CAPTOPRIL

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 5/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    1-[(2S)-3-mercapto-2-méthylpropionyl]-L-proline

    Ensemble des dénominations

    BAN : CAPTOPRIL
    CAS : 62571-86-2
    DCF : CAPTOPRIL
    DCIR : CAPTOPRIL
    USAN : CAPTOPRIL
    bordereau : 2505
    code expérimentation : SQ-14225
    rINN : CAPTOPRIL
    sel ou dérivé : LISINOPRIL DIHYDRATE
    sel ou dérivé : RAMIPRIL

    Classes Chimiques


    Proprietés Pharmacologiques

    1. INHIBITEUR DE L'ENZYME DE CONVERSION (principale certaine)

    2. ANTIHYPERTENSEUR (principale certaine)

    3. VASODILATATEUR (principale certaine)

    4. IMMUNOSUPPRESSEUR (secondaire certaine)

    5. AGENT DIAGNOSTIQUE (secondaire certaine)
      Pour le diagnostic des hypertensions artérielles rénovasculaires :
      - Am J Hypertension 1989;2:335-40.

    6. ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (à confirmer)
      La réduction tensionnelle chez les hypertendus est accompagnée d'une réduction de l'agrégabilité plaquettaire (ex vivo) :
      - J Cardiovasc Pharmacol 1984;6:840-843.

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Inhibe la transformation de l'angiotensine 1 en angiotensine 2 en se liant à l'enzyme au moyen d'un groupe sulfhydryl.
      Provoque une baisse d'angiotensine 2 (responsable de la baisse des résistances périphériques) et une augmentation de l'angiotensine 1 et de la rénine.Le mécanisme d'action serait lié à l'effet sur le système rénine angiotensine tissulaire, notamment sur les vaisseaux périphériques, plutôt que sur le système rénine angiotensine circulatoire .
      - Am J Cardiol 1987;59:59A-65A.
      - Hypertension 1989; 3 Suppl I:54-62.
      L'effet est accompagné d'un freinage de l'aldostérone (bilan potassique positif), et d'une augmentation compensatrice de la rénine, sans rétention sodée en dépit de la chute tensionnelle.
      Inhibe la dégradation de la bradykinine .
      - Curr Res 1977;40 Suppl I:84-88.
      Cet effet participerait à l'effet antihypertenseur (notamment dans les hypertensions à rénine basse, l'augmentation du débit sanguin rénal proviendrait d'une potentialisation de la libération de prostacycline par la bradykinine ) .
      L'augmentation des concentrations de kinine à la suite de l'inhibition de l'enzyme de conversion stimule la production de NO, qui, par ses effets vasodilatateurs et par une réduction de la consommation d'oxygène par le myocarde, pourrait contribuer à l'activité cardioprotectrice:
      - Circulation 1997;95:176-182.
      Augmente le taux de prostaglandines, ce qui pourrait intervenir dans l'effet antihypertenseur.
      - Hypertension 1981;3,2:168.
      - J Clin Invest 1980;65:1257-1264.
      Entraine une chute des résistances périphériques avec peu de changement sur le débit cardiaque ou la pression artérielle pulmonaire, sans tachycardie réflexe.
      N'active pas le système sympathique.
      Augmente le flux sanguin rénal sans modifier le taux de filtration glomérulaire.
      Réduit la masse ventriculaire gauche; n'affecte pas la contractibilité, ni la conductibilité myocardique.

    2. secondaire
      Augmente le taux sérique de prolactine.
      Augmente la sensibilité à l'insuline.
      Possède une activité anti radicaux libres qui pourrait participer à l'activité protectrice myocardique.
      - J Cardiovasc Pharmacol 1992;19:375-381.
      Cf paragraphe indications: infarctus du myocarde.

    Effets Recherchés

    1. ANTIHYPERTENSEUR (principal)

    Indications Thérapeutiques

    1. HYPERTENSION ARTERIELLE (principale)
      * Hypertension artérielle essentielle, rénovasculaire ou rénale. Actif même lorsque l'activité rénine plasmatique est normale ou basse
      - N Engl J Med 1978;298:991-995.
      - M.L. USA. 1980;22:39-40.
      * Hypertension maligne de la sclérodermie : quelques améliorations spectaculaires de la maladie ont été rapportées :
      - N Engl J Med 1979;300:1417-1419.
      * Traitement des crises hypertensives avec insuffisance rénale. Un cas rapporté :
      - Clin Nephrol 1986;26:106-108.
      * Hypertension artérielle de l'enfant. En cas d'hypertension sévère ne répondant pas aux traitements habituels, débuter par 0.3mg/kg trois fois par jour, puis augmenter jusqu'à un maximum de six milligrammes par kilo et par 24 heures en plusieurs prises :
      - Pediatrics 1985;75:1091-1100.
      - Hypertension 1986;A8:829-846.
      Essai randomisé versus traitement par bêtabloquants + diurétiques: pas de différnece concernant la morbidité et la mortalité cardiovasculaire (captopril Prevention Project):
      - Lancet 1999;353:611-616.

