CISPLATINE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 20/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    cis-diaminedichloroplatine

    Ensemble des dénominations

    BAN : CISPLATIN
    CAS : 15663-27-1
    DCF : CISPLATINE
    DCIR : CISPLATINE
    USAN : CISPLATIN
    autre dénomination : CDDP
    autre dénomination : CIS-DIAMINEDICHLOROPLATINUM
    autre dénomination : CIS-PLATINUM
    autre dénomination : DDP
    autre dénomination : PEYRONE'S SALT
    bordereau : 2471
    code expérimentation : RB-1571
    code expérimentation : NSC-119875
    dci : cisplatine
    rINN : CISPLATIN
    sel ou dérivé : CARBOPLATINE

    Classes Chimiques


    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTINEOPLASIQUE (principale certaine)

    2. AGENT ALKYLANT (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Agit avec un site nucléophile sur l'ADN, l'ARN ou les protéines, pour former une liaison covalente bifonctionnelle intra ou interbrins aboutissant à l'inhibition de la synthèse de l'ADN :
      - Science 1979;203:1014-1016.
      - Cancer Treat Rep 1979;63:1439-1444.
      - Chem Biol Interact 1980;32:321-330.

    2. secondaire
      Inactive une enzyme de réparation de l'ADN : la O6 guanine alkyltransférase :
      - Carcinogenesis 1989:1681-1684.

    Effets Recherchés

    1. ANTICANCEREUX (principal)

    Indications Thérapeutiques

    1. CANCER DU TESTICULE (principale)
      Tumeurs séminomateuses métastatiques :
      - Cancer 1982;50:2289-2294.
      Tumeurs non séminomateuses, en polychimiothérapie. Protocole BEP (étoposide, bléomycine cisplatine) :
      - N Engl J Med 1987;316:1435-1440.

    2. CANCER DU TESTICULE NON SEMINOMATEUX (principale)
      Tumeurs non séminomateuses, en polychimiothérapie. Protocole BEP (étoposide, bléomycine cisplatine) :
      - N Engl J Med 1987;316:1435-1440.

    3. SEMINOME DU TESTICULE (principale)
      Stades IIC et III
      En association a la bleomycine et à l'etoposide

    4. CANCER DE L'OVAIRE (principale)
      Polychimiothérapie : cisplatine associé à doxorubicine, cyclophosphamide :
      - Cancer Treat Rep 1976;60:55-60.
      - Cancer Treat Rep 1979;63:1539.
      - Ann Intern Med1988;108:165-170.
      Dans ses formes métastasées, le traitement initial par le cisplatine serait plus efficace que par le melphalan :
      - Cancer 1996;77:733-742.
      Cancer de l'ovaire à cellules claires : serait moins efficace et plus toxique (notamment complications thromboemboliques) que les protocoles sans cisplatine :
      - Cancer 1996;78:2157-2163.
      En association avec le cyclophosphamide IV, serait moins toxique et plus efficace par voie intrapéritonéale que par voie IV dans le cancer de l'ovaire stade III (essai randomisé positif) :
      - N Engl J Med 1996;335:1950-1955.
      Etude chez 26 malades de l'association cisplatine et cyclophosphamide: l'association possède une importante efficacité, mais au prix de nombreux effets secondaires:
      - Cancer 1998;83:1980-1988.
      Le traitement semble efficace et bien toléré dans une étude pilote de l'association paclitaxel+cisplatine+épirubicine chez 40 malades :
      - Cancer 2000;89:1547-1554.

    5. CANCER DU COL DE L'UTERUS (principale)
      Tumeurs épidermoïdes. Polychimiothérapie ; cisplatine associé à bléomycine, cyclophosphamide :
      - Proc Am Assoc Canc Res ASCO 1978;19:332.
      En association à l'hyperthermie loco-régionale (étude pilote) :
      - Cancer 1997;79:935-943.
      Un cas de cancer 'glassy cells' (à cellules claires) traité avec succès par l'association cisplatine-épirubicine-mitomycine par voie intra-artérielle :
      - Lancet 2000:355:1159-1160.

