AMIODARONE CHLORHYDRATE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 17/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    BUTYL-2[(DIETHYLAMINO-2 ETHOXY)-4 DIIODO-3,5 BENZOYL]-3 BENZOFURANE CHLORHYDRATE

    Ensemble des dénominations

    BANM : AMIODARONE HYDROCHLORIDE
    CAS : 19774-82-4
    DCIMr : CHLORHYDRATE D'AMIODARONE
    autre dénomination : CHLORHYDRATE D'AMIODARONE
    code expérimentation : 5108N
    rINNM : AMIODARONE HYDROCHLORIDE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : AMIODARONE
    Regime : liste I
    Remarque sur le regime : (Passage de la liste II à la liste I - JO 29/07/1999)

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIARYTHMIQUE (principale certaine)

    2. ANTIARYTHMIQUE CLASSE III (principale certaine)

    3. ANTI-ANGOREUX (principale certaine)

    4. CORONARODILATATEUR (principale certaine)

    5. BRADYCARDISANT (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Antiarythmique de classe III (classification de Vaughan-Williams).
      *Réduit l'automatisme sinusal.
      *Ne modifie pas le potentiel membranaire de repos mais diminue l'amplitude du potentiel d'action.
      *Allonge la durée du potentiel d'action (la phase 2 du potentiel d'action est raccourcie par diminution de la conductance calcique mais la phase 3 est très allongée par réduction de la conductance potassique).
      *Allonge la durée de la période réfractaire effective surtout au niveau oreillette.
      *Diminue la conduction intraauriculaire et auriculoventriculaire.
      *Effet antiadrénergique alpha et bêta de type non compétitif.

    Effets Recherchés

    1. ANTIARYTHMIQUE (principal)

    2. ANTIANGOREUX (principal)

    Indications Thérapeutiques

    1. TROUBLE DU RYTHME CARDIAQUE (principale)
      Essentiellement les troubles du rythme supraventriculaires. Prévention et traitement des arythmies du syndrome de Wolff-Parkinson-White.
      Compilation des essais publiés dans le traitement par voie IV des arythmies cardiaques:
      - Ann Intern Med 1997;127:294-303.

    2. TACHYCARDIE SUPRAVENTRICULAIRE (principale)

    3. FIBRILLATION AURICULAIRE (principale)
      Serait plus efficace que le flécaïnide (méta-analyse) :
      - Arch Intern Med 1995;155:1885-1891.
      L'amiodarone serait aussi efficace que la quinidine pour la réduction des fibrillations auriculaires chroniques; à moyen terme, l'amiodarone réduirait plus le risque de récidive que la quinidine (essai randomisé) :
      - Arch Intern Med 1996;156:49-53.
      Confirmation de la supériorité de l'amiodarone sur le sotalol ou la propafénone dans la prévention des récidives :
      - N Engl J Med 2000;342:913-920.
      Efficace dans la préparation à la défibrillation électrique :
      - Eur Heart J 2000;21:66-73.

    4. FIBRILLATION AURICULAIRE(PREVENTION) (principale)
      Chez les malades atteints d'insuffisance cardiaque congestive :
      - Circulation 1998;98:2574-2579.
      Efficace après chirurgie à coeur ouvert :
      - J Am Coll Cardiol 1999;34:343-347.
      - Lancet 2001;357:830-836
      Essai de prévention randomisé. L'amiodarone serait plus efficace que le sotalol ou que la propafénone :
      - N Engl J Med 2000;342:913-920.

    5. TACHYCARDIE VENTRICULAIRE (principale)
      Prévention des récidives :
      - Am J Cardiol 1985;55:372.

    6. TACHYCARDIE VENTRICULAIRE REFRACTAIRE (secondaire)
      Administration par voie intra-veineuse :
      - Am J Cardiol 1989;64:599-603.

    7. FIBRILLATION VENTRICULAIRE (à confirmer)
      Etude randomisée de plus de 500 malades extra-hospitaliers (Voie IV).
      Augmentation certaine mais modérée de la survie des malades ayant subi sans succès au moins 3 chocs électriques :
      - N Engl J Med 1999;341:874-878.

    8. ARRET CARDIAQUE(ADJUVANT) (à confirmer)
      Etude randomisée de plus de 500 malades extra-hospitaliers (voie IV).
      Augmentation certaine mais modérée de la survie des malades ayant subi sans succès au moins 3 chocs électriques :
      - N Engl J Med 1999;341:871-878.

