IBUPROFENE

Voir "En substance, la lettre Biam", lettre n°6 : ibuprofène, mai 2005

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 5/1/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    acide alpha-méthyl-4-(2-méthylpropyl)benzèneacétique

    Ensemble des dénominations

    BAN : IBUPROFEN
    CAS : 15687-27-1
    DCF : IBUPROFENE
    DCIR : IBUPROFENE
    USAN : IBUPROFEN
    bordereau : 1622
    code expérimentation : RD-13621
    code expérimentation : U-18573
    dci : ibuprofène
    liste OMS : liste 1
    rINN : IBUPROFEN
    sel ou dérivé : FLURBIPROFENE
    sel ou dérivé : PIRPROFENE
    sel ou dérivé : FENOPROFENE CALCIQUE

    Classes Chimiques


    Regime : liste II
    Remarque sur le regime : Exonéré : voie orale-formes solides 200 mg/prise et 6 g/quantité max., crème à 5% et 60 g/quantité max. (JO 21/12/96)

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIINFLAMMATOIRE (principale certaine)

    2. ANTIINFLAMMATOIRE NON STEROIDIEN (principale certaine)

    3. ANALGESIQUE (principale certaine)

    4. ANALGESIQUE PERIPHERIQUE (principale certaine)

    5. ANTIPYRETIQUE (principale certaine)

    6. INHIBITEUR DE LA SYNTHESE DES PROSTAGLANDINES (principale certaine)

    7. ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (secondaire certaine)
      Effet observé in vitro et in vivo , responsable chez l'homme d'un allongement du temps de saignement pour des doses de 1,2 à 1,8 g/j :
      - Curr Ther Res 1973;15:180.
      - Clin Pharmacol Ther 1987;41:510-521.

    8. SUBSTRAT DU CYTOCHROME P450 2C9 (principale certaine)

    9. SUBSTRAT DU CYP 2C9 (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Action analgésique : inhibition de la cyclo-oxygénase et de la synthèse des prostaglandines.
      Action antiinflammatoire au stade aigu de l'inflammation expliquée en partie par l'inhibition de la synthèse des prostaglandines.
      S'oppose à l'action des médiateurs chimiques de la douleur et de l'inflammation, en particulier par inhibition de la synthèse d'histamine et de la libération de sérotonine plaquettaire.
      Inhibition des effets de la bradykinine.
      Inhibition de l'augmentation de la perméabilité capillaire.
      Au stade cellulaire, inhibition partielle de la migration leucocytaire.
      N'empêche pas la formation du tissu de granulation.
      Le blocage du facteur de transcription NF kappa B et la réduction de l'expression de différentes cytokines pro-inflammatoires qui en résulte, contribuerait à l'activité anti-inflammatoire:
      - Biochem Pharmacol 1999;57:313-320.

    2. secondaire
      Altération de l'agrégation plaquettaire à confirmer.
      Activité fibrinolytique.

    Effets Recherchés

    1. ANTIINFLAMMATOIRE (principal)

    2. ANTALGIQUE (principal)

    3. ANTIPYRETIQUE (principal)

    Indications Thérapeutiques

    1. RHUMATISME INFLAMMATOIRE (principale)
      Traitement symptomatique des poussées aiguës.

    2. ARTHROSE (principale)
      Traitement symptomatique des poussées aiguës.

    3. ARTHRITE MICROCRISTALLINE (principale)
      Traitement symptomatique de la crise de goutte.

    4. INFLAMMATION (principale)
      Traitement symptomatique de courte durée des états inflammatoires aiguës en pathologie otorhinolaryngologique, stomatologie, gynéco-obstétricale, urologique, phlébologique et traumatologique.

    5. SEPTICEMIE (à confirmer)
      Voie IV
      Dans les septicémies hypothermiques, réduction de la mortalité :
      - Crit Care Med 1999;27:699-707.

