ETHINYLESTRADIOL

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 12/7/2000
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    ETHYNYL-17ALPHA DIHYDROXY-3,17 ESTRATRIENE-1,3,5(10)

    Ensemble des dénominations


    CAS : 57-63-6 DCF : ETHINYLESTRADIOL
    DCIR : ETHINYLESTRADIOL
    autre dénomination : AETHYNYLOESTRADIOL
    autre dénomination : ETHINILESTRADIOL
    autre dénomination : ETHINYL ESTRADIOL
    autre dénomination : ETHINYLOESTRADIOL
    bordereau : 701
    rINN : ETHINYLESTRADIOL
    sel ou dérivé : QUINESTROL

    Classes Chimiques


    Regime : liste II

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ESTROGENE (principale certaine)

    2. ANTIGONADOTROPE (principale certaine)

    3. INHIBITEUR DE L'OVULATION (principale certaine)

    4. CONTRACEPTIF ORAL (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Maintient les caractères sexuels secondaires chez la femme.
      Inhibe la libération de FSH (provoque une atrophie de l'ovaire et inhibe l'ovulation).
      Entraine une hyperhémie et une prolifération cellulaire de l'épithélium utérin.
      Favorise la secrétion de la glaire cervicale, accroit la contraction des trompes, inhibe l'implantation de l'oeuf dans la cavité utérine.
      Provoque la coissance de l'épithélium vaginal (cellules kératinisées à noyau pycnotique).
      Lors d'administration par voie orale, entraîne une baisse des taux plasmatiques de l'activateur tissulaire du plasminogène due à une augmentation de son élimination par le foie sans modification de sa synthèse par l'endothelium :
      - Arterioscler Thromb Vasc Biol 2000;20:1396-1403.

    2. secondaire
      Légère action minéralocorticoïde (entraine la rétention d'eau et de sodium).

    Effets Recherchés

    1. OESTROGENIQUE (principal)

    2. ANTIOVULATOIRE (principal)

    3. ANTICONCEPTIONNEL (principal)
      EN ASSOCIATION AVEC UN PROGESTATIF.

    Indications Thérapeutiques

    1. CONTRACEPTION ORALE (principale)
      En association avec un progestatif.

    2. CANCER DE LA PROSTATE (principale)

    3. CARENCE EN ESTROGENES (secondaire)
      On préférera utiliser les estrogènes naturels. En association à la progestérone ou à un progestatif.

    4. TROUBLE DE LA MENOPAUSE (secondaire)
      On préférera utiliser les estrogènes naturels. En association à la progestérone ou à un progestatif.

    5. OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE (secondaire)
      Traitement préventif.

    6. CONTRACEPTION POST-COITALE (principale)

    7. TEST POST-COITAL (secondaire)
      Amélioration de la glaire cervicale pour la réalisation d'un test post-coïtal dans l'examen d'un couple stérile.

    8. SYNDROME DE STEIN-LEVENTHAL (secondaire)
      En association avec un progestatif.

    9. MALADIE DE RENDU-OSLER (secondaire)
      Prévention des hémorragies digestives, en association avec la noréthistérone :
      - Gastroenterol Clin Biol 1992;16:292.

    10. SYNDROME DE TURNER (secondaire)
      Utilisé à faibles doses, en association avec un progestatif, comme inducteur de la puberté.
      A faibles doses (moins de 5 microgrammes), augmente la sécrétion d'hormone de croissance staturale (utilisé en association avec une hormone de croissance). A fortes doses, inhibe la croissance osseuse.

    11. MALFORMATION GASTRO-INTESTINALE (à confirmer)
      Malformations vasculaires. Traitement et prévention des hémorragies digestives, en association avec la noréthistérone (essai positif) :
      - Eur J Gastroenterol Hepatol 1993;5:439-443.

    12. HEPATITE CHRONIQUE ACTIVE (à confirmer)
      Etude pilote, chez 6 malades atteints d'hépatite chronique active de causes variées :
      - Ann Intern Med 1996;125:700.