    9. SYNDROME DE WOLFF-PARKINSON-WHITE (principale)
      Prévention et traitement des accès de tachycardie paroxystique par réentrée :
      - Am J Cardiol 1984;54:330.

    10. ANGOR (principale)
      - Rev Médecine 1979;20:29-34.

    11. INTOXICATION PAR LA DIGOXINE (à confirmer)
      - Br Med J 1983;287:392.

    12. MYOCARDIOPATHIE OBSTRUCTIVE (à confirmer)
      Serait plus efficace que le vérapamil :
      - Br Med J 1981;46:193.

    13. INFARCTUS DU MYOCARDE(PREVENTION DES RECIDIVES) (à confirmer)
      L'amiodarone à faible dose dans les suites d'un infarctus du myocarde réduirait le risque de mort subite (méta-analyse positive) :
      - Arch Intern Med 1993;153:2661-2667.

    14. INSUFFISANCE CARDIAQUE CONGESTIVE (secondaire)
      A faible dose, essai randomisé :
      - Am J Med 1994;344:493-498.
      Un essai randomisé multicentrique chez cinq cent seize patients, pour une posologie de 300 milligrammes par jour, montre une réduction de la mortalité de 30 %, indépendante de celle due à des troubles du rythme :
      - Lancet 1994;344:489-490.
      - Lancet 1994;344:493-498.
      L'efficacité sur la survie est contestée :
      - N Engl J Med 1995;333:77-82.
      Les sujets présentant une insuffisance cardiaque sévère et ayant des antécédents de torsade de pointe auraient un risque important de mort subite; 4 sujets sur 8 au cours des 5 premiers mois de traitement :
      - Am J Cardiol 1995;76:499-502.
      Meta analyse des essais randomisés portant sur 6500 malades: l'amiodarone réduirait le risque de troubles du rythme et la mortalité:
      - Lancet 1997;350:1417-1424.

    15. CHIRURGIE CARDIAQUE(ADJUVANT) (à confirmer)
      En cas d'intervention complexe, l'administration préopératoire d'amiodarone réduirait l'incidence de la fibrillation auriculaire post-opératoire et la durée d'hospitalisation ; essai randomisé positif:
      - N Engl J Med 1997;337:1785-1791.

    Effets secondaires

    1. PNEUMONIE (CERTAIN )
      - Am J Med 1989;86:4-10.
      Trois cas après 6 à 12 mois de traitement :
      - Aust New Zeal J Med 1992;22:14-18.
      Un cas rapporté de pneumopathie nécrosante associée à l'apparition d'un diabète :
      - Am J Med 1984;76:935.
      Un cas avec hémoptysie chez un sujet âgé, après 2 mois de traitement :
      - Chest 1994;105:305-306.

    2. TOXICITE PULMONAIRE (CERTAIN )
      Méthode de prévention :
      - Am J Med 1989;86:4-10.
      Références :
      - JAMA 1992;268:3432-3433.
      - BMJ 1997;314:619-620.

    3. FIBROSE PULMONAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      - Eur J Clin Pharmacol 1983;24:591.
      - Presse Med 1983;2:2747.
      - Med Letter (France) 1986;8:61-62.

    4. PNEUMONIE INTERSTITIELLE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      TRAITEMENT PROLONGE

      Se traduisant par une alvéolite. Nécessite l'arrêt du médicament :
      Un cas, revue générale :
      - Poumon Coeur 1983;39:263-268.
      Deux cas :
      - Arch Mal Coeur Vaiss 1985;78:261-265.
      - Chest 1985,88:143-145
      Deux cas, revue générale :
      - Mayo Clin Proc 1985;60:601-603.
      Trois cas :
      - Ann Cardiol Angéiol 1987;36:307-312.
      - Am J Med 1989;86:4-10.
      Trente-trois cas :
      - Circulation 1990;82:51-59.
      Vingt deux cas décrits, régression fréquente mais inconstante après arrêt du traitement et corticothérapie initiale éventuelle :
      - Therapie 1994;49:421-424.
      Un cas, après trois semaines de traitement à faible dose (deux cents milligrammes par jour) :
      - Respir Med 1995;89:233-235.
      Un cas, chez un patient traité par à faible dose :
      - Respir Med 1996;90:119.
      Autres références :
      - N Engl J Med 1997;316:455-466.
      - Med Hyg 1998;56:2332-2335.
      Un cas apparu 2 mois après l'arrêt du traitement :
      - Presse Med 1999;28:2040.

