INDOMETACINE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 26/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    acide 1-(4-chlorobenzoyl)-5-méthoxy-2-méthyl-1H-indole-3-acétique

    Ensemble des dénominations

    BAN : INDOMETHACIN
    CAS : 53-86-1
    DCF : INDOMETACINE
    DCIR : INDOMETACINE
    USAN : INDOMETHACIN
    autre dénomination : INDOMETHACINE
    bordereau : 92
    code expérimentation : MK 615
    dci : indométacine
    liste OMS : liste 1
    rINN : INDOMETACIN
    sel ou dérivé : SULINDAC

    Classes Chimiques


    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIINFLAMMATOIRE (principale certaine)

    2. ANTIINFLAMMATOIRE NON STEROIDIEN (principale certaine)

    3. ANALGESIQUE (principale certaine)

    4. ANALGESIQUE PERIPHERIQUE (principale certaine)

    5. ANTIPYRETIQUE (principale certaine)

    6. INHIBITEUR DE LA SYNTHESE DES PROSTAGLANDINES (principale certaine)

    7. ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (secondaire certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      * Action analgésique périphérique de type aspirine.
      Inhibition de la lipoxygénase; diminution de la production de leucotriènes et de prostaglandines à partir des leucocytes et des cellules synoviales en stimulant la réincorporation d'acide arachidonique libre dans les triglycérides.
      - Biochem Pharmacol 1989;38:3707-3711.
      - Proc Nat Academ Sci USA 1979;76:3774-3778.
      * Action anti-inflammatoire au stade aigü de l'inflammation , expliquée en partie par l'inhibition de la biosynthèse des prostaglandines.
      S'oppose à l'action des médiateurs chimiques de la douleur et de l'inflammation, en particulier par inhibition de la synthèse de l'histamine et par inhibition de la libération de la sérotonine plaquettaire; inhibition des effets de la bradykinine.
      Inhibition de l'augmentation de la perméabilité capillaire au stade cellulaire, inhibition partielle de la migration leucocytaire.

    2. secondaire
      Altération de l'agrégation plaquettaire, à confirmer.
      Activité fibrinilytique.
      Diminuerait la formation du collagène dans le granulome, mais n'empêche pas la formation du tissu de granulation.
      Inhibition de la fonction des neutrophiles:
      - J Rheumatol 1985;12:751-757.

    Effets Recherchés

    1. ANTIINFLAMMATOIRE (principal)

    2. ANTALGIQUE (principal)

    3. ANTIPYRETIQUE (accessoire)

    4. ANTIPROTEINURIQUE (accessoire)

    Indications Thérapeutiques

    1. RHUMATISME INFLAMMATOIRE (principale)
      Traitement symptomatique des poussées aiguës.

    2. ARTHROSE (principale)
      Traitement symptomatique des poussées aiguës.

    3. RHUMATISME ABARTICULAIRE (principale)
      Traitement symptomatique de courte durée des poussées aiguës.

    4. SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE (secondaire)
      Spondylarthrite ankylosante juvénile, à la dose de 1 à 2 mg par kilo et par jour.

    5. ARTHRITE (secondaire)
      Arthrite rhumatoïde:
      - B J Rheumatol 1988;27:117-122.

    6. INFLAMMATION (principale)
      Traitement symptomatique de courte durée des états inflammatoires aigus post-opératoires, en particulier en chirurgie odonto-stomatologique et orthopédique.

    7. HYPERSECRETION BRONCHIQUE (à confirmer)
      Utilisation en inhalation. Amélioration des signes respiratoires chez 2 malades atteints de cancer du poumon :
      - Chest 1999;115:1465-1468.
      Efficace au cours des bronchites chroniques :
      - Am Rev Respir Dis 1999;115:548-552

    8. GOUTTE(TRAITEMENT DE LA CRISE) (principale)
      Traitement symptomatique de la crise de goutte.

    9. SYNDROME DE BARTTER (secondaire)
      Réduction de l'hypersécrétion du facteur natriurétique auriculaire :
      - N Engl J Med 1986;316:167.
      Un cas de syndrome de Bartter congénital, traité favorablement à l'âge de 5 ans :
      - Lancet 1996;347:550.
      Autres références :
      - Ann Intern Med 1977;87:369-372.
      - Arch Dir Child 1978;53:43-48.

