VERAPAMIL CHLORHYDRATE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 4/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    chlorhydrate de 5-[(3,4-diméthoxyphénéthyl)méthylamino]-2-(3,4-diméthoxyphényl)-2 isopropylvaleronitrile

    Ensemble des dénominations

    BANM : VERAPAMIL HYDROCHLORIDE
    CAS : 152-11-4
    DCIMr : CHLORHYDRATE DE VERAPAMIL
    USAN : VERAPAMIL HYDROCHLORIDE
    autre dénomination : CHLORHYDRATE DE VERAPAMIL
    autre dénomination : IPROVERATRIL CHLORHYDRATE
    rINNM : VERAPAMIL HYDROCHLORIDE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : VERAPAMIL
    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. INHIBITEUR CALCIQUE (principale certaine)

    2. CORONARODILATATEUR (principale certaine)

    3. ANTI-ANGOREUX (principale certaine)

    4. ANTIARYTHMIQUE (principale certaine)
      A l'étage supraventriculaire.

    5. VASODILATATEUR PERIPHERIQUE (secondaire certaine)
      Artériolaire.

    6. ANTIHYPERTENSEUR (secondaire certaine)
      Exerce une activité natriurétique qui potentialiserait l'activité antihypertensive lors de régime riche en sodium :
      - Clin Pharmacol Ther 1988;44:400-407.

    7. ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (secondaire certaine)
      - Br J Clin Pharmacol 1985;20:191-196.
      - Circulation 1994;89:630-634.

    8. SUBSTRAT DU CYTOCHROME P 450 3A4 (principale certaine)

    9. SUBSTRAT DU CYP 3A4 (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      L'inhibition du courant entrant calcique au niveau des canaux calciques voltage dépendant type L est responsable des différents effets :
      *relaxation des fibres musculaires lisses vasculaires entraînant une baisse des résistances vasculaires périphériques et coronaires.
      Baisse tensionnelle modérée.
      * diminution de l'automatisme du noeud sinusal et du noeud auriculo-ventriculaire
      *diminution de la vitesse de conduction auriculo-ventriculaire, notamment allongement de AH, HV n'étant touché qu'à dose sub-toxique.
      * existence d'une activité inotrope négative intrinsèque, mais en grande partie compensée par l'inactivation sympathique réflexe à la réduction des résistances périphériques.
      *amélioration chez l'insuffisant coronaire du volume d'éjection ventriculaire probablement par une réduction de la post-charge. :
      - Circulation 1979;59:313.
      * possèderait une activité antagoniste dopaminergique qui pourrait être à l'origine d'une activité antipsychotique :
      - DICP 1990;24,838-840.
      * action antagoniste sur les récepteurs bêta adrénergiques et alpha adrénergiques dans le myocarde et les récepteurs périphériques.
      * diminution de l'affinité de ces récepteurs pour les agonistes endogènes :
      - Circulation 1985;72:547-554.
      - Circ Res 1983;52:226-231.

    2. secondaire
      L'activité antiagrégante pourrait provenir en partie d'un antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques alpha 2 plaquettaires et en partie à l'inhibition de la phosphodiestérase :
      - Br J Clin Pharmacol 1985;20:191-196.

    Effets Recherchés

    1. ANTIANGOREUX (principal)

    2. CORONARODILATATEUR (principal)

    3. ANTIARYTHMISANT (principal)

    4. ANTIHYPERTENSEUR (principal)
      Exerce une activité natriurétique qui potentialiserait l'activité antihypertensive lors de régime riche en sodium :
      - Clin Pharmacol Ther 1988;44:400-407.

    5. ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (accessoire)
      Etude chez 18 sujets coronariens :
      - Circulation 1994;89:630-634.

    Indications Thérapeutiques

    1. TACHYCARDIE PAROXYSTIQUE SUPRAVENTRICULAIRE (principale)
      Surtout nodale, jonctionnelle :
      - Circulation 1982;66:504.
      Traitement des accés (voie intraveineuse) et préventions des rechutes (voie orale).