    6. CANCER DU SEIN METASTASE (à confirmer)
      Etude pilote de l'association paclitaxel-cisplatine chez 32 malades atteints de formes évoluées résistant aux anthracyclines. 50% de réponses, en général partielles :
      - Cancer 2000;88:1863-1868.

    7. CANCER DE LA VESSIE (principale)
      - Cancer Treat Rep 1976;60:917-923.
      - J Urol 1978;119:493-495.

    8. CANCER DE L'URETERE (principale)
      Polychimiothérapie ; cisplatine associé à doxorubicine, cyclophosphamide, méthotrexate, vinblastine :
      - Cancer 1983;51:216.

    9. CANCER ORL (principale)
      Tumeurs épidermoïdes. Polychimiothérapie ; cisplatine associé au 5-FU :
      - N Engl J Med 1992;327:1115-1121.
      Dans le carcinome du nasopharynx: essai randomisé comparant Cisplatine + Epirubicine + radiothérapie à la radiothérapie seule: pas d'effet bénéfique de la chimiothérapie adjuvante:
      - Cancer 1998;82:2270-2283.

    10. CANCER DU POUMON (principale)
      Tumeur non à petites cellules ; cisplatine associé à la radiothérapie :
      - N Engl J Med 1992;326:524-530.
      Carcinome anaplasique à petites cellules :
      Polychimiothérapie ; cisplatine associé à étoposide.

    11. CANCER DU POUMON NON A PETITES CELLULES (à confirmer)
      En association au tégafur uracile, effet modéré et bonne tolérance dans une étude pilote chez 108 malades :
      - Cancer 2000;88:318-323.
      Efficacité significative et tolérance satisfaisante dans une étude pilote de 50 malades atteints de formes évoluées traités par l'association paclitaxel+ifosfamide+cisplatine :
      - Cancer 2000;89:774-782.
      Etude pilote chez 35 malades atteints de formes métastasées de l'association paclitaxel/cisplatine/gemcitabine suggérant efficacité et bonne tolérance:
      - Cancer 2000;89:2622-2629

    12. CANCER DE LA SURRENALE (à confirmer)
      Cancer corticosurrénalien. Essai de phase II de la combinaison cisplatine-étoposide-mitotane chez 47 malades atteints de cancers métastasés. Efficacité minime (11% de réponses objectives):
      - Cancer 2000;88:1082-1090

    13. ADENOCARCINOME D'ORIGINE INDETERMINEE (principale)
      Adenocarcinome métastatique sans tumeur primitive retrouvée.
      Polychimiothérapie ; cisplatine associé soit à doxorubicine, vinblastine, bléomycine (protocole PVEB) soit à étoposide, bléomycine :
      - J Clin Oncol 1992;10:912-922.

    14. OSTEOSARCOME (principale)
      Ostéosarcome avec métastases pulmonaires :
      - Cancer Treat Rep 1978;62:239-245.

    15. CHORIOEPITHELIOME (secondaire)

    16. CANCER DE L'OESOPHAGE (à confirmer)
      Tumeurs épidermoïdes ; cisplatine associé à la radiothérapie :
      - Presse Med 1982;11:1859-1862.
      - Cancer 1983;52:794.
      En association à l'étoposide, tous 2 à fortes doses (étude pilote) :
      - Cancer 1996;78:2070-2077.

    17. CANCER DE L'ESTOMAC (à confirmer)
      Perfusion continue de 5FU et de cisplatine à faible dose (étude pilote) :
      - Cancer 1997;80:1-7.
      Dans les cancers avancés localement ou métastasés, en association avec le fluorouracile et l'épirubine; résultats 'significatifs':
      - J Clin Oncol 1997;15:3313-3319.

    18. NEUROBLASTOME (secondaire)
      Essentiellement neuroblastome de l'enfant :
      - Cancer 1981;48:1715 et 2310.

    19. TUMEUR GERMINALE EXTRAGONADIQUE (à confirmer)
      Serait efficace, surtout dans les tumeurs non-séminomateuses rétropéritonéales :
      - Cancer 1996;77:526-532.

