FLUOXETINE CHLORHYDRATE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 5/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    (+/-)-N-Methyl-gamma-[4-(trifluoromethyl)phenoxy]benzenepropanamine hydrochloride

    Ensemble des dénominations

    BANM : FLUOXETINE HYDROCHLORIDE
    CAS : 59333-67-4
    DCIMr : CHLORHYDRATE DE FLUOXETINE
    USAN : FLUOXETINE HYDROCHLORIDE
    autre dénomination : CHLORHYDRATE DE FLUOXETINE
    bordereau : 2775 et 2787
    code expérimentation : LY-110140
    dcim : chlorhydrate de fluoxétine
    rINNM : FLUOXETINE HYDROCHLORIDE

    Molécule(s) de base : FLUOXETINE
    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. PSYCHOANALEPTIQUE (principale certaine)

    2. ANTIDEPRESSEUR (principale certaine)

    3. ANOREXIGENE (secondaire certaine)
      - Drugs 1992;43:820-836.

    4. ANALGESIQUE (secondaire certaine)

    5. INHIBITEUR SELECTIF DE LA RECAPTURE DE LA SEROTONINE (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Mécanisme probablement lié à la facilitation de la transmission sérotoninergique.
      Inhibe préférentiellement la recapture de la sérotonine en n'affectant que peu celle de la noradrénaline ou de la dopamine.
      Ne posséderait que peu d'affinité pour les récepteurs cholinergiques.
      Son principal métabolite, la desméthylfluoxétine, possède les mêmes propriétés.
      Présente une forte affinité pour le récepteur sérotoninergique 5HT2C et pour le récepteur nicotinique dont les blocages pourraient contribuer ,à côté du blocage de la 5HT, à l'activité thérapeutique :
      - Proc Natl Acad Sci USA 1997;94:2036-2040.
      - Proc Natl Acad Sci USA 1997;94:2041-2044.
      Après 8 à 10 semaines de traitement, une augmentation des concentrations cérébales du neurostéroïde 3 alpha 5 alpha ALLO, qui potentialise par un effet allostérique l'ouverture du récepteur GABA a, pourrait contribuer à l'activité anxiolytique et antidépressive:
      - Proc Nat Acad Sci (USA) 1998;95:3239-3244.

    Effets Recherchés

    1. ANTIDEPRESSEUR (principal)

    Indications Thérapeutiques

    1. DEPRESSION (principale)

    2. ATTAQUE DE PANIQUE (à confirmer)
      - J Clin Pharmacol 1990;10:119.
      - CNS Drugs 2000;14:51-80

    3. ANXIETE (à confirmer)
      - CNS Drugs 2000;14:51-80

    4. TROUBLE OBSESSIONNEL COMPULSIF (secondaire)
      - Am J Psychiatry 1989;146:909.
      Dans les trichotillomanies :
      - Ann Pharmacother 1994;38:1245-1248.
      Autre référence:
      - CNS Drugs 2000;14:51-80
      A la dose de 60 mg/jour, diminue la fréquence des rechutes:
      - J Clin Psychopharmacol 2001;21:46-52

    5. TRICHOTILLOMANIE (secondaire)
      Ann Pharmacother 1994;38:1245-1248.

    6. BOULIMIE (à confirmer)
      - DICP 1991;25:254-255.
      - J Clin Psychopharmacol 1990;10:421-425.
      - Am J Psychiatry 1993;150:770-774.
      - Med Letter 1994;14:12.
      - Drug Newletter 1995;14:12.

    7. OBESITE (à confirmer)
      - Drugs 1992;43:820-836.
      - Med Letter 1994;14:12.
      - Drug Newletter 1995;14:12.

    8. SYNDROME PREMENSTRUEL (à confirmer)
      Syndrome prémenstruel sévère. Essai contrôlé positif :
      - BMJ 1992;305:346-347.
      En traitement de la dysphorie prémenstruelle, la fluoxétine réduirait les manifestations dépressives et l'anxiété prémenstruelle (Essai randomisé positif) :
      - N Engl J Med 1995;322;1037-1045.
      Autre publication :
      - South Med J 1993;86:503-507.

