PHENYLBUTAZONE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 26/10/2000
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    4-butyl-1,2-diphénylpyrazolidine-3,5-dione

    Ensemble des dénominations

    BAN : PHENYLBUTAZONE
    CAS : 50-33-9
    DCF : PHENYLBUTAZONE
    DCI : PHENYLBUTAZONE
    autre dénomination : BUTADIONE
    autre dénomination : DIPHEBUZOL
    autre dénomination : DIPHENYLBUTAZONE
    bordereau : 85
    rINN : PHENYLBUTAZONE
    sel ou dérivé : MOFEBUTAZONE
    sel ou dérivé : PHENYLBUTAZONE ESTER TRIMETHYLGALLIQUE
    sel ou dérivé : PHENYLBUTAZONE SODIQUE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : PHENYLBUTAZONE
    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIINFLAMMATOIRE (principale certaine)

    2. ANTIINFLAMMATOIRE NON STEROIDIEN (principale certaine)

    3. INHIBITEUR DE LA SYNTHESE DES PROSTAGLANDINES (principale certaine)

    4. ANALGESIQUE (secondaire certaine)

    5. ANALGESIQUE PERIPHERIQUE (secondaire certaine)

    6. ANTIPYRETIQUE (principale certaine)

    7. URICOSURIQUE (secondaire certaine)

    8. INDUCTEUR ENZYMATIQUE (secondaire certaine)

    9. ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (à confirmer)
      In vitro.

    Mécanismes d'action

    1. principal
      *Inhibition de la cyclo-oxygénase, de la synthèse des prostaglandines et de la libération de bradykinine.
      *Action antiinflammatoire au stade aigu de l'inflammation (agit sur les phénomènes précoces) :
      - inhibe l'augmentation de la perméabilité capillaire,
      - diminue la migration des polynucléaires des monohistiomacrophages,
      - inhibe la sortie des enzymes lysosomiaux,
      - s'oppose à l'action des médiateurs chimiques,
      - inhibe de façon non spécifique la synthèse des prostaglandines.
      - Stimule la sécrétion d'ACTH (à confirmer).
      Aucune action sur les phénomènes tardifs de l'inflammation : en particulier, n'empêche pas la formation du tissu de granulation.
      *Action analgésique périphérique : type aspirine mais moins actif.
      *Action antipyrétique type aspirine qui serait due à l'inhibition des prostaglandines synthétases notamment PGE1.

    2. secondaire
      *Inducteur enzymatique des enzymes microsomiaux hépatiques qui assurent la biotransformation des médicaments.
      *Action uricosurique aux doses thérapeutiques par diminution de la réabsorption tubulaire proximale de l'acide urique, action liée en partie à l'un de ces métabolites : gammahydroxyphénylbutazone.
      *Hyperuricémiant à faible dose, la phénylbutazone provoque une rétention d'acide urique.
      *Rétention hydrosodée par action directe sur les tubules rénaux pouvant augmenter le volume plasmatique jusqu'à 50%.
      *Diminution de l'agrégabilité plaquettaire in vitro à un moindre degré que l'aspirine.
      *Diminution de la synthèse de T3, T4 par inhibition de la fixation de l'iode à la préalbumine (d'où augmentation de la clairance de l'iode) et par diminution de la captation de l'iode par la thyroïde.
      *Inhibition de la fixation de T3, T4 aux protéines plasmatiques.

    Effets Recherchés

    1. ANTIINFLAMMATOIRE (principal)
      Agit essentiellement sur la phase précoce de l'inflammation.

    2. ANALGESIQUE (accessoire)
      De faible intensité, surtout efficace sur les douleurs de type inflammatoire.

    3. ANTIPYRETIQUE (accessoire)
      De faible intensité.

    4. URICOSURIQUE (accessoire)
      Léger effet uricosurique à la dose de 600 mg / jour, dû à son métabolite gamma-hydroxylé.

