DICLOFENAC SODIQUE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 6/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    2-[(2,6-dichlorophényl)amino] phényl]acétate de sodium

    Ensemble des dénominations

    BANM : DICLOFENAC SODIUM
    CAS : 15307-79-6
    USAN : DICLOFENAC SODIUM
    bordereau : 2051
    code expérimentation : GP-45840
    rINNM : DICLOFENAC SODIUM
    sel ou dérivé : DICLOFENAC DIETHYLAMMONIUM
    sel ou dérivé : DICLOFENAC EPOLAMINE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : DICLOFENAC
    Regime : liste II
    Remarque sur le regime : Exonéré : en application sur la peau à 1%, 60 g/quantité max. (JO 21/12/96)

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIINFLAMMATOIRE (principale certaine)

    2. ANTIINFLAMMATOIRE NON STEROIDIEN (principale certaine)

    3. ANALGESIQUE (principale certaine)

    4. ANALGESIQUE PERIPHERIQUE (principale certaine)

    5. ANTIPYRETIQUE (principale certaine)

    6. ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (secondaire certaine)
      Cette propriété n'est pas à la base d'applications thérapeutiques mais existe très vraisemblablement chez l'homme.

    7. SUBSTRAT DU CYTOCHROME P450 2C9 (principale certaine)

    8. SUBSTRAT DU CYP 2C9 (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Les différentes propriétés sont probablement la conséquence de l'inhibition de la synthèse des prostaglandines au niveau de la cyclo-oxygénase.
      Inhibition de la lipoxygénase avec diminution de la production des leucotriènes par les leucocytes et les cellules synoviales, en stimulant la réincorporation d'acide libre arachidonique en triglycérides:
      - Am J Med 1986;80 Suppl 4B:18-23.
      - Biochem Pharmacol 1989;38:3707-3711.

    Effets Recherchés

    1. ANTIINFLAMMATOIRE (principal)

    2. ANTALGIQUE (principal)

    3. ANTIPYRETIQUE (accessoire)

    Indications Thérapeutiques

    1. RHUMATISME INFLAMMATOIRE (principale)
      En particulier, traitement symptomatique de la polyarthrite rhumatoïde, de la spondylarthrite ankylosante :
      - Int J Clin Pharmacol 1976;13:292-297.
      Traitement symptomatique des poussées aiguës.

    2. POLYARTHRITE CHRONIQUE DE L'ENFANT (principale)
      Traitement symptomatique.

    3. ARTHROSE (principale)
      Traitement symptomatique des poussées aiguës :
      - Curr Ther Res Clin Exp 1983;33:793.

    4. ARTHRITE MICROCRISTALLINE (principale)
      Traitement symptomatique de la crise de goutte.

    5. TENDINITE (principale)
      Tendinite du membre inférieur. Efficacité et tolérance comparables à celles de l'acide niflumique (essai contrôlé) :
      - Sem Hop Paris 1996;72:1017-1024.

    6. INFLAMMATION (principale)
      Traitement symptomatique de courte durée des états inflammatoires aigus en pathologie ORL.

    7. DYSMENORRHEE (principale)

    8. COLIQUE NEPHRETIQUE (secondaire)
      75 mg par voie intramusculaire aurait une activité analgésique supérieure à la péthidine (100 mg par voie intramusculaire) :
      - Br Med J 1986;292:257-258.

    9. COLIQUE HEPATIQUE (à confirmer)
      Par voie intramusculaire, réduirait la douleur et le risque d'évolution vers la cholécystite aiguë en cas de lithiase vésiculaire (essai randomisé positif) :
      - Gastroenterology 1997;113:225-231.

    10. MIGRAINE(TRAITEMENT DE LA CRISE) (à confirmer)
      Disparition des symptômes chez 40 des 45 sujets traités par 75 mg en IM :
      - Headache 1992;32:98-100.

    11. OSTEOPOROSE POST-MENOPAUSIQUE (à confirmer)
      Serait aussi efficace que les estrogènes (sel non précisé) :
      - Am J Med 1994;96:349-353.

    12. TUMEUR DESMOIDE (à confirmer)
      Dans les formes non résécables de l'enfant. Deux cas de régression après traitement par l'association tamoxifène-diclofénac :
      - Cancer 1997;80:334-340.