    9. ALCOOLISME (à confirmer)
      Chez les alcooliques déprimés, réduirait la consommation d'alcool et améliorerait l'humeur :
      - Psychopharmacol Bull 1993;29:195-199.

    10. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (à confirmer)
      Efficace chez quatre des cinq sujets traités pour hypotension orthostatique réfractaire (étude pilote) :
      - Am J Med 1994;97:366-368.

    11. APNEE DU SOMMEIL (à confirmer)
      Apnée obstructive du sommeil :
      - Drug Newletter 1995;14:12.

    12. SYNDROME DE FATIGUE CHRONIQUE (à confirmer)
      N'aurait pas d'effet significatif (essai randomisé) :
      - Lancet 1996;347:858-861.

    13. DEPRESSION POST-NATALE (à confirmer)
      Excellents résultats dans une étude randomisée de 87 femmes. L'efficacité serait identique à celle de la psychothérapie :
      - BMJ 1997;314:932-936.

    14. SCHIZOPHRENIE (à confirmer)
      Schizophrénie négative (type 2) :
      - CNS Drug 1996;6:130-147.

    15. PHOBIE SOCIALE (à confirmer)
      Phobie sociale induite par la clozapine, étude réalisée sur 12 patients :
      - J Clin Psychiatry 1999;60:819-823.
      - CNS Drugs 2000;14:51-80

    Effets secondaires

    1. NAUSEE (CERTAIN )
      Apparaissent en général en début de traitement pour des thérapies d'au moins un an, et diminuent avec le temps, peut-être par tolérance. Fréquence et intensité supérieures à celles des tricycliques, sans nécessiter l'arrêt du traitement :
      - Br J Clin Pract 1986;40,Suppl46:17-23.

    2. INSOMNIE (CERTAIN FREQUENT)
      Apparaît en général en début de traitement pour des thérapies d'au moins un an, et diminue avec le temps, peut-être par tolérance. Fréquence et intensité supérieures à celles des tricycliques, sans nécessiter l'arrêt du traitement :
      - Br J Clin Pract 1986;40,Suppl46:17-23.
      Fréquence évaluée à 13% au cours d'une étude chez 31 enfants et adolescents :
      - J Child Adolesc Psychopharmacol 1992;2:259-265.

    3. CAUCHEMAR (CERTAIN )
      Quatre cas :
      - Clin Neuropharmacol 1995;18:90-94.

    4. HALLUCINATION VISUELLE (A CONFIRMER )
      Deux cas décrits chez des personnes âgées, 2 autres cas ont déjà été rapportés :
      - Biol Psychiatry 1995;38:556-558.
      Un cas chez un patient présentant la même réaction lors de la prise de sertraline:
      - J Clin Psychopharmacol 1998;18:482-483.

    5. ANXIETE (CERTAIN )
      Apparaît en général en début de traitement pour des thérapies d'au moins un an, et diminue avec le temps, peut-être par tolérance. Fréquence et intensité supérieures à celles des tricycliques, sans nécessiter l'arrêt du traitement :
      - Br J Clin Pract 1986;40,Suppl46:17-23.

    6. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN RARE)
      De type maculaire ou maculo-papulaire, avec ou sans urticaire.
      Quatre cas de rash cutané :
      - J Clin Psychopharmacol 1992;12:355-357.
      Une épreuve positive de rash cutané lors de la réintroduction de fluoxétine 2 mois plus tard :
      - Arch Dermatol 1994;130:803-804.

    7. VASCULARITE CUTANEE (A CONFIRMER )
      Apparition d'un rash cutané, chaque jour, 2 à 3 heures après la prise et durant 3 à 4 heures :
      - Dermatology 1995;191:164.

    8. DOULEUR ARTICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Associées parfois aux éruptions cutanées, elles semblent apparaître le plus souvent en début de traitement avec une hyperleucocytose.