    5. INSUFFISANCE RESPIRATOIRE (CERTAIN )
      Décelée uniquement par les épreuves fonctionnelles respiratoires :
      - Am J Med 1989;86:4-10.

    6. BRONCHIOLITE OBLITERANTE (CERTAIN )
      Deux cas chez des sujets âgés traités à 200 mg/j pendant 8 et 11 mois :
      - Clin Cardiol 1997;20:300-302.

    7. THROMBOPHLEBITE LOCALE (CERTAIN TRES RARE)
      Eviter l'utilisation de solutions à des concentrations supérieures à trois milligrammes par millilitre :
      - Clin Pharm 1987;6:364-367.

    8. ASTHENIE (CERTAIN RARE)

    9. BRADYCARDIE (CERTAIN FREQUENT)
      En général bien supportée, elle ne nécessite une réduction des doses que si elle est inférieure à 40 battements par minutes ou si elle est liée à un bloc.

    10. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

      En règle modérée et transitoire.

    11. BLOC SINOAURICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Décrit chez des malades digitalisés et / ou avec des troubles conductifs préexistants :
      - Coeur Med Int 1975;14:439.
      Et après choc électrique :
      - J Am Coll Cardiol 1984;4:192.

    12. BLOC AURICULOVENTRICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Secondaire à des troubles de conduction infra-hissiens. Régressif à l'arrêt du traitement :
      - Presse Med 1977;6:196.
      - J Am Coll Cardiol 1984;4:192.

    13. TORSADE DE POINTES (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      HYPOKALIEMIE
      ASSOCIATION AUX ANTIARYTHMIQUES

      Suivi à long terme chez des malades ayant eu des épisodes préalables d'origine iatrogène. Le risque de récidive semble faible :
      - Ann Intern Med 1989;11:549-550 et 574-580.
      La fréquence serait supérieure chez les femmes à celle observée chez les hommes :
      - JAMA 1993;270:2590-2597.

    14. ELECTROCARDIOGRAMME(ANOMALIE) (CERTAIN FREQUENT)
      Quasi constantes, certaines modifications témoignent de l'imprégnation médicamenteuse : allongement de l'intervalle QT avec onde T en bibosse ou inversée :
      - Am Heart J 1986;112:1094-1095.

    15. QT(ALLONGEMENT) (CERTAIN FREQUENT)
      - Am J Cardiol 1983;52:1361.

    16. FIBRILLATION VENTRICULAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas immédiatement après une injection intraveineuse en vue du traitement d'une fibrillation auriculaire associée à un syndrome de Wolf Parkinson White :
      - Am Heart J 1996;131:1214-1216.

    17. MORT SUBITE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      INSUFFISANCE CARDIAQUE SEVERE

      Chez des sujets traités pour tachycardie ventriculaire réfractaire, le risque de mort subite est accru lorsque la fraction d'éjection du VG est inférieure à 0.4 :
      - Am J Cardiol 1993;71:823-826.
      Les sujets présentant une insuffisance cardiaque sévère et ayant des antécédents de torsade de pointe auraient un risque important de mort subite; 4 sujets sur 8 au cours des 5 premiers mois de traitement :
      - Am J Cardiol 1995;76:499-502.

    18. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN RARE)

    19. PHOTOSENSIBILISATION (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Peut être suivie d'une pigmentation cutanée :
      - Br Med J 1982;285:341.

    20. COLORATION DE LA PEAU (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      TRAITEMENT PROLONGE

      Pigmentation gris-bleue, siégeant au niveau des parties découvertes (visage, dos des mains), elle régresse très lentement à l'arrêt du traitement.
      Un cas de pigmentation bleu-gris de la face et des bras après 10 mois de traitement :
      - Clin Cardiol 1996;19:592-594.
      Un cas de pigmentation gris-bleue de la peau au niveau des zones exposées au soleil :
      - Ann Pharmacother 2000;34:1075.

    21. ALOPECIE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas décrit, trois autres cas connus :
      - Postgrad Med J 1992;68:771.
      Un cas décrit, plusieurs cas cités, réversible à l'arrêt du traitement :
      - Arch Intern Med 1995;155:1106.

    22. DYSGUEUSIE (CERTAIN RARE)
      Goût métallique, salé ou amer.

    23. ANOREXIE (CERTAIN RARE)

    24. NAUSEE (CERTAIN RARE)

    25. VOMISSEMENT (CERTAIN RARE)

    26. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN RARE)
      A type de brûlure.