    2. STENOSE DE L'ARTERE RENALE(DIAGNOSTIC) (à confirmer)
      Test diagnostic des sténoses unilatérales de l'artère rénale (diminution de l'activité rénine plasmatique dans la veine rénale homolatérale) :
      - JAMA 1984;251:56.

    3. HYPERTENSION ARTERIELLE DE LA SCLERODERMIE GENERALISEE (à confirmer)
      Permettrait d'augmenter de manière marquante la survie à un an et de réduire le nombre de patients nécessitant une dialyse :
      - Ann Intern Med 1990;113,352-357.

    4. INSUFFISANCE CARDIAQUE CONGESTIVE (principale)
      Insuffisance cardiaque chronique décompensée, réfractaire au traitement digitalo-diurétique. Essai multicentrique portant sur 124 cas :
      - Am Heart J 1985;110:439-447.
      Etude multicentrique comparant digoxine et captopril ; la tolérance à l'effort serait meilleure sous captopril :
      - JAMA 1988;259:539-544.
      Indiqué pour les formes congestives sévères, (types 3 et 4). Utilisation par voie intra-veineuse :
      - J Clin Pharmacol 1990;30:609-614.
      Essai randomisé comparant captopril et losartan. La survie est identique mais le losartan est mieux toléré à long terme :
      - Lancet 2000;355:1582-1587.

    5. ANGOR (à confirmer)
      L'activité du captopril après injection intraveineuse pourrait être liée à une coronaro-dilatation :
      - Am J Cardiol 1990;66:164-167.

    6. INFARCTUS DU MYOCARDE (secondaire)
      L'instauration du traitement dès les 24-48 heures pourrait exercer un effet bénéfique sur la fonction ventriculaire gauche au cours des trois premiers mois :
      - Lancet 1991;337:872-876.
      Le traitement de l'insuffisance ventriculaire gauche compensée à la dose de 25 à 50 mg 3 fois par jour (post-infarctus) réduirait la mortalité à long terme de 19%, le risque de développer une insuffisance cardiaque de 27% et le risque de récidive de l'infarctus de 25%.
      - N Engl J Med 1992;327:669-677 (étude SAVE:Survival and Ventricular Enlargement).
      Utilisation préconisée en cas d'infarctus étendu entraînant une insuffisance ventriculaire gauche :
      - Drugs 1993;46:209-218.
      Réduirait la taille de l'infarctus :
      - Presse Med 1995;24:345-350.
      Atténue les risques associés à la reperfusion de l'aire de l'infarctus qui sont la perte de la capacité de contraction et les arythmies ventriculaires fatales:
      - J Moll Cell Cardiol 1987;19:909-915.
      - Circulation 1988;77Suppl 1:I30-I39.
      - J Am Coll Cardiol 1993;21:44A.
      - J Am Coll Cardiol 1993;21:130A.
      Réduction significative de la mortalité (étude randomisée ISIS 4 portant sur 58 000 patients au total) :
      - Lancet 1995;345:669-685.
      Le captopril administré à la phase aiguë de l'infarctus réduirait la mortalité à court terme (étude versus placebo portant sur 13 634 patients chinois) :
      - Lancet 1995;345:686-687.

    7. NEPHROPATHIE DIABETIQUE (principale)
      Surtout chez le diabétique insulinodépendant avec protéinurie franche.
      Mise au point sur l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion :
      - Drugs 1990;39:639-645.
      Essai randomisé positif sur 403 sujets. Protège contre la dégradation de la fonction rénale indépendamment de l'action sur la pression sanguine:
      - N Engl J Med 1993;329:1456-1462.
      Ralentirait aussi le passage de la micro-albuminurie à la protéinurie confirmée. Etude multicentrique (étude cas-témoins, 92 sujets non-hypertendus) :
      - JAMA 1994;271:275-279.
      Rapport coût/efficacité favorable :
      - Nephrologie 1996;17:321-326.
      Efficacité préventive confiirmée par l'étude randomisée de 44 sujets pendant 8 ans :
      - BMJ 1999;319:24-25.

    8. NEPHROSE LIPOIDIQUE (à confirmer)
      Effet symptomatique sur la protéinurie :
      - Nephron 1987;46:99-100.

    9. CYSTINURIE (à confirmer)
      - Arch Intern Med 1987;147:1409.
      - Am J Kidney Dis 1993;21:504-507.

    10. GREFFE DE REIN (à confirmer)
      Stabilisation de la fonction rénale au cours du rejet chronique:
      - Transplant Proc 1997;29:2587-2588.

    11. SYNDROME DE SEVRAGE DE LA CLONIDINE (à confirmer)
      Prévention du phénomène de rebond au sevrage de la clonidine :
      - N Engl J Med 1986;314,3:181-182.