    20. GLIOME MALIN CEREBRAL (à confirmer)
      L'administration par voie intra-artérielle (carotide et/ou vertébrale) de cisplatine associé à l'étoposide permet d'obtenir un nombre significatif de rémissions à condition que la radiothérapie précède cette administraion et surtout ne lui soit pas simultanée:
      - Cancer 2000;88:2350-2356

    21. MELANOME METASTASE (à confirmer)
      Etude pilote de l'association cisplatine/dacarbazine/fotemustine/interferon alfa chez 64 malades:
      - Cancer 2000 ;89:2630-2636

    Effets secondaires

    1. UREE SANGUINE(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Quasi constante, à fortes doses, et le plus souvent transitoire.

    2. CREATININEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Quasi constante, à fortes doses, et le plus souvent transitoire.

    3. CLAIRANCE DE LA CREATININE(DIMINUTION) (CERTAIN FREQUENT)
      Quasi constante, à fortes doses, en l'absence de diurèse salée.
      Pour certains auteurs, diminution de la clairance irréversible et stable un à deux ans après l'arrêt du traitement :
      - Therapie 1993;48:333.

    4. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DOSE CUMULATIVE ELEVEE
      DESHYDRATATION
      FORTE DOSE

      Nécrose tubulaire distale et du tube collecteur, dose-dépendante.
      - Cancer 1977;39:1362-1371.
      Conditions favorisantes :
      dose cumulée > 600 mg/m2.
      Sans hydratation la néphrotoxicité atteint 30% chez les patients traités avec 50 à 75 mg/m2 par cycle :
      - Am J Med 1978;65:307-314.
      La toxicité rénale doit être prévenue par une préhydratation et par une diurèse forcée de 150 ml /h pendant 48 heures :
      - Am J Med 1978;65:307-314.
      - Drug Intell Clin Pharm 1985;19:362-367.
      Habituellement réversible, parfois irréversible, nécessitant des hémodialyses périodiques. Quatre cas :
      - Nephrologie 1993;14:227-229.
      Un cas, réversible chez un patient âgé n'ayant qu'un rein :
      - Ann Pharmacother 1996;30:782-786.

    5. NEPHROPATHIE TUBULAIRE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Nécrose tubulaire focale touchant le tube contourné distal et le tube collecteur. Peut être responsable d'une excrétion rénale accrue de calcium et de magnésium :
      - Cancer 1977;39:1362-1371.
      Autre publication sur le risque de néphropathie sous cisplatine :
      - Ann Pharmacother 1993;27:1519-1525.

    6. INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Quatre cas décrits :
      - Nephrologie 1993;14:227-229.

    7. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
      Eruption cutanée de type maculo-papuleux, par hypersensibilité.

    8. URTICAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    9. COLORATION DE LA PEAU (A CONFIRMER )
      Un cas décrit d'hyperpigmentation cutanée aux points de pression :
      - Cancer 1996;1578-1581.

    10. ANOREXIE (CERTAIN FREQUENT)
      Peut dans certains cas persister une semaine.

    11. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)
      Peuvent dans certains cas persister une semaine.

    12. VOMISSEMENT (CERTAIN FREQUENT)
      Vomissements d'origine centrale. Quasi constants, peuvent nécessiter l'arrêt du traitement. Ils débutent quelques heures après l'injection et durent environ 24 heures. Ils peuvent entraîner une déshydratation.
      Les anti-émétiques classiques sont sans effet. Les anti 5HT3 sont efficaces chez les patients résistants aux antiémétiques classiques et sont proposés en première intention.

    13. DIARRHEE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Survient chez 70% des sujets traités à la dose de 100 mg/m2 en perfusion rapide.

    14. ULCERE GASTRODUODENAL (CERTAIN )
      Chez 50% des sujets traités par l'association cisplatine-étoposide :
      - Oncology 1991;48:356-361.

    15. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Augmentation transitoire et modérée.
      - Ann Pharmacol 1993;27:4-438-441.