    10. DYSMENORRHEE (secondaire)
      - Br J Obstet Gynecol 1979;86:645-647.

    11. SYNDROME DE SHY-DRAEGER (secondaire)
      - Lancet 1978;1:1011-1014.

    12. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (secondaire)
      - Presse Med 1980;9:2025.

    13. HEMICRANIE CHRONIQUE PAROXYSTIQUE (secondaire)
      - Presse Med 1983;12:2855-2858.

    14. CANAL ARTERIEL(PERSISTANCE) (secondaire)
      Traitement non chirurgical de la persistance du canal artériel:
      Traitement prophylactique chez le prématuré pesant moins de 1000 grammes :
      - N Engl J Med 1982;30,6:506-510.
      - Presse Med 1987;16:1035-1038.
      Bilan de l'utilisation par voie IV chez 2482 prématurés :
      - Br Med J 1988;297:773
      Un traitement de 5 jours au lieu d'un traitement aigu permettrait d'éviter la réouverture du canal artériel et de réduire la fréquence de survenue d'hémorragie intraventriculaire :
      - Eur J Ped 1988;147:481-484.
      Revue sur le sujet :
      - Drugs 1989;38,2:249-266.

    15. COLIQUE NEPHRETIQUE (secondaire)
      Par voie rectale, l'indométacine permet une sédation de la douleur en 45 minutes :
      - Br J Urol 1983;55:6-9.

    16. COLIQUE HEPATIQUE (secondaire)
      Indométacine par voie veineuse :
      - Concours Med 1985;38:3612-3613.

    17. PROTEINURIE (secondaire)
      Effet purement symptomatique de réduction de la protéinurie, plus efficace que d'autres anti-inflammatoires :
      - Am J Nephrology 1985;5:236-242.
      - Am J Med 1986;81, Suppl28:84-94.

    18. SYNDROME NEPHROTIQUE (secondaire)
      Effet purement symptomatique de réduction de la protéinurie, plus efficace que d'autres anti-inflammatoires :
      - Am J Nephrol 1985;5:236-242.
      - Am J Med 1986;81,Suppl28:84-94.

    19. ACCOUCHEMENT PREMATURE(PREVENTION) (secondaire)
      L'indométacine peut, en seconde intention, constituer un traitement efficace pour prévenir l'accouchement prématuré, soit lorsque les bêta-sympathomimétiques sont contrindiqués (diabète, troubles du rythme cardiaque, hypertension artérielle), soit lorsqu'ils s'avèrent inefficaces ou mal tolérés (tachycardie). La combinaison des deux est possible. Des précautions d'emploi sont nécessaires :
      Pas plus de deux cents milligrammes par jour (per os ou par voie rectale). Arrêt à 35 semaines de grossesse, avec un intervalle libre d'une semaine entre l'arrêt du traitement et l'accouchement. Surveillance en milieu spécialisé nécessaire.
      - Am J Obstet Gynecol 1993;168:1247-1256.
      - Drugs 1993;45:684-692.

    20. ENURESIE (secondaire)
      Actif à la dose de 150 mg par voie rectale, au coucher (étude sur 19 enfants de 6 à 15 ans) :
      - J Urol 1989;142:1290-1292.

    21. STERILITE MASCULINE (à confirmer)
      Stérilité liée à une oligospermie ; l'indométacine augmente le nombre et la motilité des spermatozoïdes (posologie de 75 mg/j en trois prises) :
      - Fertil Steril 1984;42:406-411.

