LORAZEPAM

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 1/3/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    7-chloro-5-(2-chlorophényl)-1-3-dihydro-3-hydroxy-1,4-benzodiazépin-2-one

    Ensemble des dénominations

    BAN : LORAZEPAM
    CAS : 846-49-1
    DCF : LORAZEPAM
    DCIR : LORAZEPAM
    USAN : LORAZEPAM
    bordereau : 1505
    code expérimentation : CB 8133
    code expérimentation : Wy-4036
    dci : lorazépam
    rINN : LORAZEPAM

    Classes Chimiques


    Regime : liste I
    Remarque sur le regime : JO 21/11/91 : durée max de prescription : 12 semaines.

    Proprietés Pharmacologiques

    1. PSYCHOLEPTIQUE (principale certaine)

    2. TRANQUILLISANT (principale certaine)

    3. MYORELAXANT (principale certaine)

    4. ANTICONVULSIVANT (principale certaine)

    5. SEDATIF (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Agoniste du récepteur aux Benzodiazépines (BZD). Ce récepteur fait partie d'une structure tripartite composée d'un canal chlore, du récepteur aux BZD et d'un récepteur GABA. L'occupation du récepteur aux BZD par un agoniste (BZD) favorise l'action du récepteur GABA , ce qui augmente la fréquence d'ouverture du canal chlore et la pénétration des ions chlore à travers le ionophore.L'augmentation de la polarisation membranaire diminue la probabilité de décharge du neurone.
      Les récepteurs centraux (région limbique, amygdale, hippocampe) seraient responsables des activités sédatives, anxiolytiques et anticonvulsivantes.
      Dans les effets myorelaxants, seraient impliqués les récepteurs de la moelle épinière.

    Effets Recherchés

    1. ANXIOLYTIQUE (principal)

    2. MYORELAXANT (accessoire)

    3. ANTICONVULSIVANT (accessoire)

    4. ANTIEPILEPTIQUE

    Indications Thérapeutiques

    1. ANXIETE (principale)
      Anxiété généralisée, anxiété au cours des névroses, anxiété réactionnelle.

    2. CRISE CONVULSIVE (principale)
      Crises convulsives chez les alcooliques chroniques: réductionde la fréquence des récidives après lorazepam IV:
      - N Engl J Med 1998;340:915-919.
      Essai randomisé: l'administration intraveineuse de lorazepam réduit le risque de récidive dans les heures suivantes en cas de convulsions dûes à l'alcool:
      - N Engl J Med 1999;340:915-919.

    3. SYNDROME DE SEVRAGE DE L'ALCOOL (principale)
      Prévention et traitement du delirium tremens.

    4. CONTRACTURE MUSCULAIRE (secondaire)

    5. PREMEDICATION ANESTHESIQUE (secondaire)

    6. INSOMNIE (secondaire)
      Due à l'anxiété.

    7. DYSTONIE (secondaire)

    8. EPILEPSIE (secondaire)
      Etat de mal épileptique

    9. ETAT DE MAL EPILEPTIQUE (secondaire)
      Par voie IV, serait au moins aussi efficace que le phenobarbital:
      - N Engl J Med 1998;339:792-798.

    Effets secondaires

    1. SOMNOLENCE (CERTAIN RARE)
      Semble plus rare et moins sévère que celle due aux benzodiazépines d'action prolongée (diazépam).

    2. CRISE CONVULSIVE (CERTAIN )
      Trois cas de convulsions myocloniques chez des prématurés :
      - Biol Neonate 1994;66:311-315.

    3. ATAXIE (CERTAIN TRES RARE)

    4. ANXIETE (CERTAIN TRES RARE)
      Effet paradoxal.

    5. ERYTHEME (CERTAIN TRES RARE)

    6. NAUSEE (CERTAIN RARE)

    7. VOMISSEMENT (CERTAIN RARE)

    8. CEPHALEE (CERTAIN RARE)

    9. VERTIGE (CERTAIN RARE)

    10. IMPUISSANCE (CERTAIN TRES RARE)

    11. LIBIDO(DIMINUTION) (CERTAIN )
      - Am J Psychiatry 1988;145:1313.

    12. AGRANULOCYTOSE (CERTAIN TRES RARE)

    13. DYSCHROMATOPSIE (CERTAIN )
      Test de Farnsworth.

    14. SECHERESSE DE LA BOUCHE (CERTAIN RARE)

    15. SIALORRHEE (CERTAIN RARE)

    16. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN TRES RARE)

    17. CONSTIPATION (CERTAIN TRES RARE)

    18. INCONTINENCE URINAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    19. DIPLOPIE (CERTAIN TRES RARE)

    20. DYSKINESIE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas de dyskinésie buccofaciale :
      - Clin Pharm 1986;5:419-420.

    21. INSOMNIE (CERTAIN TRES RARE)
      Effet paradoxal.

    22. SYNDROME DE SEVRAGE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      ARRET BRUTAL DU TRAITEMENT

      Dépendance de type alcool barbiturique :
      - Presse Med 1980;9:1942.
      - Am J Psychiatry 1980;137:1113.