    Indications Thérapeutiques

    1. RHUMATISME INFLAMMATOIRE (principale)
      Traitement symptomatique des poussées aiguës.

    2. SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (principale)

    3. GOUTTE(TRAITEMENT DE LA CRISE) (principale)
      Traitement symptomatique de courte durée de la crise de goutte.

    4. RHUMATISME ABARTICULAIRE (principale)
      Traitement symptomatique de courte durée des poussées aigues.

    Effets secondaires

    1. FIEVRE (CERTAIN RARE)
      Par hypersensibilité.

    2. DOULEUR ARTICULAIRE (CERTAIN RARE)
      Au cours d'une réaction d'hypersensibilité, souvent associé à de la fièvre et des adénopathies.

    3. ADENOPATHIE (CERTAIN RARE)
      Dans le cadre d'une réaction d'hypersensibilité, souvent associé à de la fièvre et des arthralgies.

    4. MALADIE SERIQUE (CERTAIN RARE)

    5. OEDEME (CERTAIN FREQUENT)
      Lié à la rétention hydrosodée.

    6. POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Lié à la rétention hydrosodée.

    7. HYPERTENSION ARTERIELLE (CERTAIN FREQUENT)
      Lié à la rétention hydrosodée, elle doit être prévenue par un régime désodé.

    8. INSUFFISANCE CARDIAQUE(AGGRAVATION) (CERTAIN RARE)
      Liée à la rétention hydrosodée.

    9. OEDEME PULMONAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      INSUFFISANCE CARDIAQUE
      HYPERTENSION ARTERIELLE

      - Lancet 1969;2:1358.

    10. PERICARDITE (CERTAIN TRES RARE)
      Liée à la rétention hydrosodée.
      Références :
      - Br Med J 1965;2:795-797.
      - Scott Med J 1982;27:252-253.

    11. HEMATURIE (CERTAIN TRES RARE)

    12. PROTEINURIE (CERTAIN TRES RARE)
      Dans le cadre d'un syndrome néphrotique.

    13. UREE SANGUINE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    14. CREATININEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    15. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      DESHYDRATATION
      CIRRHOSE DECOMPENSEE
      SYNDROME NEPHROTIQUE
      TRAITEMENT DIURETIQUE
      INSUFFISANCE CARDIAQUE
      NEPHROPATHIE PREEXISTANTE
      LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

      Soit oligoanurie en rapport avec l'effet inhibiteur sur la synthèse des prostaglandines qui empêche l'adaptation circulatoire rénale à l'hypoperfusion; elle est favorisée par les états d'hypoperfusion rénale et/ou d'hypovolémie.
      Soit signe d'une néphropathie interstitielle aiguë ou d'une nécrose médullaire.

    16. SYNDROME NEPHROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1981;282:950-951.

    17. NEPHROPATHIE INTERSTITIELLE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1978;1:1322.

    18. NECROSE PAPILLAIRE RENALE (CERTAIN TRES RARE)
      - Arch Surg 1971;103:420-421.
      - Therapie 1974;29:547.

    19. DERMATITE DE CONTACT (CERTAIN TRES RARE)
      - Contact Dermatitis 1975;1:262.

    20. REACTION AU POINT D'INJECTION (CERTAIN )
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAMUSCULAIRE

      A type de nécrose musculaire ou cutanéomuqueuse, d'abcès au point d'injection :
      - Mars Chir 1968;20:270.

    21. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN FREQUENT)
      Par hypersensibilité.
      D'aspect variable : érythème maculopapuleux diffus, erythème polymorphe, érythème pigmenté fixe. Ces manifestations imposent l'arrêt du traitement.

    22. URTICAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    23. ERYTHEME POLYMORPHE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas, après application cutanée chez un sujet âgé (sel de phenybutazone non précisé) :
      - Contact Dermatitis 1995;33:213-214.