    6. DOULEUR (principale)
      Dans les douleurs aigües et chroniques: efficacité suggérée par l'analysee de 86 essais incluant plus de 10.000 malades:
      - BMJ 1998;316:333-338.

    7. FIEVRE (principale)

    8. SYNDROME DE BARTTER (secondaire)
      - JAMA 1978;239:117-121.

    9. DYSMENORRHEE (secondaire)
      - Eur J Clin Pharmacol 1985;29:443-446.

    10. MUCOVISCIDOSE (à confirmer)
      Un traitement prolongé à forte dose réduirait la progression des atteintes pulmonaires (essai randomisé positif) :
      - N Engl J Med 1995;332:848-854.

    11. MAL DES MONTAGNES (à confirmer)
      Céphalées du mal des montagnes, amélioration rapide :
      - Lancet 1995;346:254-255.

    12. CANAL ARTERIEL(PERSISTANCE) (secondaire)
      Fermeture non chirurgicale du canal artériel :
      Bonne efficacité chez 23 prématurés (11 témoins) recevant de l'ibuprofène par voie intraveineuse dans les 3 premières heures de vie (essai randomisé positif) :
      - JAMA 1996;275:539-544.
      Aurait une efficacité comparable à celle de l'indométacine sans perturbation de l'hémodynamique cérébrale :
      - Lancet 1995;346:255.
      Le traitement par ibuprofène débuté le 3ème jour est aussi efficace que celui par indométacine, avec moins de risques d'oligurie :
      - N Engl J Med 2000;343:674-681.
      Editorial :
      - N Engl J Med 2000;343:728-730.

    13. SCLEROSE EN PLAQUES (à confirmer)
      Permettrait une réduction des effets indésirables de type syndrome grippal lors de l'ontroduction d'un traitement par l'

    Effets secondaires

    1. ASTHENIE (CERTAIN TRES RARE)

    2. FIEVRE (CERTAIN TRES RARE)
      Par hypersensibilité.

    3. POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Liée à la rétention hydrosodée.

    4. HYPERTENSION ARTERIELLE (CERTAIN TRES RARE)
      Elévation tensionnelle modérée :
      - Ann Intern Med 1987;107:628-635.

    5. OEDEME (CERTAIN TRES RARE)
      Par rétention hydrosodée :
      - JAMA 1977;237:1716-1717.

    6. INSUFFISANCE CARDIAQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      TRAITEMENT PROLONGE

      - JAMA 1977;237:1716-1717.

    7. DYSURIE (CERTAIN TRES RARE)

    8. POLLAKIURIE (CERTAIN TRES RARE)

    9. UREE SANGUINE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Modérée et transitoire.

    10. CREATININEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Modérée et transitoire.

    11. INSUFFISANCE RENALE (CERTAIN )
      Deux cas réversibles et un cas irréversible chez de jeunes enfants (3 à 7 ans) :
      - Clin Nephrol 1998;49:293-295.

    12. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      REGIME DESODE
      DESHYDRATATION
      CIRRHOSE DECOMPENSEE
      SYNDROME NEPHROTIQUE
      TRAITEMENT DIURETIQUE
      INSUFFISANCE CARDIAQUE
      LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE
      INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE

      Quelques cas d'oligo-anurie en rapport avec l'effet inhibiteur sur la synthèse des prostaglandines, empêchant l'adaptation circulatoire à l'hypoperfusion. Un cas, et revue de la littérature :
      - Drug Intell Clin Pharm 1984;18:27-32.
      - Arch Intern Med 1987;147:2107.
      Trois cas pour lesquels existait une insuffisance rénale chronique asymptomatique :
      - Ann Intern Med 1990;112:568-576.
      Un cas associé à une nécrose tubulaire après prise de 18 g d'ibuprofène :
      - Am J Kidney Dis 1991;18:600-602.
      Un cas après usage local d'une crème chez un sujet ayant auparavant présenté une insuffisance rénale après prise orale d'ibuprofène :
      - BMJ 1994;308:533.