    Effets secondaires

    1. ASTHENIE (CERTAIN TRES RARE)

    2. POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Lié à la rétention hydrosodée.

    3. OEDEME (CERTAIN RARE)
      Par rétention hydro-sodée.

    4. OLIGURIE (CERTAIN TRES RARE)

    5. POLLAKIURIE (CERTAIN TRES RARE)

    6. UREE SANGUINE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Modérée.

    7. CREATININEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    8. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      DESHYDRATATION
      CIRRHOSE DECOMPENSEE
      SYNDROME NEPHROTIQUE
      TRAITEMENT DIURETIQUE
      INSUFFISANCE CARDIAQUE
      NEPHROPATHIE PREEXISTANTE
      LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

      Par trouble de la circulation intra-rénale, peut-être dû à l'inhibition de la synthèse des prostaglandines, ou par néphrite tubulo-interstitielle aiguë - dans ce cas, possibilité d'association à un syndrome néphrotique -, ou encore d'origine indéterminée.
      Dans un cas observé, les lésions interstitielles comportaient une accumulation de mucine :
      - Nephrol Dial Transpl 1991;6:595-598.

    9. NEPHROPATHIE INTERSTITIELLE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Par mécanisme immuno-allergique. Souvent associée à un syndrome néphrotique.

    10. SYNDROME NEPHROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Néphrologie 1988;9:283.

    11. GLOMERULONEPHRITE EXTRAMEMBRANEUSE (CERTAIN )
      Un cas rapporté chez un sujet traité pour une polyarthrite rhumatoïde réversible en un an. La ponction biopsie rénale met en évidence une glomérulonéphrite extra-membraneuse :
      - Neprologie 1980;1:143-144.
      Même cas décrit dans :
      - Presse Med 1980;9:387.
      Un cas :
      - Ann Med Nancy 1984;110:391-393.
      - Sem Hop Paris 1987;63:1831-1832.
      - Nephrologie 1988;9:283.
      Autre référence :
      - JAMA 1996;276:466-469.

    12. INFARCTUS RENAL (A CONFIRMER )
      Un cas chez un patient ayant une lithiase rénale:
      - Nephrology Dialysis Transplantation 1997;12:2746-2749.

    13. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN RARE)
      A type d'érythème diffus, par hypersensibilité.

    14. URTICAIRE (CERTAIN RARE)

    15. ABCES AU POINT D'INJECTION (CERTAIN TRES RARE)

    16. NECROSE MUSCULAIRE (CERTAIN )
      Six cas de lésions au site d'injection après intramusculaire (sel de diclofenac non précisé) :
      - Ann Pharmacother 1995;29:264-266.
      Autre référence :
      - Ann Intern Med 1992;117:1058.

    17. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)

    18. VOMISSEMENT (CERTAIN FREQUENT)

    19. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ANTECEDENTS ULCEREUX
      GASTRITE
      HERNIE HIATALE

    20. RECTITE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

      Rectite érosive ou ulcérée (sel de phenylbutazone non précisée) :
      - Gastroenterol Clin Biol 1996;20:446-452.

    21. DIARRHEE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      VOIE RECTALE

    22. ULCERE GASTRODUODENAL (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ANTECEDENTS ULCEREUX

      Risque de perforation et d'hémorragie digestive.

    23. GASTRITE (CERTAIN TRES RARE)

    24. HEMORRAGIE DIGESTIVE (CERTAIN TRES RARE)
      A type d'hématémèse ou de melena en rapport avec une gastrite ou un ulcère gastroduodénal.
      Le risque d'hémorragie digestive haute serait inférieur à celui des autres AINS :
      - Lettre du Pharmacologue 1995;9:23-29.
      Quatre cas après utilisation de préparation percutanée (sel de diclofénac non précisé), 2 des patients avaient des antécédents d'ulcère gastroduodénal :
      - Am J Gastroenterol 1995;90:2032-2034.

    25. PROCTALGIE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

      Liées à un effet irritant local.

    26. TOXICITE HEPATIQUE (CERTAIN )
      - J Hepatol 1990;11:281.
      La toxicité vis-à-vis des hépatocytes pourrait être liée à la production de métabolites hydroxylés associée à une importante consommation de NADPH:
      - J Pharmacol Exp Ther1999;288:65-72.

    27. HEPATITE CYTOLYTIQUE (CERTAIN )
      Cinq cas :
      - J Hepatol 1990;10:85-89.
      Sept cas dont un mortel :
      - JAMA 1990;264:2660-2662.
      Cent quatre-vingts cas rapportés par la FDA (sel de diclofénac non précisé) :
      - Hepatology 1995;22:820-827.