    24. ERUPTION BULLEUSE (CERTAIN TRES RARE)
      - Acta Derm Venereol 1977;57:83-86.

    25. ERYTHEME PIGMENTE FIXE (CERTAIN TRES RARE)

    26. ERYTHRODERMIE (CERTAIN TRES RARE)

    27. SYNDROME DE STEVENS-JOHNSON (CERTAIN TRES RARE)

    28. SYNDROME DE LYELL (CERTAIN TRES RARE)
      - Br J Dermatol 1979;100:551-558.

    29. ERYTHEME NOUEUX (CERTAIN TRES RARE)

    30. VASCULARITE (CERTAIN TRES RARE)
      - Arch Intern Med 1985;145:685-687.

    31. SYNDROME LUPIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Can Med Assoc J 1956;75:980.

    32. ANTICORPS ANTINUCLEAIRES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    33. CELLULES LE (CERTAIN TRES RARE)

    34. PURPURA (CERTAIN TRES RARE)

    35. AGUEUSIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Ann Otol Rhinol Laryngol 1978;87:37-42.

    36. SECHERESSE DE LA BOUCHE (CERTAIN RARE)

    37. ULCERATION DE LA BOUCHE (CERTAIN FREQUENT)
      Nécessite l'arrêt immédiat du traitement et le contrôle de la numération formule sanguine.

    38. GLANDES SALIVAIRES(TUMEFACTION) (CERTAIN RARE)
      Par hypersensibilité.
      Tuméfaction salivaire bilatérale, touchant les glandes parotides et sous-maxillaires, pouvant simuler les oreillons, nécessite l'arrêt du traitement.

    39. PAROTIDITE (CERTAIN TRES RARE)
      Réaction d'hypersensibilité souvent associée à d'autres manifestations allergiques (cutanées, hépatiques, pulmonaires). Elle nécessite l'arrêt immédiat du traitement.

    40. ANOREXIE (CERTAIN FREQUENT)

    41. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)

    42. VOMISSEMENT (CERTAIN FREQUENT)

    43. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      GASTRITE
      HERNIE HIATALE
      ANTECEDENTS ULCEREUX

      A type de brûlures ou de crampes.

    44. GASTRITE (CERTAIN TRES RARE)
      Nécessite l'arrêt du traitement.
      Régression lente à l'arrêt.

    45. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN FREQUENT)

    46. DIARRHEE (CERTAIN FREQUENT)

    47. COLITE (CERTAIN TRES RARE)

    48. DOULEUR RECTALE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

    49. RECTITE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

      Rectite érosive ou ulcérée (sel de phenylbutazone non précisée) :
      - Gastroenterol Clin Biol 1996;20:446-452.

    50. ULCERATION OESOPHAGIENNE (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1979;1:1672.
      - Gastroenterol Clin Biol 1983;7:868-876.

    51. ULCERE GASTRODUODENAL (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      ANTECEDENTS ULCEREUX

      A type d'ulcère antral ou prépylorique pouvant se compliquer de perforation ou d'hémorragie.
      Il nécessite l'arrêt immédiat du traitement.
      Avec perforation :
      - Br J Surg 1977;64:247-249.

    52. HEMORRAGIE DIGESTIVE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      CIRRHOSE
      GASTRITE
      ANTECEDENTS ULCEREUX

      Le plus souvent saignement occulte, modéré. Parfois hémorragie massive à type de méléna ou d'hématémèse, mortelle dans certains cas, en particulier chez le sujet âgé.

    53. ULCERATION COLIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Avec risque de perforation.

    54. STENOSE DU COLON (CERTAIN )
      Un cas décrit de diaphragme colique (sel de phénylbutazone non précisé), 11 cas rapportés avec d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens :
      - Am J Gastroenterol 1995;90:2035-2038.