    Effets secondaires

    1. POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Lié à la rétention hydrosodée.

    2. OEDEME (CERTAIN RARE)
      Lié à la rétention hydrosodée.

    3. ACCIDENT THROMBOEMBOLIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DIABETE
      OBESITE
      TABAGISME
      HYPERLIPIDEMIE
      HYPERTENSION ARTERIELLE
      ANTECEDENTS VASCULAIRES FAMILIAUX

      A type d'infarctus du myocarde, d'accidents vasculaires cérébraux, d'embolie pulmonaire et de thrombophlébite. Ils seraient favorisés par l'administration orale et les fortes doses.
      Leur mécanisme est discuté :
      - action sur les oestrogènes sur la coagulation, sur la modification de l'intima,
      - effet immunoallergique mise en évidence d'anticorps anti-éthinyl-oestradiol).
      Référence :
      - Nouv Presse Med 1981;10:3078.
      Tout accident thromboembolique impose l'arrêt définitif du traitement :
      - BMJ 1980;1:19-20.

    4. PHLEBITE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      OBESITE
      VARICES
      FORTE DOSE
      ANTECEDENTS THROMBOEMBOLIQUES

    5. EMBOLIE PULMONAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      OBESITE
      VARICES
      FORTE DOSE
      ANTECEDENTS THROMBOEMBOLIQUES

    6. INFARCTUS DU MYOCARDE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ANTECEDENTS VASCULAIRES FAMILIAUX
      DIABETE
      HYPERLIPIDEMIE
      HYPERTENSION ARTERIELLE
      OBESITE
      TABAGISME

    7. HYPERTENSION ARTERIELLE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      OBESITE
      TABAGISME

      Elle survient, le plus souvent, chez des sujets prédisposés et régresse à l'arrêt du traitement qu'elle impose.

    8. ISCHEMIE DES EXTREMITES (CERTAIN TRES RARE)
      Trois cas rapportés concernant des femmes jeunes, tabagiques, présentant une ischémie aiguë des membres inférieurs ayant nécessité l'amputation :
      - Concours Med 1977;99:1449-1450.

    9. INSUFFISANCE VEINEUSE(AGGRAVATION) (CERTAIN RARE)

    10. ECZEMA (CERTAIN RARE)

    11. URTICAIRE (CERTAIN RARE)

    12. PRURIT (CERTAIN RARE)

    13. ERYTHEME POLYMORPHE (CERTAIN TRES RARE)

    14. PHOTOSENSIBILISATION (CERTAIN RARE)

    15. TROUBLE DE LA PIGMENTATION (CERTAIN TRES RARE)
      Essentiellement augmentation de la pigmentation du mamelon et de l'aréole, chloasma.

    16. CHLOASMA (CERTAIN TRES RARE)

    17. PORPHYRIE CUTANEE(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Par augmentation de la synthèse hépatique des porphyrines du fait d'un accroissement de l'activité de l'ALA-synthétase.

    18. ACANTHOSIS NIGRICANS (CERTAIN TRES RARE)
      - Arch Dermatol 1974;109:545.

    19. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT
      FORTES DOSES

    20. VOMISSEMENT (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT
      FORTES DOSES

    21. DIARRHEE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

    22. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

    23. ANOREXIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

    24. INFARCTUS MESENTERIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DIABETE
      OBESITE
      TABAGISME
      HYPERLIPIDEMIE
      HYPERTENSION ARTERIELLE

      Le plus souvent infarctus mésentérique veineux :
      - Br J Surg 1977;64:533-537.
      - Lancet 1977;1:539.
      - Gastroenterology 1970;58:713-716.

    25. COLITE ULCEREUSE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DIABETE
      OBESITE
      TABAGISME
      HYPERLIPIDEMIE
      HYPERTENSION ARTERIELLE

      Réversible à l'arrêt du traitement :
      - Arch Fr Mal App Dig 1974;63:5-16.
      - Nouv Presse Med 1977;6:2074.

    26. COLITE ISCHEMIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas, associé à une résistance à la protéine A activée chez une femme sous contraception:
      - Am J Gastroenterol 1998;93:1960-1962.

    27. PANCREATITE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      HYPERTRIGLYCERIDEMIE

      - Presse Med 1980;9:3550-3551.
      - Gastroenterology 1980;78:813.
      - Lancet 1971;1:667.

