LEVODOPA

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 17/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    (-)-(DIHYDROXY-3,4 PHENYL)-3 L-ALANINE .ACIDE(-)-L-AMINO-2(DIHYDROXY-3,4 PHENYL)-3 PROPIONIQUE

    Ensemble des dénominations

    BAN : LEVODOPA
    CAS : 59-92-7
    DCF : LEVODOPA
    DCIR : LEVODOPA
    USAN : LEVODOPA
    autre dénomination : ACIDE (DIHYDROXY-3,4 PHENYL) PROPANOIQUE
    autre dénomination : DIHYDROXY-3,4 PHENYL-3 ALANINE
    autre dénomination : DIHYDROXYPHENYL-L-ALANINE
    autre dénomination : L-DOPA
    autre dénomination : RO-05-4759
    autre dénomination : L-DIHYDROXYPHENYLALANINE
    bordereau : 201
    dci : lévodopa
    rINN : LEVODOPA

    Classes Chimiques


    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIPARKINSONIEN (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Précurseur de la dopamine; franchit la barrière hémato-encéphalique et provoque donc une élévation de la dopamine cérébrale; favorise la récupération des impulsions principalement inhibitrices venant du locus niger agissant sur le corps strié et le globus pallidus: provoque une diminution de l'akinésie, de la rigidité musculaire, des tremblements.

    2. secondaire
      La compétition avec l'adrénaline expliquerait l'hypotension orthostatique.

    Effets Recherchés

    1. ANTIPARKINSONIEN (principal)

    Indications Thérapeutiques

    1. MALADIE DE PARKINSON (principale)
      Certaines formes galéniques ('dispersibles') seraient plus efficaces contre les périodes 'off' de l'après-midi :
      - Clin Neuropharmacol 1994;17,Suppl3:S21-S25.
      Dans les formes familiales, une étude suggère que le traitement ralentit l'évolution et prolonge la survie :
      - Lancet 1999;353:1850-1851.
      Autre référence:
      - Neurolgy 2000:55 (suppl.4):S2-S7 et S8-S12

    2. SYNDROME PARKINSONIEN (principale)
      Sauf celui dû aux neuroleptiques.

    3. DOULEUR POST-ZOSTERIENNE (à confirmer)
      L'administration précoce réduirait les algies post-zostériennes :
      - JAMA 1981;246:132.

    4. INSUFFISANCE CARDIAQUE (à confirmer)
      Formes sévères
      Amélioration hémodynamique chez 10 sujets :
      - N Engl J Med 1984;310:1357-1362.

    5. NARCOLEPSIE (à confirmer)
      Réduirait chez certains sujets le nombre d'épisodes d'endormissement :
      - Neurology 1991;41:1267-1269.

    6. IMPATIENCES (secondaire)
      Revue de cette indication, principalement chez les hémodialysés:
      - Ann Pharmacother 1999;33:86-92.
      Constituerait un traitement de première intention :
      - CNS Drugs 1999;12:9-20.

    7. SYNDROME DE GILLES DE LA TOURETTE (à confirmer)
      Réduit la sévérité des tics. Etude pilote chez 6 malades:
      - Mov Dis 2000;13:1194-1198

    Effets secondaires

    1. POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)

    2. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)

    3. VOMISSEMENT (CERTAIN FREQUENT)

    4. ANOREXIE (CERTAIN FREQUENT)

    5. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN FREQUENT)

    6. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (CERTAIN FREQUENT)

    7. HYPERTENSION ARTERIELLE (CERTAIN RARE)
      De type paroxystique.

    8. HYPERSUDATION (CERTAIN TRES RARE)

    9. BOUFFEE DE CHALEUR (CERTAIN RARE)

    10. TACHYCARDIE (CERTAIN RARE)

    11. EXTRASYSTOLE (CERTAIN RARE)

    12. EXTRASYSTOLE VENTRICULAIRE (CERTAIN RARE)

    13. TACHYCARDIE PAROXYSTIQUE (CERTAIN RARE)

    14. FIBRILLATION VENTRICULAIRE (CERTAIN RARE)

    15. ANXIETE (CERTAIN FREQUENT)

    16. MOUVEMENT ANORMAL (CERTAIN FREQUENT)
      50% des cas.

    17. INSOMNIE (CERTAIN FREQUENT)

    18. DEPRESSION (CERTAIN RARE)
      40% des cas lors de l'association au benzerazide.

    19. CONFUSION MENTALE (CERTAIN RARE)

    20. ATTAQUE DE PANIQUE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ADMINISTRATION PROLONGEE
      FORTE DOSE

      31 cas sur 131 parkinsoniens :
      - Acta Neurol Scand 1993;87:14-18.