    9. SYNDROME DU CANAL CARPIEN (CERTAIN )

    10. ACCES MANIAQUE (CERTAIN )
      Chez trois sujets âgés dépressifs sans antécédent d'affection bipolaire :
      - Am J Psychiatry 1989;146:1638-1639.
      3 cas de syndrome maniaque chez des adolescents traités pour des TOC:
      - J Child Adol Psychopharmacol 1998;8:73-80.

    11. DIARRHEE (CERTAIN )

    12. SECHERESSE DE LA BOUCHE (CERTAIN )

    13. TREMBLEMENT (CERTAIN )

    14. SOMNOLENCE (CERTAIN )

    15. CEPHALEE (CERTAIN )

    16. IRRITABILITE (CERTAIN FREQUENT)
      Fréquence évaluée à 19% au cours d'une étude chez 31 enfants et adolescents :
      - J Child Adolesc Psychopharmacol 1992;2:259-265.

    17. ACCES HYPOMANIAQUE (CERTAIN FREQUENT)
      Fréquence évaluée à 23% au cours d'une étude chez 31 enfants et adolescents :
      - J Child Adolesc Psychopharmacol 1992;2:259-265.

    18. POIDS(DIMINUTION) (CERTAIN )
      Perte de poids pouvant atteindre deux kilos en six semaines.
      En moyenne, perte de 4.6 kg après 4 mois de traitement chez des sujets âgés :
      - J Am Geriat Soc 1992;40:902-905.

    19. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      - Am J Gastroenterol 1994;89:458-459.

    20. ANEMIE (A CONFIRMER )
      Un cas d'anémie aplastique:
      - Lancet 1998;351:1031.

    21. LEUCOPENIE (CERTAIN )

    22. NEUTROPENIE (A CONFIRMER )
      Un cas sévère chez un patient âgé, réversible à l'arrêt et positif lors d'une tentative de réintroduction :
      - Ann Intern Med 1997;127:573-574.

    23. APLASIE MEDULLAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas après 6 semaines de traitement, rapidement réversible à l'arreêt:
      - Lancet 1998;3 Avril, 351.

    24. HEMORRAGIE (CERTAIN )
      Proviendrait d'altérations plaquettaires:
      - Austr Adv Drug Reac Bull 1998;17:2.

    25. HEMORRAGIE DIGESTIVE (CERTAIN )
      Risque augmenté:
      - BMJ 1999;319:1106-1109

    26. METRORRAGIE (CERTAIN )

    27. PROLACTINEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN )

    28. DYSPNEE (CERTAIN )

    29. PNEUMONIE INTERSTITIELLE (A CONFIRMER )
      Un cas, après 3 mois de traitement :
      - Eur Respir J 1996;9:615-617.

    30. RISQUE SUICIDAIRE (CERTAIN )
      Six patients présentant une dépression majeure sans réponse au traitement :
      - Am J Psychiatry 1990;147:207.
      Idées suicidaires. Pourraient être liées à la survenue du syndrome extrapyramidal :
      - J Clin Psychiatry 1992;53:401-406.

    31. VOLEMIE(DIMINUTION) (CERTAIN )
      Avec hyponatrémie liée à un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique. Réversible à l'arrêt du traitement. Plus fréquent chez la personne âgée.

    32. BRADYCARDIE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas décrit, plusieurs cas rapportés :
      - Presse Med 1993;22:553.

    33. AKATHISIE (CERTAIN )
      - J Clin Psychiatry 1989;50:339.
      Deux cas après 4 et 14 jours de traitement. Réaction non croisée avec la paroxétine :
      - J Clin Psychiatry 1996;57:593-594.
      Autre référence:
      - Rev Prescr 2001;21:201-203

    34. IMPATIENCES (CERTAIN TRES RARE)
      Syndrome des jambes sans repos :
      - ADRAC Bull 1994;13:14.

    35. DYSKINESIE TARDIVE (CERTAIN )
      Trois cas chez des femmes :
      - Psychiatr Serv 1996;47:991-993.
      Autre référence:
      - Rev Prescr 2001;21:201-203

    36. DYSKINESIE PRECOCE (A CONFIRMER )
      Un cas de dyskinésie choréiforme débutant après 15 jours de traitement,s'aggravant au cours des 6 mois de traitement et ne disparaissant pas 2 ans et demi après l'arrêt :
      - J Cin Psychiatry 1999;60:868-869.