    27. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN RARE)

    28. DIARRHEE (CERTAIN RARE)

    29. CONSTIPATION (CERTAIN RARE)

    30. DYSTHYROIDIE (CERTAIN )

    31. HYPOTHYROIDIE (CERTAIN RARE)
      Souvent asymptomatique, correspond à un bloc de l'hormonogénèse par surcharge iodée avec association, au plan biologique, d'un abaissement de T3 T4 et une TSH élevée. Plus rarement, se manifeste par un goitre ou un myxoedème. Révèle le plus souvent une anomalie thyroïdienne latente.
      Huit cas de régression lente à l'arrêt du médicament dont elle nécessite l'arrêt définitif :
      - Arch Intern Med 1985;145:1016-1019.
      Revue générale :
      - Clin Chem 1989;35:1882-1887.
      - Am J Med 1991;91:507-511.
      7 cas de thyréotoxicose suivis d'hypothyroïdie attribué à une destruction de la thyroïde :
      - Arch Intern Med 1993;153:886-892.
      Autres références :
      - Presse Med 1995;24:1747-1751.
      - N Engl J Med 1995;133:1688-1694.
      - Ann Intern Med 1997;126:63-73.
      Les troubles thyroïdiens surviendraient chez 36 % des patients traités 6 mois ou plus. Les proportions d'hypothyroïdies et d'hyperthyroïdies sont voisines. Les troubles seraient plus fréquents chez la femme :
      - Circulation 1999 ; 100 : 149-154.

    32. HYPERTHYROIDIE (CERTAIN TRES RARE)
      Peuvent se voir :
      - soit maladie de Basedow vraie déclanchée par amiodarone,
      - soit hyperthyroïdie sur goitre ancien,
      - soit hyperthyroïdie induite par l'iode.
      Tableau clinique souvent fruste, limité à un amaigrissement, une tachycardie. Quelques observations de thyrotoxicose grave avec cardiothyréose :
      - Ann Med Intern 1983;134:1-31.
      Quatre cas de thyrotoxicose dont deux d'issue fatale, en l'absence d'antécédent thyroïdien :
      - Eur Heart J 1992;13:129-132.
      Revue :
      - Clin Chem 1989;35:1882-1887.
      - Am J Med 1991;91:507-511.
      Hyperthyroïdie résistante aux anti-thyroïdiens de synthèse :
      - Sem Hop Paris 1992;68:325-330.
      Autres références :
      - Presse Med 1995;24:1747-1751.
      - N Engl J Med 1995;333:1688-1694.
      - Ann Intern Med 1997;126:63-73.
      Les troubles thyroïdiens surviendraient chez 36 % des patients traités 6 mois ou plus. Les proportions d'hypothyroïdies et d'hyperthyroïdies sont voisines. Les troubles seraient plus fréquents chez la femme :
      - Circulation 1999 ; 100 : 149-154.

    33. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      FORTES DOSES

      - Am Heart J 1981;101:480.
      - Gastroenterology 1984;86:926-936.
      Altérations histologiques simulant une hépatite alcoolique :
      - N Engl J Med 1984;311:167.

    34. TROUBLE DU SOMMEIL (CERTAIN RARE)

    35. CAUCHEMAR (CERTAIN RARE)
      - Am Heart J 1983;106:916-923.

    36. CEPHALEE (CERTAIN RARE)

    37. ATAXIE (CERTAIN RARE)

    38. PARESTHESIE (CERTAIN RARE)

    39. MYOPATHIE PROXIMALE (CERTAIN TRES RARE)

    40. TREMBLEMENT (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      FORTES DOSES

      Régressif à l'arrêt du traitement :
      - Am Heart J 1983;106:916.
      - Neurology 1984;34:669.

    41. VERTIGE (CERTAIN RARE)

    42. POLYRADICULONEVRITE (CERTAIN TRES RARE)
      Polyradiculonévrite sensitivomotrice avec démyélinisation des fibres de gros et de petit calibre. Régression inconstante à l'arrêt du traitement :
      - Neurology 1983;33:643.
      - J Neurol Sci 1984;63:251.
      - Rev Med Interne 1985;6:303-306.
      Deux cas :
      - J Neurol Neurosurg Psych 1985;48:576-578.