    22. MELANOME (à confirmer)
      Mélanome malin métastasé. Indométacine en association avec la ranitidine :
      - Lancet 1992;340:397-398.

    23. POLYPOSE GASTRIQUE (à confirmer)
      Un cas décrit de régression de polypes gastriques après administration de suppositoires d'indométacine :
      - Hepatogastroenterology 1997;44:918-920.

    24. POLYPOSE ADENOMATEUSE FAMILIALE (à confirmer)
      Permettrait de réduire l'incidence des polyadénomes après chirurgie conservatrice du rectum (étude pilote) :
      Dans les formes urothéliales à cellules transitionnelles, serait plus efficace et mieux toléré que le cisplatine (étude pilote) :
      - Cancer 1996;78:1660-1665.

    25. HEMORRAGIE CEREBRALE(PREVENTION) (à confirmer)
      Prophylaxie d'hémorragie cérébrale chez les prématurés de très faible poids (<1250 g) :
      - Pediatrics 1996;98:714-718.
      - Pediatrics 1996;98:784-785.

    26. HYPERTENSION INTRACRANIENNE (à confirmer)
      A la dose de 50 mg IV, entraîne une baisse de la pression intracrânienne :
      - Neurology 2000;55:1040-1042.

    27. MALADIE D'ALZHEIMER (à confirmer)
      Etude randomisée: amélioration modérée mais significative des tests cognitifs au bout de 6 mois:
      - Neurology 1993;43:1609-1611.

    28. CANCER DU COLON(PREVENTION) (à confirmer)
      Diminution du risque relatif en cas de traitement par les AINS; étude cas-témoins avec aspirine, indometacine, piroxicam:
      - Cancer1998;82:2326-2333.

    Effets secondaires

    1. POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Lié à la rétention hydrosodée.

    2. OEDEME (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      INSUFFISANCE CARDIAQUE
      SUJET AGE

    3. INSUFFISANCE RENALE FONCTIONNELLE (CERTAIN )
      Diminution de la filtration glomérulaire; Réduction non significative de l'excrétion urinaire du sodium et du potassium:
      - Ann Intern Med 2000;133:1-9

    4. INSUFFISANCE CARDIAQUE(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)
      - Drug Intell Clin Pharm 1980;14:620-621.

    5. HYPERTENSION ARTERIELLE(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Chez vingt sujets hypertendus non traités, on décèle une élévation négligeable des PA systolique et diastolique d'environ 7 millimètres de mercure :
      - J Hypertension 1991;9,Suppl6:242-243.
      Méta-analyse de plus de sept cents sujets hypertendus traités principalement par les bêta-bloquants, la pression moyenne est élevée de cinq millimètres de mercure :
      - Ann Intern Med 1994;121:289-300.

    6. UREE SANGUINE(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)

    7. CREATININEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)

    8. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      DESHYDRATATION
      CIRRHOSE DECOMPENSEE
      SYNDROME NEPHROTIQUE
      TRAITEMENT DIURETIQUE
      INSUFFISANCE CARDIAQUE
      NEPHROPATHIE PREEXISTANTE
      LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE

      Quelques cas d'oligo-anurie en rapport avec l'effet inhibiteur sur la synthèse des prostaglandines, qui empêche l'adaptation circulatoire rénale à l'hypoperfusion favorisée par les états d'hypoperfusion rénale et/ou d'hypovolémie. Plus rarement, en rapport avec une néphropathie interstitielle aiguë par hypersensibilité :
      - Presse Med 1980;9:3611-3614.
      - Mayo Can Proc 1982;57:289-296.
      La baisse de la filtration glomérulaire pourrait être corrigée par la prise de misoprostol par voie orale :
      - J Clin Pharmacol 1991;31:729-735.

    9. NEPHROPATHIE INTERSTITIELLE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Nephron 1984;37:174-179.

    10. NECROSE PAPILLAIRE RENALE (CERTAIN TRES RARE)
      - Drugs 1982;23:113-114.
      - Lancet 1982;2:558-559.

    11. INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      CHEZ L'HOMME

      - Ann Int Med 1991;115:165-172.

