CARBAMAZEPINE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 12/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    5H-DIBENZO(B,F)AZEPINECARBOXAMIDE-5

    Ensemble des dénominations

    BAN : CARBAMAZEPINE
    CAS : 298-46-4
    DCF : CARBAMAZEPINE
    DCIR : CARBAMAZEPINE
    USAN : CARBAMAZEPINE
    autre dénomination : CARBAMYLDIBENZAZEPINE
    autre dénomination : G 32883
    bordereau : 250
    dci : carbamazépine
    rINN : CARBAMAZEPINE

    Classes Chimiques


    Regime : liste II

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTICONVULSIVANT (principale certaine)
      Taux thérapeutiques: 6 à 12 microgrammes/millilitre

    2. ANTICHOLINERGIQUE (principale certaine)

    3. ANTICHOLINERGIQUE CENTRAL (principale certaine)

    4. ANTIDIURETIQUE (principale certaine)

    5. INDUCTEUR ENZYMATIQUE (principale certaine)

    6. MYORELAXANT (secondaire certaine)

    7. ANALGESIQUE (secondaire certaine)

    8. ANTIARYTHMIQUE (à confirmer)

    9. SUBSTRAT DU CYTOCHROME P 450 3A4 (principale certaine)
      Clin Pharm Ther 2000;67:201-214

    10. SUBSTRAT DU CYP 3A4 (principale certaine)
      Clin Pharm Ther 2000;67:201-214

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Diminue plus l'excitabilité rhinencéphalique que celle du néocortex.
      Se fixe sur les récepteurs centraux à l'adénosine, où il pourrait agir comme antagoniste.
      S'oppose à l'augmentation des taux d'AMP cyclique provoquée par l'adénosine.
      - Eur J Pharmacol 1983;93:175.
      L'activité antiépileptique pourrait être due au blocage des canaux sodiques voltage-dépendants, et non à son affinité pour les récepteurs adosinergiques où la carbamazépine se comporte comme un antagoniste.
      - Pharmacol Rev 1990;42:224-286.

    2. secondaire
      Action inhibitrice sur la transmission neuromusculaire.

    Effets Recherchés

    1. ANTINEVRALGIQUE (principal)

    2. ANTIEPILEPTIQUE (principal)

    3. ANTICOMITIAL(GRAND MAL) (principal)

    4. ANTALGIQUE (accessoire)

    5. ANTIDIURETIQUE (accessoire)

    Indications Thérapeutiques

    1. NEVRALGIE FACIALE (principale)
      Références :
      - Arch Neurol 1980,37:699.
      - BMJ 1995;311:1047-1052.

    2. EPILEPSIE (principale)
      Epilepsies partielle, temporale, grand mal.
      Augmentation du turn-over osseux chez 12 patients épileptiques traités par la carbamazépine :
      - Ann Neurol 2000;47:385-388.

    3. EPILEPSIE(GRAND MAL) (principale)

    4. EPILEPSIE PARTIELLE (principale)
      Préconisée en traitement de première intention :
      - Lancet1999;354:13-19.
      Dans un essai randomisé, la carbamazépine est plus efficace et mieux tolérée que la vigabatrine en première intention :
      - Lancet 1999;354:13-19.

    5. EPILEPSIE TEMPORALE (principale)

    6. CHOREE DE HUNTINGTON (à confirmer)
      Traitement des troubles mictionnels :
      - Neurology 2000;55:1934.

    7. TROUBLE BIPOLAIRE (principale)
      Traitement curatif et préventif, en particulier des formes résistantes au lithium ou ne pouvant être traitées par le lithium :
      - Intern Drug Ther 1979;14:29.
      Exercerait, vis à vis des rechutes, une activité comparable à celle du lithium :- Drugs 1996;51:367-382.
      En cas d'échec du lithium, en remplacement ou en association avec le lithium :
      - CNS Drugs 1996;6:130-147.
      Dans la psychose maniacodépressive de l'enfant, constituerait le traitement de deuxième intention derrière le lithium :
      - CNS Drugs 1999;12:437-450.
      Pourrait être utilisée seule ou en association avec le lithium :
      - CNS Drugs 2000;14:81-94.