    16. HYPERCHOLESTEROLEMIE (CERTAIN )

    17. APLASIE MEDULLAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

    18. LEUCOPENIE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      CURES REPETEES
      RADIOTHERAPIE ANTERIEURE
      CHIMIOTHERAPIE ANTERIEURE

      Leucopénie le plus souvent modérée, réversible, liée à la dose et cumulative.

    19. THROMBOPENIE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      CURES REPETEES
      RADIOTHERAPIE ANTERIEURE
      CHIMIOTHERAPIE ANTERIEURE

      Thrombopénie le plus souvent modérée, réversible, liée à la dose et cumulative.
      - Br J Haematol 1993;83:259-269.

    20. ANEMIE (CERTAIN FREQUENT)
      Le plus souvent, anémie normochrome, normocytaire, liée à un arrêt de la maturation. Dans quelques cas, anémie hémolytique.

    21. ANEMIE HEMOLYTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Références :
      - N Engl J Med 1980;302:334-335.
      - Br Med J 1981;282:2003-2004.
      Anémie hémolytique microangiopathique et thrombotique :
      - Oncology 1985;42:296-300.

    22. FER SERIQUE(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      Et diminution de la capacité de saturation de la sidérophilline chez l'enfant :
      - Oncology 1988;45:421.

    23. NATREMIE(DIMINUTION) (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Réversible en 7 à 16 jours :
      - Ann Med Interne 1988;108:770.
      Autre référence :
      - Eur J Cancer Clin Oncol 1985;21:433-437.
      Un cas, chez un sujet agé, vingt-quatre heures après une deuxième cure :
      - Acta Oncol 1995;34:264-265.
      Un cas avec natriurèse élevée :
      - Presse Med 1997;26:1523-1525.

    24. CALCEMIE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ENFANT

      Hypocalcémie liée à l'hyperhydratation et / ou à une augmentation de l'excrétion rénale du calcium en cas de néphropathie tubulaire :
      - Arch Intern Med 1980;140:1513-1514.

    25. MAGNESEMIE(DIMINUTION) (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ENFANT

      Hypomagnésémie presque constante après un traitement prolongé. Elle serait due à une perte urinaire de magnésium par atteinte tubulaire :
      - Am J Kidney Dis 1986;8:164-169.
      - Ann Intern Med 1979;90:929-931.
      - Am J Med 1994;96:63-76.

    26. TETANIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ENFANT

      Quelques cas rapportés de tétanie liée à l'hypocalcémie et à l'hypomagnésémie.

    27. CRISE CONVULSIVE (CERTAIN TRES RARE)
      Liées à l'hyponatrémie.
      3 cas chez des enfants traités par de fortes doses IV (40 mg/m2/j) dont 2 cas associés à des troubles visuels :
      - Med Pediatr Oncol 1992;20:143-148.

    28. AGUEUSIE (CERTAIN TRES RARE)

    29. ANOSMIE (CERTAIN TRES RARE)

    30. SIGNE DE LHERMITTE (CERTAIN TRES RARE)
      Le plus souvent associé à une neuropathie périphérique. Quatorze cas rapportés :
      - Cancer Treat Rep 1986;70:905-907.
      - Presse Med 1988;17:875.

    31. PARESTHESIE (CERTAIN RARE)
      Fourmillements et engourdissement des extrémités. Premiers signes d'une neuropathie.

    32. NEUROPATHIE PERIPHERIQUE (CERTAIN RARE)
      Neuropathie périphérique sensitive ou sensitivo-motrice en rapport avec une atteinte axonale. Régression lente et parfois incomplète à l'arrêt du traitement :
      - Neurology 1984;34:934-938.
      Deux cas rapportés :
      - Presse Med 1983;12:2336.

    33. TOXICITE NEUROLOGIQUE (CERTAIN )
      La concomitance d'une administration de cis-DDP et d'une irradiation du crâne augmente l'ototoxicité, le risque de paralysie des nerfs craniens et de coma chez les enfants présentant une tumeur cérébrale :
      - J Neurooncol 1983;1:293-297.
      Les effets neurotoxiques du cisplatine pourraient être réduits par l'administration de glutathion (1500 mg/m2) avant chaque administration de cisplatine :
      - Tumori 1992;78:253-257.