    2. ANGOR (principale)

    3. ANGOR(TRAITEMENT DE FOND) (principale)
      Toutes les formes, surtout angor spontané ou angor instable, ou associé à une bronchopneumopathie obstructive :
      - Circulation 1982;66:560.
      Angor d'effort :
      - J Cardiovasc Pharmacol 1984;6:423.

    4. ANGOR DE PRINZMETAL (principale)
      - N Engl J Med 1981;304:862.
      - Am J Cardiol 1981;47:1295.
      - Postgrad Med J 1983;59,Suppl3:26.

    5. HYPERTENSION ARTERIELLE (principale)
      Préférable aux bêtabloquants lors des artériopathies périphériques ou des bronchopneumopathies obstructives associées :
      - Am Heart J 1984;108:554.
      Pour des doses de cent soixante à trois cent vingt milligrammes par voie orale en 2 prises, l'activité hypotensive apparaît pour des taux plasmatiques supérieurs à quatre-vingts nanogrammes/ml :
      - Arch Intern Med 1986;146:561-565.
      - JAMA 1986;256:2214-2221.
      - Clin Pharmacol Ther 1987;42:485-492.
      - Therapie 1987;42:205-211.
      Indication discutée. Pourrait, à fortes doses, augmenter la fréquence des infarctus du myocarde:
      -JAMA 1995;274:620-625.

    6. FIBRILLATION AURICULAIRE (secondaire)
      En particulier traitement des fibrillations réfractaires aux bêtabloquants et digoxine chez des sujets hyperthyroïdiens :
      - Br Med J 1987;294:1384.

    7. FLUTTER AURICULAIRE (secondaire)
      Paroxystique ou chronique, à rythme rapide.
      Réduction de la fréquence ventriculaire survenant dans 90 % des cas, possibilité de retour au rythme sinusal dans 20 à 30% des cas.

    8. CRISE HYPERTENSIVE (secondaire)
      - Can Med Assoc J 1983;128:911.

    9. TACHYCARDIE AURICULAIRE MULTIFOCALE (secondaire)
      - N Engl J Med 1985;312:21.

    10. MIGRAINE (secondaire)
      Traitement de fond

    11. MIGRAINE(TRAITEMENT DE FOND) (secondaire)
      Traitement de fond :
      - Lancet 1982;8290:162.

      Etude contrôlée chez 12 malades avec une diminution significative de la fréquence des crises
      - JAMA 1983;250:2500-2502.

      - Drug Intell Clin Pharm 1986;20:199-201.
      - Am J Med 1991;90,Suppl5A:48S-53S.
      - DICP 1991;25:1076-1077.

    12. INSUFFISANCE RENALE AIGUE POST-ISCHEMIQUE (à confirmer)
      Au cours de transplantation :
      - Am J Med 1989;87:306-315.
      Diminuerait la fréquence de rejets après transplantation ainsi que la néphrotxicité de la ciclosporine :
      - Am J Med 1991;90,Suppl5A:32S-36S.
      - Am J Med 1991;90,Suppl5A:37S-41S.

    13. MYOCARDIOPATHIE OBSTRUCTIVE (à confirmer)
      - Br Heart J 1981;46:8.
      - Circulation 1981;64:787-796.
      - Circulation 1985;72:853-864.
      - Am J Cardiol 1981;48:545.

    14. ASTHME (à confirmer)
      Administré en nébulisation :
      - Br Med J 1981;282:932.
      Activité bronchodilatatrice modeste :
      - Drug Intell Clin Pharm 1987;21:505-509.
      - Eur J Clin Pharmacol 1991;41:317-319.

    15. INFARCTUS DU MYOCARDE(PHASE AIGUE) (à confirmer)
      Efficacité discutée. La perfusion IV de 5 à 10 mg par heure pendant les 48 premières heures pourrait réduire d'environ 30% la taille de l'infarctus :
      - Am J Cardiol 1984;54:1224.
      Les taux de mortalité sur une période de 6 mois ne seraient pas différents dans le groupe traité et le groupe placebo :
      - Am J Cardiol 1984;54: 24E-28E.
      Méta-analyse négative :
      - Br Med J 1989;299:1187-1192.
      Nécessité d'établir le rapport bénéfice-risque au cours d'études contrôlées :
      - Am J Cardiol 1992;70:1611-1612.