    12. OEDEME CYCLIQUE IDIOPATHIQUE (à confirmer)
      Une observation rapportée :
      - Presse Med 1981;10:1594-1595.

    13. SYNDROME DE RAYNAUD (à confirmer)
      Un cas rapporté de nette amélioration à la dose de 37.5mg/j :
      - Br Med J 1982;284:310-311.

    14. POLYARTHRITE RHUMATOIDE (à confirmer)
      - Lancet 1984;1:1325-1327.

    15. SARCOME DE KAPOSI (à confirmer)
      Un cas de régression partielle après traitement par le captopril. Atribuée à l'effet inhibiteur de l'angiogenèse de cette substance :
      - Lancet 1997;349:1148.

    16. PROTEINURIE (à confirmer)
      Réduction de la protéinurie des drépanocytaires:
      - Am J Med 1998;104:339-342.

    17. DREPANOCYTOSE (à confirmer)
      Essai randomisé: le captopril réduirait la microalbuminurie lorsqu'elle existe:
      - Am J Med 1998;104:339-342.

    Effets secondaires

    1. NATREMIE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      - Am J Med 1985;79:769-771.

    2. KALIEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      INSUFFISANCE RENALE

      Références:
      - Lancet 1980;1:712.
      - JAMA 1980;244:2551-2552.
      Un cas nécessitant une hémodialyse :
      - South Med J 1993;86:1269-1272.
      Un apport excessif de potassium pourrait être fréquemment à l'origine de cet effet :
      - JAMA 1995;274:538.
      Circonstances favorisantes:
      -Insuffisance cardiaque, diabète, diurétiques épargnant le potassium, anti-inflammatoires non stréroïdiens.

    3. CPK(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      - Hypertension 1987;10:234-236.

    4. FIEVRE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Le plus souvent modérée, dans le cadre d'une éruption cutanée :
      - Ann Intern Med 1979;90:19-23.

    5. DOULEUR ARTICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    6. HYPERHIDROSE (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1984;289:1272.

    7. TOUX (CERTAIN FREQUENT)
      Serait plus fréquente chez la femme et les non fumeurs :
      - Arch Intern Med 1985;145:1524-1526.
      - Presse Med 1987;16:759-761.
      - ACE Report 1988; 48:1-7.
      La fréquence a été estimée de 11% à 25% lors d'une étude portant sur 175 sujets :
      - Am J Med 1988;85:887.
      - Eur J Respir 1989;2:198-201.
      - J Human Hypertension 1989;3,Suppl1:159-161.
      Pourrait disparaître spontanément ou diminuer chez plus de la moitié des sujets affectés :
      - Am J Cardiol 1992;70:398-399.
      Conduirait à l'arrêt du traitement chez 3.3 pour mille sujets :
      - Br J Clin Pharmacol 1992;34:215-223.
      Disparaitrait chez la moitié des sujets en 4 mois et ne justifierait pas d'interrompre le traitement :
      - J Hum Hypertens 1992;6:333-335.
      Autre publication :
      - Drug Newletter 1993;12:31-32.
      La prise de cromoglicate serait susceptible de supprimer la toux (un cas décrit, trois cas décrits) :
      - Lancet 1993;341:560.
      - Br J Clin Pract 1993;47:319-320.
      Cas rapportés chez la femme deux fois plus souvent que chez l'homme (inhibiteurs de l'enzyme de conversion, pharmacovigilance française) :
      - Lancet 1993;341:61.
      Serait cinq fois plus fréquente chez les asiatiques (chinois) que chez les sujets de race blanche :
      - Am J Cardiol 1995;75:967-968.
      Les interruptions du traitement liées à la survenue d'une toux semblent être 3 fois plus fréquentes chez les sujets de race noire :
      - Clin Pharmacol Ther 1996;60:582-588.

    8. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEPLETION SODEE
      INSUFFISANCE CARDIAQUE
      PREMIERE DOSE

    9. TACHYCARDIE (CERTAIN RARE)
      Tachycardie modérée, secondaire à une hypotension.

    10. ONYCHOLYSE (CERTAIN TRES RARE)
      Quatre cas :
      - Lancet 1984;1:1352-1353.

    11. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Eruption de type variable (érythémateuse, maculo-papuleuse, parfois desquamative).
      Transitoire, peut disparaître à la diminution de la posologie. Impose rarement l'arrêt du traitement :
      - Br Med J 1985;290:1111.
      La fréquence des rashes cutanés a été évaluée à 6% dans un sous-groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-67.
      La fréquence des rashes cutanés a été évaluée à 0.9% dans une autre étude (plus de 60000 sujets traités), et pour 64% des cas de rash, l'apparition se fait durant les trois premiers mois de traitement :
      - Br J Clin Pharmacol 1992;34:215-223.

