ALFENTANIL CHLORHYDRATE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 28/6/2000
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    N-[1-[2-(4-éthyl-5-oxo-2-tétrazolin-1-yl)éthyl]-4-(méthoxyméthyl)-4-pipéridyl]propionanilide

    Ensemble des dénominations

    BANM : ALFENTANIL HYDROCHLORIDE
    CAS : 69049-06-5 (chlorhydrate d'alfentanil anhydre)
    CAS : 70879-28-6 (chlorhydrate d'alfentanil monohydrate)
    DCIMr : CHLORHYDRATE D'ALFENTANIL
    USAN : ALFENTANIL HYDROCHLORIDE
    autre dénomination : CHLORHYDRATE D'ALFENTANIL
    code expérimentation : R-39209
    rINNM : ALFENTANIL HYDROCHLORIDE
    sel ou dérivé : FENTANYL CITRATE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : ALFENTANIL
    Regime : stupéfiants
    Remarque sur le regime : JO 07/06/90

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANALGESIQUE (principale certaine)

    2. ANALGESIQUE CENTRAL (principale certaine)

    3. MORPHINIQUE (principale certaine)

    4. SEDATIF (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Analgésique plus puissant que la morphine, très liposoluble, de durée d'action ultra-courte (plus courte que celle du fentanyl.)
      Cette activité est liée à une affinité et à une accessibilité élevée aux récepteurs morphiniques centraux de type mû.

    Effets Recherchés

    1. ANALGESIQUE (principal)

    2. ANESTHESIQUE GENERAL

    Indications Thérapeutiques

    1. ANESTHESIE GENERALE (principale)
      En raison de ses propriétés analgésiques puissantes.

    Effets secondaires

    1. HYPERSUDATION (CERTAIN RARE)

    2. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN FREQUENT)
      Modérée le plus souvent., elle se voit également par voie épidurale.

    3. BRADYCARDIE (CERTAIN RARE)
      A été décrite par voie épidurale, par stimulation vagale légère le plus souvent.

    4. PRURIT (CERTAIN RARE)
      Prurit nasal en cas d'administration épidurale.

    5. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
      A type de rash, par hypersensibilité :
      - Anesthesia 1988;43:887-888.

    6. NAUSEE (CERTAIN RARE)

    7. VOMISSEMENT (CERTAIN RARE)
      Apparaîtraient avec une fréquence supérieure lors de l'utilisation de l'alfentanil en perfusion, comparativement à une administration en bolus (6/20) :
      - Anesth Analgesia 1992;75:558-560.

    8. SPASME DU SPHINCTER D'ODDI (CERTAIN RARE)
      Avec hyperpression des tractus biliaire et pancréatique.

    9. RIGIDITE MUSCULAIRE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      VOIE INTRAVEINEUSE RAPIDE

      Par effet central, rigidité touchant en particulier les muscles respiratoires, ce qui rend difficile l'assistance respiratoire. Rigidité diminuée par les curares.
      Quatre cas, associés à des myoclonies, sur 20 nouveaux-nés traités :
      - Anesthesia Analgesia 1992;75:252-257.

    10. SOMNOLENCE (CERTAIN FREQUENT)

    11. VERTIGE (CERTAIN RARE)

    12. EUPHORIE (CERTAIN RARE)

    13. DELIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas rapporté, après une injection intraveineuse :
      - Anesthesiology 1980;53:168.

    14. HALLUCINATION (CERTAIN TRES RARE)
      Postopératoires.

    15. MYOSIS (CERTAIN FREQUENT)

    16. FLOU VISUEL (CERTAIN RARE)

    17. DEPRESSION RESPIRATOIRE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      NOURRISSON
      FORTES DOSES
      INSUFFISANCE RESPIRATOIRE

      Elle est proportionnelle à la dose et peut aller jusqu'à l'apnée. Elle dure plus longtemps que l'analgésie. De mécanisme central, elle est antagonisée par la naloxone. L'assistance respiratoire peut être rendue difficile par l'existence fréquente d'une rigidité des muscles respiratoires.
      Cette manifestation est également décrite par voie épidurale.

    18. APNEE (CERTAIN )

    19. BRONCHOCONSTRICTION (CERTAIN RARE)
      Un cas par réaction d'hypersensibilité :
      - Anesthesia 1988;43:887-888.

    20. LARYNGOSPASME (CERTAIN RARE)

    21. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas de bronchospasme associé à un rash cutané :
      - Anesthesia 1988;43:887-888.

    22. CRISE CONVULSIVE (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté de crises convulsives généralisées :
      - Anesthesiology 1983;59:79.
      Autre publication :
      - Anesthesia and Analgesia 1989;68:692-693.
      Un cas dans un traitement associant le propofol :
      - Anesthesia 1989;44:532-533.

    Effets sur la descendance

    1. INFORMATION MANQUANTE DANS L'ESPECE HUMAINE

    2. TOXICITE NEONATALE
      En cas d'usage obstétrical, risque de détresse respiratoire chez le nouveau-né.

    Pharmaco-Dépendance

    1. RISQUE MAJEUR
      Risque majeur de dépendance, pouvant apparaître à doses thérapeutiques, surtout en cas d'utilisation parentérale.
      - JAMA 1974;230:1440.
      - Bulletin de l'OMS 1970;Suppl 43:Dependence liability of non narcotic drugs.
      - Comité OMS d'experts de la pharmacodépendance 1970;OMS.

    Précautions d'emploi

    1. INSUFFISANCE RESPIRATOIRE

    2. BRONCHOPNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE

    3. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE SEVERE

    4. SUJET AGE

    5. TRAUMATISME CRANIEN

    6. HYPERTENSION INTRACRANIENNE

    7. MYASTHENIE

    8. SPORTIFS
      Substance interdite :
      - Journal Officiel du 7 Mars 2000.

    Contre-Indications

    1. GROSSESSE
      Information manquante.

    2. ALLAITEMENT
      Information manquante.

    3. ACCOUCHEMENT
      Risque de dépression respiratoire chez le nouveau-né.

    4. HYPERSENSIBILITE
      Hypersensibilité connue aux morphiniques.

    Voies d'administration

    - 1 - INTRAVEINEUSE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle par voie intraveineuse chez l'adulte:
    Débuter par une injection intraveineuse rapide de cinq à onze microgrammes par kg chez des sujets non ventilés, ou par vingt à cent microgrammes par kg chez des sujets ventilés, puis entretenir par une perfusion de un demi à deux et demi microgrammes par kilo et par mn.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 1.50 heure(s)

    Absorption
    Administration par voie IV.
    Répartition
    Liaison aux protéines plasmatiques:85 à 90%.
    Chez les sujets âgés, les volumes de distribution sont identiques, mais la demi-vie est prolongée, justifiant une diminution des doses administrées.
    - Clin Pharmacol Ther 1984;36:239.
    Demi-Vie
    1 à 2 heures.
    Allongée en cas de cirrhose ou de prise de cimétidine.
    - Anesthesiology 1985;62:480-484.
    Ne semble pas modifiée chez l'insuffisant rénal.
    - Eur J Clin Pharmacol 1986;30:245-247.

    Bibliographie

    - Clin Pharmacokinet 1988;15:216-226. (PHARMACOCINETIQUE)
    - Inpharma 1983;411:19. (BIBLIOGRAPHIE)*
    - Inpharma 1983;412:19. (BIBLIOGRAPHIE)*
    - Anest Analg 1994;78:231-239. (PHARMACOCINETIQUE)*

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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