    16. INFARCTUS DU MYOCARDE(PREVENTION DES RECIDIVES) (secondaire)
      En l'absence d'insuffisance cardiaque, l'administration du vérapamil débutée à partir d'une semaine après le début de l'infarctus, réduirait la morbidité et la mortalité (Danish Verapamil Infarction Trial II. 1700 cas pendant 16 mois) :
      - Am J Cardiol 1990;66:779-785.
      Méta-analyse sur 2 essais danois (plus de 7000 cas) . Effet favorable sur la morbi-mortalité, en particulier chez les sujets ne présentant pas d'insuffisance cardiaque :
      - Drugs 1991;42, Suppl2:43-53.

    17. MEGAOESOPHAGE IDIOPATHIQUE (à confirmer)
      - Am J Gastroenterol 1984;79:892.

    18. GREFFE DE REIN(ADJUVANT) (à confirmer)
      Prévention de l'oligurie post-transplantation :
      - Clin Nephrol 1985;24:289-291.
      Diminuerait la fréquence du rejet ainsi que la néphrotoxicité de la ciclosporine :
      - Am J Med 1991;90,Suppl5A:32S-36S.
      - Am J Med 1991;90,Suppl5A:37S-41S.

    19. NEPHROPATHIE DE LA CICLOSPORINE (à confirmer)
      Au cours de la transplantation de coeur et de poumon; amélioration de la filtration glomérulaire de 10 à 15% après 6 semaines:
      - Transplantation 1997;63:1435-1440.

    20. ACCES MANIAQUE (à confirmer)
      - J Clin Psychiatry 1986;47:136-138.
      - J Clin Pharmacol 1987;27:980-982.

    21. DYSKINESIE TARDIVE (à confirmer)
      - Ann Pharmacother 1993;27:191-196.

    22. ALGIE VASCULAIRE DE LA FACE(TRAITEMENT DE FOND) (à confirmer)
      Prévention des crises d'algies vasculaires de la face. Résultats positifs dans un essai contrôlé chez 15 patients traités à 120 mg trois fois par jour :
      - Neurology 2000;54:1382-1385.

    Effets secondaires

    1. BRADYCARDIE SINUSALE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS
      POSOLOGIE ELEVEE
      SUJET AGE
      VOIE INTRAVEINEUSE

    2. BLOC SINOAURICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS
      POSOLOGIE ELEVEE
      SUJET AGE
      TROUBLES DE LA CONDUCTION
      VOIE INTRAVEINEUSE

    3. PR(ALLONGEMENT) (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      POSOLOGIE ELEVEE
      VOIE INTRAVEINEUSE
      TROUBLES DE LA CONDUCTION
      ASSOCIATION AUX DIGITALIQUES
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS

    4. BLOC AURICULOVENTRICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      POSOLOGIE ELEVEE
      VOIE INTRAVEINEUSE
      INSUFFISANCE RENALE
      TROUBLES DE LA CONDUCTION
      ASSOCIATION AUX DIGITALIQUES
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS

      Deuxième et troisième degré, pouvant aboutir à l'arrêt cardiaque :
      - Arch Intern Med 1991;151:2081-2084.

    5. RYTHME NODAL (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      POSOLOGIE ELEVEE
      VOIE INTRAVEINEUSE
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS

    6. DISSOCIATION AURICULOVENTRICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      POSOLOGIE ELEVEE
      VOIE INTRAVEINEUSE
      ASSOCIATION AUX DIGITALIQUES
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS

      Dissociation isorythmique

    7. TACHYCARDIE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      TACHYCARDIE SUPRAVENTRICULAIRE
      SYNDROME DE WOLFF-PARKINSON-WHITE

      - N Engl J Med 1981;304:862.
      - Am Heart J 1983;106:145.

    8. EXTRASYSTOLE VENTRICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Heart J 1974;36:1186.

    9. FIBRILLATION VENTRICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

      Après administration intraveineuse dans la fibrillation auriculaire du syndrome de Wolff-Parkinson-White :
      - N Engl J Med 1981;304:862.
      - Am J Cardiol 1982;50:1323.
      - Am Heart J 1983;106:145.