    55. TOXICITE HEPATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Rarement isolée, le plus souvent associée à d'autres manifestations d'hypersensibilité (fièvre, éruption cutanée). Impose l'arrêt immédiat du traitement.
      - Am J Dig Dis 1977;22:611-617.
      - Hepatology 1981;1:255-263.
      - Rev Prat 1984;34:245-248.

    56. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Isolée ou dans le cadre d'une hépatite.

    57. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Isolée ou dans le cadre d'une hépatite.

    58. BILIRUBINEMIE CONJUGUEE(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      Isolée ou dans le cadre d'une hépatite.

    59. ICTERE (CERTAIN TRES RARE)
      Nécessite l'arrêt immédiat du traitement.

    60. HEPATITE MIXTE (CERTAIN TRES RARE)
      Elle se manifeste par des signes histologiques de cholestase et une infiltration inflammatoire portale associée à une nécrose hépatocytaire et à des granulomes.
      - Digestion 1981;22:317-320.

    61. HEPATITE GRANULOMATEUSE (CERTAIN TRES RARE)

    62. HYPOTHYROIDIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Lié à une diminution de la captation de l'iode par la thyroïde.

    63. GOITRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Peut se compliquer d'un syndrôme de compression :
      - Ned Tijdschr Geneeskd 1972;116:369-373.
      - JAMA 1972;220:884.

    64. ANEMIE (CERTAIN RARE)
      Le plus souvent, anémie normochrome par hémodilution en raison de la rétention hydrosodée ou anémie hypochrome liée à un saignement occulte, plus rarement anémie d'origine centrale.

    65. ANEMIE HEMOLYTIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    66. LEUCOPENIE (CERTAIN RARE)
      Mécanisme immunoallergique ou toxique direct.

    67. NEUTROPENIE (CERTAIN RARE)
      Mécanisme immunoallergique ou toxique direct.

    68. AGRANULOCYTOSE (CERTAIN RARE)
      De survenue imprévisible, d'évolution souvent mortelle.

    69. APLASIE MEDULLAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE

      Accident grave, d'évolution mortelle dans un tiers des cas :
      - BMJ 1977;1:1500-1505.
      - JAMA 1976;236:1049.

    70. ERYTHROBLASTOPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Clin Haematol 1978;7:431.

    71. EOSINOPHILIE (CERTAIN RARE)

    72. THROMBOPENIE (CERTAIN RARE)
      Périphérique, avec anticorps antiplaquettaires, ou centrale, souvent sévère. Plusieurs décès ont été rapportés :
      - Br Med J 1973;1:545.

    73. TEMPS DE SAIGNEMENT(ALLONGEMENT) (CERTAIN TRES RARE)

    74. SYNDROME MONONUCLEOSIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1967;4:487.

    75. CEPHALEE (CERTAIN FREQUENT)

    76. VERTIGE (CERTAIN FREQUENT)

    77. INSOMNIE (CERTAIN FREQUENT)

    78. FLOU VISUEL (CERTAIN TRES RARE)

    79. DIPLOPIE (CERTAIN TRES RARE)

    80. ACUITE VISUELLE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      - Br J Ophthalmol 1969;33:252.

    81. BRONCHOSPASME (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      HYPERSENSIBILITE A L'ASPIRINE

      - Br Med J 1975;1:67.

    82. PNEUMONIE (CERTAIN TRES RARE)
      Réaction d'hypersensibilité à type d'alvéolite :
      - Br Med J 1975;2:500-501.
      - Br Med J 1976;2:1422.

    83. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN FREQUENT)
      Elles sont de type variable et se manifestent par des éruptions cutanées, une atteinte hépatique, pulmonaire, des anomalies hématologiques ou générales parfois sévères.
      Elles nécessitent l'arrêt immédiat du traitement.

    84. OEDEME ANGIONEUROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    85. LEUCEMIE AIGUE (A CONFIRMER )
      Quelques cas, d'imputabilité probable, lors de traitement au long cours :
      - Br Med J 1964;2:569.
      - Med J Aust 1969;2:963.