    37. SYNDROME EXTRAPYRAMIDAL (CERTAIN RARE)
      - Am J Psychiatry 1989;146:1352.
      - Ann Pharmacother 1991;25:658-662.
      Un cas chez un adolescent, après 8 mois de traitement, lentement réversible à l'arrêt :
      - Ann Pharmacother 1993;27:725-726.
      Vingt-sept cas rapportés à l'ADRAC :
      - Aust Adv Drug React Bull 1994;13:14.
      Un cas, chez un adolescent ayant récemment utilisé de l'amphétamine :
      - J Am Acad Child Adolesc Psychiatry 1996;35:1107-1108.
      Autre référence :
      - CNS Drugs 2000;14:367-379.

    38. SYNDROME PARKINSONIEN (CERTAIN )
      - Rev Prescr 2001;21:201-203

    39. MALADIE DE PARKINSON(AGGRAVATION) (A CONFIRMER )
      - Med Letter (France) 1990;12,21:111-112.
      Quatre cas d'aggravation, réversibles à l'arrêt du traitement :
      - Neurology 1993;43:211-213.
      Autres références:
      - Mov Disord 1999;14:155-156.
      Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine pourraient aggraver les symptômes de la maladie de Parkinson. L'incidence reste à préciser (résultats contradictoires):
      - CNS Drugs 2000;14:367-379

    40. CRISE CONVULSIVE (CERTAIN RARE)
      Un cas chez un sujet n'ayant pas d'antécédent épileptique :
      - Clin Pharm 1989;8:296-298.
      Un cas :
      - Drug Intell Clin Pharm 1989;23:428.
      La compilation des essais cliniques rapporte 14 cas d'épilepsie mais seuls 3 cas ont été déclarés comme crises authentifiées par EEG. Cependant, l'anamnèse de ces patients était telle que la responsabilité n'a pu être imputée au produit. Données sur la tolérance de la fluoxétine :
      - Br J Psychiatry 1988;153,Suppl3:85-95.
      - DICP 1991;25:658-662.
      Deux cas :
      - Psychosomatics 1992;33:236-237.
      Un cas chez un consommateur de LSD :
      - Am J Psychiatry 1992;149:843-844.
      Publication sur les convulsions sous antidépresseurs :
      - J Clin Psychiatry 1993;54:289-299.
      Un cas, après cinq jours de traitement à faible dose (dix milligrammes par jour) :
      - Clin Psychopharmacol 1994;8:187-188.

    41. NATREMIE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE

      Un cas décrit, quinze autres rapportés d'hyponatrémie imputée à une secrétion inappropriée d'ADH :
      - Sem Hop Paris 1994;70:815-818.
      Soixante et un cas rapportés à la pharmacovigilance française:
      -Prescrire 1994;14:85-86
      Cinquante deux cas rapportés à la pharmacovigilance anglaise :
      - Cur Probl Pharmacovig 1994;20:5-6.
      Deux cas sévères, après 2 et 4 semaines de traitement chez des patients âgés :
      - Scott Med J 1995;40:147-148.
      Deux cas décrits chez des patients âgés, 8 autres cas auraient été rapportés, la prise associée de diurétiques thiazidiques constitue une condition favorisante :
      - Arch Intern Med 1996;156:681-682.
      Cinq cas sur 18 sujets âgés :
      - Aust N Z J Psychiatry 1998;32:295-298.
      Apparait chez 6 pour mille des patients âgés, par année de traitement: un faible poids constitue un facteur favorisant; apparait durant les 3 premières semaines de traitement :
      - Br J Clin Pharmacol 1999;47:211-217.
      Autre référence :
      - Therapie 2000;55:597-604.

