencé entre le 4ème et le 6ème jour, et poursuivi pendant un an,diminue la mortalité:
-Br Med J 1982;284:155-160.
Etude multicentrique du NHLBI: le traitement par 120 mg par jour en trois prises, commencé entre le 8ème et le 21ème jour, diminue également la mortalité;
-JAMA 1982;247:1707-1714.
- TROUBLE DU RYTHME CARDIAQUE (principale)
Essentiellement dans les arythmies adrénergique liées à l'effort, aux émotions, au phéochromocytome ou à l'hyperthyroïdie :
- tachycardie sinusale,
- tachycardie supraventriculaire,
- tachycardie ventriculaire d'effort.
- extrasystoles ventriculaires
- tachycardie jonctionnelle (Bouveret), Wolff Parkinson White.
- INTOXICATION PAR LA DIGOXINE (secondaire)
Intoxication digitalique sur coeur sain , en association avec une sonde d'entrainement electrosystolique.
- HYPERTHYROIDIE (principale)
- CARDIOTHYREOSE (principale)
- MYOCARDIOPATHIE OBSTRUCTIVE (principale)
Les posologies sont fortes (400 mg/j) :
- Am J Cardiol 1978;42:993.
- MIGRAINE (principale)
Traitement de fond
- MIGRAINE(TRAITEMENT DE FOND) (principale)
Prophylaxie de la crise migraineuse :
- Arch Neurol 1987;44:486-489.
- RUPTURE DE VARICES OESOPHAGIENNES(PREVENTION) (principale)
Réduit la pression portale par réduction du débit splanchnique. Certaines études ont montré une diminution de la fréquence des récidives des hémorragies digestives par rupture de varices oesophagiennes :
- Gastroenterol Clin Biol 1987;11:41-47.
- N Engl J Med 1987;317:856-861.
- Hepatology 1988;8:1-5.
- N Engl J Med 1991;324:1532-1538.
En prevention des récidives hémorragique, essai randomisé positif (sel non précisé) :
- Lancet 1991;337:1431-1434.
Traitement adjuvant après sclérose endoscopique des varices oesophagiennes. Essai randomisé positif :
- J Hepatol 1993;19:301-311.
En prévention primaire, serait moins efficace que la ligature des varices: étude randomisée chez 89 malades :
- N Engl J Med 1999;340:988-993.
- ANXIETE (secondaire)
- Acta Ther 1983;9:367.
- ALGODYSTROPHIE (secondaire)
- Rev Rhum 1977;44:249.
- TREMBLEMENT ESSENTIEL (secondaire)
- Psychiatry 1982;45:893.
Effet dû au blocage des récepteurs bêta-2 musculaires :
- Br J Clin Pharmacol 1985;20:369-375.
Autre référence :
- Neurology 2000;54:Suppl4;S30-S38.
- SPASMOPHILIE (secondaire)
- TETRALOGIE DE FALLOT (secondaire)
Prévention des crises de cyanose avec meilleure tolérance à l'exercice :
- Am J Cardiol 1981;47:1104.
- PROLAPSUS VALVULAIRE MITRAL (secondaire)
Prévention des palpitations :
- Am Heart J 977;93:422-427.
- PHEOCHROMOCYTOME (secondaire)
* En pré et post-opératoire immédiat, associé à un sympatholytique alpha en prévention des crises hypertensives.
* Comme test diagnostic :
- Am J Cardiol 1966;18:394.
- DYSKINESIE TARDIVE (à confirmer)
- Int Drug Ther Newletter 1981;16:29.
- DYSKINESIE (à confirmer)
Dans les dyskinésies de type choréïque ou ballique induites par la lévodopamine chez les parkinsoniens, le propranolol (sel non précisé) à faible dose (30 à 60 milligrammes par jour) procurerait une réduction des mouvements anormaux après 5 à 6 semaines de traitement :
- Neurology 1996;46:1548-1551.
- SCHIZOPHRENIE (à confirmer)
Agirait à la fois sur les symptômes productifs et déficitaires :
- Br J Psych 1985;147:623-630.
- DOULEUR DU MEMBRE FANTOME (à confirmer)
- Br Med J 1979;6160:415.
- NARCOLEPSIE (à confirmer)
- Ann Intern Med 1979;91:741.