    8. ACCES MANIAQUE (principale)
      L'effet anti-maniaque apparaît en 7 à 10 jours pour des doses allant de 600 mg/j à 1600 mg/j. Les taux thérapeutiques mesurés sont alors de 7 à 12 microgrammes/ml :
      - Clin Pharm 1982;1:266.

    9. ACCES HYPOMANIAQUE (principale)
      L'effet anti-maniaque apparaît en 7 à 10 jours pour des doses allant de 600 mg/j à 1600 mg/j. Les taux thérapeutiques mesurés sont alors de 7 à 12 microgrammes/ml :
      - Clin Pharm 1982;1:266.

    10. TROUBLE CARACTERIEL INTERCRITIQUE (secondaire)

    11. DOULEUR REBELLE (secondaire)

    12. DOULEUR DES MOIGNONS (secondaire)

    13. MIGRAINE(TRAITEMENT DE FOND) (principale)
      Référence :
      - BMJ 1995;311:1047-1052.

    14. NEUROPATHIE DIABETIQUE (principale)
      Référence :
      - BMJ 1995;311:1047-1052.

    15. NEUROPATHIE PERIPHERIQUE(DOULEUR) (à confirmer)
      Polyneuropathies. Revue de cette indication :
      - Neurology 2000;55:915-920.

    16. DIABETE INSIPIDE (secondaire)

    17. EXTRASYSTOLE VENTRICULAIRE (à confirmer)

    18. SYNDROME DE SEVRAGE DE L'ALCOOL (à confirmer)
      Permettrait une réduction des symptômes de sevrage :
      - J Int Med Res 1982;10:160.
      Permettrait une réduction des convulsions ; les alcooliques supporteraient sans manifester d'effet indésirable des doses de 400 mg :
      - Eur J Clin Pharmacol 1992;43:393-397.

    19. SYNDROME MALIN DES NEUROLEPTIQUES (à confirmer)
      2 cas de réponse favorable à la suite de l'administration de carbamazepine:
      - Biol Psych 1998;43:303-305.

    20. TRAUMATISME CRANIEN (à confirmer)
      Suites de traumatisme crânien
      Permettrait de réduire d'agitation et l'agressivité chez les sujets résistants aux thérapeutiques habituelles :
      - J Neuropsych Clin Neurosci 1996;8:96-99.

    21. PSORIASIS (à confirmer)
      Efficacité rapide pour un cas de psoriasis érythrodermique :
      - N Engl J Med 1996;335:1999-2000.

    Effets secondaires

    1. SYNDROME DE STEVENS-JOHNSON (CERTAIN TRES RARE)
      Deux cas :
      - J Clin Psychpharmacol 1985;5:185.
      - Neurology 1990;40:1144-1145.
      Un cas :
      - Drug Investigation 1994;8:316-319.
      Un cas chez un enfant :
      - Ann Pharmacother 1995;29:538-539.
      Autre référence :
      - N Engl J Med 1995;333:1600-1607.
      Etude multicentrique cas-témoins rapportant plusieurs dizaines de cas et montrant l'augmentation du risque relatif de syndrome de Stevens-Johnson à court terme :
      - Lancet 1999;353:2190-2194.

    2. SYNDROME DE LYELL (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas au cours d'une association avec sulpiride :
      - Am J Psychiatry 1992;149:1114.
      Autres références :
      - Clin Pharm 1982;1:78.
      - N Engl J Med 1995;333:1600-1607.
      Un cas débutant après 14 jours de traitement :
      - J Allergy Clin Immunol 2000;105:157-165.

    3. ERYTHRODERMIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Rev Med Interne 1987;8:206-207.

    4. SOMNOLENCE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

      Un cas chez un enfant :
      - Lancet 1985;2:221-222.

    5. NAUSEE (CERTAIN RARE)

    6. VOMISSEMENT (CERTAIN TRES RARE)

    7. SECHERESSE DE LA BOUCHE (CERTAIN TRES RARE)

    8. ANOREXIE (CERTAIN RARE)

    9. DIARRHEE (CERTAIN TRES RARE)

    10. ATAXIE (CERTAIN FREQUENT)

    11. AKATHISIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Am J Psychiatry 1986;143:1190-1191.

    12. SCLEROSE EN PLAQUES(AGGRAVATION) (A CONFIRMER )
      5 cas décrits après 2 à 3 jours de traitement :
      - BMJ 2000;320:1113.