    43. DEPOT CORNEEN (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      TRAITEMENT PROLONGE

      Dépots cornéens épithéliaux de lipofuschine, le plus souvent asymptomatiques, visibles lors d'un examen à la lampe à fente. Seule la présence de signes fonctionnels (halo coloré, éblouissements) nécessite l'arrêt du médicament. Régression complète à l'arrêt :
      - Arch Ophtalmol 1981;91:257-261.

    44. CATARACTE (CERTAIN )

    45. EPIDIDYMITE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Pourrait être due à une accumulation dans les testicules :
      - Lancet 1984;2:1211.
      Six cas :
      - J Urol 1985;133:971-972.
      - Prescrire 1988;8:16.
      Un cas rapporté, huit cas signalés à la pharmacovigilance britannique :
      - Br Med J 1988;296:19-20.
      2 cas chez des adolescents, s'observerait chez 10% des adultes :
      - J Urol 1998;160:515-517.
      Un cas lentement réversible à l'arrêt, 14 autres ont été rapportés :
      - J Urol 1999;161:921.
      Vingt cas rapportés, régression parfois lente à l'arrêt du traitement :
      - Rev Prescr 2000;20:676-677.

    46. GYNECOMASTIE (CERTAIN TRES RARE)
      - N Engl J Med 1986;315:1553.

    47. TROUBLE SEXUEL (CERTAIN TRES RARE)
      Chez l'homme. Augmentation des concentrations de FSH et LH :
      - J Am Coll Cardiol 1991;18:1328-1332.

    48. HEPATITE FULMINANTE (CERTAIN TRES RARE)
      Cinq cas mortels :
      - Br J Med 1990;44:60-61.

    49. HEPATITE CYTOLYTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas d'hépatite cytolytique aiguë lors d'une administration IV, avec encéphalopathie. Quatre autres cas seraient décrits après administration IV :
      - J Clin Gastroenterol 1992;15:271-273.
      Un cas associant hépatite cytolytique et insuffisance rénale aiguë. Serait attribuable à l'excipient (polysorbate 80) de la forme IV :
      - Gut 1993;34:565-566.

    50. HEPATITE MIXTE (CERTAIN )
      Un cas fatal chez un sujet traité depuis 14 mois :
      - Ann Pharmacother 1995;29:582-586.

    51. HEPATITE AIGUE (A CONFIRMER )
      Un cas après administration veineuse chez un alcoolique. L'excipient (polysorbate 80) pourrait en être la cause :
      - Heart 1997;77:583-584.
      Un cas en absence de surdosage, probablement de nature immuno-allergique:
      - Int J Clin Pharmacol Ther 1998;36:350-352.

    52. HEPATITE CHOLESTATIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit de cholestase intrahépatique survenant après l'arrêt du traitement par l'amiodarone:
      - Arch Pathol Lab Med 1999;123:251-256.

    53. CIRRHOSE MICRONODULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Cirrhose micronodulaire avec présence de corps de Mallory :
      - Gastroenterol Clin Biol 1985;9:276.
      - Ann Intern Med 1985;102:411-412.
      - N Engl J Med 1986;314:318.
      Un nouveau cas mortel :
      - Ann Pharmacother 1995;29:582-586.

    54. SYNDROME DE LYELL (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Arch Dermatol 1985;121:838.

    55. TACHYCARDIE VENTRICULAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Ann Intern Med 1982;97:561.

    56. ARRET CARDIAQUE (A CONFIRMER )
      Un cas signalé, en l'absence d'association avec la digoxine :
      - BMJ 1982;285:1047.

    57. APLASIE MEDULLAIRE (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1982;284:1303.

    58. ANEMIE APLASTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un sujet âgé :
      - Acta Haematol 1992;87:213.

    59. GLYCEMIE(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1984;288:285.

    60. HYPERTRIGLYCERIDEMIE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Arch Intern Med 1995;155:1912.
      Autre référence :
      - Br Med J 1984;288:285.

    61. HYPERCHOLESTEROLEMIE (A CONFIRMER )
      Observée après un intervalle de temps de 3 à 24 mois de traitement :
      - Am J Cardiol 1991;68:259-261.
      Un cas :
      - Arch Intern Med 1995;155:1912.

    62. CALCEMIE(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1987;294:776.

    63. HYPERTENSION INTRACRANIENNE (CERTAIN )
      Deux cas rapportés après injection intraveineuse. Le solvant a été incriminé :
      - Crit Care Med 1985;13:688-689.
      Un cas, rapidement réversible à l'arrêt du traitement :
      - Cardiology 1996;87:90.