    12. KALIEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Associée ou non à une insuffisance rénale :
      - JAMA 1980;244:1127.

    13. NATREMIE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      PREMATURE

      Cinq cas ont été rapportés chez des prématurés (poids moyen de 1000 grammes) traités pour une persistance du canal artériel :
      - Develop Pharmacol Ther 1985;8:260-267.

    14. ERUPTION MORBILLIFORME (CERTAIN RARE)
      A type d'érythème morbilliforme diffus ou localisé.

    15. URTICAIRE (CERTAIN RARE)

    16. ERYTHEME POLYMORPHE (CERTAIN TRES RARE)

    17. SYNDROME DE LYELL (CERTAIN TRES RARE)
      - Br J Rhumatol 1983;22:47-49.

    18. PURPURA THROMBOPENIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    19. ALOPECIE (CERTAIN TRES RARE)

    20. ULCERATION DE LA BOUCHE (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1983;287:1258.

    21. OESOPHAGITE (CERTAIN TRES RARE)

    22. ULCERATION OESOPHAGIENNE (CERTAIN TRES RARE)
      10 cas sur 50 traités depuis plus d'un an.
      - Digestion 1982;24:66-68.
      - Postgrad Med J 1991;67:486.

    23. STENOSE DE L'OESOPHAGE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      HERNIE HIATALE

      - Gut 1984;25:478-480.

    24. ANOREXIE (CERTAIN TRES RARE)

    25. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)

    26. VOMISSEMENT (CERTAIN RARE)

    27. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ANTECEDENTS ULCEREUX
      GASTRITE
      HERNIE HIATALE

    28. GASTRITE (CERTAIN RARE)

    29. ULCERE GASTRODUODENAL (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      FORTES DOSES
      ANTECEDENTS ULCEREUX

      Avec perforation :
      - Br Med J 1980;280:448.
      - Br Med J 1980;280:1618.
      Un cas avec perforation, chez un nouveau-né :
      - Lancet 1981;1:1110-1111.

    30. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN RARE)

    31. DIARRHEE (CERTAIN RARE)

    32. CONSTIPATION (CERTAIN RARE)

    33. COLITE (CERTAIN TRES RARE)

    34. ULCERE DE L'INTESTIN GRELE (CERTAIN TRES RARE)
      Avec perforation digestive :
      - Lancet 1978;2:1055-1056.
      - Br Med J 1983;287:1671-1672.
      Un cas avec perforation digestive, chez un prématuré traité par voie veineuse depuis deux jours :
      - Ital J Ped 1990;16:204-206.

    35. HEMORRAGIE DIGESTIVE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      CIRRHOSE
      GASTRITE
      ANTECEDENTS ULCEREUX

      Le plus souvent saignement occulte, modéré. Parfois hémorragie massive à type de méléna ou d'hématémèse, mortelle dans certains cas, en particulier chez le sujet âgé.

    36. DOULEUR RECTALE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

      Référence :
      - Gastroenterol Clin Biol 1996;20:446-452

    37. RECTITE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

      Référence :
      - Gastroenterol Clin Biol 1996;20:446-452

    38. ULCERE DU RECTUM (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

      Référence :
      - Gastroenterol Clin Biol 1996;20:446-452

    39. STENOSE ANORECTALE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

      Référence :
      - Gastroenterol Clin Biol 1996;20:446-452

    40. RECTORRAGIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

      Référence :
      - Gastroenterol Clin Biol 1996;20:446-452

    41. TOXICITE HEPATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Le plus souvent, élévation modérée et transitoire des transaminases. Les hépatites sont exceptionnelles :
      - JAMA 1967;199:586.

    42. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Le plus souvent, élévation isolée, modérée et transitoire des transaminases, nécessitant l'arrêt du traitement si le taux est 3 fois supérieur à la normale.