    13. CEPHALEE (CERTAIN RARE)

    14. ABSENCE (CERTAIN )
      Quatre cas, chez des sujets adultes, traités pour une épilepsie généralisée, mais sans antécédents d'absence :
      - Epilepsia 1994;35:1026-1028.

    15. EPILEPSIE MYOCLONIQUE(AGGRAVATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Epilepsie myoclonique juvénile. 19 cas d'aggravation sur 28 sujets traités :
      - Neurology 2000.55:1106-1109.

    16. SYNDROME DE SEVRAGE (A CONFIRMER )
      Un cas se traduisant par un épisode maniaque, à 2 reprises chez un même patient :
      - Br J Psychiatry 1995;167:698.

    17. VERTIGE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

      Augmenter progressivement la posologie, surtout chez les sujets âgés.

    18. CRISE OCULOGYRE (CERTAIN )
      Un cas décrit, pourrait être lié à la prise conjointe de valproate, 4 autres cas ont déjà été rapportés :
      - Epilepsia 1995;36:1158-1160.

    19. PRURIT (CERTAIN TRES RARE)

    20. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
      Réversible à l'arrêt du traitement :
      - Am J Psychiatry 1989;145:381.

    21. FOLLICULITE (A CONFIRMER )
      Folliculite à éosinophiles, un cas débutant après 2 jours de traitement:
      - J Am Acad Dermatol 1998;38:641-643.

    22. RASH (CERTAIN )
      L'administration de prednisone supprime le rash et permet la poursuite du traitement (essai sur 20 sujets) :
      - Neurology 1991;41:144-145.
      Un cas après trois mois de traitement, associant une pneumopathie aiguë à un rash cutané généralisé :
      - Eur Resp J 1993;6:1409-1411.
      2 cas associés à une neutropénie chez des sujets âgés. Réversibles à l'arrêt du traitement:
      - Ann Pharmacother 1998;32:884-887.

    23. PHOTOSENSIBILISATION (CERTAIN TRES RARE)

    24. SYNDROME LUPIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Un cas :
      - Br Med J 1985;291:632-633.
      Un cas avec manifestations articulaires, réversible deux mois après arrêt du traitement :
      - Br J Psych 1992;161:560-561.
      Un cas après un an de traitement:
      - Dermatology 1997;195:306-307.
      Un cas après 2 mois de traitement, associé à une bronchiolite oblitérante:
      - Moyo Clinic Proc 1997;72:1145-1147.
      Un cas avec déficit en complément:
      - Presse Med 1998;27:966.

    25. ANTICORPS ANTINUCLEAIRES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1985;291:632-633.

    26. HYPONATREMIE DE DILUTION (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas :
      - Clin Pharmacol Ther 1985;37:693-696.
      Deux cas lors de l'association à des diurétiques (un cas avec l'hydrochlorothiazide, un cas avec le furosémide) :
      - J Clin Psychiatry 1987;48:281-283.
      Un cas :
      - Therapie 1988;43:504.
      Incidence estimée : 4,8% à 40% :
      - Epilepsia 1994;35:181-188.

    27. SECRETION INAPPROPRIEE D'ADH (CERTAIN TRES RARE)
      - Br Med J 1978;1:1445.
      Pourrait être corrigé par la prise de doxycycline, un cas décrit :
      - J Clin Psychiatry 1995;56:377-378.

    28. DIPLOPIE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      POSOLOGIE ELEVEE

    29. AGRANULOCYTOSE (CERTAIN TRES RARE)
      - Am J Psychiatry 1984;141:687.

    30. THROMBOPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Clin Pharm 1985;4:221-223.
      Quatre cas, après 14 à 16 jours de traitement, totalement réversibles en 7 jours :
      - J Clin Psychiatry 1991;52:496-498.
      Un cas avec récidive, chez un enfant :
      - Ann Pharmacother 1992;26:715-716.