    21. PALILALIE (A CONFIRMER )
      Un cas de palilalie observée 30 minutes après l'administration de lévodopa, associée à l'apparition d'un syndrome hyperkinétique :
      - J Neurosurg Psych 1989;52:805-807.

    22. ACCES HYPOMANIAQUE (A CONFIRMER )
      Deux cas chez des patients ayant augmenté progressivement leur posologie en vue d'une sensation de bien-être (1,5 et 2 grammes par jour) :
      - Pharmacotherapy 1997;17:1027-1030.

    23. EUPHORIE (CERTAIN TRES RARE)

    24. EXCITATION PSYCHOMOTRICE (CERTAIN TRES RARE)

    25. REACTION PARANOIDE (CERTAIN RARE)

    26. RAPTUS SUICIDAIRE (CERTAIN RARE)

    27. ENCEPHALOPATHIE (CERTAIN )
      Quatre cas, à la suite d'une augmentation de la posologie (troubles électro-encéphalographiques, délire, hallucinations, myoclonies) :
      - Neurology 1992;42:444-446.

    28. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    29. THROMBOPENIE (CERTAIN TRES RARE)

    30. ANEMIE (CERTAIN RARE)

    31. ANEMIE HEMOLYTIQUE (CERTAIN RARE)

    32. ANEMIE HEMOLYTIQUE AUTOIMMUNE (CERTAIN RARE)

    33. LEUCOPENIE (CERTAIN TRES RARE)

    34. RETENTION D'URINE (CERTAIN TRES RARE)

    35. PRIAPISME (CERTAIN TRES RARE)

    36. LIBIDO(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      - Br J Psych 1988;153:833.
      Un cas d'érection 15 minutes après chaque prise de levodopa standard:
      - Neurology 1999;52:210.

    37. DOULEUR ARTICULAIRE (CERTAIN RARE)

    38. DYSKINESIE (CERTAIN FREQUENT)
      La probabilité de présenter des dyskinésies lors des pics plasmatiques varierait selon le polymorphisme des récepteurs dopaminergiques D2 :
      Mise au point :
      - Neurology 1999;53:1425-1430.
      Six cas traités par le riluzole avec amélioration fontionnelle :
      - Lancet 1999;353:1764-1765.
      Les dyskinésies seraient efficacement traitées par l'amantadine :
      - Arch Neurol 1999;56:1383-1386.
      L'administration précoce de ropinirole entraînerait moins de dyskinésies que
      celle de levodopa:
      - N Engl J Med 2000;342:1484-1491

    39. AKINESIE (CERTAIN FREQUENT)
      On distingue l'akinésie de fin de dose, dûe à un épuisement précoce de l'action de la lévodopa et l'akinésie paradoxale de milieu de dose.

    40. ATAXIE (CERTAIN TRES RARE)

    41. CEPHALEE (CERTAIN TRES RARE)

    42. TRISMUS (CERTAIN TRES RARE)

    43. CRISE OCULOGYRE (CERTAIN TRES RARE)

    44. CRISE CONVULSIVE (A CONFIRMER )
      Un cas, chez un insuffisant rénal :
      - Mov Disord 1995;10:799.

    45. FLOU VISUEL (CERTAIN TRES RARE)

    46. DIPLOPIE (CERTAIN TRES RARE)

    47. CONSTIPATION (CERTAIN TRES RARE)

    48. DIARRHEE (CERTAIN TRES RARE)

    49. GLAUCOME AIGU(CRISE DE) (CERTAIN )
      Très fréquent chez les sujets anatomiquement prédisposés à la fermeture de l'angle iridocornéen.