    43. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      Le plus souvent, élévation isolée, modérée et transitoire.

    44. ICTERE (CERTAIN TRES RARE)
      Nécessite l'arrêt du médicament.

    45. BILIRUBINEMIE CONJUGUEE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    46. HEPATITE CYTOLYTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      De survenue imprévisible, le plus souvent régressive à l'arrêt du médicament. Des cas mortels ont été rapportés :
      - Rev Prat 1984;34:246.

    47. ANEMIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Le plus souvent, anémie hypochrome liée au saignement occulte.

    48. LEUCOPENIE (CERTAIN TRES RARE)

    49. NEUTROPENIE (CERTAIN TRES RARE)

    50. THROMBOPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      Parfois sévère. Quelques cas mortels rapportés.

    51. TEMPS DE SAIGNEMENT(ALLONGEMENT) (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      FORTES DOSES

    52. APLASIE MEDULLAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      - Acta Haematol 1982;67:136-138.

    53. CEPHALEE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      DEBUT DE TRAITEMENT

      Souvent sévères, elles nécessitent la réduction des doses ou l'arrêt du médicament. Elles sont accompagnées d'une sensation de tête vide.

    54. VERTIGE (CERTAIN FREQUENT)
      Souvent associés à des céphalées.

    55. ATAXIE (CERTAIN TRES RARE)

    56. TREMBLEMENT (CERTAIN TRES RARE)

    57. CONFUSION MENTALE (CERTAIN TRES RARE)

    58. CRISE CONVULSIVE (A CONFIRMER )
      A 2 reprises, chez un patient âgé, 10 à 15 minutes après la prise orale:
      - Allergy 1999;54:90-91.

    59. HALLUCINATION (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE

      - Arch Intern Med 1991;151:1309-1313.

    60. PSYCHOSE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE

      - Arch Intern Med 1991;151:1309-1313.

    61. CAUCHEMAR (CERTAIN RARE)

    62. ANXIETE (CERTAIN TRES RARE)

    63. ACCES MANIAQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas de syndrome maniaque :
      - J Clin Psych 1987;7:203-204.

    64. INSOMNIE (CERTAIN TRES RARE)

    65. SOMNOLENCE (CERTAIN RARE)

    66. DEPRESSION (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Parfois sévère.

    67. NEUROPATHIE PERIPHERIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1975;2:66-67.

    68. ASTHENIE (CERTAIN RARE)

    69. FLOU VISUEL (CERTAIN TRES RARE)
      Nécessite un examen ophtalmologique soigneux.

    70. ACUITE VISUELLE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)

    71. DIPLOPIE (CERTAIN TRES RARE)

    72. DYSCHROMATOPSIE (CERTAIN TRES RARE)

    73. DEPOT CORNEEN (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

    74. RETINOPATHIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

    75. ACOUPHENE (CERTAIN RARE)

    76. ACUITE AUDITIVE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)

    77. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN TRES RARE)
      Se voient surtout chez les sujets allergiques à l'aspirine.

    78. OEDEME ANGIONEUROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    79. INSUFFISANCE CIRCULATOIRE CEREBRALE (A CONFIRMER )
      Deux cas chez des prématurés dont la mère avait été traitée par indométacine pendant 10 jours. Ischémie probablement liée à l'importance de l'effet vasoconstricteur du produit :
      - J Ped 1990;116:839-840.

    80. SYNDROME NEPHROTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas associé à une néphropathie interstitielle aiguë :
      - Am J Med 1980;69:135-136.

    81. DERMATITE DE CONTACT (A CONFIRMER )
      Un cas après utilisation locale pour une tendinite du coude :
      - Contact Dermatitis 1987;17:121.

    82. DERMATITE EXFOLIATRICE (A CONFIRMER )
      Un cas attribué au développement d'un staphylocoque doré :
      - Dermatology 1993;186:153-154.