    34. TOXICITE AUDITIVE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Perte d'audition dans les fréquences élevées chez 20% des sujets :
      - Cancer Chemother Pharmacol 1987;20,213.

    35. ACOUPHENE (CERTAIN FREQUENT)
      Acouphènes associés ou non à une hypoacousie.

    36. SURDITE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      CURES REPETEES

      Perte d'audition portant le plus souvent sur les hautes fréquences (4000 à 8000 Hz). Toxicité cumulative, touche 95% des sujets ayant reçu une dose cumulée de 1100 grammes. En rapport avec une atteinte cochléaire. Régression lente, parfois incomplète à l'arrêt du traitement :
      - JAMA 1982;247:1440-1441.
      - Cancer 1985;55:41-43.
      Une étude prospective suggère que cet effet serait fréquent mais modéré et sans conséquences sociales importantes :
      - Cancer 1996;78:1798-1804.

    37. ACUITE AUDITIVE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      Hypoacousie chez des sujets âgés, lors de cures répétées. Phénomène dose dépendant. 21 cas chez des enfants ou adolescents :
      - Br J Cancer 1990;61:927-931.
      Deux cas à la suite d'administrations intra-artérielles cérébrales :
      - Arch Neurol 1992;49:83-86.
      Les enfants seraient particulièrement sensibles :
      - J Pediatr Otorhinolaryngology 1991;22:237-238.

    38. ENCEPHALOPATHIE (CERTAIN TRES RARE)
      Encéphalopathie avec signes de localisation. Quatre cas décrits :
      - Med J Aust 1989;150:399-401.

    39. ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL (CERTAIN TRES RARE)
      infarctus cérébral :
      - Jpn J Cancer Chemother 1989;16:2289.
      - Ann Intern Med 1986;105:48-51.
      - Cancer Treat Rep 1982;66:369-370.
      Un cas :
      - Lancet 1991;338:385-386.

    40. INFARCTUS DU MYOCARDE (CERTAIN TRES RARE)
      - Jpn J Cancer Chemother 1989;16:2289.
      - Ann Intern Med 1986;105:48-51.
      - Cancer Treat Rep 1982;66:369-370.
      Un cas au cours d'un traitement en association avec l'etoposide:
      - Presse Med 1997;26:1674.

    41. DYSCHROMATOPSIE (CERTAIN RARE)
      - J Clin Oncol 1985;3:1683-1689.

    42. ACUITE VISUELLE(DIMINUTION) (CERTAIN )
      Cinq cas à la suite d'administrations intra-artérielles carotidiennes :
      - Arch Neurol 1992;49:83-86.
      Liée à une atteinte rétinienne chez 2 enfants :
      - Med Pediatr Oncol 1997;28:310-313.

    43. HEMIANOPSIE (CERTAIN RARE)
      Homolatérale homonyme, transitoire :
      - J Clin Oncol 1983;1:391-393.

    44. OEDEME PAPILLAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

      - Cancer Treat Rep 1978;62:1591-1594.
      - J Cancer Res Clin Oncol 1981;96:219-221.
      - Am J Med 1982;68:492-496.

    45. NEVRITE OPTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

      - Cancer Treat Rep 1978;62:1591-1594.
      - Arch Neurol 1982;29:719-720.
      Un cas d'installation brutale avec cécité unilatérale :
      - Am J Neuroradiol 1994;15:1178-1180.
      Un cas de névrite optique bilatérale réversible en un an, à la suite d'un traitement associant cisplatine et carboplatine :
      - Acta Neurol Scand 1997;96:260-261.

    46. NEVRITE OPTIQUE RETROBULBAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Après administration intra-artérielle :
      - Cancer 1988;62:2094.