    12. PRURIT (CERTAIN RARE)
      Associé à une éruption ou parfois isolé.

    13. URTICAIRE (CERTAIN RARE)
      - Br Med J 1987;294:91-92.

    14. PEMPHIGUS (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1980;281:194.
      Cinquième cas décrit :
      - Drug Intell Clin Pharm 1989;23:63.
      Un cas de pemphigus foliacé chez un sujet âgé :
      - J Am Acad Dermatol 1992;26:364-366.
      Premier cas de pemphigus végétant :
      - J Am Acad Dermatol 1992;27:281-284.
      Un cas de dermatite pemphigoïde chez un sujet âgé :
      - Clin Exptl Dermatol 1993;18:196-197.
      C'est le seul IEC associé à ce type de réaction:
      - Drug safety 1993; 7:14-31.

    15. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    16. ANOREXIE (CERTAIN TRES RARE)
      Parfois liée à des troubles du goût.

    17. NAUSEE (CERTAIN TRES RARE)

    18. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN TRES RARE)

    19. CREATININEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Transitoire.

    20. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      NEPHROPATHIE PREEXISTANTE
      CRISE DE SCLERODERMIE RENALE

      De mécanisme discuté et variable : ischémie rénale liée à une chute tensionnelle initiale, ou néphrotoxicité directe, ou néphrite tubulo-interstitielle aiguë (hypersensibilité) :
      - Ann Intern Med 1990;113:352-357.
      - Ann Intern Med 1991;114:249.
      - Diseases of the kidney Schrier RW, Gotlschalk CW Ed, 1988;5:1461-1487. Trois cas réversibles à l'arrêt du traitement :
      - Br Med J 1984;289:20-21.
      Apparition favorisée par maladie polykystique des reins et insuffisance rénale chronique :
      - Ann Intern Med 1991;115:769-773.
      Autre circonstance favorisante: sténose bilatérale de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale d'un rein unique (l'insuffisance rénale est alors secondaire à la dilatation de l'artériole glomérulaire efférente avec impossibilité d'augmenter le flux sanguin rénal.)

    21. NEPHROPATHIE TUBULO-INTERSTITIELLE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Mécanisme immuno-allergique :
      - Néphrologie 1985;6:193-194.

    22. PROTEINURIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      NEPHROPATHIE PREEXISTANTE

      Environ 1% des sujets. Tantôt isolée, tantôt associée à un syndrome néphrotique :
      - JAMA 1980;244:346-349.
      Incidence évaluée à 0.6% dans un sous-groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-67.

    23. SYNDROME NEPHROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Lancet 1979;2:306-307.
      - JAMA 1983;250:2343.

    24. NEPHROPATHIE GLOMERULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      A la biopsie, lésions de glomérulonéphrite extramembraneuse, le plus souvent sans manifestation clinique :
      - Lancet 1980;1:1212-1214.

    25. GLOMERULONEPHRITE EXTRAMEMBRANEUSE (CERTAIN RARE)
      - Lancet 1980;1:1212-1214.
      - JAMA 1983;250:2343.

    26. ANEMIE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas décrit d'anémie aplasique, quatre autres cas ont déjà été rapportés :
      - DICP Ann Pharmacother 1990;24:543-44.
      Un cas d'aggravation d'une anémie chez un hémodialysé, réversible à l'arrêt du traitement :
      - Nephrologie 1995;16:215-216.

    27. LEUCOPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      SCLERODERMIE
      INSUFFISANCE RENALE
      LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

      Le plus souvent réversible à l'arrêt du traitement ou à la diminution des doses :
      - Lancet 1981;1:166.
      - Lancet 1981;1:1362-1363.
      11 cas rapportés dans une étude portant sur plus de 60000 sujets traités :
      - Br J Clin Pharmacol 1992;34:215-223.

    28. NEUTROPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SCLERODERMIE
      INSUFFISANCE RENALE
      LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

      - Arch Intern Med 1983;143:659-660.
      Deux cas chez des nourrissons mongoliens :
      - Ped Cardiol 1993;14:227-229.

    29. AGRANULOCYTOSE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      INSUFFISANCE RENALE
      LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

      Surviendrait trois à douze semaines après le début du traitement. Habituellement réversible :
      - Lancet 1980;1:150.
      - Lancet 1980;1:926-928.

    30. THROMBOPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      Quatre cas rapportés, dans une étude portant sur plus de 60000 sujets traités :
      - Br J Clin Pharmacol 1992;34:215-223.

    31. APLASIE MEDULLAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Deux cas mortels rapportés chez des sujets présentant une insuffisance rénale :
      - Ann Intern Med 1981;94:58-59.
      - Br Med J 1981;283:277-278.
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement :
      - Acta Haematologica 1985;73:106-107.