    13. INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      CHEZ L'HOMME

      - Ann Intern Med 1991;115:165-172.

    14. NEPHROPATHIE TUBULO-INTERSTITIELLE AIGUE (CERTAIN )
      Avec ou sans protéinurie.
      Un cas chez un transplanté rénal après 2 à 3 semaines de traitement:
      - Nephrology Dialysis Transplant 1998;13:227-228.

    15. SYNDROME NEPHROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Avec néphrite interstitielle associée :
      - J Tenn Med Assoc 1980;73:709-711.
      - Arch Intern Med 1987;147:2107-2116.
      - Am J Kidney Dis 1989;14:50-52.
      Sans néphrite interstitielle associée :
      - Ann Intern Med 1986;105:303.

    16. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
      A type d'érythème diffus ou maculopapuleux, souvent associée à d'autres signes d'hypersensibilité.

    17. GLOMERULONEPHRITE EXTRAMEMBRANEUSE (CERTAIN )
      Référence :
      - JAMA 1996;276:466-469.

    18. URTICAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    19. SYNDROME DE LYELL (CERTAIN )
      Référence :
      - N Engl J Med 1995;333:1600-1607.

    20. SYNDROME DE STEVENS-JOHNSON (CERTAIN )
      Référence :
      - N Engl J Med 1995;333:1600-1607.
      Un cas décrit, associé à un syndrome de paucité des voies biliaires:
      - Gastroenterology 1998;115:743-746.

    21. ERYTHEME POLYMORPHE (CERTAIN TRES RARE)

    22. PURPURA (CERTAIN TRES RARE)
      Purpura pétéchial en rapport avec une thrombopénie.

    23. SECHERESSE DE LA BOUCHE (CERTAIN TRES RARE)

    24. STOMATITE (CERTAIN TRES RARE)
      Stomatite ulcéreuse.

    25. OESOPHAGITE (CERTAIN TRES RARE)

    26. ULCERATION OESOPHAGIENNE (CERTAIN TRES RARE)

    27. STENOSE DE L'OESOPHAGE (CERTAIN TRES RARE)
      - Gut 1984;25:478-480.

    28. ANOREXIE (CERTAIN TRES RARE)

    29. NAUSEE (CERTAIN RARE)

    30. VOMISSEMENT (CERTAIN RARE)

    31. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ANTECEDENTS ULCEREUX
      GASTRITE
      HERNIE HIATALE

    32. ULCERE GASTRODUODENAL (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ANTECEDENTS ULCEREUX

    33. STENOSE DU PYLORE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un enfant atteint de mucoviscidose:
      - Ann Pharmacother 1999;33:693-696.

    34. GASTRITE (CERTAIN TRES RARE)

    35. HEMORRAGIE DIGESTIVE (CERTAIN TRES RARE)
      Hématémèse ou méléna en rapport avec une gastrite ou un ulcère gastroduodénal. Nécessite l'arrêt du traitement.
      Un cas rapport d'hémorragie du diverticule de Meckel :
      - Am J Gastroenterol 1992;87:1467-1470.
      Etude comparative portant sur 101318 patients traités par naproxene et 277601 traités par ibuprofene : le risque global est faible, mais serait inférieur avec l'ibuprofène:
      - Arch Intern Med 1997;157:2626-2631.

    36. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN RARE)

    37. DIARRHEE (CERTAIN RARE)

    38. CONSTIPATION (CERTAIN RARE)

    39. DOULEUR RECTALE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

    40. RECTITE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

    41. RECTORRAGIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

    42. TOXICITE HEPATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Le plus souvent on n'observe qu'une élévation modérée des transaminases. De survenue imprévisible, les hépatites symptomatiques sont exceptionnelles. Rarement isolées, elles sont le plus souvent associées à d'autres manifestations d'hypersensibilité :
      - Ann Intern Med 1977;87:200.
      Syndrome de paucité des voies biliaires; un cas décrit, associé à un syndrome de Stevens Johnson:
      - Gastroenterology 1998;115:743-746.
      3 cas décrits d'hépatites cytolytiques chez des malades atteints d'hépatite C chronique:
      - Am J Gastroenterol 1998;93:1563-1565.

