AJMALINE CHLORHYDRATE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 19/6/2000
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    chlorhydrate d'ajmalan-17,21-diol

    Ensemble des dénominations

    autre dénomination : CHLORHYDRATE D'AJMALINE
    autre dénomination : CHLORHYDRATE DE RAUWOLFINE
    bordereau : 162
    sel ou dérivé : AJMALINE
    sel ou dérivé : AJMALINE L-ASPARTATE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : AJMALINE
    Regime : liste II

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIARYTHMIQUE (principale certaine)

    2. ANTIARYTHMIQUE CLASSE Ia (principale certaine)

    3. ANTIFIBRILLANT (principale certaine)

    4. INOTROPE NEGATIF (secondaire certaine)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      FORTES DOSES

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Antiarythmique de classe Ia (classification de Vaughan-Williams).
      *Réduit la fréquence cardiaque.
      *Diminue la conduction auriculoventriculaire.
      *Prolonge la période réfractaire mais, contrairement à la quinidine, cette action est nettement plus accusée que la réduction de la vitesse de propagation de l'excitation.

    Effets Recherchés

    1. ANTIARYTHMISANT (principal)

    2. ANTIFIBRILLANT (principal)

    Indications Thérapeutiques

    1. EXTRASYSTOLE AURICULAIRE (principale)

    2. EXTRASYSTOLE VENTRICULAIRE (principale)

    3. TACHYCARDIE PAROXYSTIQUE SUPRAVENTRICULAIRE (principale)

    4. SYNDROME DE WOLFF-PARKINSON-WHITE (principale)

    5. BIGEMINISME DIGITALIQUE (secondaire)

    Effets secondaires

    1. COLLAPSUS CARDIOVASCULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTE DOSE

    2. ARYTHMIE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTE DOSE

    3. BRADYCARDIE (CERTAIN )

    4. TACHYCARDIE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTE DOSE

    5. FIBRILLATION VENTRICULAIRE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTE DOSE

    6. INSUFFISANCE CARDIAQUE(AGGRAVATION) (CERTAIN )

    7. PAUSE VENTRICULAIRE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTE DOSE

    8. CEPHALEE (CERTAIN )

    9. DIPLOPIE (CERTAIN )

    10. TROUBLE DE L'ACCOMMODATION (CERTAIN )

    11. NAUSEE (CERTAIN TRES RARE)

    12. VOMISSEMENT (CERTAIN TRES RARE)

    13. DIARRHEE (CERTAIN TRES RARE)

    14. ANOREXIE (CERTAIN TRES RARE)

    15. VERTIGE (CERTAIN )

    16. ASTHENIE (CERTAIN )

    17. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

    18. BOUFFEE DE CHALEUR (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

    19. ANURIE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

    20. COMA (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTE DOSE

    21. GRANULOPENIE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ADMINISTRATION PROLONGEE

    22. LEUCOPENIE (CERTAIN )

    23. ANEMIE HEMOLYTIQUE (CERTAIN )

    24. AGRANULOCYTOSE (CERTAIN )
      - Sem Hop Paris 1984;60:2276-2277.

    25. ICTERE (CERTAIN TRES RARE)

    26. BILIRUBINEMIE CONJUGUEE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    27. BSP(RETENTION) (CERTAIN TRES RARE)

    28. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    29. HEPATITE CHOLESTATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Pas de relation effet-dose.
      Le tableau associe une cholestase centrolobulaire, un infiltrat inflammatoire important des espaces portes avec de nombreux éosinophiles et une congestion des lymphatiques hépatiques :
      - Med Chir Dig 1978;7:473-474.
      - J Hepatol 1986;2:81-87.

    30. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (A CONFIRMER )
      - Presse Med 1983;12:1730.

    31. NEPHROPATHIE INTERSTITIELLE AIGUE (A CONFIRMER )
      - Presse Med 1983;12:1730.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. CARDIOPATHIE AVANCEE

    2. INSUFFISANCE CORONARIENNE SEVERE

    3. FIBRILLATION AURICULAIRE

    4. BLOC DE BRANCHE

    5. HYPOTENSION ARTERIELLE

    6. INSUFFISANCE RENALE

    Contre-Indications

    1. GROSSESSE

    2. BLOC AURICULOVENTRICULAIRE

    3. ENFANT DE MOINS DE 5 ANS

    4. INSUFFISANCE CARDIAQUE DECOMPENSEE

    Voies d'administration

    - 1 - INTRAVEINEUSE
    - 2 - ORALE

    Posologie et mode d'administration


    Bibliographie : Cardiorythmine (Vidal 1982, laboratoires Servier). Doses usuelles :

    * Chez l'adulte :
    - Voie orale : deux cents à trois cents milligrammes par jour en deux à quatre prises.
    - Voie intraveineuse : cent à deux cents milligrammes par jour en quatre injections très lentes et régulièrement réparties sur les 24 heures ou cent à deux cents milligrammes par jour en perfusion continue.

    * Chez l'enfant par voie orale :
    - de 5 à 10 ans : vingt à soixante milligrammes par jour en deux prises orales.
    - de10 à 15 ans : quarante à quatre-vingts milligrammes par jour en quatre prises orales.

    Surveillance :
    Pas de prescription sans électrocardiogramme de référence.
    Surveillance électrocardiographique continue pendant et après l'injection ou la perfusion.
    Surveillance régulière et fréquente de la tension artérielle pendant l'injection ou la perfusion.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - ELIMINATION voie rénale

    Absorption
    Bonne résorption digestive.
    Répartition
    Diffuse dans les tissus et le myocarde.
    Après injection IV, le délai d'efficacité est de 3 minutes pour avoir l'activité maximum.
    La durée d'activité pour une première dose est de 30 minutes.
    Métabolisme
    Intensément métabolisée au niveau du foie.
    Elimination
    * Voie rénale :
    Par voie intraveineuse, l'ajmaline apparaît dans les urines 10 à 30 minutes après l'injection et en disparaît en 4 à 5 heures.
    Par voie intramusculaire, l'ajmaline apparaît dans les urines 30 à 60 minutes après l'injection et en disparaît en 5 à 6 heures.
    Par voie orale, l'élimination urinaire est complète en 8 à 10 heures.

    Bibliographie

    - Presse Med 1962;70:2048-2050.

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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