- SYNDROME DE SHY-DRAEGER (à confirmer)
Permettrait une correction de l'hypotension orthostatique :
- Am Heart J 1981;102:938.
- ANEVRISME AORTIQUE (à confirmer)
Anévrysme de l'aorte abdominale. Le propranolol pourrait ralentir leur développement :
- Presse Méd 1993;22:1431-1433.
- ACCOUCHEMENT DIRIGE (à confirmer)
Augmenterait le travail utérin en association avec l'oxytocine, réduirait la fréquence des césariennes (sel de propranolol non précisé) :
- Obstet Gynecol 1996;88:517-520.
- POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN )
Lors de l'utilisation chronique après infarcus du myocarde :
- Br Med J 1990;300:902-903.
Un cas (9 kg en 9 mois) :
- Ann Pharmacother 1993;27:512.
- ASTHENIE (CERTAIN FREQUENT)
- FIEVRE (CERTAIN TRES RARE)
- INSUFFISANCE CARDIAQUE (CERTAIN TRES RARE)
Liée à l'effet inotrope négatif.
- UREE SANGUINE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
Le plus souvent modérée :
- Am J Med 1979;66:405.
- CREATININEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
Le plus souvent modérée, par réduction du flux sanguin rénal.
- INSUFFISANCE RENALE(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)
- KALIEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
Modérée :
- Scand J Clin Lab Invest 1979;39:167-170.
- HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN RARE)
- HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (CERTAIN RARE)
- BRADYCARDIE (CERTAIN FREQUENT)
Liée à l'effet chronotrope négatif. Le plus souvent bradycardie sinusale.
- BLOC SINOAURICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
Lié à l'effet dromotrope négatif, survient pratiquement toujours sur un trouble de conduction sous-jascent, en début de traitement, même à dose minime.
- BLOC AURICULOVENTRICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
Lié à l'effet dromotrope négatif, survient pratiquement toujours sur un trouble de conduction sous-jacent, en début de traitement, même à dose minime.
- ARTERITE(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)
Risque de gangrène :
- N Engl J Med 1980;302:1089.
- CLAUDICATION INTERMITTENTE (CERTAIN TRES RARE)
- REFROIDISSEMENT DES EXTREMITES (CERTAIN RARE)
- SYNDROME DE RAYNAUD (CERTAIN RARE)
Condition(s) Favorisante(s) :
HYPERTENSION ARTERIELLE
- ERUPTION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
A type d'érythème, d'éruption morbiliforme, lichénoïde, psoriasiforme ou eczématiforme.
- LICHEN PLAN (CERTAIN TRES RARE)
- Clin Exp Dermatol 1980;5:93.
Deux cas rapportés (sel de propranolol non précisé) :
- Pharmacotherapy 1994;14:561-571.
- ERUPTION PSORIASIFORME (CERTAIN TRES RARE)
- ERYTHEME POLYMORPHE (CERTAIN TRES RARE)
- NECROSE CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
- Br Med J 1978;1:721.
- PURPURA (CERTAIN TRES RARE)
- ALOPECIE (CERTAIN TRES RARE)
Neuf cas rapportés au fabricant :
- Aust Family Physician 1982;11:225.
Trois cas rapportés dans la littérature :
- Cutis 1979;24:63.
- ANTICORPS ANTINUCLEAIRES(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
- Drugs 1980;19:292.
- SYNDROME LUPIQUE (CERTAIN )
- CONSTIPATION (CERTAIN RARE)
- DIARRHEE (CERTAIN RARE)
- ANOREXIE (CERTAIN RARE)
- NAUSEE (CERTAIN RARE)
- VOMISSEMENT (CERTAIN TRES RARE)
- DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN RARE)
- GLYCEMIE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
Condition(s) Favorisante(s) :
EFFORT
ENFANT
HEMODIALYSE
Par inhibition de la glycogénolyse musculaire.
Les bêta-bloquants peuvent modifier les signes cliniques de l'hypoglycémie (suppression de la tachycardie). Quelques cas de coma hypoglycémique ont été rapportés :
- Coeur 1982;13:239.
Un cas associé à des convulsions généralisées chez un enfant de 6 mois :
- Ped Emergency Care 1992;8:146-147.