    83. PSORIASIS(AGGRAVATION) (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Dermatologica 1987;175:300-301.
      Deux cas :
      - Br J Dermatol 1987;117:799-800.

    84. HYPERTENSION INTRACRANIENNE (A CONFIRMER )
      - N Engl J Med 1978;298:855.

    85. CYSTITE (A CONFIRMER )
      Quatre cas :
      - N Z Med J 1993;106:501-503.

    86. LICHEN PLAN (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Pharmacotherapy 1994;14:561-571.

    87. ARTHROSE(AGGRAVATION) (CERTAIN )
      Une étude prospective chez 376 patients suivis sur 5 ans met en évidence l'augmentation de l'incidence de l'aggravation des gonathroses :
      - J Rheumatol 1995;22:1941-1946.

    88. ANHYDRAMNIOS (CERTAIN )
      Un cas, après 27 jours de traitement pour des contractions prématurées, augmentation de la production de liquide amniotique à l'arrêt du traitement :
      - J Perinat Med 1995;23:233-236.

    89. SPASME CORONARIEN (A CONFIRMER )
      Un cas d'angor spastique chez un sujet âgé (positif au test de provocation à l'ergométrie) :
      - Clin Cardiol 1997;20:656-658.

    Effets sur la descendance

    1. TOXICITE FOETALE
      Risque accru d'entérite nécrosante, de persistance du canal artériel, d'hémorragie cérébrale grave, d'atteinte rénale, mis en évidence chez 57 prématurés de moins de 30 semaines, nés de femmes traitées pour menace d'accouchement :
      - N Engl J Med 1993;329:1602-1607.
      Le risque d'hemorragie périventriculaire serait de 27% chez des enfants de moins de 1,5 kg, exposés in utero durant les 48 heures précédant la naissance; le risque de persistance du canal artériel serait de 40%:
      - Aust New Zeal J Obstet Gynecol 1998;38:11-16.

    2. FOETOPATHIE CHEZ L'ANIMAL
      Lésions du système nerveux central :
      - Lancet 1977;2,8028:87.

    3. TOXICITE PERINATALE
      Hypertension pulmonaire primitive chez le nouveau-né de mère traitée à l'indométacine :
      - Am J Obstet 1976;126,4:467.

    4. CANAL ARTERIEL(FERMETURE)
      Fermeture prématurée.
      Risque d'immaturité par fermeture in utero du canal artériel chez le nouveau-né de mère traitée :
      - Presse Med 1989;18:1124.
      L'indométacine, pour cette raison, ne devrait pas être utilisée chez la mère après 32 semaines de grossesse :
      - Am J Obstet Gynecol 1993;168:1350-1353.
      Un cas, après exposition in utero, répétée entre la vingt-quatrième et trente-deuxième semaine de gestation :
      - Am J Perinatol 1996;13:15-18.

      Information contradictoire, risque accru d'entérite nécrosante, de persistance du canal artériel, d'hémorragie cérébrale grave, d'atteinte rénale, mis en évidence chez 57 prématurés de moins de 30 semaines, nés de femmes traitées pour menace d'accouchement :
      - N Engl J Med 1993;329:1602-1607.
      L'utilisation comme tocolytique entre la vingt-quatrième et la trente-sixième semaine entraînerait la fermeture du canal artériel chez 50% des foetus (la fermeture est particulièrement fréquente au cours de la 31 ème semaine) :
      - Am J Obstet Gynecol 1997;177:256-261.
      Un cas d'hydrops foetal après 48 heures d'utilisation comme tocolytique et lié à la fermeture du canal artériel (6 autres cas ont déjà été rapportés) :
      - Obstet Gynecol 1997;90:676-678.

    5. LESIONS RENALES DU FOETUS
      Lésion ischémiques rénales chez un nouveau-né dont la mère avait été traitée par indométacine (en tant que tocolytique) :
      - Presse Med 1989;18:1124.
      L'exposition in utero, au cours de la seconde moitié de la grossesse, exposerait à un risque de lésions rénales irréversibles, six cas d'anurie fatale :
      - Am J Obstet Gynecol 1994;171:617-623.