    43. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Elévation modérée et le plus souvent transitoire.

    44. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    45. ICTERE (CERTAIN TRES RARE)
      Parfois inaugural, il peut être précédé d'asthénie, de nausées, de vomissements et s'accompagne le plus souvent d'autres signes d'hypersensibilité (fièvre, éruption cutanée). Nécessite l'arrêt définitif du traitement.

    46. BILIRUBINEMIE CONJUGUEE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    47. HEPATITE MIXTE (CERTAIN TRES RARE)
      A prédominance cholestatique, de survenue imprévisible, réversible à l'arrêt du traitement dont elle nécessite l'arrêt, elle est de mécanisme immuno-allergique.

    48. CHOLESTASE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit de cholestase chronique avec disparition des canaux biliaires :
      - Am J Gastroenterol 1996;91:1626-1630.

    49. HEPATITE FULMINANTE (A CONFIRMER )
      Un cas d'hépatite 'subfulminante' après surdosage, ayant nécessité une tranplantation hépatique :
      - Liver 2000;20:93-94.

    50. ANEMIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Le plus souvent anémie hypochrome en rapport avec un saignement digestif occulte, ou anémie normochrome par hémodilution liée à la rétention hydrique. Plus exceptionnellement, anémie hémolytique.

    51. ANEMIE HEMOLYTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Quelques cas rapportés :
      - JAMA 1979;242:68-69.

    52. LEUCOPENIE (CERTAIN TRES RARE)

    53. AGRANULOCYTOSE (CERTAIN TRES RARE)
      - Presse Med 1977;6:3973.

    54. THROMBOPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas sévère après 6 jours de traitement, lentement réversible à l'arrêt :
      - Br J Clin Pract 1994;48:51.

    55. APLASIE MEDULLAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas :
      - N Engl J Med 1986;314:624-626.
      Autre référence :
      - J Intern Med 1991;229:281-283.

    56. TEMPS DE SAIGNEMENT(ALLONGEMENT) (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      FORTES DOSES

      Dose dépendant :
      - Curr Ther Res 1973;15:180.
      - J Int Med Res 1974;2:276.

    57. CEPHALEE (CERTAIN RARE)

    58. VERTIGE (CERTAIN RARE)

    59. INSOMNIE (CERTAIN RARE)

    60. SOMNOLENCE (CERTAIN TRES RARE)

    61. IRRITABILITE (CERTAIN TRES RARE)

    62. MENINGITE ASEPTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

      Evolution spontanément régressive à l'arrêt du traitement. 25 cas décrits :
      - Lancet 1988;1:59.
      - DICP Ann Pharmacother 1989;23:712.
      - Arch Intern Med 1991;151:1309-1313.
      - Therapie 1992;47:399-402.
      Un cas associant méningite aseptique et iridocyclite, rapidement réversible à l'arrêt du traitement :
      - Am J Ophtalmol 1994;117:119-120.
      Un cas chez un malade atteint de polyarthrite rhumatoïde :
      - Ann Pharmacother 1997;31:10091011.

    63. ACOUPHENE (CERTAIN RARE)

    64. ACUITE AUDITIVE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)

    65. FLOU VISUEL (CERTAIN RARE)

    66. ACUITE VISUELLE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      Réversible à l'arrêt.

    67. CONJONCTIVITE (CERTAIN TRES RARE)
      Par hypersensibilité.

    68. DYSCHROMATOPSIE (CERTAIN TRES RARE)

    69. IRIDOCYCLITE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas associant méningite aseptique et iridocyclite, rapidement réversible à l'arrêt du traitement :
      - Am J Ophtalmol 1994;117:119-120.