    32. EOSINOPHILIE (CERTAIN RARE)
      Isolée ou associée à une éruption cutanée :
      - Lancet 1980;2:923.

    33. ADENOPATHIE (CERTAIN TRES RARE)
      Parfois associées à une éosinophilie. Réversible à l'arrêt du traitement ou à la diminution des doses :
      - Br Med J 1981;283:1297-1298.

    34. TOXICITE HEPATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Ann Intern Med 1985;102:56-58.

    35. HEPATITE CYTOLYTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Presse Med 1982;11:1950.

    36. ICTERE (CERTAIN TRES RARE)

    37. BILIRUBINEMIE CONJUGUEE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    38. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN )

    39. HEPATITE MIXTE (CERTAIN TRES RARE)
      A prédominance cholestatique :
      - Br J Clin Pharmacol 1981;11:105.
      - Therapie 1982;37:689-702.
      - Ann Intern Med 1985;102:56-58.

    40. HEPATITE CHOLESTATIQUE (CERTAIN )
      - Br Med J 1983;287:1676.
      - Ann Intern Med 1985;102:56-58.
      - DICP Ann Pharmacother 1993;27:228-231.

    41. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Dans le cadre d'une hépatite.

    42. AMYLASEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      - Br Med J 1983;287:1676.

    43. PANCREATITE AIGUE (CERTAIN )
      Trois cas rapportés à la pharmacovigilance australienne depuis 1972 :
      - Aust Adv Drug React Bull 1995;14:15.
      Un cas, après 15 jours de traitement :
      - Diabetes Care 1995;18:410-411.

    44. AGUEUSIE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      3% à 6% des sujets, en général réversible à l'arrêt du traitement ou à la diminution de la posologie. Pourrait être liée à un trouble du métabolisme du zinc :
      - Am J Hypertension 1988;1:303S-308S.

    45. DYSGUEUSIE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Sensation salée persistante ou sensation d'amertume. Sa fréquence est évaluée à 3.1% dans un sous-groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-57.
      - Prescrire 1992;12:245.
      Plus fréquente chez la Femme, aurait conduit à l'arrêt du traitement chez 2.8 pour mille sujets :
      - Br J Clin Pharmacol 1992;34:215-223.
      Autre publication (revue sur les agueusies d'origine iatrogène) :
      - Adv Drug React Tox Rev 1992;11:229-239.
      102 cas rapportés à la pharmacovigilance australienne :
      - Lancet 1993;342:304.
      Autre publication :
      - Lancet 1993;341:1542.

    46. ULCERATION DE LA LANGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      - Ann Intern Med 1981;94:659.

    47. APHTE (CERTAIN TRES RARE)
      - Lancet 1979;2:1297-1298.

    48. SENSATION DE BRULURE BUCCALE (CERTAIN TRES RARE)
      Sans trouble du goût ni lésion décelable à l'examen clinique :
      - Br Med J 1982;284:1672-1673.

    49. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN FREQUENT)
      Manifestations cutanées ou, plus rarement, générales.

    50. MALADIE SERIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Lancet 1979;2:1297.

    51. OEDEME ANGIONEUROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Trois cas :
      - Ann Emerg Med 1984;13:489.
      - Br Med J 1987;294:91-92.
      Rapport de la pharmacovigilance suédoise sur la période 1981-1990 :
      - Br Med J 1992;304:941-946.
      16 cas rapportés dans une étude portant sur plus de 60000 sujets traités, rapidement réversibles à l'arrêt du médicament :
      - Br J Clin Pharmacol 1992;34:215-223.
      Un cas d'aggravation d'un oedème de Quincke chez un sujet présentant un oedème angioneurotique héréditaire :
      - J Allergy Clin Immunol 1993;91:364.
      Autre publication :
      - Prescrire 1993;13:141.
      Un cas, après sept jours de traitement par ramipril, chez un sujet ayant présenté la même réaction lors de la prise de captopril deux ans avant :
      - Ann Pharmacother 1995;29:431-432.

    52. CHOC ANAPHYLACTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas :
      - Presse Med 1987;16:1378.
      Deux cas de réaction anaphylactique au cours d'une séance de dialyse utilisant des membranes AN69 :
      - Clin Nephrol 1991;36:264-265.
      Deux cas au cours d'une hémodialyse sur filtre AN69 Filtral. Rôle évoqué de l'oxyde d'éthylène utilisé pour la stérilisation :
      - Nephron 1992;60:372-373.
      Au cours de séances d'hémodialyse utilisant des cartouches d'AN69. La fréquence de la réaction pourrait être réduite par un rinçage préalable du dialyseur avec une solution à 14% de bicarbonate de sodium :
      - Nephrologie 1992;13:135-136.

    53. ASTHENIE (CERTAIN RARE)
      Fréquence estimée à 2.7% dans un sous-groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-67.

    54. CEPHALEE (CERTAIN RARE)
      Fréquence estimée à 2.9% dans un sous-groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-67.

    55. ALOPECIE (A CONFIRMER )
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement :
      - J Am Acad Dermatol 1990;23:124-225.