    47. RETINOPATHIE (CERTAIN )
      Condition(s) Exclusive(s) :
      INJECTION INTRAARTERIELLE

      Rétinopathie vasculaire, avec perte de l'acuité visuelle et cécité, après injection intra-carotidienne. Deux cas :
      - J Neurol Oncol 1989;7:39.
      Rétinopathie pigmentaire après injection intra-carotidienne :
      - Ophtalmololgy 1985;92;402-406.

    48. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN TRES RARE)
      Réactions de type variable (signes cutanés, ou généraux : choc, tachycardie, oedème de Quincke) :
      - Clin Allergy 1976;6:183.
      - Lancet 1976;1:90.
      Autre publication :
      - Cancer Treat Rep 1979;63:219-221.

    49. OEDEME ANGIONEUROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    50. CHOC ANAPHYLACTIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    51. FIEVRE (CERTAIN TRES RARE)
      Trois cas rapportés. Fièvre associée à une hypertonie et à un syndrome confusionnel. Peut être prévenue par l'administration d'hydrocortisone :
      - Lancet 1980;2:691-692.

    52. CECITE CORTICALE (CERTAIN TRES RARE)
      Cécité transitoire après injection intraveineuse :
      - Cancer 1980;45:764-766.
      Un cas réversible à l'arrêt :
      - Obstet Gynecol 1982;59:845.

    53. FSH(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      Augmentation des concentrations sériques de FSH. Etude chez 10 hommes, lors d'un traitement pour cancer du testicule :
      - Cancer 1992;69:2306-2310.

    54. TESTOSTERONE PLASMATIQUE(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      Augmentation des concentrations sériques de dihydrotestostérone. Etude chez 10 hommes, lors d'un traitement pour cancer du testicule :
      - Cancer 1992;69:2306-2310.

    55. HEPATITE CYTOLYTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Ann Pharmacother 1993;27:438-441.

    56. TACHYCARDIE SUPRAVENTRICULAIRE (A CONFIRMER )
      3 cas chez des patients âgés sans antécédents cardiaques, probablement dûes à des perturbations électrolytiques.

    57. FIBRILLATION AURICULAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - J Clin Oncol 1991;9:192-193.

    58. SECRETION INAPPROPRIEE D'ADH (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Eur J Med 1993;2:175-176.

    59. SYNDROME DE LYELL (A CONFIRMER )
      Un cas, généralisé :
      - Mayo Clin Proc 1994;69:80-82.

    60. CONFUSION MENTALE (A CONFIRMER )
      Un cas à 2 reprises chez une femme âgée , associé à des manifestations électriques d'épilepsie:
      - Anti Cancer Drugs 1998;9:100-104.

    61. SYNDROME DE FANCONI (A CONFIRMER )
      Un cas chez un enfant de 21 mois débutant au cours d'une deuxième cure :
      - Med Pediatr Oncol 1998;31:40-41.

    62. LEUCEMIE (CERTAIN TRES RARE)
      Type de leucémie non précisé: érude cas-témoins de près de 29 000 femmes traitées pour cancer de l'ovaire: augmentation modérée du risque de leucémie:
      - N engl J Med 1999;340:351-357.
      Etude chez près de 30 000 femmes traitées pour un cancer de l'ovaire: le risque relatif de leucémie serait augmenté à 6,5 pour le carboplatine; à 3,3 pour le cisplatine:
      - N engl J Med 1999;340:351-357.

    Effets sur la descendance

    1. TERATOGENICITE SUSPECTEE DANS L'ESPECE HUMAINE
      Tous les agents cytotoxiques sont possiblement tératogènes dans le premier trimestre de la grossesse; néanmoins, le pronostic vital de la mère étant souvent mis en jeu dans les pathologies concernées, et le risque tératogène n'étant pas précisément évalué, le rapport bénéfice/risque du traitement est à évaluer au cas par cas.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. INSUFFISANCE RENALE
      Si la clairance à la créatinine est inférieure à 25 ml/mn, diminuer la dose de 50%.
      Pour d'autres auteurs, déconseillé si la créatinine plasmatiaque est <150
      micromol/l :
      -Néphrologie 1995;16:233-238.