    42. SECRETION INAPPROPRIEE D'ADH (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE

      Un cas :
      - Am J Psychiatry 1990;147:1569-1570.
      5 cas décrits :
      - DICP 1991;25:658-662.
      Deux cas :
      - Rev Med Interne 1992;13:Suppl6:115.
      Un cas chez un sujet âgé après 13 jours de traitement :
      - Ann Pharmacother 1993;27:723-724.
      Un cas décrit, quinze autres rapportés :
      - Sem Hop Paris 1994;70:815-818.
      Onze cas rapportés à l'ADRAC :
      - Aust Adv Drug React Bull 1994;13:14.
      Un cas décrit, quinze autres rapportés d'hyponatrémie imputée à une secrétion inappropriée d'ADH :
      - Sem Hop Paris 1994;70:815-818.
      Cinquante deux cas rapportés à la pharmacovigilance anglaise :
      - Curr Probl Pharmacovig 1994;20:5-6.
      Douze cas rapportés à la pharmacovigilance canadienne, apparaît le plus souvent durant les premières semaines de traitement, l'âge constituerait une circonstance favorisante :
      - Can Med Assoc J 1996;154:63.
      Autre référence:
      - Thérapie 2000;55:597-604

    43. GLYCEMIE(DIMINUTION) (A CONFIRMER )
      Un cas, chez un diabétique non insulinodépendant :
      - West J Med 1996;164:262-263.

    44. AVORTEMENT (CERTAIN RARE)
      Risque doublé chez 128 femmes traitées (et donc exposées) durant le premier trimestre de leur grossesse :
      - JAMA 1993;269:2246-2248.

    45. ALOPECIE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas :
      - Br J Psych 1991;159:737-738.
      Deux cas :
      - Can J Psych 1991;36:621.
      Parfois très importante et très rapide. Deux cas décrits chez des femmes, après 2 et 3 semaines de traitement. 498 cas auraient été rapportés au fabricant (USA) à la fin 1991. Habituellement réversible :
      - Lancet 1993;342:1423.
      Un cas :
      - Can J Psychiatry 1995;40:362.
      Un cas de paresthésie associée à une alopécie, réversible à l'arrêt du traitement :
      - J Clin Psychiatry 1996;57:227.

    46. DELIRE (A CONFIRMER )
      Délire paranoïde. Un cas lors de l'augmentation de la posologie de 20 à 40mg/j :
      - J Nervous Mental Dis 1990;178:57-58.
      Un cas chez un sujet âgé au cours d'un surdosage :
      - Ann Clin Psych 1993;5:255-257.

    47. HERPES(REVEIL) (A CONFIRMER )
      Trois cas décrits :
      - Am J Psychiatry 1991;148:949-950.

    48. PHOSPHOLIPIDOSE (A CONFIRMER )
      Des formes réversibles ont été notées chez l'animal lors de l'utilisation de doses qui correspondent environ à 7 fois la dose humaine (toxicité sub-chronique et chronique). Chez 585 patients traités et suivis pendant deux ans, aucune localisation sur les organes cibles n'a été imputée au produit. Les organes cibles sont l'oeil, les poumons et les nerfs périphériques.

    49. TORSADE DE POINTES (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Presse Med 2000;29:306-307.

    50. TACHYCARDIE SUPRAVENTRICULAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Ann Emerg Medicine 1991;20:194-197.

    51. HEPATITE CHOLESTATIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas avec cholestase aiguë après 5 mois de traitement :
      - Am J Gastroenterol 1997;91:2449-2450.

    52. HEPATITE CYTOLYTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas rapporté :
      - Gastroenterol Clin Biol 1991;15:270-271.
      2 cas décrits et 3 cas cités d'hépatite cytolytique aiguë :
      - Mayo Clin Proc 1999;74:692-694.