    28. AMYLASEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    29. AMENORRHEE POST-THERAPEUTIQUE (CERTAIN RARE)
      Généralement réversible dans les 12 mois suivant l'arrêt du traitement, se voit surtout en cas d'antécédents de dysménorrhée, d'oligoménorrhée, de puberté tardive et d'amaigrissement.

    30. GALACTORRHEE (CERTAIN TRES RARE)
      Son apparition doit faire rechercher l'existence d'un adénome hypohysaire à prolactine.
      - Obstet Gynecol 1980;55:8.
      - Lancet 1978;2:1019.
      - Am J Obstet Gynecol 1979;131:145.

    31. PROLACTINEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Impose l'arrêt du traitement.

    32. GYNECOMASTIE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

    33. TROUBLE MENSTRUEL (CERTAIN FREQUENT)
      A type de spotting et de métrorragies, de modifications du volume des règles.

    34. SPOTTING (CERTAIN FREQUENT)
      Dû à l'hyperplasie de l'endomètre.

    35. METRORRAGIE (CERTAIN FREQUENT)

    36. KYSTE DE L'OVAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Lié à la persistance d'une secrétion basale des gonadostimulines.
      Plus fréquente avec les oestroprogestatifs combinés minidosés ou biphasiques.

    37. MASTODYNIE (CERTAIN RARE)
      Témoigne d'une hyperestrogénie relative.

    38. HYPERPLASIE DE L'ENDOMETRE (CERTAIN RARE)
      En cas de monothérapie prolongée.

    39. CANCER DE L'ENDOMETRE (CERTAIN TRES RARE)
      En cas de monothérapie prolongée.

    40. CANDIDOSE VULVOVAGINALE (CERTAIN TRES RARE)

    41. TROUBLE DE LA COAGULATION (CERTAIN FREQUENT)
      Hypercoagulabilité. Augmentation des facteurs VII, VIII, IX, X.

    42. FIBRINEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)

    43. ANTITHROMBINE III(DIMINUTION) (CERTAIN FREQUENT)
      Le plus souvent modérée.

    44. AGREGATION PLAQUETTAIRE(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)

    45. MICROANGIOPATHIE THROMBOTIQUE (CERTAIN )
      Quelques cas de purpura thrombotique thrombocytopénique rapportés.

    46. ANEMIE (CERTAIN TRES RARE)

    47. ICTERE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ICTERE GRAVIDIQUE

      Il semble exister une prédisposition génétique. Plus fréquent dans les pays scandinaves et au Chili. Régression en 2 mois à l'arrêt du traitement.

    48. HEPATITE CHOLESTATIQUE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ICTERE GRAVIDIQUE

      Il semble exister une prédisposition génétique. Plus fréquente dans les pays scandinaves et au Chili. Régression en 2 mois à l'arrêt du traitement.

    49. BILIRUBINEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)

    50. BSP(RETENTION) (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Elle régresse à l'arrêt du traitement et peut être isolée.

    51. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Modérée, elle peut être isolée.

    52. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Modérée, elle peut être isolée.

    53. ADENOME HEPATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Références :
      - Gastroenterol Clin Biol 1979;3:465-472.
      - Lancet 1973;2:926-929.
      - Rev Gynecol Obstet 1981;76:777-779.

    54. HYPERPLASIE NODULAIRE FOCALE DU FOIE (A CONFIRMER )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

    55. CANCER DU FOIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Lancet 1980,1:273.
      - Nouv Presse Med 1980;9:456.
      - Cancer 1977;40:883-888.

    56. CHOLANGIOCARCINOME (CERTAIN TRES RARE)
      - Lancet 1978;1:207.

    57. SYNDROME DE BUDD-CHIARI (CERTAIN TRES RARE)
      Effet controversé :
      - Am J Dig Dis 1977;22:623-628.
      - Med Chir Dig 1976;5:746.

    58. LIPIDEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      HYPERLIPIDEMIE PREEXISTANTE

      Hypertriglycéridémie le plus souvent en rapport avec l'augmentation de la synthèse hépatique de VLDL.

    59. GLYCEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      TERRAIN PREDISPOSE

      Aggravation ou révélation d'un diabète latent.