    2. ATTEINTE COCHLEO-VESTIBULAIRE PREEXISTANTE

    Contre-Indications

    1. INSUFFISANCE RENALE SEVERE

    2. GROSSESSE

    3. ASSOCIATION AUX MEDICAMENTS NEPHROTOXIQUES

    4. ASSOCIATION AUX MEDICAMENTS OTOTOXIQUES

    Voies d'administration

    - 1 - INTRAVEINEUSE
    - 2 - INTRAPERITONEALE

    Posologie et mode d'administration

    *Doses usuelles par voie intraveineuse stricte :
    - soit vingt milligrammes par mètre carré par jour (20 mg/m2/j) pendant cinq jours en perfusion continue sur 24 heures ;
    - soit cinquante à cent milligrammes par mètre carré (50 mg/m2 à 100 mg/m2) en une seule injection. Les cycles seront répétés toutes les trois à quatre semaines.
    La posologie varie selon l'indication et le protocole thérapeutique utilisé.
    Le risque d'insuffisance rénale sera prévenu par le maintien d'une diurèse de trois litres par 24 heures encadrant la cure :
    - préhydratation du malade pendant la nuit précédant la cure, par perfusion de deux litres de glucosé à 5% (avec six grammes de chlorure de sodium et trois grammes de chlorure de potassium par litre) en six heures.
    - injection, en dix à quinze minutes, du cisplatine dans la tubulure d'une perfusion de cinq cent millilitres de mannitol à vingt pour cent. - puis, deux litres de glucosé à 5% en six heures.
    Si la diurèse est inférieure à cent ml/h, injecter du furosémide (quatre vingt milligrammes) en intraveineux, puis maintenir une diurèse suffisante en compensant les pertes.
    -La perfusion de thiosulfate de sodium serait également efficace.
    *Doses usuelles, voie intrapéritonéale :
    Injection intrapéritonéale de deux cents milligrammes par mètre carré (200 mg/m2) dilués dans deux litres de dialysat.
    Surveillance du traitement : biologique, rénale et hématologique. Surveillance auditive par audiogramme.
    Ne pas dépasser une dose cumulative de six cents milligrammes par mètre carré (600 mg/m2).

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 0.30 heure(s)
    - 2 - REPARTITION 60 à 97 % lien protéines plasmatiques
    - 3 - ELIMINATION voie rénale

    Répartition
    Liaison aux protéines plasmatiques comprise entre 60 et 97%.
    Concentration au niveau hépatique et rénal.
    Très faible passage dans le LCR.
    Le platine serait détectable dans le plasma jusqu'à 20 ans après traitement pour cancer du testicule :
    - Lancet 2000;355:1075-1076.
    Demi-Vie
    Demi-vie plasmatique : 0,3 heures.
    Elimination
    *Voie rénale : 20% à 75% de la dose sont éliminés dans les urines en 24 heures par filtration glomérulaire. Le reste est lié aux tissus ou aux protéines plasmatiques.
    50% en 5 jours.

    Bibliographie

    - Naturwissenschaften 1973;60:399-406.
    - Cancer Chemother Report 1975;59:621-628.
    - J Pharm Sci 1976;65:315-328.
    - Drugs 1978;16:50-51.
    - N Engl J Med 1979;300:289-291.
    - Cancer Ther Rep 1979;63:1527-1531. (Effets secondaires)
    - Med Letter 1979;21:33-34.
    - Dossiers CNIMH 1980;févr,1.
    - Lancet 1982;1:374-375.
    - Ann Intern Med 1984;100:704-713.
    - Rev Prat 1984;34:2145-2152.
    - Agents and Actions 1984;15:520-524.
    - Clin Pharmacol Ther 1986;36:136-144. (Pharmacocinétique)
    - Am J Hop Pharmacy 1992;49:1668.*
    - Drugs 1992;1992;44:408-444.*
    - Ther Drug Monit 1994;16:477-482. (Pharmacocinétique)
    - Drug Saf 1995;13:228-244. (Effets secondaires)
    - Drugs 2000;59,Suppl 4:1-38.
    - Dossier CNHIM 2001;22:136

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