    31. LEUCOPENIE (CERTAIN RARE)
      - Med J Austr 1984;140:426-428.

    32. NEUTROPENIE (CERTAIN )
      Deux cas sévères réversibles à l'arrêt du traitement :
      - Br Med J 1984;289:354.
      2 cas associés à un rash cutané chez des sujets âgés. Réversibles à l'arrêt du traitement:
      - Ann Pharmacother 1998;32:884-887.

    33. ANEMIE (CERTAIN TRES RARE)

    34. EOSINOPHILIE (CERTAIN TRES RARE)

    35. COLITE (A CONFIRMER )
      Un cas de colite lymphocytaire avec infiltration de lymphocytes dans l'épithélium, à l'origine d'une diarrhée chez un enfant :
      - Am J Gastroenterol 1997;92:2126-2127.
      Deux cas sévères (dont 1 nécessitant une colectomie) dans le cadre d'une réaction d'hypersensibité :
      - Epilepsia 1999;40:1780-1783.

    36. ACUITE AUDITIVE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    37. INSUFFISANCE CARDIAQUE (CERTAIN TRES RARE)

    38. HYPERTENSION ARTERIELLE(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)

    39. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN TRES RARE)

    40. BLOC AURICULOVENTRICULAIRE (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      POSOLOGIE ELEVEE

      Deux cas :
      - Acta Neurol Scand 1983;68:49.
      BAV du 3ème degré. Un cas en l'absence d'antécédent cardiaque :
      - Am J Psychiatry 1992;149:572-573.
      Un cas de BAV du 2ème degré associé à des ESV chez un enfant présentant un rhabdomyome cardiaque :
      - Ann Neurol 1993;34:617-619.
      Autre référence :
      - Ann Med Interne 1990;141:489.
      - Arch Intern Med 1992;152:188-191.

    41. BRADYCARDIE (CERTAIN )
      Bradycardie sinusale. Deux cas :
      - Lancet 1978;1:1097-1098.
      - Presse Med 1983;12: 577.

    42. TACHYCARDIE SINUSALE (CERTAIN )
      Condition(s) Exclusive(s) :
      FORTE DOSE
      SUJET AGE

      - Arch Intern Med 1992;152:188-191.

    43. PHLEBITE (CERTAIN TRES RARE)

    44. ALOPECIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Drug Intell Clin Pharm 1985;19:924-925.
      Deux cas rapportés chez des femmes, réversible à l'arrêt du traitement.
      - J Neurol Neurosurg Psych 1997;63:549-550.

    45. HALLUCINATION VISUELLE (CERTAIN TRES RARE)

    46. ERYTHEME POLYMORPHE (CERTAIN TRES RARE)
      Deux cas :
      - Clin Pharm 1984;3:15.
      Autre publication :
      - Drug Intell Clin Pharm 1985;19:114-117.

    47. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN TRES RARE)

    48. CONSTIPATION (CERTAIN TRES RARE)

    49. GLOSSITE (CERTAIN TRES RARE)

    50. STOMATITE (CERTAIN TRES RARE)

    51. FIEVRE (CERTAIN TRES RARE)

    52. DEPRESSION (CERTAIN TRES RARE)

    53. FRISSON (CERTAIN TRES RARE)

    54. RETENTION D'URINE (CERTAIN TRES RARE)

    55. PROTEINURIE (CERTAIN RARE)
      - Dis Nerv Syst 1974;35:103.

    56. IMPUISSANCE (CERTAIN TRES RARE)

    57. CRAMPE (CERTAIN TRES RARE)

    58. MOUVEMENT ANORMAL (CERTAIN TRES RARE)

    59. TICS (CERTAIN TRES RARE)
      Trois cas au niveau de la face chez des enfants traités pour épilepsie partielle :
      - Epilepsia 1993;34:965-968.

    60. CONFUSION MENTALE (CERTAIN TRES RARE)

    61. GLAUCOME AIGU(CRISE DE) (CERTAIN )
      Très fréquent chez les sujets anatomiquement prédisposés à la fermeture de l'angle iridocornéen.

    62. GAMMA GT(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Modérée et isolée, elle reflète l'effet inducteur enzymatique de la carbamazépine. Elle débute 7 jours après le début du traintement et atteint, en général, un plateau vers le trentième jour :
      - Presse Med 1986;15:791-794.