    50. ULCERE GASTRODUODENAL (CERTAIN TRES RARE)

    51. COLORATION DE L'URINE (CERTAIN )
      Coloration brun-noir.

    52. URICEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      - Clin Chem 1981;27:756-758.

    53. MELANOME (CONTROVERSE )
      Quatre cas de mélanome malin décrits dont l'imputabilité reste à démontrer :
      - Am J Med 1985;79:119-121.
      - J Neurol Neurosurg Psych 1985;48:585-588.
      Deux cas de mélanome malin :
      - J Am Acad Dermatol 1997;37( n°2 Pt2):332-336
      Pas de relation démontrée dans une large analyse de la littérature :
      - Ann Pharmacother 2000:34:382-385.

    54. DYSGUEUSIE (A CONFIRMER )
      Revue sur les agueusies d'origine iatrogène :
      - Adv Drug React Tox Rev 1992;11:229-239.

    55. PURPURA RHUMATOIDE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit en association avec la carbidopa :
      - Lancet 1997;349:1071-1072.

    Précautions d'emploi

    1. INSUFFISANCE RENALE

    2. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE

    3. ALLAITEMENT

    4. PSYCHOSE
      Dans la forme grave.

    5. EPILEPSIE

    6. INSUFFISANCE CARDIAQUE

    7. INSUFFISANCE RESPIRATOIRE

    8. ULCERE GASTRODUODENAL(ANTECEDENT)

    9. ULCERE GASTRODUODENAL RECENT

    10. DEFICIT EN G6PD
      Risque d'anémie hémolytique :
      - William JW.Hematology.New York :
      Mc Graw-Hill,1990;ISBN 0-07-070384-1.



    Contre-Indications

    1. CARDIOPATHIE SEVERE

    2. MELANOME MALIN

    3. HYPERSENSIBILITE A CETTE SUBSTANCE

    4. ARTERIOSCLEROSE

    5. GROSSESSE

    6. GLAUCOME A ANGLE FERME

    7. ULCERE GASTRODUODENAL EVOLUTIF

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle par voie orale chez l'adulte:
    Dose initiale:
    Deux cent cinquante à trois cent soixante cinq milligrammes par jour en fonction de l'amélioration clinique, qui devient perceptible au bout de 7 jours, puis augmentation tous les 2 jours de cent vingt cinq à deux cent cinquante milligrammes .
    La dose quotidienne doit être répartie de préférence sur cinq prises.

    Dose moyenne effeicace: de trois à quatre grammes par jour.

    Posologie toujours très progressive.
    La prise sera faite de préférence au moment des repas, éviter une alimentation riche en protides.

    La surveillance clinique doit être rigoureuse sur les plans psychique et cardiovasculaires.

    La posologie doit être adaptée à la symptomatologie extrapyramidale et à la survenue éventuelle d'effets secondaires.
    Ne pas associer à la vitamine B6.
    L'association aux inhibiteurs de la dopadécarboxylase permet de réduire considérablement la posologie quotidienne (réduction de 75% de la dose avec la carbidopa.
    En cas d'akinésie de fin de dose, augmenter la fréquence des prises.
    En cas d'akinésie paradoxale, diminuer la posologie de chaque prise.
    Pas d'utilisation chez l'enfant.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 0.75 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION voie rénale

    Absorption
    Résorption rapide par le tube digestif.
    Répartition
    Fixation aux protéines plasmatiques, probablement faible;
    Franchit la barrière hémato-encéphalique;
    Pic plasmatique 1/2 heure à 2 heures après administration.
    Concentration plasmatiqueactive dans la maladie de Parkinson: 4 à 7 microgrammes par ml:
    - Eur J Clin Pharmacol 1990;39:385-389.
    Demi-Vie
    0,75 heures.
    Métabolisme
    Transformée en dopamine au niveau du tube digestif, du foie, des reins, du cerveau par décarboxylation.

    Elimination
    Voie rénale:
    Métabolites sous forme libre: dopamine, acide dihydroxyphénylacétique, acide homovanilique;
    Maximum d'élimination 2 heures après administration: 1/3 de la dose.

    Bibliographie

    - Clin Pharmacol Ther 1970;11:789-801.
    - N Engl J Med 1969;280,7:337-382.
    - Rev Neurol 1970;122:89-102.
    - Drugs 1984;28:236-262.
    - Neurolgy 2000:55 (suppl.4):S2-S7 et S8-S12

    Spécialités

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    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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