    60. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)

    61. CEPHALEE (CERTAIN RARE)
      Elles peuvent parfois, lorsqu'elles sont intenses et tenaces, annoncer un accident vasculaire cérébral.

    62. IRRITABILITE (CERTAIN FREQUENT)

    63. DEPRESSION (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ANTECEDENTS DE DEPRESSION

    64. VERTIGE (CERTAIN RARE)

    65. COMITIALITE(AGGRAVATION) (CERTAIN RARE)

    66. MIGRAINE (CERTAIN TRES RARE)
      Elle doit être considérée comme un signal d'alarme pouvant précéder la survenue d'un accident vasculaire cérébral.

    67. CHOREE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      ASSOCIATION AUX PROGESTATIFS

      Quelques cas rapportés, réversible à l'arrêt du traitement.

    68. ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DIABETE
      HYPERLIPIDEMIE
      HYPERTENSION ARTERIELLE
      OBESITE
      TABAGISME

    69. HYPERTENSION INTRACRANIENNE (CERTAIN TRES RARE)
      Entraîne un syndrome de pseudotumeur cérébrale avec céphalées, nausées, vomissements et oedème papillaire bilatéral.
      L'arrêt du traitement procure une guérison totale et habituellement sans séquelles :
      - Schweiz Med Wochenschr 1969;95:1654-1656.
      - Dtsch Med Wochenschr 1973;98,43:2028-2029.

    70. MYOPIE (CERTAIN TRES RARE)
      Dûe à un oedème du cristallin, elle régresse à l'arrêt du traitement.

    71. TROUBLE DE L'ACCOMMODATION (CERTAIN TRES RARE)
      Diminution de 2 à 3 dioptries du pouvoir accomodatif.

    72. INTOLERANCE AUX LENTILLES DE CONTACT (CERTAIN TRES RARE)
      Dans le cadre d'une diminution de la secrétion lacrymale, de la diminution de la sensibilité cornéenne et des modifications des rayons de courbure de la cornée, elle est réversible à l'arrêt du traitement.

    73. TROUBLE DE LA VISION (CERTAIN TRES RARE)
      A type d'hémianopsie, de diplopie ou de paralysie oculomotrice, ils peuvent être révélateurs d'accidents ischémiques cérébraux transitoires et imposent l'arrêt du traitement.

    74. ACUITE VISUELLE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      D'origine vasculaire, par occlusion de l'artère centrale de la rétine ou de ses branches, d'importance variable selon le territoire atteint.

    75. AMAUROSE (CERTAIN TRES RARE)
      Transitoire, due à des spasmes de l'artère centrale de la rétine, elle précède une thrombose vasculaire. Elle doit faire pratiquer d'urgence un examen ophtalmologique et interrompre le traitement.

    76. NEVRITE OPTIQUE RETROBULBAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Evolution favorable à l'arrêt du traitement.

    77. NEURORETINITE (CERTAIN TRES RARE)
      Evolution favorable à l'arrêt du traitement.

    78. KERATITE (CERTAIN TRES RARE)
      A type de kératite pnctuée superficielle ou de kératite interstitielle.

    79. OEDEME MACULAIRE (CERTAIN RARE)
      Par vasoconstriction de la microcirculation rétinienne :
      - Am J Ophtalmol 1967;64:447-449.
      - Obstet Gynecol 1972;39:909-916.

    80. LIBIDO(DIMINUTION) (CERTAIN RARE)

    81. IMPUISSANCE (CERTAIN RARE)

    82. ATROPHIE TESTICULAIRE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      TRAITEMENT PROLONGE

    83. AZOOSPERMIE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      TRAITEMENT PROLONGE

      D'origine centrale par inhibition des gonadotrophines.

    84. MALADIE DE CROHN (A CONFIRMER )
      En association avec les progestatifs :
      - Arch Fr Mal App Dig 1976;65:155.
      Particulièrement localisations coliques:
      -Br Med J 1984;288:595-596

    85. ERYTHEME NOUEUX (A CONFIRMER )

    86. LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE(AGGRAVATION) (CERTAIN )

    87. SYNDROME LUPIQUE (A CONFIRMER )
      Souvent infraclinique avec présence isolée d'anticorps antinucléaires, il régresse à l'arrêt du traitement.
      Un cas :
      - J Rheumatol 1988;15:1042-1043.