    63. TOXICITE HEPATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Mise en évidence d'une formation d'anticorps au cours d'une atteinte hépatique :
      - J Clin Pharmacol 1992;33:183-186.

    64. ICTERE (CERTAIN TRES RARE)

    65. BILIRUBINEMIE CONJUGUEE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    66. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    67. HEPATITE MIXTE (CERTAIN TRES RARE)
      - Gastroenterol Clin Biol 1984;8:52-56.

    68. HEPATITE GRANULOMATEUSE (CERTAIN TRES RARE)
      - Gastroenterol Clin Biol 1984;8:52-56.

    69. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement :
      - Neurology 1993;43:446-447.
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement :
      - Néphron 1994;66:121.

    70. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas fatal à type de rash cutané généralisé avec éosinophilie, défaillance respiratoire et rénale :
      - Drug Intell Clin Pharm 1988;22:783-784.
      Un cas associant rash cutané, insuffisance rénale, thrombopénie et éosinophilie :
      - Neurology 1989;39:436-438.
      Mise en évidence d'une formation d'anticorps au cours d'une réaction d'hypersensibilité :
      - J Clin Pharmacol 1992;33:183-186.
      Un cas de réaction d'hypersensibilité multisystémique :
      - Ann Pharmacother 1999;33:571-575.
      Un cas chez un patient âgé à l'origine d'une anémie hémolytique et d'un diabète fulminant de type1 :
      - JAMA 2001;205:1153-1154.

    71. MENINGITE ASEPTIQUE (A CONFIRMER )
      Deuxième cas décrit :
      - Ann Intern Med 1990;112:627.
      Un cas décrit, rapidement réversible à l'arrêt du traitement :
      - Am J Psychiatry 1994;151:1393.

    72. DYSTONIE (A CONFIRMER )
      Décrite chez l'enfant :
      - Pediatrics 1979;63:612.
      Décrit également pour des doses supérieures à un gramme par jour :
      - JAMA 1979;241:2263.
      Deux cas lors d'un surdosage :
      - Postgrad Med J 1982;58:525.

    73. CRISE CONVULSIVE (A CONFIRMER )
      Deux cas de convulsions tonicocloniques chez le nourrisson :
      - Jap J Psych Neurol 1993;47:304-305.

    74. OPISTHOTONOS (A CONFIRMER )
      Chez les enfants infirmes cérébraux, apparition après trois semaines de traitement. Régression dans les mêmes délais après arrêt du traitement :
      - Pediatrics 1979;63:612.

    75. SYNDROME MALIN DES NEUROLEPTIQUES (A CONFIRMER )
      - South Med J 1991;84:1378-1380.

    76. POIDS(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      La carbamazépine posséderait une activité orexigène et entraînerait une prise de poids marquée (7 à 15 kg en 2 ou 3 mois) chez les épileptiques :
      - Clin Neuropharmacol 1991;14:251-255.

    77. ASTHME (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1981;282:440.

    78. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE (A CONFIRMER )
      Forme acquise :
      - Lancet 1983;1:790.

    79. PORPHYRIE CUTANEE TARDIVE (A CONFIRMER )
      Un cas, après plusieurs années de traitement, réversible en quelques semaines après l'arrêt :
      - Am J Psychiatry 1996;153:443-444.

    80. BRONCHIOLITE OBLITERANTE (A CONFIRMER )
      Un cas, associé à un lupus, après 2 mois de traitement; lentement reversible à l'arrêt; 2 autres cas ont déjà été décrits:
      - Mayo Clinic Proceedings 1997;72:1145-1147.

    81. PNEUMONIE (A CONFIRMER )
      Réaction d'hypersensibilité :
      - Acta Med Scand 1984;73:285.
      Un cas de pneumonie :
      - Eur Respir J 1990;3:930-931.
      Un cas rapidement réversible à l'arrêt du traitement :
      - Med J Aust 1994;160:126-127.

    82. PNEUMONIE INTERSTITIELLE (A CONFIRMER )
      Un cas après trois mois de traitement, associant une pneumopathie aiguë à un rash cutané généralisé :
      - Eur Resp J 1993;6:1409-1411.