    10. TROUBLE DE LA CONDUCTION VENTRICULAIRE (CERTAIN RARE)

    11. INSUFFISANCE CARDIAQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      CARDIOMEGALIE
      VOIE INTRAVEINEUSE
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS

      Provoquée par l'effet inotrope négatif :
      - Drugs 1983;25:205.
      Chez environ 10% des sujets traités au stade aigu de l'infarctus :
      - Am J Cardiol 1992;70:1611-1612.

    12. OEDEME PULMONAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      CARDIOMEGALIE
      POSOLOGIE ELEVEE
      VOIE INTRAVEINEUSE
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS

      Par effet dépresseur myocardique.

    13. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      CARDIOMEGALIE
      IDIOSYNCRASIE
      VOIE INTRAVEINEUSE
      INSUFFISANCE RENALE
      ASSOCIATION AUX DIGITALIQUES

      Habituellement hypotension orthostatique modérée, transitoire :
      - Arch Intern Med 1991;151: 2081-2084.
      L'hypotension sévère produite par le vérapamil IV peut être prévenue par l'administration préalable de sels de calcium IV (gluconate, 1g):
      - Ann Pharmacother 2000;34:622-629

    14. CHOC (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SURDOSAGE
      CARDIOMEGALIE
      VOIE INTRAVEINEUSE
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS

      - Lancet 1982;2:939.

    15. ARRET CARDIAQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ASSOCIATION AUX BETABLOQUANTS
      CARDIOMEGALIE
      POSOLOGIE ELEVEE
      SUJET AGE
      VOIE INTRAVEINEUSE

    16. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN RARE)

    17. CONSTIPATION (CERTAIN FREQUENT)
      Environ 30 % des cas, parfois rebelle, cédant à l'administration intraveineuse de chlorure de calcium à 10 % :
      - N Engl J Med 1982;307:1709.

    18. BEZOARD DIGESTIF (CERTAIN TRES RARE)
      Préparations à libération prolongée
      Ann Pharmacother 1998;32:940-946

    19. NAUSEE (CERTAIN TRES RARE)

    20. VOMISSEMENT (CERTAIN TRES RARE)

    21. HEMORRAGIE DIGESTIVE (A CONFIRMER )
      Mise en évidence de saignements digestifs chez des sujets âgés hypertendus, le risque serait voisin voire supérieur à celui des AINS, en attente de confirmation :
      - Lancet 1996;347:1061-1065.
      Le vérapamil pourrait augmenter le risque d'hémorragie digestive chez les sujets âgés :
      - Reactions 1997;663:3.

    22. CEPHALEE (CERTAIN RARE)

    23. VERTIGE (CERTAIN RARE)

    24. SOMNOLENCE (CERTAIN TRES RARE)

    25. IRRITABILITE (CERTAIN TRES RARE)

    26. ASTHENIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Am J Cardiol 1982;50:1173.

    27. BOUFFEE VASOMOTRICE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE RAPIDE

    28. IMPUISSANCE (CERTAIN TRES RARE)
      - Arch Intern Med 1983;143:1248.

    29. GYNECOMASTIE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ADMINISTRATION PROLONGEE

      Observée chez 18 sujets sur 30 après 1 à 14 mois de traitement :
      - Pharmacotherapy 1993;13:37-45.

    30. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

      Hypotension, prurit, urticaire, photosensibilité, vascularite, arthralgies :
      - Drugs 1983;25:207.

    31. DOULEUR ARTICULAIRE (A CONFIRMER RARE)
      Un cas chez une femme, réversible à l'arrêt du traitement mais avec réintroduction positive. Même effet indésirable lors de la prise de diltiazem ou d'amlodipine :
      - Am J Health Syst Pharm 2000;57:55-57.

    32. URTICAIRE (CERTAIN RARE)

    33. SYNDROME DE STEVENS-JOHNSON (CERTAIN )
      - Arch Intern Med 1989;149:829-832.
      Un cas :
      - Med J Aust 1992;156:672.