    70. PNEUMONIE A EOSINOPHILES (CERTAIN TRES RARE)
      Quatre cas décrits :
      - Arch Intern Med 1992;152:1521-1524.

    71. BRONCHOSPASME (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      HYPERSENSIBILITE A L'ASPIRINE

      - Am J Hosp Pharm 1978;35:1245-1248.
      - Lancet 1987;1:1082.

    72. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN RARE)
      De type variable. Réactions cutanées, hépatiques, pulmonaires ou générales.
      Un cas de réactions sévères d'hypersensibilité lors de piqures d'abeille :
      - Br Med J 1986;292:378-379.

    73. CHOC ANAPHYLACTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas. Revue de la littérature :
      - Am J Med 1987;82:817-820.

    74. OEDEME ANGIONEUROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    75. COLITE HEMORRAGIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - BMJ 1990;301:987.

    76. OEDEME PULMONAIRE (A CONFIRMER )
      Observé à deux reprises chez un sidéen en absence d'infection bactérienne :
      - Chest 1993;104:967-969.

    77. ALOPECIE (A CONFIRMER )
      Quelques cas chez des sujets de race noire :
      - JAMA 1979;242:142.

    78. DERMATITE DE CONTACT (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Contact Dermatitis 1986;15:103-104.

    79. DERMATITE PERIORALE (A CONFIRMER )
      Dermatite herpétiforme, un cas décrit après 2 jours de traitement nécessitant le recours à la dapsone :
      - Int J Dermatol 1994;33:199-200

    Effets sur la descendance

    1. NON TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL

    2. RISQUE TERATOGENE DISCUTE CHEZ L'HOMME
      Au cours du premier trimestre de grossesse, par analogie avec l'aspirine, l'administration d'ibuprofène est déconseillée :
      - Lettre du Pharmacologue 1990;4,Suppl1.

    3. DUREE DE LA GESTATION(AUGMENTATION)
      Par un effet antiprostaglandine, cette augmentation peut atteindre une semaine :
      - Lettre du Pharmacologue 1990;4,Suppl1.

    4. DUREE DU TRAVAIL(AUGMENTATION)

    5. HEMOSTASE(MODIFICATION)
      Chez la mère pendant la délivrance et chez le nouveau-né.

    6. TOXICITE FOETALE
      Au cours du troisième trimestre de grossesse, tous les inhibiteurs de synthèse des prostaglandines peuvent exposer le foetus à une toxicité cardiopulmonaire (hypertension pulmonaire avec fermeture prématurée du canal artériel).

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. ENFANT DE MOINS DE 15 ANS
      Utiliser les formes pédiatriques.

    2. ULCERE GASTRODUODENAL(ANTECEDENT)

    3. GASTRITE

    4. HERNIE HIATALE

    5. HYPERTENSION ARTERIELLE
      Elévation tensionnelle modérée :
      - Ann Intern Med 1987;107:628-635.

    6. INSUFFISANCE CARDIAQUE SEVERE

    7. CIRRHOSE
      Réduction du métabolisme hépatique :
      - Clin Pharmacokinet 1993;25:154-163.

    8. SYNDROME NEPHROTIQUE

    9. INSUFFISANCE RENALE

    10. LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

    11. SUJET AGE

    12. GROSSESSE(TROIS PREMIERS MOIS)
      En raison de l'absence d'études systématiques chez la femme enceinte.

    13. ALLAITEMENT

    14. TROUBLES DE LA CRASE SANGUINE

    Contre-Indications

    1. ULCERE GASTRODUODENAL

    2. HEMORRAGIE DIGESTIVE

    3. RECTITE
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

    4. RECTORRAGIE(ANTECEDENTS)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

    5. HYPERSENSIBILITE A L'ASPIRINE
      Il existe une allergie croisée entre l'aspirine et les antiinflammatoires non stéroïdiens chez les sujets présentant un syndrome de Fernand Widal (asthme, rhinite vasomotrice, polypes nasaux) déclenché par l'aspirine.