Deus cas de coma hypoglycémique chez des enfants traités pour des troubles de l'attention en association avec du méthylphénidate :
- Pediatrics 1999;103:1290-1292.
- GLYCEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
Condition(s) Exclusive(s) :
FORTES DOSES
Reste le plus souvent infra-clinique. Serait due à l'inhibition de l'insulinosécrétion et à la potentialisation de l'effet alpha hépato-glycogénolytique.
- DIABETE NON INSULINODEPENDANT (CERTAIN )
Une étude prospective menée sur 12550 patients traités par divers bêtabloquants pour une HTA a mis en évidence une augmentation de 28% du risque d'apparition d'un diabète de type 2. Ce risque ne serait pas augmenté par les diurétiques thiazidiques, les IEC ou les inhibiteurs calciques :
- N Engl J Med 2000;342:905-912.
- HYPERTRIGLYCERIDEMIE (CERTAIN FREQUENT)
Condition(s) Favorisante(s) :
HYPERGLYCERIDEMIE PREEXISTANTE
Augmentation de plus de 20% des triglycérides associée à une diminution du HDL-cholestérol :
- Am J Med 1986;80,Suppl2A:109-113.
- HDL(DIMINUTION) (CERTAIN )
- Am Heart J 1985;109:1192-1196.
- THROMBOPENIE (CERTAIN RARE)
- SYNDROME MYASTHENIQUE (CERTAIN TRES RARE)
- DEPRESSION (CERTAIN TRES RARE)
Condition(s) Favorisante(s) :
SUJET AGE
ANTECEDENTS DE DEPRESSION
- J Clin Psychiatry 1986;47:453-457.
Controversé. L'utilisation d'un antidépresseur tricyclique, chez des sujets jeunes en particulier, est très fortement augmentée :
- Arch Intern Med 1990;150:2286-2290.
- CONFUSION MENTALE (CERTAIN TRES RARE)
- TROUBLE COGNITIF (CERTAIN )
Un cas chez un sujet de 70 ans, réversible à l'arrêt du traitement :
- Postgrad Med J 1990;66:1050-1052.
- HALLUCINATION (CERTAIN RARE)
Hallucinations auditives et visuelles, dont un cas d'hallucinations auditives lors de l'arrêt d'une forme à action prolongée :
- J Clin Psychopharmacol 1985;5:125-126.
- CAUCHEMAR (CERTAIN )
39 cas rapportés à la pharmacovigilance australienne :
- Aust Adv Drug React Bull 2000;19:2.
- INSOMNIE (CERTAIN RARE)
- DELIRE (CERTAIN TRES RARE)
- VERTIGE (CERTAIN RARE)
- PARESTHESIE (CERTAIN RARE)
- DIPLOPIE (CERTAIN RARE)
- Lancet 1982;2:82.
- SECHERESSE DE L'OEIL (CERTAIN TRES RARE)
Liée à une diminution du flux lacrymal.
- DYSPNEE (CERTAIN )
Condition(s) Favorisante(s) :
ANTECEDENTS D'ASTHME
ANTECEDENTS DE BRONCHOPNEUMOPATHIE OBSTRUCTIVE
Liée à l'effet bronchoconstricteur.
- BRONCHOSPASME (CERTAIN )
51 cas dont 13 fatals rapportés à la pharmacovigilance anglaise. Parmi les 51 patients, 6 avaient des antécédents asthmatiques dont 5 ont été fatals :
- BMJ 1996;313:1486.
- IMPUISSANCE (CERTAIN RARE)
Condition(s) Favorisante(s) :
FORTES DOSES
- Card Vasc Med 1979;4:811.
Chez 10% à 15% des sujets :
- Drug Saf 1993;8:414-426.
- TROUBLE DE LA LIBIDO (CERTAIN TRES RARE)
Diminution de la libido.
- LIBIDO(DIMINUTION) (CERTAIN )
- SYNDROME DE SEVRAGE (CERTAIN )
Condition(s) Exclusive(s) :
ARRET BRUTAL DU TRAITEMENT
Effet rebond à l'arrêt brutal :
. Chez les angineux, risque d'aggravation de l'angor, risque de syndrome de menace ou de trouble du rythme paroxystique avec mort subite :
- Am J Card 1975;35:162.