    6. INSUFFISANCE RENALE DE L'ENFANT
      Chez quatre enfants (deux cas d'insuffisance rénale chronique) après une exposition in utero durant environ dix semaines :
      - Pediatr Nephrol 1994;8:700-704.
      Risque accru d'entérite nécrosante, de persistance du canal artériel, d'hémorragie cérébrale grave, d'atteinte rénale, mis en évidence chez 57 prématurés de moins de 30 semaines, nés de femmes traitées pour menace d'accouchement :
      - N Engl J Med 1993;329:1602-1607.

    7. PERFORATION DU GRELE
      Un cas, chez un nouveau-né exposé in utero à des fins de tocolyse :
      - Am J Perinatol 1994;11:295-296.
      Risque accru d'entérite nécrosante, de persistance du canal artériel, d'hémorragie cérébrale grave, d'atteinte rénale, mis en évidence chez 57 prématurés de moins de 30 semaines, nés de femmes traitées pour menace d'accouchement :
      - N Engl J Med 1993;329:1602-1607.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. ULCERE GASTRODUODENAL(ANTECEDENT)

    2. GASTRITE(ANTECEDENT)

    3. HERNIE HIATALE

    4. INSUFFISANCE RENALE

    5. INSUFFISANCE CARDIAQUE
      Risque de décompensation et d'insuffisance rénale. En cas d'insuffisance cardiaque sévère, risque de baisse de l'index cardiaque, en particulier chez les sujets hyponatrémiques :
      - N Engl J Med 1984;310:347.

    6. CIRRHOSE
      En cas d'ascite, risque d'insuffisance rénale et d'augmentation de la rétention hydrosodée :
      - Gastroenterol Clin Biol 1986;10:231-233.
      Risque d'insuffisance rénale :
      - Gastroenterology 1993;104:869-876.

    7. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE

    8. SYNDROME NEPHROTIQUE
      Risque d'insuffisance rénale aiguë.

    9. LUPUS ERYTHEMATEUX DISSEMINE
      Risque d'insuffisance rénale aiguë.

    10. TROUBLES PSYCHIATRIQUES
      Risque d'aggravation.

    11. DEPRESSION

    12. EPILEPSIE
      Risque d'aggravation.

    13. MALADIE DE PARKINSON
      Risque d'aggravation.

    14. TROUBLE DE L'HEMOSTASE
      Risque accru d'hémorragie.

    15. SUJET AGE

    16. STERILET
      Risque d'inefficacité.

    17. ASSOCIATION AUX ANTIINFLAMMATOIRES
      Risque accru de toxicité gastroduodénale.

    18. ASSOCIATION AU LITHIUM
      Risque d'intoxication par le lithium :
      - Br Med J 1979;1:1115-1116.
      - Arch Gen Psych 1983;40:283-286.

    Contre-Indications

    1. ULCERE GASTRODUODENAL

    2. HEMORRAGIE DIGESTIVE

    3. GASTRITE

    4. RECTITE
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE RECTALE

    5. INSUFFISANCE RENALE SEVERE

    6. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE SEVERE

    7. HYPERSENSIBILITE A L'ASPIRINE
      Il existe une allergie associée entre l'aspirine et les antiinflammatoires non stéroïdiens chez les sujets présentant un syndrome de Fernand Widal (asthme, rhinite vasomotrice, polypes nasaux) déclenché par l'aspirine.

    8. HYPERSENSIBILITE A CETTE SUBSTANCE

    9. ENFANT DE MOINS DE 15 ANS

    10. ALLAITEMENT
      Risque de convulsions chez le nouveau-né.
      - Lancet 1978;2:215. (un cas).

    11. GROSSESSE
      L'indométacine, en raison du risque de fermeture in utero du canal artériel et de ses conséquences, ne devrait pas être utilisée chez la mère après 32 semaines de grossesse :
      - Am J Obstet Gynecol 1993;168:1350-1353.
      L'utilisation en fin de grossesse semble associée à une augmentation des complications néonatales (entérocolite nécrosante, hémorragie intracranienne, absence de fermeture du canal artériel) :
      - N Engl J Med 1993;329:1602-1607.