    34. ERYTHEME POLYMORPHE (CERTAIN )
      - Arch Intern Med 1989;149:829-832.
      Un cas après sept jours de traitement oral :
      -J Am Acad Dermatol 1991;24:511-512.

    35. DERMATITE EXFOLIATRICE (CERTAIN )
      - Arch Intern Med 1989;149:829-832.

    36. VASCULARITE (CERTAIN TRES RARE)
      Vascularite allergique :
      - Drugs 1983;25:207.

    37. OEDEME (CERTAIN RARE)
      Oedème de la cheville, en l'absence de toute insuffisance cardiaque.

    38. HEPATITE MIXTE (CERTAIN )
      - Br Med J 1984;288:362-363.
      Un cas :
      - Am Heart J 1986;111:610-611.

    39. KALIEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      INSUFFISANCE RENALE

      - Arch Intern Med 1991;151:2081-2084.

    40. ACIDOSE METABOLIQUE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      INSUFFISANCE RENALE

      - Arch Intern Med 1991;151:2081-2084.

    41. HYPERPLASIE GINGIVALE (CERTAIN RARE)
      Deux cas chez des enfants traités pendant des années par de fortes doses :
      - Am Heart J 1992;124:535-536.
      Autre publication :
      - Drug Newletter 1993;12:93-94.
      Fréquence de 19% :
      - Ann Intern Med 1994;120:663-664.

    42. PHENOMENE DE REBOND (A CONFIRMER )
      Deux cas rapportés avec aggravation brusque de l'angor 24 heures après l'arrêt du traitement. Cet effet secondaire n'est pas unanimement reconnu :
      - Br Med J 1983;286:520.
      - Br Med J 1983;286:1057.

    43. HEPATITE CYTOLYTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Br J Clin Pract 1970;24:16.

    44. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      Modérée et transitoire :
      - Ann Intern Med 1981;94:490.

    45. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      - Ann Intern Med 1981;94:490.

    46. BILIRUBINEMIE(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      - Ann Intern Med 1981;94:490.

    47. GALACTORRHEE (A CONFIRMER )

    48. PROLACTINEMIE(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Ann Intern Med 1981;95:66.

    49. HYPERTRICHOSE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Lancet 1991;338:1215-1216.

    50. TREMBLEMENT (A CONFIRMER )
      - Am J Cardiol 1982;50:113.

    51. SYNDROME PARKINSONIEN (A CONFIRMER )
      Deux cas décrits, deux cas rapportés :
      - Am J Med 1996;99:436.

    52. PARESTHESIE (A CONFIRMER )
      Avec sensation de pieds froids, douleurs, engourdissement, paresthésies rapportées chez trois malades :
      - Lancet 1981;2:1324.

    53. IMPATIENCES (CERTAIN RARE)

    54. CONFUSION MENTALE (A CONFIRMER )
      Transitoire :
      - Br Heart J 1979;41:167.
      - Circulation 1982;65:660.

    55. CAUCHEMAR (A CONFIRMER )
      Trois cas de terreurs nocturnes survenant chez des sujets traités pour migraine par une forme à libération prolongée :
      - N Engl J Med 1988;318:929-930.

    56. OEDEME ANGIONEUROTIQUE (A CONFIRMER )
      - Un cas :
      - Am Acad Dermatol 1989;21:132-133.

    57. ASTHME (A CONFIRMER )
      Un cas de crise d'asthme au cours d'un traitement par une forme à libération prolongée :
      - Ann Pharmacother 1997;31:593-595.

    Effets sur la descendance

    1. NON TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL
      Etude chez le rat, le lapin.

    2. INFORMATION MANQUANTE DANS L'ESPECE HUMAINE

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. INSUFFISANCE CARDIAQUE COMPENSEE
      Digitalisée.

    2. BRADYCARDIE

    3. CARDIOMYOPATHIE NON OBSTRUCTIVE

    4. CARDIOPATHIE AVANCEE
      Avec cardiomégalie.

    5. HYPOTENSION ARTERIELLE

    6. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE
      Réduire la posologie.