    64. VASCULARITE (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1985;291:940.
      Un cas, avec lésions cutanées ulcérées :
      - Ann Pharmacother 1994;28:537.
      Un cas, après neuf jours de traitement, avec lésions cutanées au niveau des jambes :
      - Clin Exp Dermatol 1994;19:422-424.

    65. DELIRE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Ann Intern Med 1988;108:68-69.
      Un cas après quelques cas de traitement :
      - Am J Psychiatry 1999 ; 156 : 1119.

    66. DEPRESSION (A CONFIRMER )
      Un cas réversible à l'arrêt:
      - Br J Psych 1999;174:366-367.

    67. NEVRITE OPTIQUE (CERTAIN )
      - Mayo Clin Proc 1987;62:702-717
      Un cas de névrite optique bilatérale après 16 mois de traitement :
      - Ann Med Interne 1992;143:349-351.

    68. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (A CONFIRMER )
      Un cas associant hépatite cytolytique et insuffisance rénale aiguë. Serait attribuable à l'excipient (polysorbate 80) de la forme IV :
      - Gut 1993;34:565-566.

    69. PANCREATITE AIGUE (A CONFIRMER )
      Un cas après 4 jours de traitement (positif lors d'une tentative de réintroduction) :
      - Lancet 1997;350:1300.

    70. GRANULOME INFLAMMATOIRE (A CONFIRMER )
      2 cas de granulomes de la moëlle osseuse:
      - Ann Pharmacother 1998;32:60-62.

    71. RHABDOMYOLYSE (A CONFIRMER )
      Un cas au cours d'un traitement à forte dose :
      - Jpn Circ J 1998;62:305-308.

    72. NATREMIE(DIMINUTION) (A CONFIRMER )
      Un cas décrit :
      - Arch Intern Med 1999;159:2599-2600.

    Effets sur la descendance

    1. DYSTHYROIDIE
      Un cas d'hypotrophie avec goitre chez un enfant de mère traitée de la treizième semaine à la fin de la grossesse :
      - Acta Ped Scand 1988;13:36-39.
      Troubles thyroïdiens (hypo ou hyperthyroïdie), chez 9 % des enfants de mère traitées selon une enquête canadienne :
      - Am J Obstet Gynecol 1995;172:1307-1311.

    2. PREMATURITE
      Risque de prématurité :
      - Am Heart J 1991;122:1162-1166.

    3. TOXICITE FOETALE
      Un cas d'anomalie cardiaque grave chez un enfant de mère traitée au cours du premier trimestre de la grossesse. Conduit les auteurs à proscrire son utilisation en attendant d'autres informations :
      - Am J Cardiol 1994;73:316-317.

    Précautions d'emploi

    1. ALLAITEMENT
      Passe dans le lait. Risque d'effets indésirables chez le nouveau-né:
      - N Engl J Med 2000;343:118-126

    2. EXPOSITION AU SOLEIL
      A EVITER

    3. TRAITEMENT DIGITALIQUE
      L'AMIODARONE PEUT ENTRAINER UNE BRADYCARDIE EXCESSIVE.

    4. SUJET AGE
      L'AMIODARONE PEUT ENTRAINER UNE BRADYCARDIE EXCESSIVE.

    5. INSUFFISANCE CARDIAQUE SEVERE
      Les sujets présentant une insuffisance cardiaque sévère et ayant des antécédents de torsade de pointe auraient un risque important de mort subite; 4 sujets sur 8 au cours des 5 premiers mois de traitement :
      - Am J Cardiol 1995;76:499-502.

    Contre-Indications

    1. BRADYCARDIE
      Sinusale, ou extrasinusale, en l'absence d'implantation d'un pace-maker.

    2. BLOC AURICULOVENTRICULAIRE DE HAUT DEGRE

    3. BLOC SINO-AURICULAIRE

    4. ALLONGEMENT DE L'ESPACE QT
      Allongement important.

    5. DYSTHYROIDIE
      Antécédents de pathologie thyroïdienne.

    6. GROSSESSE
      Afin d'éviter toute incidence thyroïdienne foetale. Risque de goitre avec ou sans hypothyroïdie par surcharge iodée :
      - Prescrire 1991;110:423-429.