. Dans le traitement de l'hypertension portale, risque d'hémorragie digestive
- N Engl J Med 1982;307:560.
Un cas de psychose aiguë avec hallucinations auditives lors de l'arrêt d'une forme à action prolongée :
- J Clin Psychopharmacol 1985;5:125-126.
- STOMATITE (A CONFIRMER )
Un cas rapporté :
- Br Med J 1977;2:1385.
- DYSKINESIE (A CONFIRMER )
Un cas rapporté :
- Br Med J 1977;2:1156.
- MALADIE DE LA PEYRONIE (A CONFIRMER )
- Lancet 1978;1:98.
- Lancet 1979;1:331.
- MALADIE DE DUPUYTREN (A CONFIRMER )
- Med J Austr 1977;2:137.
- AGRANULOCYTOSE (A CONFIRMER )
Un cas rapporté :
- JAMA 1973;223:1376.
Autre publication :
- N Engl J Med 1982;307:560.
- COLORATION DE LA LANGUE (A CONFIRMER )
Coloration brune. Deux cas :
- Drug Intell Clin Pharm1975;9:455.
- MYOPATHIE PROXIMALE (A CONFIRMER )
- Br Med J 1979;1:331.
- PNEUMONIE (A CONFIRMER )
Par hypersensibilité :
- Br Med J 1983;286:894.
Un cas décrit, par hypersensibilité avec test de l'inhibition de la migration des lymphocytes positif, après trente mois de traitement (quarante milligrammes par jour) :
- Chest 1990;97:238-241.
- ARTHROPATHIE (A CONFIRMER )
- Br Med J 1983;287:1256.
- ELECTROCARDIOGRAMME(ANOMALIE) (A CONFIRMER )
Inversion de l'onde T :
- Br Med J 1982;284:19.
- INSUFFISANCE RENALE AIGUE (A CONFIRMER )
- New Zeal Med J 1981;94:397-398.
- NEPHROPATHIE INTERSTITIELLE AIGUE (A CONFIRMER )
- New Zeal Med J 1981;94:397-398.
- AMNESIE (A CONFIRMER )
Un cas au cours d'un surdosage chez un sujet âgé, rapidement réversible avec une réduction de la posologie :
- Clin Neuropharmacol 1992;15:397-403.
- CRISE HYPERTENSIVE (A CONFIRMER )
Un cas, chez un sujet présentant un phéochromocytome (sel de propranolol non précisé) :
- Postgrad Med J 1995;71:58-59.
- NON TERATOGENE CHEZ L'HOMME
- N Engl J Med 1981;305:1323.
- TOXICITE PERINATALE
- BRADYCARDIE FOETALE
- BRADYCARDIE NEONATALE
- HYPOGLYCEMIE NEONATALE
- RETARD DU DEVELOPPEMENT FOETAL
Retard pondéral :
- Am J Obstet Gynecol 1979;135:485.
- MORBI-MORTALITE (AUGMENTATION)
Lors de l'utilisation chez des mères hypertendues, pourrait accroître la mortalité et la morbidité des prématurés de très petit poids :
- Int J Gynecol Obstet 1992;38:195-199.
- NON
- ARTERIOPATHIE DES MEMBRES INFERIEURS
- Arch Intern Med 1991, 151: 1769-1776.
Controversé; méta analyse négative.
- INSUFFISANCE CARDIAQUE COMPENSEE
- BLOC AURICULOVENTRICULAIRE DU PREMIER DEGRE
- PHEOCHROMOCYTOME
Risque d'exacerbation des effets sympathomimétiques alpha.
- DIABETE
Les signes d'alerte de l'hypoglycémie sont modifiés par le traitement beta bloquant.
- ANTECEDENTS DE DEPRESSION
- ALLAITEMENT
Prescrire avec prudence; passe dans le lait.
- GROSSESSE
Peut être utilisé chez la femme enceinte hypertendue, sous surveillance stricte :
- Presse Med 1978;7:3769.
Risque d'hypoglycémie et de bradycardie néonatale :
- N Engl J Med 1981;305:1323.
Une revue sur le traitement de l'HTA gravidique par les bêta-bloquants concluerait à la probabilité de non-anomalie foetale :
- N Engl J Med 1981;305:1323-1336.
- INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE
Allongement de la demi-vie plasmatique (environ 5 fois la normale) :
- Presse Med 1977;6:3209.
- CIRRHOSE
En cas d'ascite, le propranolol pourrait réduire la natriurèse :
- Gastroenterol Clin Biol 1986;10:231-233.
- SUJET AGE
Clearance réduite :
- N Engl J Med 1982;306:1081.
- SPORTIFS
Substance soumise à certaines restrictions :
- Journal Officiel du 7 Mars 2000.
Lorsque le règlement d'une fédération internationale de sport le prévoit, des tests sont effectués pour les bêta-bloquants.
- INSUFFISANCE CARDIAQUE DECOMPENSEE
- BLOC SINO-AURICULAIRE
- BLOC AURICULOVENTRICULAIRE DE HAUT DEGRE
Du deuxième et troisième degré non appareillé.
- ANGOR DE PRINZMETAL
Risque d'aggravation.
- SYNDROME DE RAYNAUD
- BRADYCARDIE
Inférieure à 50 battements par mn.
- BRONCHOPNEUMOPATHIE OBSTRUCTIVE
- ASTHME
51 cas de bronchospasme dont 13 fatals rapportés à la pharmacovigilance anglaise. Parmi les 51 patients, 6 avaient des antécédents asthmatiques dont 5 ont été fatals :
- BMJ 1996;313:1486.
- SYNDROME DEPRESSIF
- ASSOCIATION AUX IMAO
- ASSOCIATION AU VERAPAMIL
Voies d'administration
- 1 - ORALE
- 2 - INTRAVEINEUSE
Posologie et mode d'administration
Posologie chez l'adulte, par voie orale:
*Dans l'hypertension artérielle:
-Dose usuelle:
Cent vingt à cent soixante milligrammes par jour en une ou plusieurs prises selon la forme galénique prescrite.
Débuter le traitement par une dose de vingt à
quarante milligrammes toutes les huit heures, puis augmenter progressivement les doses jusqu'au contrôle de la pression artérielle.
-Dose maximale:
Quatre cents milligrammes par jour; cette dose correspond à un blocage à peu près complet des bêta
récepteurs.
*Dans l'angor:
-Dose usuelle:
Cent vingt à cent soixante milligrammes par jour en une ou plusieurs prises selon la forme galénique prescrite.
Débuter le traitement par une dose de vingt milligrammes toutes les huit heures, puis augmenter
progressivement jusqu'à l'obtention d'une bradycardie de repos entre 50 et 55 battements par mn
*Dans les troubles du rythme:
-Dose usuelle:
Quarante à quatre vingts milligrammes par jour.
Débuter le traitement par une dose de vingt milligrammes toutes
les huit heures, puis augmenter progressivement la posologie en fonction de la réponse au traitement, ce qui peut nécessiter la répétition des enregistrements Holter.
Posologie par voie intraveineuse:
- Injection intraveineuse lente au rythme de un
milligramme par minute, sous contrôle électrocardiographique et surveillance de la pression artérielle.
-Dose totale maximale:
Dix milligrammes
Cinq milligrammes chez le sujet anesthésié.
Pharmaco-Cinétique
- 1 -
REPARTITION
93
%
lien protéines plasmatiques
- 2 -
REPARTITION
lait
- 3 -
DEMI VIE
2
à 6
heure(s)
voie orale
- 4 -
DEMI VIE
40
à 80
minute(s)
voie intraveineuse
- 5 -
ELIMINATION
voie rénale
- 6 -
ELIMINATION
voie fécale
- 7 -
ELIMINATION
dialyse
Absorption
Résorption rapide et importante (plus de 90 %) par le tube digestif : l'action bradycardisante débute en 30 minutes.
Taux plasmatiques très variables selon les sujets (effet de premier passage hépatique) : taux maximum entre 1 à 4 heures.
En cas
d'administration conjointe de gel d'hydroxyde d'aluminium, la biodisponibilité du propanolol peut être réduite d'environ 50 %.
L'administration au cours d'un repas augmente les taux plasmatiques maximaux (40 - 120%) et la biodisponibilité probablement
par réduction de l'effet de premier passage hépatique :
- Clin PharmTher 1981;30:31.
- Clin PharmTher.1986;40:29-36.
Voie Veineuse : effet maximum immédiat.