    86. ANEMIE MEGALOBLASTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - BMJ 1959;2:475.

    87. PSORIASIS(AGGRAVATION) (A CONFIRMER )
      - Br J Dermatol 1983;108:111.

    Effets sur la descendance

    1. MUTAGENE
      Altération chromosomique possible (Stevenson et coll 1971).

    2. TOXICITE FOETALE
      Au cours du troisième trimestre de grossesse, tous les inhibiteurs de synthèse des prostaglandines peuvent exposer le foetus à une toxicité cardiopulmonaire (hypertension pulmonaire avec fermeture prématurée du canal artériel).

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. ULCERE GASTRODUODENAL(ANTECEDENT)

    2. GASTRITE(ANTECEDENT)

    3. HERNIE HIATALE

    4. ETHYLISME CHRONIQUE

    5. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE

    6. INSUFFISANCE RENALE

    7. SYNDROME NEPHROTIQUE

    8. INSUFFISANCE CARDIAQUE

    9. HYPERTENSION ARTERIELLE

    10. LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

    11. SUJET AGE

    12. ENFANT

    13. STERILET
      Risque d'inefficacité.

    14. ASSOCIATION AUX ANTICOAGULANTS
      Effet anticoagulant accru, risque hémorragique.

    15. ASSOCIATION AUX SULFAMIDES HYPOGLYCEMIANTS
      Effet hypoglycémiant accru.

    16. ASSOCIATION AUX SELS D'OR
      Risque accru de toxicité hématologique et rénale.

    17. ASSOCIATION AU LITHIUM
      Risque d'intoxication par le lithium par diminution de son élimination urinaire.

    18. ASSOCIATION AUX ANTIHYPERTENSEURS
      Diminution de l'effet antihypertenseur des diurétiques, des bêta-bloquants et du captopril.

    19. ASSOCIATION AU METHOTREXATE
      Risque d'intoxication par le methotrexate.

    20. DEFICIT EN G6PD
      Risque d'anémie hémolytique :
      - N Engl J Med 1991;324:169-174.

    Contre-Indications

    1. ULCERE GASTRODUODENAL

    2. HEMORRAGIE DIGESTIVE

    3. GASTRITE

    4. RECTITE
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

    5. INSUFFISANCE CARDIAQUE DECOMPENSEE

    6. INSUFFISANCE RENALE SEVERE

    7. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE SEVERE

    8. HEMOPATHIE

    9. DYSFONCTIONNEMENT THYROIDIEN

    10. HYPERSENSIBILITE A L'ASPIRINE
      Il existe une allergie associée entre l'aspirine et les antiinflammatoires non stéroïdiens chez les sujets présentant un syndrome de Fernand Widal (asthme, rhinite vasomotrice, polypes nasaux) déclenché par l'aspirine.

    11. HYPERSENSIBILITE AUX PYRAZOLES

    12. PORPHYRIE

    13. PORPHYRIE CUTANEE
      Risque de déclenchement d'une crise.

    14. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE
      Risque de déclenchement d'une crise.

    15. GROSSESSE

    16. ALLAITEMENT

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE
    - 2 - RECTALE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle dans les manifestations inflammatoires rhumatismales chez l'adulte:
    - par voie orale:
    Deux cents à quatre cents milligrammes par jour en plusieurs prises au cours des repas.
    Dose maximale: Six cents milligrammes par jour.

    - Par voie rectale:
    Deux cent cinquante à cinq cents milligrammes par jour.
    Dose maximale: sept cent cinquante milligrammes par jour.

    Dose usuelle dans la crise de goutte chez l'adulte:
    Quatre cents à huit cents milligrammes le premier jour puis trois cents milligrammes par jour pendant 3 jours.

    Dose usuelle par voie orale ou rectale chez l'enfant:
    Cinq à dix milligrammes par kilo et par jour en plusieurs prises.