    53. HEPATITE MIXTE (CERTAIN TRES RARE)
      Deux cas rapportés :
      - Gastroenterol Clin Biol 1993;17:406-407.
      Deux cas lentement réversible à l'arrêt :
      - Mayo Clin Proc1999 ; 74 : 692-694.

    54. HEPATITE CHRONIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas après 3 mois de traitement :
      - Am J Gastroenterol 1997;92:1225-1226.

    55. DYSTONIE (A CONFIRMER )
      Un cas de dystonie de la face :
      - J Clin Psychiatry 1990;51:487.
      Un cas de dystonie aiguë :
      - J Clin Psychiatry 1992;53:327.
      Dystonie aigüe:
      - Rev Prescr 2001;21:201-203

    56. MYOCLONIE (A CONFIRMER )
      Un cas réversible à l'arrêt et réapparaissant lors de nouvelles introductions :
      - Mov Disord 1994;9:343-346.
      Deux cas, chez des patients traités depuis 1 et 2 ans :
      - Mov Disord 1996;11:324-326.
      Un cas réversible de myoclonies aiguës :
      - Mov Disord 1997;12:622-623.

    57. ANESTHESIE (A CONFIRMER )
      Anesthésie pénienne. Un cas avec libido et érection normales :
      - Am J Psychiatry 1991;148:1603.
      Anesthésie vaginale et vulvaire. Un cas :
      - Am J Psychiatry 1993;150:984-985.

    58. PARESTHESIE (A CONFIRMER )
      Un cas de paresthésie associée à une alopécie, réversible à l'arrêt du traitement :
      - J Clin Psychiatry 1996;57:227.

    59. SEDATION (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - J Clin Psychiatry 1994;55:118-119.

    60. ANOREXIE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un sujet boulimique :
      - Am J Psychiatry 1992;149:1113-1114.
      Un cas chez une femme traitée pour boulimie :
      - J Clin Psychiatry 1994;55:118-119.

    61. SYNDROME DE LYELL (A CONFIRMER )
      Un cas. Le malade prenait aussi AZT, cotrimoxazole, fluconazole... :
      - Therapie 1992;47:441.

    62. MIGRAINE (A CONFIRMER )
      Un cas de migraine vraie, avec aura :
      - Clin Psych 1993;54:235-236.

    63. ACCOUTUMANCE (A CONFIRMER )
      Un cas d'épuisement de l'effet après plusieurs mois d'activité. La fluoxétine a pu être remplacée par la sertraline qui a été active :
      - J Clin Psychopharmacol 1993;13:361.

    64. SYNDROME DE SEVRAGE (CERTAIN )
      - CNS Drugs 1999;12:171-177.

    65. BRUXISME (A CONFIRMER )
      Trois cas de bruxisme nocturne :
      - J Clin Psychiatry 1993;54:432-434.

    66. HYPOTHERMIE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit :
      - Presse Med 1993;22:553.

    67. TROUBLE DU COMPORTEMENT (A CONFIRMER )
      Automutilation :
      - Aust N Z J Psychiatry 1995;29:156-157.
      Deux cas de kleptomanie au cours de la rémission de la dépression :
      - Clin Neuropharmacol 1997;20:126-129.

    68. ATTAQUE DE PANIQUE (A CONFIRMER )
      Deux cas après 2 et 9 jours de traitement :
      - J Clin Psychopharmacol 1994;14:433-434.

    69. TROUBLE URINAIRE (A CONFIRMER )
      A type d'incontinence, de mictions impérieuses, de rétention urinaire ou de dysurie, principalement chez la femme :
      - Aust Adv Drug React Bull 1996;19:11.

    70. DOULEUR MUSCULAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas sévère :
      - J Clin Psychopharmacol 1996;16:466-467.

    71. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (A CONFIRMER )
      Un cas de syndrome type maladie sérique après 4 semaines de traitement (2 autres cas auraient déjà été décrits) :
      - Ann Pharmacother 1997;31:927.