    28. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Modérée et transitoire le plus souvent.

    29. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    30. ICTERE (CERTAIN TRES RARE)
      Parfois inaugural, il peut être précédé d'une asthénie, de nausées et de vomissements.

    31. BILIRUBINEMIE CONJUGUEE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    32. HEPATITE MIXTE (CERTAIN TRES RARE)
      A prédominance cholestatique, rarement grave, elle est imprévisible. Réversible à l'arrêt du médicament. Mécanisme discuté : probablement hypersensibilité :
      - Br Med J 1982;284:1605-1606.

    33. CEPHALEE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

    34. MENINGITE ASEPTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un patient ayant présenté la même réaction à la suite de la prise d'autres AINS (sel de diclofénac non précisé) :
      - Postgrad Med J 1999;75:771-772.

    35. VERTIGE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

    36. SOMNOLENCE (CERTAIN TRES RARE)

    37. EXCITATION PSYCHOMOTRICE (CERTAIN TRES RARE)

    38. IRRITABILITE (CERTAIN TRES RARE)

    39. ACOUPHENE (CERTAIN TRES RARE)

    40. FLOU VISUEL (CERTAIN TRES RARE)

    41. MYOCLONIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SURDOSAGE

      - Sem Hop Paris 1979;55:679.

    42. ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL (A CONFIRMER )
      Un cas après injection intramusculaire chez un gros fumeur :
      - Angiology 1995;46:1145-1147.

    43. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN RARE)
      Réactions de type variable : cutanées, hépatiques ou générales (choc). Elles nécessitent l'arrêt définitif du médicament.

    44. HEPATITE CHRONIQUE ACTIVE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - J Hepatol 1990;11:281.
      Trois cas :
      - Dig Dis Sci 1993;38:744-751.

    45. SYNDROME DE LYELL (CERTAIN )
      Références :
      - Arch Dermatol 1990;126:37-42.
      - N Engl J Med 1995;333:1600-1607.

    46. ENCEPHALOPATHIE MYOCLONIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté chez un patient en insuffisance rénale :
      - Presse Med 1978;7:1406.

    47. NECROSE PAPILLAIRE RENALE (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1986;292:1041.

    48. SYNDROME DE STEVENS-JOHNSON (CERTAIN )
      Références :
      - Acta Derm Venereol 1981;61:439.
      - N Engl J Med 1995;333:1600-1607.

    49. CHOC ANAPHYLACTIQUE (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1983;286:1861.

    50. AGRANULOCYTOSE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - DICP Ann Pharmac 1989;23:507.

    51. THROMBOPENIE (A CONFIRMER )
      Quelques cas signalés dont l'imputabilité reste douteuse.
      Référence :
      - J Rheumatol 1990;17:1403-1404.
      Un cas, après quatre semaine de traitement, réversible en trois semaines à l'arrêt (sel de diclofenac non précisé) :
      - Am J Health-Syst Pharm 1995;52:420-421.
      Un cas décrit, un autre aurait déjà été rapporté (sel de diclofenac non précisé) :
      - Ann Pharmacother 1995;29:713-715.

    52. NEUTROPENIE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit, un autre aurait déjà été rapporté (sel de diclofenac non précisé) :
      - Ann Pharmacother 1995;29:713-715.

    53. PURPURA THROMBOPENIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - J Intern Med 1991;230:543-547.

    54. ANEMIE HEMOLYTIQUE AUTOIMMUNE (A CONFIRMER )
      Un cas, avec insuffisance rénale aiguë (sel de diclofénac non précisé) :
      - Ann Pharmacother 1995;29:787.

    55. SYNDROME LUPIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas présentant une nécrose digitale :
      - Rev Med Int 1992;13,Suppl6:173.

    56. ANEMIE HEMOLYTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement, associé à une thrombopénie :
      - Scand J Haematol 1986;36:118-120.

    57. HEPATITE FULMINANTE (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté lors d'un traitement associant diclofénac - glafénine :
      - Gastroenterol Clin Biol 1985;9:185.
      Un cas :
      - Gut 1986;27:1390.
      Un cas après 4 jours de traitement, traité favorablement par perfusion d'alprostadil et par la prise orale de prednisolone:
      - Digestive Diseases and Sciences 1997;42:2031-2032.
      Un cas nécessitant une greffe, d'issue favorable (sel non précisé):
      - Transplantation Proceedings 1998;30:192-194.