    83. HEPATITE CHOLESTATIQUE (A CONFIRMER )
      - Gastroenterol Clin Biol 1984;8:769-770.
      Un cas avec paucité des canaux biliaires :
      - J Clin Gastroenterol 1994;19:269-271.

    84. CHOLESTASE (A CONFIRMER )
      Cholestase chronique. Disparition des canaux biliaires :
      - Gastroenterology 1992;102:1385-1388.

    85. PANCREATITE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit :
      - Drug Intell Clin Pharm 1985;19:925-927.

    86. INCONTINENCE URINAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit :
      - J Urol 1985;134:758-759.

    87. CHOLANGITE (A CONFIRMER )
      Un cas sévère réversible à l'arrêt du traitement :
      - Dig Dis Sci 1987;32:554-557.
      Un cas, chez un sujet âgé :
      - Epilepsia 1994;35:1029-1031.
      Un cas de cholangite aigüe:
      - Am J Gastroenterol 1999;94:526-527.

    88. ASTERIXIS (A CONFIRMER )
      Un cas associé à une hyperammoniémie réversible à l'arrêt du traitement :
      - Am J Psychiatry 1989;145:269-270.

    89. ENCEPHALOPATHIE HEPATIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas chez une enfant épileptique de 9 ans, traitée à 500 mg/jr, lentement réversible à l'arrêt:
      - Pharmacotherapy 1999;19:252-255.

    90. VASCULARITE NECROSANTE (A CONFIRMER )
      Un cas d'angéite nécrosante et ou d'hypersensibilité avec insuffisance rénale réversible à l'arrêt du traitement :
      - Nephron 1989;51:405-408.

    91. INSUFFISANCE RENALE (A CONFIRMER )
      Un cas d'angéite nécrosante et ou d'hypersensibilité avec insuffisance rénale réversible à l'arrêt du traitement :
      - Nephron 1989;51:405-408.

    92. DERMATITE EXFOLIATRICE (A CONFIRMER )
      Un cas après deux mois de traitement :
      - Therapie 1991;46:91.

    93. PSEUDOLYMPHOME (A CONFIRMER )
      - J Intern Med 1990;227:355.

    94. PURPURA RHUMATOIDE (A CONFIRMER )
      Un cas associé à une thrombopénie et à une leucopénie chez une fillette de 10 ans :
      - Eur J Ped 1993;152:769-770.

    95. LICHEN PLAN (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Pharmacotherapy 1994;14:561-571.

    96. T3(DIMINUTION) (A CONFIRMER )
      La carbamazépine provoquerait une diminution de T3 et T4 sériques, mais les malades resteraient euthyroïdiens en raison d'une concentration de T3 et T4 libres nornale :
      - JAMA 1996;275:1495-1498.

    97. LYMPHOME NON HODGKINIEN (A CONFIRMER )
      Lymphome bénin: 1 cas après 3 semaines de traitement, 3 autres cas auraient déjà été décrits:
      - Eur Neurol 1998;39:247-248.

    Effets sur la descendance

    1. TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL
      1% d'anomalies chez le rat, la souris et le lapin.

    2. TERATOGENE CHEZ L'HOMME
      Controversé :
      - Lancet 1991;337:1316-1317.
      - N Engl J Med 1991;324:674-677.

    3. HYPOPLASIE DU NERF OPTIQUE
      Un cas chez un enfant de mère épileptique traitée pendant toute sa grossesse :
      - Br J Ophtalmol 1990;74:511.

    4. TOXICITE NEONATALE
      Les enfants de mères traités auraient un retard de développement mental associé à des malformations de la face :
      - Arch Dis Child 1996;75:517-520.
      Absence de retard de développement neurologique chez les enfants exposés in utero :
      - JAMA 1994;271:767-770.
      Le risque de malformations majeures à la suite d'exposition in utero serait multiplié par 5 lors d'utilisation en monothérapie (comparaison à des enfants de mères non épileptiques) :
      - Epilepsia 1997;38:981-990.
      Existence d'un risque de malformations graves lors de l'utilisation en monothérapie (étude néerlandaise sur 1411 naissances sur 20 ans) :
      - Ann Neurol 1999;46:739-746.