    7. MALADIE HEPATIQUE PREEXISTANTE

    8. CIRRHOSE
      Risque d'accumulation du vérapamil, nécessitant une réduction importante de la posologie :
      - Lancet 1990;336:1079.

    9. INSUFFISANCE RENALE
      Pour les formes à libération prolongée, l'existence d'une insuffisance rénale ne nécessiterait pas d'adaptation de la posologie :
      - Presse Méd 1993;22:1856-1860.

    10. SUJET AGE
      Réduire la posologie.

    11. GROSSESSE

    12. REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN
      Le vérapamil diminue la pression du sphincter inférieur de l'oesophage :
      - Am J Gastroenterol 1984;79:892.

    Contre-Indications

    1. BLOC AURICULOVENTRICULAIRE
      Du deuxième et troisième degré.

    2. BLOC SINO-AURICULAIRE
      Non appareillé.

    3. MALADIE RYTHMIQUE AURICULAIRE

    4. SYNDROME DE WOLFF-PARKINSON-WHITE
      Avec fibrillation ou flutter auriculaire.
      Risque d'accélération du rythme suivi de fibrillation ventriculaire :
      - Am Heart J 1983;103:145.
      - Am J Cardiol 1982;50:1323.

    5. INSUFFISANCE CARDIAQUE
      Non compensée.

    6. INFARCTUS DU MYOCARDE
      En phase aiguë.

    7. CHOC CARDIOGENIQUE

    8. HYPOTENSION ARTERIELLE
      Sévère, au-dessous de 90 mm Hg pour la systolique.

    9. BRADYCARDIE

    10. TROUBLES DE LA CONDUCTION INTRAVENTRICULAIRE

    11. SURDOSAGE DIGITALIQUE

    12. PORPHYRIE

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE
    - 2 - INTRAVEINEUSE

    Posologie et mode d'administration

    Doses usuelles :

    * Adulte par voie orale :
    - dans l'angor ou en prévention des rechutes d'arythmie supra-ventriculaire, ou pour diminuer une réponse rapide ventriculaire dans la fibrillation ou le flutter auriculaire : cent vingt à deux cent quarante milligrammes par jour en trois prises (à huit heures d'intervalle).
    Doses maximales, dans les cas réfractaires : trois cent soixante à quatre cent quatre-vingts milligrammes par jour en trois ou quatre prises.
    * Adulte par voie intra-veineuse :
    - Réduction des tachycardies paroxystiques supra-ventriculaires à rythme rapide : une dose de cinq à dix milligrammes injectée lentement en deux minutes ou soixante-quinze à cent cinquante microgrammes par kilo de poids, dose unique initiale.
    En cas d'échec, répéter la dose après dix minutes, s'il n'y a pas de modification significative de la pression artérielle ou de l'ECG.
    Si une perfusion est nécessaire, cinq à dix milligrammes par heure jusqu'à la dose totale par jour de vingt-cinq à cent milligrammes, ou cinq microgrammes par kilo et par minute.
    - pour la prévention des rechutes secondaires, continuer par une administration orale en commençant deux heures avant la fin de la perfusion.
    .
    * Enfant par voie orale :
    - jusqu'à deux ans : vingt milligrammes deux ou trois fois par jour.
    - au-dessus de deux ans :quarante à cent vingt milligrammes deux fois par jour.
    * Enfant par voie intra-veineuse :
    Dose usuelle pour une injection administrée en deux minutes :
    - jusqu'à un an :sept cent cinquante microgrammes à un milligramme, ou cent à deux cents microgrammes par kilo.
    - de un à cinq ans :deux à trois milligrammes ou cent à trois cents microgrammes par kilo.
    - de six à quinze ans :deux milligrammes et demi à cinq milligrammes sans dépasser cinq milligrammes pour la dose initiale.
    En cas d'échec, on peut répéter une dose moindre après 30 minutes et seulement sous monitorage éléctrocardiographique.

