HALOPERIDOL

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 11/12/2000
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    4-[4-(4-chlorophényl)-4-hydroxypiperidino]-4'-fluorobutyrophénone

    Ensemble des dénominations

    BAN : HALOPERIDOL
    CAS : 52-86-8
    DCF : HALOPERIDOL
    DCIR : HALOPERIDOL
    USAN : HALOPERIDOL
    code expérimentation : McN-JR-1625
    code expérimentation : R-1625
    dci : halopéridol
    rINN : HALOPERIDOL
    sel ou dérivé : HALOPERIDOL DECANOATE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : HALOPERIDOL
    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. PSYCHOLEPTIQUE (principale certaine)

    2. NEUROLEPTIQUE (principale certaine)

    3. ANTIEMETIQUE (principale certaine)

    4. ADRENOLYTIQUE ALPHA (secondaire certaine)

    5. SUBSTRAT DU CYTOCHROME P450 1A2 (principale certaine)

    6. SUBSTRAT DU CYP1A2 (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Blocage des récepteurs dopaminergiques centraux de type D1 et D2.
      L'activité antipsychotique pourrait venir du blocage des récepteurs dopaminergiques meso-limbiques.
      Les symptomes extrapyramidaux proviendraient du blocage de récepteurs dopaminergiques striataux.
      L'hypersécrétion de prolactine aurait pour origine le blocage de récepteurs dopaminergiques du système tubero-infundibulaire.
      L'activité anti-émétique serait dûe à une action au niveau des chemorécepteurs de la Trigger zone.

    Effets Recherchés

    1. PSYCHOLEPTIQUE (principal)

    2. NEUROLEPTIQUE (principal)

    3. ANTIHALLUCINATOIRE (principal)

    4. ANTIEMETIQUE (accessoire)

    5. ANTALGIQUE (accessoire)
      - J Clin Psychiatry 1979;40,7:323.

    Indications Thérapeutiques

    1. EXCITATION PSYCHOMOTRICE (principale)

    2. PSYCHOSE AIGUE (principale)

    3. ACCES MANIAQUE (principale)

    4. CONFUSION MENTALE (principale)

    5. BOUFFEE DELIRANTE (principale)

    6. DELIRIUM TREMENS (principale)

    7. PSYCHOSE CHRONIQUE (principale)

    8. SCHIZOPHRENIE (principale)

    9. DELIRE CHRONIQUE (principale)

    10. HALLUCINATION (principale)

    11. NAUSEE (principale)

    12. VOMISSEMENT (principale)

    13. TROUBLE NEUROVEGETATIF (principale)

    14. DOULEUR (principale)

    15. MOUVEMENT ANORMAL (principale)

    16. PREMEDICATION ANESTHESIQUE (principale)

    17. SYNDROME DE GILLES DE LA TOURETTE (principale)
      Posologie réduite: 1,5 à 10 mg par jour, car il apparait des effets secondaires chez 60% des sujets, dûs à une plus grande sensibilité à l'halopéridol:
      - Biol Psychiatry 1981;16:79.

    18. DYSKINESIE TARDIVE (secondaire)
      - Drugs and Therapeutics bulletin 1978;16:14.

    19. DOULEUR REBELLE (secondaire)
      - J Clin Psychiatry 1979;40,7:323.

    Effets secondaires

    1. SOMNOLENCE (CERTAIN )

    2. SEDATION (CERTAIN )

    3. INDIFFERENCE (CERTAIN )

    4. SYNDROME EXTRAPYRAMIDAL (CERTAIN )
      La fréquence des syndromes extrapyramidaux est 3 fois plus élevée en cas d'utilisation dans le cadre d'une encéphalopathie HIV :
      - Am J Psychiatry 1991;148:1558-1561.

    5. DYSREGULATION THERMIQUE (CERTAIN )

    6. ASTHENIE (CERTAIN )

    7. DEPRESSION (CERTAIN )

    8. PALEUR (CERTAIN )

    9. FIEVRE (CERTAIN )

    10. INSOMNIE (CERTAIN )

    11. HYPERSUDATION (CERTAIN )

    12. SIALORRHEE (CERTAIN )

    13. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN )

    14. VERTIGE (CERTAIN )

    15. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN )

    16. POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      Prise de poids moyenne de 1 kg à 10 semaines de traitement :
      - Am J Psychiatry 1999;156:1686-1696.

    17. HYPERALGIE (CERTAIN )

    18. PARESTHESIE (CERTAIN )

    19. TACHYCARDIE (CERTAIN )

    20. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (CERTAIN )

    21. PHOTOSENSIBILISATION (CERTAIN )

    22. MONOCYTOSE (CERTAIN )

    23. GALACTORRHEE (CERTAIN TRES RARE)

    24. DYSTONIE AIGUE (CERTAIN )
      A type de torticolis spasmodiques, trismus, crises oculogyres.

    25. DYSKINESIE TARDIVE (CERTAIN RARE)
      Survenant à l'arrêt d'un traitement au long cours :
      - Arch Neurol 1980;37:780.
      Acathisie, un cas lors de la réduction de posologie de l'haloperidol (sel non précisé) :
      - Mov Disord 1994;9:188-192.