    5. SYNDROME HEMORRAGIQUE NEONATAL
      Peut être prévenu par l'administration de vitamine K1 chez la mère dans le mois qui précède l'accouchement :
      - Am J Obstet Gynecol 1993;168:884-888 et 923-928.

    6. HEPATITE CHOLESTATIQUE
      Un cas, après exposition in utero et au cours de l'allaitement :
      - Eur J Pediatr 1990;150:136-138.

    7. METABOLISME PHOSPHOCALCIQUE(ANOMALIES)

    8. MINERALISATION OSSEUSE(ANOMALIES)

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. ANESTHESIE GENERALE

    2. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE

    3. INSUFFISANCE RENALE

    4. TROUBLE DE LA CONDUCTION

    5. GLAUCOME

    6. RETENTION D'URINE

    7. SUJET AGE

    8. SCLEROSE EN PLAQUES
      5 cas d'aggravation décrits après 2 à 3 jours de traitement :
      - BMJ 2000;320:1113.

    Contre-Indications

    1. GROSSESSE(TROIS PREMIERS MOIS)
      Cependant un traitement commencé avec la carbamazépine ne doit pas être arrêté lorsqu'une grossesse est débutée.

    2. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE SEVERE

    3. ADENOME PROSTATIQUE

    4. ARTERIOSCLEROSE

    5. INSUFFISANCE CARDIAQUE SEVERE

    6. BLOC AURICULOVENTRICULAIRE

    7. GLAUCOME A ANGLE FERME

    8. ALLAITEMENT
      A proscrire en période d'allaitement ou nécessitant de différer celui-ci.
      Serait cependant moins dangereuse que les autres antiépileptiques:
      - N Engl J Med 2000;343:118-126 (129 réf.)

    9. PORPHYRIE

    10. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE

    11. EPILEPSIE MYOCLONIQUE
      Certins auteurs, ayant observé 19 cas d'aggravation d'une épilepsie myoclonique juvénile sur 28 sujets traités, la considèrent comme une contrindication à l'emploi de la carbamazépine:
      - Neurology 2000;55:1106-1109

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE

    Posologie et mode d'administration

    Dans tous les cas, la posologie de la carbamazépine est strictement individuelle, et doit être adaptée à la réponse clinique.
    Le médicament doit être administré en 2 à 3 prises dans la journée, pendant ou après un repas.

    Posologie indicative par voie orale:
    * dans l'épilepsie:
    Mise en place du traitement très progressivement par palier de 2 à 5 jours de façon à atteindre la dose optimale en 2 semaines:
    - chez l'adulte et l'adolescent:
    Dix à quinze milligrammes par kilo et par jour.
    - chez l'enfant:
    Dix à vingt milligrammes par kilo et par jour.
    Toute modification de posologie et toute substitution de traitement doit être lente et progressive.
    Les dosages plasmatiques de carbamazépine peuvent permettre une meilleure adaptation de la posologie , surtout en cas de polythérapie.

    * Dans les névralgies faciales:
    Deux cents à quatre cents milligrammes par jour en début de traitement, puis cette dose sera augmentée progressivement jusqu'à disparition de la douleur.

    * En psychiatrie:
    -prévention des rechutes maniaco-dépressives:
    Quatre cents à huit cents milligrammes par jour..
    - traitement des étts d'excitation maniaque ou hypomaiaque:
    Six cents à douze cents milligrammes par jour.

    Une surveillance hématologique et hépatique toutes les 2 à 4 semaines durant les 6 premiers mois puis tous les 3 à 6 mois s'impose.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE Monothérapie 8 à 28 heure(s) chez l'adulte
    - 2 - DEMI VIE Polythérapie 5 à 13 heure(s) chez l'adulte
    - 3 - DEMI VIE Dose unique 24 à 50 heure(s) chez l'adulte
    - 4 - ELIMINATION 70 % voie rénale
    - 5 - ELIMINATION 1 %/24 heures voie biliaire
    - 6 - REPARTITION 60 à 70 % lien protéines plasmatiques
    - 7 - ABSORPTION Per os, dose unique 4 à 10 heure(s) taux plasmatique maximum
    - 8 - ABSORPTION Per os, dose répétée 4 à 6 heure(s) taux plasmatique maximum
    - 9 - REPARTITION 60 à 70 % lien protéines plasmatiques
    - 10 - REPARTITION 30 à 40 % rapport lait / plasma

    Absorption
    Par voie orale :
    La résorption par le tractus gastro-intestinal est lente mais presque totale. le pic plasmatique intervient de 4 à 10 heures après une administration unique et de 4 à 6 heures après une administration répétée. La biodisponibilité est comprise entre 70 et 98 %.