    72. TROUBLE SEXUEL (A CONFIRMER )
      A type d'anorgasmie, d'anéjaculation, d'impuissance ou de diminution de la libido :
      - Aust Adv Drug React Bull 1996;19:11.
      Perte de la sensibilité vaginale. Un cas réversible à l'arrêt :
      - Br J Psychiatry 2000;176:299.

    73. PRIAPISME (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Can J Psych 1993;38:297.

    74. ANORGASMIE (CERTAIN )
      En particulier chez les femmes durant le premier mois de traitement:
      - Biol Psych 1998;43:904-907.

    75. TROUBLE DE L'EJACULATION (CERTAIN FREQUENT)
      L'éjaculation serait retardée ou absente chez 45 sur 60 sujets traités à 20 milligrammes par jour :
      - J Clin Psychiatry 1993;54:71.

    76. HYPERTENSION OCULAIRE (A CONFIRMER )
      - Aust Adv Drug Reaction Bull 2001;20:3

    Effets sur la descendance

    1. NON TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL
      Pour des doses correspondant à 11 fois la dose humaine.

    2. TOXICITE EMBRYO-FOETALE CHEZ L'ANIMAL
      L'exposition prénatale chez le rat entrainerait des anomalies portant sur les transporteurs de la sérotonine au niveau de différentes zones du SNC , en particulier au niveau des zones limbiques:
      - J Pharmacol Exp Ther 1998;286:1474-1481.

    3. NON TERATOGENE CHEZ L'HOMME
      Dans la compilation des essais cliniques, 17 gossesses sont survenues chez des patientes sous traitement, sans anomalie fotale. Les grossesses se sont déroulées normalement.
      Ne serait pas tératogène dans l'espèce humaine. Une étude sur 128 femmes exposées pendant le premier trimestre de la grossesse n'a pas montré une plus grande fréquence des malformations des enfants :
      - JAMA 1993;269:2246-2248.
      N'entraînerait pas d'anomalies majeures chez les enfant dont les mères ont été exposées durant le premier trimestre des la grossesse mais augmenterait le taux de prématurité et de problèmes post-nataux :
      - N Engl J Med 1996;335:1010-1015.
      - N Engl J Med 1996;335:1056-1058.
      Revue générale:
      - Prescrire 1999;19:127-129.

    4. AVORTEMENT
      L'exposition pendant le premier trimestre de la grossesse n'augmenterait pas le risque d'anomalies foetales mais pourrait accroître le risque d'avortement spontané :
      - Pharmacoepidemiology and Drug Safety 1994;3:Suppl1:115.

    5. TROUBLES NEUROLOGIQUES
      Un cas d'agitation avec tremblements et convulsions apparus 4 heures après la naissance et durant 4 jours, chez un nouveau-né de mère traitée durant toute sa grossesse :
      - Pediatrics 1993;92:721-722.

    6. SYNDROME DE SEVRAGE NEONATAL
      2 cas cités:
      - Austr Adv Drug React Bull 1997;16:14.

    7. TOXICITE PERINATALE
      Augmentation des complications périnatales (prématurité, difficultés respiratoires) dans une étude :
      - N Engl J Med 1996;335:1010-1015.
      Autre référence :
      - BMJ 1996;313:902.
      Pourrait être à l'origine d'hémorragies chez l'enfant (un cas décrit) :
      - Pediatrics 1997;100:158-159.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON
      A noter un cas d'utilisation illicite en IV qui provoquerait une sensation de bien-être :
      - Am J Psychiatry 1993;250:1898.

    Précautions d'emploi

    1. SUJET AGE
      Surtout s'il y a un risque de déshydratation.

    2. CIRRHOSE
      Demi-vie fortement allongée (6 jours au lieu de 2 jours chez l'homme sain) :
      - Clin Pharm Ther 1988;44:353-359.

    3. CONDUCTEUR DE VEHICULE

    4. UTILISATEUR DE MACHINE

    5. MALADIE DE PARKINSON
      - Med Letter (France) 1990;12,21:111-112.
      - DICP Ann Pharmacother 1991;25:658-662.
      Quatre cas d'aggravation, réversibles à l'arrêt du traitement :
      - Neurology 1993;43:211-213.
      Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine pourraient aggraver les symptômes de la maladie de Parkinson. L'incidence reste à préciser (résultats contradictoires) :
      - CNS Drugs 2000;14:367-379.