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE
    - 2 - RECTALE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle par voie orale ou rectale chez l'adulte:
    Dose d'attaque:
    Vingt cinq milligrammes 2 à 3 fois par jour.
    Dose maximale: deux cents milligrammes par jour.
    Dose d'entretien:
    Soixante quinze à cent milligrammes par jour.

    Prévenir le patient du risque de vertige, et ne pas prescrire si ce risque ne peut être toléré professionnellement.
    En cas d'emploi prolongé, surveillance clinique régulière pour dépister un éventuel syndrome infectieux qui serait masqué par l'indométacine.
    Sueveillance ophtalmologique, sanguine et auditive.
    Surveillance en début de traitement pour dépister les signes d'hypersensibilité médicamenteuse de type allergique.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 3.50 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION voie rénale
    - 3 - ELIMINATION voie fécale
    - 4 - ELIMINATION voie biliaire
    - 5 - REPARTITION lait
    - 6 - REPARTITION 90 % lien protéines plasmatiques

    Absorption
    Résorption presque complète au niveau gastro-intestinal.
    Après administration per os d'une dose unique, pic plasmatique atteint en 1/2 h à 2 heures.
    Chez le prématuré, après administration per os, résorption incomplète et variable, pic plasmatique atteint en 4 heures.
    - J Pediatr 1979;95:313.
    Résorption par voie rectale plus rapide et plus régulière.
    Répartition
    Liaison aux protéines plasmatiques: 99%; (96% chez le prématuré).
    Passe dans le lait.
    passe la barrière hémato-encéphalique; les concentrations dans le LCR sont supérieures aux concentrations plasmatiques libres 2 heures après injection intramusculaire.
    - Eur J Clin Pharmacol 1990;38:343-346.
    Demi-Vie
    3 à 4 heures.
    Après une dose unique de 50 mg, demli-vie de 3 heures à 4 heures 30 par voie orale, et de 2 à 4 heures par voie rectale.
    Beaucoup plus longue, d'après certains auteurs chez le prématuré: 11 à 20 heures.
    - J Pediatr 1979;95:313.
    Métabolisme
    Transformation hépatique:
    Déméthylation et désacétylation en métabolites inactifs.
    Cycle entéro-hépatique pour l'indométacine et ses métabolites.
    Elimination
    Voie rénale:
    Environ 70% ,sous forme libre et glycuroconjuguée de la forme active ou des métabolites.
    Les dérivés glycuroconjugués sont éliminés par filtration glomérulaire ou par sécrétion tubulaire.
    L'élimination rénale est réduite, alors que l'élimination biliaire est augmentée, lors de l'administration conjointe d'aspirine.
    - J Pharmacokin Biopharm 1978;6,6:451.
    Voie fécale:
    Environ 30% sous forme libre.
    Voie biliaire:
    15% en 24 heures:
    - Clin Pharmacokinet 1979;4:368.

    Bibliographie

    - Adv Pharmacol Chemother 1969;7:333-405.
    - J Pharmacol Exp Ther 1963;141:369-376.
    - Boissier Thérapie 1970;25:43-60.
    - Giroud, Parmacologie Clinique, Tome1,1978:957-993.
    - Clin Pharmacokinet 1981;6:245.
    - Inpharma 1982;342:19. (PHARMACOCINETIQUE) Chez le nouveau-né.
    - Reactions 1982;57:11. (EFFETS SECONDAIRES)
    - Am J Med 1985;79,Suppl4C .(Symposium)
    - Drug Saf 1993;8:99-127. (INTERACTIONS)* Revue des interactions avec les AINS.

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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