    6. HYPERSENSIBILITE A CETTE SUBSTANCE

    7. GROSSESSE(DERNIER TRIMESTRE)
      En raison de son effet inhibiteur sur la synthèse des prostaglandines, l'ibuprofène peut entraîner un retard dans le déclenchement du travail.

    8. INSUFFISANCE RENALE SEVERE
      Risque d'insuffisance rénale aiguë :
      - Ann Intern Med 1990;112:568-576.

    9. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE SEVERE

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE
    - 2 - RECTALE

    Posologie et mode d'administration

    Doses usuelles chez l'adulte :
    - Voie orale : huit cents à mille six cents milligrammes par jour en plusieurs prises.
    Dose maximale : deux mille quatre cents milligrammes par jour.
    - Voie rectale : cinq cents à mille milligrammes par jour.

    Enfant de moins de quinze ans:
    -Voie orale: vingt à trente milligrammes/kilo/jour en trois prises.

    Surveillance du traitement :
    - surveillance clinique des signes d'hypersensibilité et de toxicité digestive dont l'apparition nécessite l'arrêt immédiat du médicament,
    - surveillance de la fonction rénale chez les sujets en état d'hypoperfusion rénale et/ou d'hypovolémie,
    - surveillance hépatique et hématologique en cas de traitement prolongé.

    Dans les états inflammatoires non articulaires, le traitement sera de courte durée.
    Dans les affections comportant un risque infectieux, l'utilisation sera prudente en raison de la diminution des défenses naturelles de l'organisme contre l'infection.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - ABSORPTION 45 à 90 minute(s) taux plasmatique maximum
    - 2 - DEMI VIE 2 heure(s)
    - 3 - METABOLISME foie
    - 4 - ELIMINATION voie rénale
    - 5 - ELIMINATION voie fécale
    - 6 - REPARTITION 99 % lien protéines plasmatiques

    Absorption
    Après administration par voie orale, résorption au niveau de la muqueuse gastrique et surtout intestinale. Le taux sanguin maximum est atteint en 45 min à 1h30.
    Après administration rectale, résorption rapide.
    Répartition
    Diffusion tissulaire peu intense.
    Traverse la barrière fotoplacentaire.
    Liaison aux protéines plasmatiques : voisine de 99% chez le sujet normal. Réduite en cas d'affection rhumatismale (probablement par réduction des concentrations d'albumine).
    L'ibuprofène est fortement déplacé de ses sites de liaison par l'acide salicylique et sa concentration plasmatique maximale est réduite de moitié par l'acide acétylsalicylique :
    - Eur J Clin Pharmacol 1983;25:815.
    Demi-Vie
    La demi-vie est en moyenne de 2 heures.
    Métabolisme
    Transformation hépatique partielle en dérivés inactifs. Il existe deux métabolites :
    - l'acide 2,4'(2 hydroxy-2 méthyl propyl) phényl propionique.
    - l'acide 2,4'(2 carboxypropyl) phényl propionique.
    Réduction du métabolisme hépatique en cas de cirrhose :
    - Clin Pharmacokinet 1993;25:154-163.
    Elimination
    *Voie rénale : de 45% à 60% de la dose administrée en 24 heures, sous forme métabolisée et jusqu'à 8% sous forme non métabolisée.
    *Voie fécale : après excrétion biliaire.

    Bibliographie

    - Med Letter (France) 1984;6,20.
    - Clin Pharmacol Ther 1986;40:1-7. (PHARMACOCINETIQUE)
    - Reactions 1986;157:11. (EFFETS SECONDAIRES)
    - Inpharma 1990;725:22-23.
    - Drugs 1992;44:445-464.
    - Drug Saf 1993;8:99-127. (INTERACTIONS)* Revue des interactions avec les AINS.

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


    Retour à la page d'accueil