    6. EPILEPSIE
      - DICP Ann Pharmacother 1991;25:658-662.

    7. DIABETE SUCRE
      Pourrait masquer les signes annonciateurs d'une hypoglycémie. Un cas chez un adolescent atteint de diabète de type 1 :
      - J Pediatr 2000;136:394-396.

    Contre-Indications

    1. ALLAITEMENT
      Passage dans le lait maternel.
      A proscrire en période d'allaitement ou nécessitant de différer celui-ci.
      Un cas d'hyperglycémie et de glucosurie chez un nourrisson allaité par une mère traitée par fluoxétine.
      - Austr Adv Drug React Bull 1997;16:14.
      Autre référence:
      - N Engl J Med 2000;343:118-126

    2. GROSSESSE
      Risque de complications périnatales (prématurité, troubles respiratoires) en cas d'administration au cours du troisième trimestre de la grossesse :
      - N Engl J Med 1996;335:1010-1015.

    3. ENFANT DE MOINS DE 15 ANS
      Information manquante.

    4. ASSOCIATION AUX IMAO
      Risque de décès.

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle par voie orale :
    Adulte : vingt à soixante milligrammes par jour en une prise le matin ou à midi, éventuellement pendant le repas.
    La posologie sera atteinte progressivement en débutant par vingt milligrammes par jour.
    Réduire la posologie en cas d'atteinte hépatique.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 48 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION voie rénale
    - 3 - ELIMINATION voie fécale
    - 4 - REPARTITION à 84 % lien protéines plasmatiques
    - 5 - REPARTITION lait

    Absorption
    Pic plasmatique voisin de 20 à 50 mcg/l, 6 à 8 heures après une prise, à jeun, de 40 à 60 mg par voie orale.
    Le pic plasmatique est retardé de 3 heures par la prise d'aliments.
    Répartition
    Liaison aux protéines plasmatiques : 84%.
    Les concentrations plasmatiques parviennent à l'état d'équilibre après 2 à 4 semaines de traitement.
    Passage dans le lait maternel.
    Demi-Vie
    La demie-vie d'élimination est de 48 heures après prise unique et de 96 heures après des prises répétées.
    Non modifiée par l'insuffisance rénale.
    Allongée en cas de cirrhose (6 jours) :
    - Clin Pharm Ther 1988;44:353-359.
    Demi-vie du métabolite norfluoxétine : 7 jours.
    Métabolisme
    Formation de desméthylfluoxétine (norfluoxétine), métabolite actif dont le pic plasmatique apparaît à 76 heures et dont la demi-vie est de 7 jours.
    Formation d'autres métabolites restant à identifier.
    Elimination
    * Voie rénale :
    60% de la dose sont éliminés par les urines en 35 jours.
    * Voie fécale :
    16% de la dose sont éliminés par les fécès en 28 jours.

    Bibliographie

    - Drugs1986, 32: 481-508.
    - Drugs of Today 1988;24:7-13.
    - Br J Psych 1988;153:77-86. (Effets secondaires)
    - Drugs 1989;37:713-738.
    - Inpharma 1986;564:19.
    - Br J Psych 1990;153,Suppl3:85-95. (Effets secondaires)
    - DICP Ann Pharmacother 1991;25:658-662.
    - Clin Ther 1993;15:216-243.
    - J Pharmacol Exp Ther 1994;331:1354-1361. (102 références)
    - N Engl J Med 1994;331:1354-1361.
    - Drug Newletter 1995;14:1-4. (Revue des indications non admises par la FDA)
    - CNS Drugs 1995;3:305-322. (Revue générale)
    - CNS Drugs 2000;14:51-80. (Revue générale)
    - CNS Drugs 2000;14:301-328. (Revue générale)

    Spécialités

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