    Surveillance du traitement :
    Contrôle régulier de la pression artérielle et de l'ECG, contrôle des enzymes hépatiques et de la bilirubinémie.
    Surveillance continue de l'ECG et de la PA pendant l'administration intra-veineuse.
    Attention à l'intervalle PR, premier indice de l'action de la substance et de sa concentration sérique.
    - PR normal, non modifié : concentration sérique inférieure à trente nanogrammes par ml.
    - PR allongé : plus de trente nanogrammes par ml.
    L'apport de 90 à 270 mg de Ca++ réduirait l'hypotension artérielle au cours des traitements de tachycardie supra-ventriculaire par le vérapamil :
    - Am Heart J 1992;124:231-232.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 3 à 7 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION 70 % voie rénale
    - 3 - ELIMINATION 16 % voie fécale
    - 4 - REPARTITION 90 % lien protéines plasmatiques
    - 6 - REPARTITION lait

    Absorption
    La biodisponibilité est doublée en cas de cirrhose hépatique :
    - Br J Clin Pharmacol 1981;12:51.
    La biodisponibilité serait réduite lors de l'absorption du produit le soir par rapport à son administration le matin. Ces fluctuations pourraient être à l'origine d'une moindre activité anti -hypertensive durant la nuit :
    - J Clin Pharmacol 1989;29:989-993.

    Répartition
    * Liaison aux protéines plasmatiques : 90 %.
    * Taux thérapeutiques voisins de 100 à 300 ng/ml :
    - Drug Intell Clin Pharm 1982;16:443.
    Allongement de l'espace PR pour des concentrations voisines de 50 ng/ml :
    - Clin Pharmacol Ther 1982;31:418.
    * Franchit la barrière placentaire .
    Les concentrations dans le sang du cordon sont voisines de la moitié des concentrations sanguines maternelles.
    * Concentration dans le lait :
    Concentration dans le lait voisine de 20% de la concentration plasmatique de la mère :
    - Eur J Clin Pharmacol 1983;25:279.
    Le rapport lait/plasma du vérapamil est de 0,6, le rapport lait/plasma du norvérapamil est de 0,16. L'allaitement serait possible, le vérapamil et le norvérapamil n'étant pas détectable dans le sang de l'enfant :
    - Eur J clin Pharmacol 1987;31:625-627.
    Concentration dans le lait égale à 60 % de la concentration plasmatique de la mère. Non détectable dans le sang de l'enfant, probablement sans conséquences cliniques :
    - Eur J Clin Pharmacol 1986;30:125-126.
    * Rapport LCR/plasma : 0.06- 0.04 :
    - N Engl J Med 1985;312:1261.
    Rapport LCR/plasma voisin de 7 %:
    - Clin Pharmacol Ther 1988;44:550-557.
    * L'exercice physique augmente les concentrations plasmatiques de vérapamil par une réduction de son volume de distribution :
    - Eur J Clin Pharmacol 1992;43:547-550.
    Demi-Vie
    La demi-vie varie de 3 à 7 heures; allongée chez le cirrhotique (12 heures) :
    - Br J Clin Pharmacol 1981;12: 51.
    Pas de modification en cas de stéatose hépatique:
    - Clin Drug Invest 1997;14:376-382.
    Lors d'administration prolongée, on observerait une importante augmentation de la demi-vie du vérapamil et du norvérapamil : - Am Heart J 1982104:198 .
    Insuffisance rénale : l'élimination n'est pas retardée :
    - J Clin Pharmacol 1991;31:45-53.
    Métabolisme
    Transformation en dérivés N-déméthyles et N-désalkyles.
    Le métabolite principal est le norvérapamil qui conserve une faible activité (son rôle reste à préciser).

    Elimination
    (VOIE RENALE)
    70 % sont éliminés sous forme de métabolites essentiellement, moins de 5 % sous forme inchangée
    (VOIE FECALE)
    Environ 16 % de la dose administrée sont éliminés dans les fèces.

    Bibliographie

    - Drugs 1989;38:19-76.
    - Chest 1989;96:393-399. (INTERACTIONS)
    - JPET 1990;255:364-373. (PHARMACOCINETIQUE) *
    - Facts and Comparisons Drug Newletters 1993;12:18-19. (TOXICOLOGIE) *
    - Drugs 1996;51:792-819.*

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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