    58. PSORIASIS(AGGRAVATION) (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Dermatologica 1987;175:300-301.

    59. COLITE ULCEREUSE (A CONFIRMER )
      - Gastroenterol Clin Biol 1989;13:314-315.
      Deux cas :
      - N Engl J Med 1990;323:135.
      Ulcère du colon sous diclofénac :
      - Arch Intern Med 1992;152:2341-2343.
      Un cas décrit avec un granulome à l'histologie (sel de diclofénac non précisé) :
      - Am J Gastroenterol 1995;90:1871-1873.
      Un cas chez un patient traité depuis plusieurs années (sel de diclofénac non précisé). Confusion avec un carcinome et ayant entraîné une colectomie :
      - J Clin Gastroenterol 1997;24:121-123.

    60. COLITE PSEUDOMEMBRANEUSE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Lancet 1992;340:126-127.
      Un cas (sel de diclofénac non précisé) :
      - J Clin Gastroenterol 1998;26:228.
      Un cas décrit, un cas cité (sel de diclofénac non précisé) :
      - Gastroenterol Clin Biol 1998;22:100-101.

    61. SECRETION INAPPROPRIEE D'ADH (A CONFIRMER )
      Un cas après trois ans de traitement chez un sujet âgé :
      - Br Med J 1993;306:186.

    62. STENOSE DU COLON (CERTAIN TRES RARE)
      Sténose (diaphragme) du colon sous diclofénac :
      - Arch Intern Med 1992;152:2341-2343.
      Un cas décrit de diaphragme colique (sel de diclofénac non précisé), 11 cas rapportés avec d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens :
      - Am J Gastroenterol 1995;90:2035-2038.

    63. NATREMIE(DIMINUTION) (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1993;306:186.

    64. PNEUMONIE A EOSINOPHILES (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Arch Intern Med 1993;153:1649-1652.

    65. CYSTITE (A CONFIRMER )
      Deux cas (sel de diclofénac non précisé) :
      - N Z Med J 1993;106:501-503.

    66. SECHERESSE DE L'OEIL (A CONFIRMER )
      Un cas, sel de diclofenac non précisé :
      - Med J Aust 1994;160:308.

    67. SPASME CORONARIEN (A CONFIRMER )
      Un cas dès la première administration chez un sujet âgé (positif au test de provocation par l'ergométrie)
      - Clinical Cardiology 1997;20:656-658.

    68. FIEVRE (A CONFIRMER )
      Un cas d'origine allergique chez un patient âgé. Réversible à l'arrêt et positif lors de tentatives de réintroduction :
      - Allergy 2000;55:413-414.

    69. STERILITE (A CONFIRMER )
      Quatre cas chez des femmes. Réversible à l'arrêt :
      - Rheumatology 2000;39:880-882.

    Effets sur la descendance

    1. NON TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL

    2. INFORMATION MANQUANTE DANS L'ESPECE HUMAINE
      Quelques cas de prise pendant la grossesse, n'ayant provoqué aucune anomalie, ont été rapportés au fabricant, néanmoins, en l'absence d'études contrôlées chez la femme enceinte, l'utilisation durant la grossesse est déconseillée.

    3. DUREE DE LA GESTATION(AUGMENTATION)
      Lors de l'administration du produit pendant le dernier trimestre.

    4. SYNDROME HEMORRAGIQUE NEONATAL
      Lors de l'administration du produit pendant le dernier trimestre.

    5. CANAL ARTERIEL(FERMETURE)
      Fermeture prématurée lors de l'administration du produit pendant le dernier trimestre.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. ULCERE GASTRODUODENAL(ANTECEDENT)

    2. GASTRITE

    3. HERNIE HIATALE

    4. INSUFFISANCE RENALE

    5. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE

    6. CIRRHOSE
      La biodisponibilité étant augmentée de 3 fois chez les cirrhotiques par rapport aux sujets sains et à ceux atteints d'hépatite chronique, réduire la posologie en conséquence :
      - J Clin Pharmacol 2000;40:250-257.

    7. CONDUCTEUR DE VEHICULE
      Possibilité de vertiges en début de traitement.

    8. UTILISATEUR DE MACHINE
      Possibilité de vertiges en début de traitement.

    9. GROSSESSE(TROIS PREMIERS MOIS)
      En l'absence d'études contrôlées chez la femme enceinte.

    10. ALLAITEMENT
      Si la prescription pendant l'allaitement ne peut être évitée, utiliser de faibles doses, cinquante à soixante quinze milligrammes par jour, pour lesquelles le passage dans le lait est négligeable.