    56. GYNECOMASTIE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un sujet qui a présenté successivement une gynécomastie au captopril et à l'énalapril :
      - Br Med J 1990;300:541.

    57. SARCOME DE KAPOSI (A CONFIRMER )
      Un cas réversible deux mois après arrêt du traitement :
      - Lancet 1990;336:1251-1252.
      Un cas après 8 mois de traitement, avec une rémission supérieure à 2 ans après arrêt du traitement, chez un malade atteint de polyarthrite rhumatoïde - J Rheumatol 1991;18:476-477.

    58. DERMATOSE BULLEUSE (A CONFIRMER )
      - Cutis 1989;44:393-396.

    59. ANGOR (A CONFIRMER )
      - Hypertension 1980;2:73-74.

    60. ALDOSTERONEMIE(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      Elévation tardive précédée d'une réduction de l'aldostéronémie, sans retentissement sur l'efficacité du traitement :
      - N Engl J Med 1981;304:1110.

    61. GLYCEMIE(DIMINUTION) (A CONFIRMER )
      Le médicament augmenterait le risque d'hypoglycémie chez les diabétiques traités par insuline ou par sulfamides hypoglycémiants :
      - Ann Intern Med 1985;102:134-135.
      - Am J Med 1990;89:811-813.
      -Lancet 1995;345:1195-1198
      Tous les inhibiteurs de l'enzyme de conversion augmenteraient le risque d'hypoglycémie grave chez les diabétiques traités par insuline ou par hypoglycémiants oraux:
      - Dibetes care 1997;20:1363-1367.

    62. SYNDROME D'HYPERKINESIE HEMODYNAMIQUE (A CONFIRMER )
      Chute des résistances périphériques et augmentation du débit cardiaque :
      - N Engl J Med 1981;305:405-406.

    63. SYNDROME LUPIQUE (A CONFIRMER )
      - Acta Derm Venereol 1985;65:447-448.

    64. ANTICORPS ANTINUCLEAIRES(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      Sans syndrome lupique associé :
      - Therapie 1981;36:693-705.
      - Acta Med Scand 1982;211:297-300.

    65. ERUPTION LICHENOIDE (A CONFIRMER )
      - Presse Med 1983;12:577-578.
      - Cutis 1983;31:98.
      Un cas de réaction lichénoïde après une faible dose :
      - Acta Derm Venereol 1992;72:358-359.

    66. PSORIASIS(AGGRAVATION) (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Br Med J 1987;295:1352.
      Un cas chez un sujet âgé (un autre cas a été décrit avec le lisinopril) :
      - J Ma Acad Dermatol 1993;28:490-492.

    67. ERYTHRODERMIE (A CONFIRMER )
      - Cutis 1982;29:473-474.

    68. NEUROPATHIE PERIPHERIQUE (A CONFIRMER )
      Deux cas rapportés en association avec la cimétidine :
      - Lancet 1980;2:36-37.
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement :
      - Br Med J 1985;291:1172.

    69. SYNDROME DE RAYNAUD (A CONFIRMER )
      - J Clin Pharmacol 1981;21:512.
      - Klin Wochenschr 1981;59:65.

    70. PERICARDITE (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté associé à une éruption cutanée maculo-papuleuse généralisée :
      - JAMA 1984;251:343.

    71. SYNDROME PARKINSONIEN (A CONFIRMER )
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement :
      - Clin Pharmacol 1985;8:197-198.

    72. CHOREE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un enfant ayant des séquelles neurologiques consécutives à une chirurgie cardiaque :
      - Int J Cardiol 1991;30:236-237.

    73. BRONCHOSPASME (A CONFIRMER )
      - Am Rev Resp Dis 1987;136:99-100.

    74. OESOPHAGITE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Eur J Clin Pharmacol 1988;34:95.

    75. GLOSSITE (A CONFIRMER )
      Premier cas décrit :
      - Arch Dermatol 1989;125:1437-1438.

    76. LARMOIEMENT (A CONFIRMER )
      Un cas, associant larmoiement et rhinorrhée, survenant à raison de 3 à 4 crises par jour :
      - Br Med J 1992;305:693.

    77. ACCES MANIAQUE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un sujet âgé :
      - Am J Psychiatry 1993;150:1429-1430.

    78. THROMBOSE DE L'ARTERE RENALE (A CONFIRMER )
      Un cas sur un rein transplanté. Ce serait le deuxième cas décrit :
      - Néphron 1994;66:102-104.

    79. PURPURA RHUMATOIDE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Nephron 1994;67:117.

    80. LICHEN PLAN (A CONFIRMER )
      Cinq cas rapportés :
      - Pharmacotherapy 1994;14:561-571.

    81. CAUCHEMAR (CERTAIN )
      16 cas rapportés à la pharmacovigilance australienne :
      - Aust Adv Drug React Bull 2000;19:2.