Répartition
Liaison aux protéines plasmatiques : 93 % sur l'albumine et sur l'alpha-1 glycoprotéine acide :
- Eur J Clin Pharmacol 1982;22:253.
La liaison aux protéines est augmentée dans certaines maladies inflammatoires comportant une élévation de l'alpha-1
glycoprotéine :
- N Engl J Med 1978;299:1435.
Franchit la barrière placentaire et hémato-encéphalique; passe dans le lait.
Taux plasmatiques réduits chez les sujets hyperthyroïdiens par rapport aux euthyroïdiens :
- Eur J Clin Pharmacol 1982;21:373.
Les
taux plasmatiques de propranolol seraient réduits par la consommation de tabac :
- N Engl J Med 1984;310:951.
Chez les sujets âgés, la concentration plasmatique d'alpha-1 glycoprotéine acide est augmentée et la fraction libre de L-propranolol est
réduite :
- Clin Pharm Ther 1990;47,447-455.
L'excercice physique augmente les concentrations plasmatiques de propranolol par une réduction de son volume de distribution :
- Eur J Clin Pharmacol 1992;43:547-550.
Passe dans le lait:
Rapport lait/plasma
entre 0.3 et 1.6.
1/2 vie d'élimination dans le lait : 6 heures.
Présence également de propranolol glucuroconjugué.
La quantité de propranolol ingérée par l'enfant serait inférieure à 0,1% de la dose maternelle :
- Ther Drug Monitoring 1983;5:87.
Ne
semble pas entraîner de blocage bêta-adrénergique chez l'enfant :
- Biopharm Drug Disp 1983;4:299.
Demi-Vie
La demi-vie est en moyenne de 4 heures (comprise entre 2 et 6 heures après administration par voie orale.
* non modifiée chez l'insuffisant rénal,
* fortement allongée en cas d'atteinte hépatique (taux plasmatique de propranolol non lié multiplié par
trois chez le sujet cirrhotique) en raison de la réduction de l'effet de premier passage hépatique, de la réduction de l'élimination et du pourcentage de liaison :
- Clin Pharmacokin 1978;3:2-78.
- Br J Clin Pharmacol 1987;24:527-535.
* Hyperthyroïdie
:
Réduction de la 1/2 vie chez les sujets hyperthyroïdiens
L'augmentation de la clairance hépatique (+50%) est à rapporter à l'augmentation du débit sanguin hépatique chez l'hyperthyroïdien :
- Clin Pharmacokin 1983;8:1.
* Hypothyroïdie :
En cas
d'hypothyroïdie, la clairance pourrait être réduite.
Allongement de la 1/2 vie chez les sujets hypothyroïdiens :
- Clin Pharm Ther 1980;28:565.
*La demi-vie serait soumise à un cycle circadien : 3,3H le matin à huit heures 4,9H le soir à vingt heures
:
- Eur J Clin Pharmacol 1988;33:619-624.
La demi-vie est en moyenne de une heure (comprise entre 40 et 80 minutes après administration par voie veineuse). Elle n'est pas modifiée en cas d'insuffisance rénale mais très allongée en cas d'atteinte
hépatique.
Métabolisme
Le propranolol administré per os est hydroxylé par le foie en hydroxy-4-propranolol qui a un pouvoir bêta adrénolytique égal à celui du propranolol, et qui est ensuite conjugué.
Effet de premier passage hépatique dont l'importance peut être
considérablement réduite chez l'insuffisant hépatique conduisant à des taux sanguins très supérieurs.
La chaine latérale peut être:
-désaminée en N déisopropyl propranolol, également bêta bloquant, puis oxydée en aldéhyde, à son tour réduit (alpha
naphtoxy 1 propylèneglycol-2,3)
-oxydée en aldéhyde réduit en alcool ou oxydée en acide (acide alpha naphtoxy 3 lactique, acide alpha naphtoxyacétique).
Elimination
*Voie rénale : élimination rapide et très largement rénale sous forme de différents métabolites (95 %).
*Voie fécale : moins de 5 %, cette fraction pouvant être augmentée chez les insuffisants rénaux (dialysable).
*Dialysable.
Bibliographie
- Clin Pharmacokinet 1990,18,4,270-94.
- Am J Cardiol 1966; 18:387.
Spécialités
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