    26. SYNDROME MALIN DES NEUROLEPTIQUES (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTE DOSE

      - DICP 1989;23:712-713.
      Un cas après administration unique d'une faible dose (0.5 mg en IM) :
      - Am J Psychiatry 1992;149:844.

    27. IMPUISSANCE (CERTAIN )

    28. FRIGIDITE (CERTAIN )

    29. AMENORRHEE (CERTAIN )

    30. GYNECOMASTIE (CERTAIN )

    31. PROLACTINEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN )

    32. TORSADE DE POINTES (CERTAIN TRES RARE)
      Référence :
      - Ann Intern Med 1993;119:391-394.
      Un cas chez un sujet âgé traité par de faibles doses par voie orale et entraînant un arrêt cardiaque :
      - Arch Intern Med 1997;157:2013-2015.
      Un cas décrit après une faible dose d'halopéridol:
      - Arch Intern med 1997;157:2013-2015.
      -Un cas et revue de la littérature:
      -Ann Pharmacother 1999;33:1046-1050

    33. FIBROSE RETROPERITONEALE (A CONFIRMER )
      Survient lors d'une association avec le buzépide métiodure, elle régresse à l'arrêt du traitement :
      - J Urol Nephrol (Paris) 1978;84:676.
      Autre référence:
      - Am J Psychiatry 1982;139:1524-1525

    34. SECRETION INAPPROPRIEE D'ADH (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Clin Pharmacol Ther 1979;26:442.
      Autre référence :
      - Nouv Presse Med 1981;305:1392.

    35. ICTERE CHOLESTATIQUE CHRONIQUE (A CONFIRMER )
      - Gastroenterology 1982;85:694.

    36. PNEUMONIE INTERSTITIELLE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Gen Hosp Psychiatry 1990;12:341-343.

    37. BRONCHOSPASME (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Can J Psychiatry 1991;36:525-526.

    38. NEUROPATHIE PERIPHERIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas, après survenue d'un syndrome malin :
      - J Neurol Neurosurg Psychiatry 1991;54:378.

    39. RHABDOMYOLYSE (A CONFIRMER )
      Indépendamment du syndrome malin des neuroleptiques (sel d'halopéridol non précisé) :
      - Presse Med 1994;23:1493.

    Précautions d'emploi

    1. SUJET AGE

    2. ANESTHESIE GENERALE

    Contre-Indications

    1. GROSSESSE

    2. INSUFFISANCE RESPIRATOIRE CHRONIQUE

    3. ARTERIOPATHIE CEREBRALE SEVERE

    4. INSUFFISANCE CARDIAQUE SEVERE

    5. SYNDROME PYRAMIDAL

    6. SYNDROME EXTRAPYRAMIDAL

    7. ALLAITEMENT
      - Am J Psych 1980;137:849.

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle par voie orale dans l'utilisation: neuroleptique:
    - chez l'adulte:
    Un à neuf milligrammes par jour.
    - chez l'enfant au-dessus de 5 ans:
    Un demi à quatre milligrammes et demi par jour.
    - chez l'enfant de 2 à 5 ans:
    Un quart de milligramme à un milligramme par jour.

    Chez l'enfant, dose initiale : cinq cents microgrammes par jour en gouttes buvables.

    Dose usuelle par voie orale dans l'emploi comme tranquillisant:
    - chez l'adulte:
    Un milligramme par jour en 3 prises.
    - chez l'enfant de 2 à 5 ans:
    Vingt cinq à cinquante microgrammes par années d'âge et par jour.
    - chez l'enfant de 5 à 15 ans:
    Vingt cinq à soixante quinze microgrammes par années d'âge et par jour.

    La posologie doit toujours être progressive et fractionnée.
    Lors de l'administration de fortes doses, le patient doit être surveillé en milieu hospitalier au début du traitement, et respecter un décubitus strict.
    Diminuer la posologie en cas de survenue d'anorexie, d'insomnie ou de syndrome parkinsonien trop marqué.
    Lors de l'arrêt du traitement, tenir compte du fait que le produit ne s'élimine complètement qu'en 7 à 8 jours.
    L'arrêt du traitement est impératif lorsque s'ébauche l'éventualité d'un syndrome malin des neuroleptiques associant hyperthermie, hypersudation, déshydratation.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - REPARTITION lait

    Répartition
    Les taux sériques actifs sur la schizophrénie pourraient être situés entre 8 et 17 milligrammes par litre, les doses inférieures ou supérieures seraient inactives.
    - Am J Psych 1981;138:365.
    La substance s'accumule dans les cheveux et permettrait de contrôler la compliance au traitement.
    - Ther Drug Monitor 1990;12:582-583.
    Passe dans le lait en faible quantité: cela n'aurait pas d'effet sur le nourrisson.
    - Br Med J 1981;282:1746.

    Bibliographie

    - Clin Pharmacokinet 1989;17:396-423.

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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