    7. ALLERGIE A L'IODE

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE
    - 2 - INTRAVEINEUSE
    - 3 - INTRAVEINEUSE(EN PERFUSION)

    Posologie et mode d'administration

    Posologie usuelle chez l'adulte.

    - voie orale. Traitement d'attaque :
    Quatre cents à huit cents milligrammes par jour pendant huit jours au maximum.
    - voie orale. Traitement d'entretien :
    Deux cents à quatre cents milligrammes par jour, cinq jours sur sept, ou vingt jours par mois.

    - voie intra-veineuse. Traitement d'attaque :
    En USI, sous scope. Cinq milligrammes par kilo en trente secondes à cinq minutes.
    En cas d'insuccès, renouveller quinze minutes plus tard : cent cinquante milligrammes par voie intra-veineuse.
    Doses plus faibles en cas d'insuffisance ventriculaire gauche : trois à quatre milligrammes par kilo.
    Pour réduire le risque de thrombophlébite locale, éviter l'utilisation de solutions à des concentrations supérieures à trois milligrammes par millilitre :
    - Clin Pharm 1987;6:364-367.
    - voie intra-veineuse. Traitement d'entretien (prophylaxie des récidives) :
    Perfusion de six cents à mille deux cents milligrammes par jour.

    Surveillance :
    - clinique (cardiaque, cutanée, thyroïdienne, ophtalmologique) tous les six mois en cas de traitement par des doses élevées.
    - électrocardiographique.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 150 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION voie rénale
    - 3 - ELIMINATION voie fécale

    Absorption
    Biodisponibilité par voie orale voisine de 65%.
    Taux plasmatique maximal variable d'un sujet à l'autre, de 3,1 à 14,2 microgrammes/ml, 5h après une dose orale de 1500 à 1800 mg.
    Corrélation linéaire entre taux plasmatique et taux myocardique.
    Répartition
    Diffusion dans les tissus de l'organisme à des concentrations supérieures aux concentrations plasmatiques.
    Diffuse particulièrement dans les tissus adipeux, myocardiques et musculaire, mais aussi dans la thyroïde et la cornée.
    L'accumulation de l'amiodarone et de la desmethylamiodarone dans les tissus est liée à la dose et à la durée du traitement.
    Fixation importante aux protéines plasmatiques.
    La concentration sérique active sur les arythmies serait supérieure à 1mg/l.
    La fréquence des effets secondaires augmente lors de concentrations supérirues à 2,5 mg/l.
    L'allongement de l'intervalle QT ne permet pas de préjuger de la concentration plasmatique.
    Il existe une importante variabilité interindividuelle du rapport concentration plasmatique/concetration erythrocytaire.
    Demi-Vie
    150 h.
    5 à 7 jours.(150.00)
    7,5 h plus ou moins 5 h après une seule prise.
    29 plus ou moins 19 jours durant un traitement chronique; variable d'un sujet à l'autre.
    Métabolisme
    Deshalogénation dans les tissus.
    Elimination
    Voie rénale:
    une partie de l'iode se retrouve sous forme d'iodure dans les urines.
    Voie fécale:
    Elimination lente sous forme de métabolites halogénés ou non.
    A l'arrêt du traitement, l'élimination peut se prolonger 6 à 7 mois.

    Bibliographie

    - N Engl J Med 1987;316:455-465.
    - Drugs 1988;36:121-131.
    - Drugs 1991;41,Suppl2:1-80.
    - Drugs 1992;43:69-110.
    - Ann Cardiol Angeiol 1985;34:269-275. (Effets secondaires)
    - X Reactions 1984;98:11-12. (Effets secondaires)
    - Prog Cardiovasc Dis 1989;31:393-426. (Effets secondaires)
    - Med Tox Adv Drug Exp 1989;4:246-253. (Effets secondaires)
    - DICP Ann Pharmacother 1990;24:1001-1006. (Effets secondaires)
    - Clin Pharmacokin 1989;17:130-140. (Pharmacocinétique)
    - Eur J Clin Pharmacol 1985;29:417-423. (Pharmacocinétique)
    - X Reactions 1984;98:10-11. (Interactions)
    - Drug Saf 1993;9:450-452. (Effets secondaires, toxicologie)
    - Ann Intern Med 1995;122:689-700.
    - Cardiovasc Res 1997;35:13-29.
    - Ann Intern Med 1997;127:294-303.
    - Arch Intern Med 2000:160:1741-1748. (Recommandations pratiques)

    Spécialités

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