    23. TROUBLE DE LA VISION (CERTAIN TRES RARE)

    24. AMNESIE ANTEROGRADE (CERTAIN TRES RARE)

    25. PHENOMENE DE REBOND (A CONFIRMER )
      Rebond d'insomnie et d'anxiété au sevrage, même après un traitement court - Clin Pharm Ther 1982;31:175.

    26. HALLUCINATION AUDITIVE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Can J Psych 1991;36:609-611.

    27. PHOBIE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un sujet âgé :
      - Br J Psychiatry 1992;160:135.

    28. AKATHISIE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Behavioural Neurol 1993;6:221-223.

    29. RHABDOMYOLYSE (A CONFIRMER )
      Un cas, chez un sujet présentant un hyponatrémie :
      - Ann Pharmacother 1994;28:1200-1201.

    30. DYSPHAGIE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit lié à des troubles de la déglutition avec odynophagie intense (réversible à l'arrêt du traitement) :
      - Am J Gastroenterol 1997;92:1194-1196.
      Un cas décrit, régressif à l'arrêt du traitement:
      -Prescrire 1999;19:123-124.

    Effets sur la descendance

    1. TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL
      Anomalies vertébrales chez le lapin.

    2. TOXICITE PERINATALE
      Les prématurés de mère recevant du lorazépam ont un APGAR anormalement bas.
      - Br Med J 1981; 282 : 106.
      Hypotonie :
      - Therapie 2000;55:587-595.

    3. SYNDROME DE SEVRAGE NEONATAL
      Irritabilité, difficulté d'alimentation et troubles du tonus musculaire chez 2 nouveaux-nés de mère ayant consommé du lorazépam par voie orale pendant la grossesse. Les troubles ont persisté 2 mois :
      - DICP Ann Pharmacother 1991;25 :1137-1138.
      Autre référence :
      - Therapie 2000;55:587-595.

    Pharmaco-Dépendance

    1. RISQUE MODERE
      Dépendance de type alcool barbiturique :
      - Presse Méd 1980;9:1942.
      - Am J Psych1980;137:1113.

    Précautions d'emploi

    1. INSUFFISANCE RENALE

    2. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE

    3. INSUFFISANCE RESPIRATOIRE CHRONIQUE

    4. ANESTHESIE GENERALE

    5. CONDUCTEUR DE VEHICULE
      Risque de somnolence.

    6. ARRET BRUTAL DU TRAITEMENT
      Arret progressif pour prévenir l'apparition d'un syndrome de sevrage comprenant : insomnie, anxiété, céphalées, myalgies, tension musculaire, irritabilité, convulsions.

    Contre-Indications

    1. MYASTHENIE

    2. HYPERSENSIBILITE AUX BENZODIAZEPINES

    3. ENFANT
      Au dessous de 6 ans.

    4. GROSSESSE
      Malformations chez l'animal.

    5. ALLAITEMENT

    6. INSUFFISANCE RESPIRATOIRE SEVERE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle par voie orale ,par jour :
    -chez l'adulte :
    Un milligramme à sept milligrammes et demi, en 2 à 3 prises, avec la dose la plus forte le soir.
    -chez le sujet âgé et l'insuffisant rénal:
    Un demi à quatre milligrammes, an 2 à 3 prises.
    -chez l'enfant de moins de 6 ans
    Ne pas utiliser
    - chez l'enfant de plus de 6 ans :
    Utiliser avec prudence.
    Nécessité absolue de prévénir le patient du risque de somnolence.
    Interrompre le traitement progressivement .

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 12 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION voie rénale
    - 3 - ELIMINATION voie fécale

    Absorption
    Résorbé par le tractus gastro-intestinal (plus de 90%).
    Taux sérique maximum (16 nanogrammes par ml) atteint environ 2 heures après administration per os.
    Resorption rapide après administration IM.
    Répartition
    Liaison aux protéines plasmatiques :80%
    - J Pharm Sci1979, 68:57
    - Clin Pharm Ther1976,20:329
    - Clin Pharm Ther 1977,21:222.
    Demi-Vie
    De 10 à 20 heures.
    Indépendante de la voie d'administration.
    Pas d'allongement de la demi-vie d'élimination dans la cirrhose et l'hépatite virale ( Drugs1979,17:198)
    Métabolisme
    La plus grande partie de la dose est glycuroconjuguée poue donner un métabolite inactif : le glucurolorazepam, et accessoirement l'Hydroxolorazepam.
    Elimination
    Rein
    88% de la dose administrée sont éliminés dans les urines (50% en 24 h.Elimination principalement sous forme de Glucurolorazepam (94%).
    Fécès
    Elimination de moins de10% de la doseadministrée.

    Bibliographie

    - Arzneim Forsch1971,21,7A:1049 .
    - Clin Pharmacol Ther1971,12,3:468 .
    - N Engl J med1978,299:1342-1344 .
    - Drugs 1980,19:195 .
    - Drugs 1981,21,3:161
    - Dossier 1997;18:75-82.
    - Neurology 2000;5 (suppl 3) ;S5-S10 ( Revue générale des antiépileptiques))

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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