    Effets sur la descendance

    1. NON TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL
      - Drug Intell Clin Pharm 1982;15:932.

    2. EMBRYOTOXICITE CHEZ L'ANIMAL
      Embryolétalité chez le Lapin (non retrouvée chez le Rat) :
      - Lancet 1980;1:1256.
      Mort fotale chez le Lapin :
      - Proc Soc Exp Biol Med 1982;170:378.

    3. FOETOTOXICITE CHEZ L'HOMME
      Quelques cas de retard de croissance in utero, de prématurité et de persistance du canal artériel, ont été observés lors du traitement de la femme enceinte par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC).
      Quelques cas d'anurie néonatale irréversible lors du traitement de la mère par une association diurétique-IEC ont été observés.
      Différentes malformations graves, probablement liées à une hypoperfusion du foetus durant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse, conduiraient à rejeter l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion durant cette période :
      - Teratology 1991;43:543-546.
      L'importance des foetopathies et des troubles néo-nataux conduit à éviter l'usage des IEC au cours de la grossesse :
      - Obstet Gynecol 1991;78:128-135.
      Un cas de dysgénésie rénale congénitale après ingestion de captopril pendant la grossesse:
      - Lancet 1989;1:451.
      Controverse: la survenue d'une grossesse chez une femme hypertendue traitée par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion n'aurait pas de conséquences néfastes sur le foetus; toutefois, il est recommandé d'interrompre le traitement:
      - Lancet 1997;350:1446-1447.

    4. TOXICITE NEONATALE
      Quelques cas d'anurie néonatale mortelle ont été rapportés :
      - Presse Med 1985;14:2175-2178.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. DIABETE
      Chez les diabétiques traités par insuline ou par sulfamides hypoglycémiants, risque d'hypoglycémie :
      - Am J Med 1990;89:811-813.

    2. INSUFFISANCE RENALE

    3. LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

    4. MALADIES AUTO-IMMUNES

    5. ALLAITEMENT

    6. ENFANT
      En dehors des précautions d'emploi chez l'enfant, à noter que les enfants mongoliens pourraient présenter un risque accru de développer une neutropénie (deux cas décrits) :
      - Ped Cardiol 1993;14:227-229.

    7. INSUFFISANCE CORONARIENNE

    8. DEPLETION SODEE
      Risque accru d'hypotension en début de traitement.

    9. TRANSPLANTATION RENALE
      En cas de sténose de l'artère du transplant, risque d'insuffisance rénale sévère :
      - Nephron 1985;39:184-188.

    10. DIALYSE
      Le captopril pourrait être à l'origine de chocs anaphylactiques observés chez des sujets dialysés à l'aide de cartouches en polyacrylonitrile (AN 69) à haut débit.
      La fréquence de la réaction pourrait être réduite par un rinçage préalable du dialyseur avec une solution à 14% de bicarbonate de sodium :
      - Néphrologie 1992;13:135-136.

    11. STENOSE DES ARTERES RENALES
      Risque d'insuffisance rénale en réduisant la résistance capillaire post glomérulaire sans augmentation concomittante du flux sanguin rénal.
      - N Engl J Med 1983; 308:373-376.

    12. ASSOCIATION MEDICAMENTEUSE
      Lithium, digoxine, diurétiques épargnant le potassium, anti-inflammatoires non stéroidiens: cf. le chapitre -association-

    Contre-Indications

    1. HYPERSENSIBILITE A CETTE SUBSTANCE

    2. GROSSESSE
      Quelques cas d'anurie néonatale mortelle ont été rapportés :
      - Presse Med 1985;14:2175-2178.
      Différentes malformations graves, probablement liées à une hypoperfusion du foetus durant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse, conduiraient à rejeter l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion durant cette période :
      - Teratology 1991;43:543-546.
      L'importance des foetopathies et des troubles néo-nataux conduit à éviter l'usage des IEC au cours de la grossesse :
      - Obstet Gynecol 1991;78:128-135.