    88. ANTICORPS ANTINUCLEAIRES(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      Dans le cadre du syndrome lupique. Ils peuvent être isolés et régressent à l'arrêt du traitement.

    89. HYPOTONIE OCULAIRE (A CONFIRMER )

    90. HYPERTENSION OCULAIRE (A CONFIRMER )

    91. LITHIASE BILIAIRE (A CONFIRMER )
      Effet controversé selon les différents auteurs.

    92. SURDITE (A CONFIRMER )
      D'origine cochléaire, survenant chez des femmes jeunes, sans antécédent circulatoire, d'évolution imprévisible, elle serait favorisée par le tabagisme et une hyperlipidémie :
      - Nouv Presse Med 1976;5:2807-2808.

    93. ACUITE AUDITIVE(DIMINUTION) (A CONFIRMER )
      Dans le cadre d'une atteinte cochléaire.

    94. THROMBOSE DE L'ARTERE RENALE (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Ann Intern Med 1979;90:939-940.

    95. THROMBOSE VEINEUSE PROFONDE (A CONFIRMER )
      Un cas chez une enfant de 12 ans traitée pour stopper sa croissance :
      - Eur J Ped 1990;149:389-390.

    96. HYPERTHYROIDIE (A CONFIRMER )
      Un cas, après un an de traitement, associé à la noréthistérone et comportant des troubles comportementaux :
      - Am J Psyc 1992;149:1407.

    97. MELANOME (A CONFIRMER )
      Les contraceptifs oraux augmenteraient de 2 fois le risque de mélanome. Dans le cas d'une utilisation pendant plus de 10 ans, le risque relatif serait de 3,4 (études US menées de 76 à 95 sur 180 000 femmes) :
      - Br J Cancer 1999;81:918-923.

    Effets sur la descendance

    1. EMBRYOPATHIE
      Suspicion de malformations cardiovasculaires chez les enfants masculins.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. ANTECEDENTS VASCULAIRES FAMILIAUX

    2. MIGRAINE

    3. EPILEPSIE

    4. DEPRESSION

    5. TABAGISME
      En raison du risque accru de maladie cardiovasculaire.

    6. LITHIASE BILIAIRE(ANTECEDENT)

    7. VARICES

    8. INSUFFISANCE RENALE

    9. ASSOCIATION A L'ALCOOL
      La consommation d'alcool (supérieure à 5 grammes/jour) augmenterait le risque de cancer du sein chez les femmes utilisant des estrogènes de substitution :
      - J Clin Endocrinol Metab 1997;82:1656-1658.

    Contre-Indications

    1. CANCER DE L'UTERUS

    2. CANCER DU SEIN
      Rarement utilisé dans les cancers du sein chez les femmes ménopausées depuis plus de 5 ans.
      Risque d'hypercalcémie en cas de métastases osseuses.

    3. MASTOPATHIE

    4. FIBROME UTERIN

    5. ENDOMETRIOSE

    6. DIABETE
      Risque d'aggravation.

    7. HYPERLIPIDEMIE
      En raison du risque de majoration de l'hyperlipidémie et du risque accru de maladie cardiovasculaire.

    8. OBESITE
      En raison du risque accru de maladie cardiovasculaire.

    9. MALADIE THROMBOEMBOLIQUE
      ARTERIELLE OU VEINEUSE

    10. THROMBOSE VEINEUSE(ANTECEDENT)
      Risque de récidive.

    11. EMBOLIE PULMONAIRE(ANTECEDENT)
      Risque de récidive.

    12. ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL(ANTECEDENT)
      Risque de récidive.