    11. STERILET
      Risque d'inefficacité.

    12. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE
      Une étude faite chez le rat montre une augmentation de l'ALA synthétase hépatique.
      - Lancet 1980;1:1367.

    13. APICULTEUR
      Risque de majoration des réactions d'hypersensibilité lors de piqûres d'hyménoptères:
      - Br Med J 1986;292:378-379. (un cas).

    Contre-Indications

    1. ULCERE GASTRODUODENAL EVOLUTIF

    2. HEMORRAGIE DIGESTIVE

    3. HYPERSENSIBILITE A L'ASPIRINE
      Il existe une allergie croisée entre l'aspirine et les anti-inflammatoires non stéroidiens chez les sujets présentant un syndrome de Frenand Widal (asthme, rhinite vasomotrice, polypes nasaux) déclenché par l'aspirine :
      - Br Med J 1977;2:231-232.

    4. HYPERSENSIBILITE A CETTE SUBSTANCE

    5. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE SEVERE

    6. INSUFFISANCE RENALE SEVERE

    7. GROSSESSE(DERNIER TRIMESTRE)

    8. ENFANT DE MOINS DE 15 ANS

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE
    - 2 - RECTALE
    - 3 - INTRAMUSCULAIRE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle par voie orale ou rectale:
    - chez l'adulte:
    Soixante quinze à cent milligrammes par jour.
    Dose maximale:
    Cent cinquante milligrammes par jour en 3 prises (dose d'attaque en cas de poussée inflammatoire aigüe).

    Dose usuelle par voie intramusculaire:
    A n'utiliser qu'en traitement de courte durée, dans les états inflammatoires ou les douleurs aigües (rhumatisme en poussée, sciatique, crise de goutte):
    Soixante quinze à cent cinquante milligrammes par 24 heures, en 2 injections.

    Surveillance:
    le traitement sera de préférence de courte durée, et la posologie sera réduite à la dose minimale efficace dès l'amélioration de la symptomatologie clinique.
    Dans les affections comportant un risque infectieux, l'utilisation sera prudente en raison de la diminution induite des défenses naturelles de l'organisme contre l'infection.
    Surveillance de la fonction rénale chez les sujets présentant une hypoperfusion rénale et/ou une hypovolémie.
    Surveillance hépatique et hématologique en cas de traitement prolongé.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - REPARTITION lait
    - 2 - ELIMINATION voie rénale
    - 3 - ELIMINATION voie fécale
    - 4 - DEMI VIE 11 à 12 heure(s)

    Absorption
    Résorption importante et rapide au niveau de tube digestif.
    Pic plasmatique atteint en 2 heures, d'environ 1,5 à 3 mg par l.
    La biodisponibilité est augmentée de 3 fois chez les cirrhotiques par rapport aux sujets sains et à ceux atteints d'hépatite chronique :
    - J Clin Pharmacol 2000;40:250-257.
    Répartition
    Volume de distribution de 0,12 l/kg
    Liaison aux protéines plasmatiques: 99,7%.
    Clairance: 3,7 ml/mn/kg.
    Très faible passage dans le lait: à la dose de 50 mg/ j, pas de passage; à la dose de 150 mg/ j, on retrouve 100 nanogrammes par ml de lait, sans influence sur le nourrisson.
    Demi-Vie
    11 à 12 heures.
    Métabolisme
    Métabolisme hépatique:
    Glycuroconjugaison directe et hydroxylation.
    Métabolisé principalement par hydroxylation sous l'effet du CYP2C9 et accessoirement sous l'effet des CYP2C8, CYP2C19 et CYP2B6. Certains métabolites hydroxylés mineurs pourraient être responsables de l'hépatotoxicité :
    - Biochem Pharmacol 1999;58:787-796.
    Elimination
    *Voie rénale : environ les 2/3 de la dose administrée per os dont éliminés en 72 h.
    *Voie fécale : environ 1/3 de la dose administrée per os sont éliminés en 72 heures.

    Bibliographie

    - Nouv Presse Med 1978;7,1:1406.
    - Am J Med 1986;80,Suppl4B.
    - Drugs 1988;35:244-285. (REVUE GENERALE)
    - Drug Intell Clin Pharm 1988;22:850-859. (REVUE GENERALE)*
    - Drug Saf 1993;8:99-127. (INTERACTIONS)* Revue des interactions avec les AINS.

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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