    Le traitement sera de préférence de courte durée (une semaine) et la posologie sera réduite à la dose minimale efficace dès l'amélioration de la symptomatologie clinique.
    Dans les affections comportant un risque infectieux, l'utilisation sera prudente en raison de la diminution des défenses naturelles de l'organisme contre l'infection.

    Surveillance du traitement:
    *Surveillance clinique des signes d'hypersensibilité et de toxicité digestive dont l'apparition nécessite l'arrêt immédiat du médicament.
    *Surveillance de la tension artérielle et du poids; un régime désodé peut être nécessaire.
    *Surveillance hématologique régulière: numération formule sanguine et numération des plaquettes avant le traitement, puis toutes les 2 à 4 semaines.
    *Surveillance de la fonction rénale chez les sujets en hypoperfusion rénale ou hypovolémie.
    *Surveillance hépatique et dosage de la protidémie en cas de traitement prolongé.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 70 heure(s)
    - 2 - DEMI VIE 8 heure(s)
    - 3 - DEMI VIE 72 heure(s)
    - 4 - ELIMINATION voie rénale
    - 5 - REPARTITION lait
    - 6 - ELIMINATION FECES

    Absorption
    Résorption complète par le tube digestif: 100%; plus lente après injection IM.
    Répartition
    Concentration plasmatique maximale en 2 heures après une prise orale, en 6 à 10 heures après une injection IM.
    Liaison aux protéines plasmatiques: 90%.
    Chez l'insuffisant rénal, le volume de distribution serait augmenté, et la liaison aux protéines diminuée.
    Il n'y a pas de corrélation entre le taux plasmatique et l'activité thérapeutique ou l'apparition des signes de toxicité.
    Passe dans le lait.
    Passe la barrière hématoplacentaire.
    Demi-Vie
    70 heures.
    De 50 à 100 heures pour une ingestion de 600mg, avec une très importante variabilité inter et intra-individuelle.
    La demi-vie plasmatique diminue lorsqu'on augmente la dose, elle peut être multimliée par 3 chez l'insuffisant hépatique.
    Elle est augmentée chez l'insuffisant rénal, sans corrélation avec la créatininémie.
    Le phenobarbital réduit la demi-vie de la phénylbutazone.
    8 heures.
    Demi-vie de l'hydroxyphénylbutazone.
    72 heures.
    Demi-vie de l'oxyphenbutazone après une injection de 600 mg IV.


    Métabolisme
    Hépatique.
    Transformation lente, principalement en oxyphenbutazone à propriétés antiinflammatoire se métabolisant lentement, et en gamma-hydroxyphenylbutazone à propriétés uricosuriques, en para -gamma-dihydroxyphenylbutazone.
    Métabolites en plus faibles quantités:
    Bêta-hydroxyphenbutazone, gamma-cetophenbutazone.
    Formation de dérivés C- et O- glycuroconjugués.
    Les atteintes hépatiques ne modifiéraient pas le métabolisme de manière cliniquement significative.
    Elimination
    Rein;
    70 à 90% de la dose sont éliminés lentement (90jours) sous forme de phénylbutazone non métabolisée à l'état de traces (1%), et de ses métabolites (99%), mais 80% de la dose administrée n'est pas retrouvé, ce qui signifie que les métabolites sont transformés par l'organisme en dérivés inconnus.
    Lait.
    Rapport lait/plasma voisin de 0,1.
    Fécès.
    10% de la dose sont éliminés par la bile, essentiellement sous forme métabolisée.

    Bibliographie

    - Adv Pharmacol Chemother 1969;7:333-405.
    - Boissier Thérapie 1970;25:43-60.
    - Br Med J 1978;1:1466.
    - Clin Pharmacokinet 1978;3,5:334-424. (PHARMACOCINETIQUE)
    - Drug Saf 1993;8:99-127. (INTERACTIONS)* Revue des interactions avec les AINS.

    Spécialités

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    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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