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE
    - 2 - BUCCALE

    Posologie et mode d'administration

    1/ Hypertension artérielle.
    Doses usuelles chez l'adulte, voie orale :
    Cinquante milligrammes (50 mg) en une prise, au lever, ou en deux prises de vingt-cinq milligrammes (25 mg) à douze heures d'intervalle. Dans certains cas, cent à cent-cinquante milligrammes par 24 heures (100 mg/j à 150 mg/j) en plusieurs prises.
    Dose maximale : trois cents milligrammes par 24 heures (300 mg/j). Exceptionnellement, des doses de quatre-cent-cinquante à six cents milligrammes (450 mg à 600 mg) ont été administrées.
    La posologie efficace sera atteinte progressivement en commençant par la prise de vingt-cinq milligrammes deux fois par jour, une heure avant les repas (la biodisponibilité passe de 75% à 35% après un repas).
    Les doses seront augmentées, si nécessaire, de vingt-cinq milligrammes tous les quinze jours.
    En cas de déplétion sodée ou d'hypertension artérielle à activité rénine plasmatique élevée, la dose initiale pourra être plus faible (douze point cinq milligrammes : 12.5 mg) en raison du risque accru d'hypotension.
    Association ultérieure possible, voire souhaitable, aux diurétiques et aux bêtabloquants.
    Doses usuelles chez l'enfant :
    Deux point cinq milligrammes par kilo et par jour (2.5 mg/kg/j) en trois prises. La posologie efficace sera atteinte progressivement en commençant par zéro point quinze milligramme à zéro point trente milligramme par kilo et par jour (0.15 mg/kg/j à 0.30 mg/kg/j), pour atteindre deux point cinq milligrammes par kilo et par jour (2.5 mg/kg/j).
    2/ Urgence hypertensive.
    Peut être utilisé par voie sublinguale dans les urgences hypertensives avec des résultats comparables à ceux de la nifédipine, mais sans effet secondaire :
    - Nephron 1993;65:284-287.
    3/ Insuffisance cardiaque.
    Doses usuelles :
    Trente-sept point cinq à cent cinquante milligrammes par 24 heures (37.5 mg/j à 150 mg/j) en trois prises.
    Les doses initiales seront plus faibles que dans l'hypertension artérielle : douze point cinq, voire six point vingt-cinq milligrammes (12.5 mg voire 6.25 mg).

    * Insuffisance rénale : l'espacement entre les prises sera adapté en fonction de la clearance à la créatinine et la posologie initale sera réduite. Espacer les prises :
    - de 12 heures à 24 heures pour une clearance de la créatinine comprise entre 75 et 35 ml/mn.
    - de 24 heures à 48 heures pour une clearance de la créatinine comprise entre 34 et 20 ml/mn.
    - de 72 heures à 108 heures pour une clearance de la créatinine inférieure à 10 ml/mn.
    L'association à un diurétique de type furosémide est recommandée.
    Chez les dialysés, ne pas dépasser 200 milligrammes par jour.
    * Surveillance du traitement :
    Recherche d'une protéinurie avant traitement et tous les mois au cours de la première année ; surveillance de la fonction rénale, de la kaliémie, surveillance hématologique, notamment lors de l'utilisation de fortes doses.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - REPARTITION lait
    - 2 - DEMI VIE 4 heure(s)
    - 3 - ELIMINATION hémodialyse
    - 4 - ELIMINATION voie rénale

    Absorption
    Chez un sujet à jeun, environ 70% de la dose administrée sont résorbés par le tractus gastro-intestinal. L'administration au cours d'un repas réduit d'environ 30% la résorption.
    Le pic plasmatique (500 à1300NG/ML) est atteint 0,5 à 1,5 heure après la prise de 100mg per os.
    - Clin Pharm Ther 1980; 27:636-641.
    L'effet débute 15 mns après l'ingestion et est maximum en 1 heure.
    Répartition
    Liaison aux protéines plasmatiques voisine de 30%.
    Diffuse rapidement dans tous les tissus, à l'exception du système nerveux central (ne franchit que peu la barrière hémato-encéphalique)
    Ne franchirait pas la barrière placentaire.
    Passe très peu dans le lait maternel:rapport lait/sang total = environ 1/100.
    - J Clin Pharmacol 1981; 21:110-113.
    Demi vie d'environ 4 heures.
    Allongée en cas d'insuffisance rénale.
    - Clin Pharm Ther 1980,27:282.

    Demi-Vie
    Environ 4 heures.
    Métabolisme
    Rapidement métabolisé.
    Elimination
    Rein.
    Environ 66% de la dose administrée sont éliminés par les urines en 24 h, dont environ la moitié sous forme inchangée.
    - Clin Pharm Ther1980,27:636-41
    En cas d'insuffisance rénale, l'élimination est réduite en fonction de la clairance rénale.
    - Kidney Int 1984; 25 : 942-947
    (dialyse: 40% de la dose administrée sont éliminés lors d'une séance d'hémodialyse de 4 heures:
    - Clin Nephrol 1981; 16:321).
    Foie
    44% sont métabolisés par le foie.

    Bibliographie

    - Cardiology 1989;76:56-67. (EFFETS SECONDAIRES)
    - Adv Drug React Bull 1990;141:528-531. (EFFETS SECONDAIRES)
    - Ann Pharmacother 1990;24:496-525. (REVUE GENERALE)*
    - Kidney Int 1990;38,Suppl30:118-122. (INDICATIONS)* insuffisance rénale.
    - N Engl J Med 1992;327,10:669-677 et 678-684 et 685-691. (INDICATIONS)*
    - Drug Saf 1992;7:14-31. (EFFETS SECONDAIRES)*

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :

    Principe actif présent en association dans les spécialités étrangères suivantes :


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