    13. THROMBOSE ARTERIELLE(ANTECEDENT)
      Risque de récidive.

    14. INFARCTUS DU MYOCARDE(ANTECEDENT)
      Risque de récidive.

    15. CARDIOPATHIE
      Congénitale ou acquise.

    16. INSUFFISANCE CARDIAQUE

    17. HYPERTENSION ARTERIELLE

    18. TUMEUR HYPOPHYSAIRE

    19. GALACTORRHEE
      Avec ou sans augmentation de la prolactine.

    20. INSUFFISANCE RENALE SEVERE

    21. CONNECTIVITE

    22. LUPUS ERYTHEMATEUX AIGU DISSEMINE

    23. PORPHYRIE

    24. PORPHYRIE HEPATIQUE

    25. ICTERE GRAVIDIQUE(ANTECEDENT)

    26. MALADIE HEPATIQUE PREEXISTANTE
      Récente ou chronique. Antécédent d'ictère gravidique.

    27. OTOSCLEROSE

    28. GROSSESSE

    29. ALLAITEMENT

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle en
    -contraception oestroprogestative minidosée:
    Ethinyl oestradiol à la dose de trente microgrammes par jour en association avec un progestatif 21 jours par cycle.
    - Contraception oestroprogestative normodosée:
    Ethymyl oestradiol seul à la dose de cinquante microgrammes par jour pendant les 7 premiers jours, puis associé à un progestatif en 2ème partie du cycle.

    Dose usuelle dans le cancer de la prostate:
    - Traitement d'attaque: CInq cents à sept cent cinquante microgrammes par jour.
    - Traitement d'entretien: Cinquante à cent microgrammes par jour.

    Dose usuelle dans le traitement des troublers menstruels par hypofolliculinie:
    Cinquante à cent microgrammes par jour pendant 20 jours en association avec un progestatif les 10derniers jours.

    Dose usuelle dans les traitement des troubles de la ménopause:
    Cinquante mcrogrammes par jour, 20 à 25 jours par mois, associé à un progestatif les 10 derniers jour, puis diminuer les doses à dix ou vingt microgrammes selon l'évolution clinique.

    Dose usuelle pour l'amélioration de la glaire cervicale lors du test de Huhner:
    Soixante quinze à cent cinquante microgrammes par jour pendant 4 à 6 jours dans la première moitié du cycle.

    Dose usuelle pour le blocage de la lactation:
    Deux cent cinquante microgrammes par jour pendant 5 jours.

    Dose usuelle dans la contraception post-coïtale:
    Cent microgrammes d'éthinyloestradiol, associés à un milligramme de norgestrel, ou à un demi milligramme de levonorgestrel dans les 72 heures suivant un rapport non protégé, à 2 reprises à 12 heures d'intervalle. (associer une prise de nourriture ou un antiémétique une heure avant la prise); en cas de vomissement dans les 2 heures suivant la prise, la renouveler.

    Surveillance du traitement:
    Un examen médical est nécessaire avant et périodiquement au cours du traitement, les contrôles porteront essentiellement sur le poids, la tension artérielle , l'état veineux, seins, utérus, frottis vaginaux, triglycéridémie et cholestérolémie, glycémie.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - ELIMINATION 30 à 55 % voie rénale
    - 2 - ELIMINATION 30 % voie fécale
    - 3 - DEMI VIE 8 heure(s)
    - 4 - METABOLISME foie

    Absorption
    Rapidement résorbé par le tractus gastro-intestinal.
    Biodisponibilité par voie orale voisine de 45%.
    Pic plasmatique voisin de 60 à 160 picogrammes/ml, une heure après une prise orale de 30 microgrammes.
    Variabilité interindividuelle importante.
    Présence d'un second pic plasmatique 12 heures à 14 heures après la prise orale.
    Répartition
    Distribution rapide dans les tissus.
    30% de la dose absorbée est fixée par le tissu adipeux en une heure.
    Tropisme pour l'appareil génital femelle.
    Liaison aux protéines plasmatiques : 97% à 98%.
    Passe dans le lait.
    Existence d'un cycle entéro-hépatique.
    Demi-Vie
    8 heures.
    Métabolisme
    Principalement métabolisé au niveau du foie par hydroxylation puis glycuroconjugaison.
    Elimination
    *Voie rénale : 30% à 55% de la dose administrée sont éliminés par les urines sous forme sulfo ou glucuroconjuguée.
    *Voie fécale : 30% de la dose administrée sont éliminés par les fécès sous forme de métabolite.

    Bibliographie

    - Nature 1969;221:360.
    - Dossiers CNIMH 1993;14:293-304.

    Spécialités

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