    Par voie rectale :
    Le pic plasmatique est atteint plus tardivement que par la voie orale. La biodisponibilité est proche de celle obtenue par voie orale :
    - Br J Clin Pharmacol 1987;24:839-841.
    Répartition
    La fixation aux protéines plasmatiques est voisine de 60 à 70 %.
    Le rapport bile / plasma est de 62 %.
    Le rapport encéphale / plasma est voisin de 100 %.

    La carbamazépine passe dans le lait et son taux atteint 40 % du taux plasmatique de la mère. Le taux de carbamazépine époxide dans le lait est identique à celui dans le plasma :
    - Clin Pharmacokinet 1982;7:508.
    Un rapport lait / plasma de l'ordre de 30 à 40 % ne semble entrainer aucune anomalie chez l'enfant et ne contrindiquerait pas l'allaitement, la quantité ingérée par l'enfant est voisine de 2 à 5 milligrammes par jour :
    - Ther Drug Monit 1984;6:266-271.

    La carbamazépine franchit la barrière placentaire et les concentrations foetales sont proches de celles de la mère :
    - Clin Pharmacokinet 1982;7:508.

    Un cas d'augmentation des concentrations plasmatiques entrainant l'apparition de manifestation toxiques 2 jours après une infarctus du myocarde en per-opératoire, peut être dû à une augmentation de la forme libre et/ou d'une réduction du métabolisme hépatique :
    - DICP 1990;24:882-886.
    Demi-Vie
    Comprise entre 8 et 28 heures (en moyenne 18 heures) chez les sujets en monothérapie et entre 8 et 27 heures chez les nouveau-nés.

    Chez l'adulte : lors d'un administration unique de carbamazépine, la demi-vie est comprise entre 24 et 50 heures.
    Il existe un phénomène d'auto-induction conduisant à une baisse d'nviron 50 % de la demi-vie lors d'un traitement prolongé.
    En cas de polythérapie anti-épileptique, la demi-vie plasmatique est comprise entre 5 et 13 heures :
    - Clin Pharmacol Ther 1979;26:366.

    Chez l'enfant : la clairance plasmatique diminue lorsque le poids augmente, de plus la clairance augmente en fonction de la dose administrée :
    - Clin Pharmacokinet 1989;17,3:208-216.

    Chez les sujets obèses, la demi-vie de la carbamazépine est augmentée :
    - Ann Pharmacother 1995;29:843-847.
    Métabolisme
    Il concours essentiellement à la formation de carbamazépine époxide, pharmacologiquement active. Le rapport carbamazépine époxide / carbamazépine est voisin de 15 à 17 %.
    La carbamazépine époxide a un taux de liaison aux protéïnes plasmatiques de 50 à 55 %.
    Les concentrations de carbamazépine époxide dans la salive et le liquide céphalorachidien sont considérablement plus élevées que celles de la carbamazépine.
    Il existe de très nombreuses variations inter et intra individuelles des taux plasmatiques de carbamazépine époxide.
    Le rapport lait / plasma de carbamazépine époxide et voisin de 1.
    Le métabolisme serait plus rapide chez l'enfant.
    Le métabolisme donne également lieu à la formation de nombreux autres métabolites dont les dérivés hydroxylés.
    Elimination
    *Voie rénale : élimination lente presque exclusivement sous forme métabolisé, 1 à 2 % sous forme inchangée. Elle représente environ 70 % de la dose administrée.
    *Voie biliaire : l'excrétion bialire est de 1 % en 24 heures après l'administration de 400 milligrammes per os :
    - Clin Pharmacokinet 1979;4:368.

    Bibliographie

    - Acta Neurol Scand 1981;64:Suppl 88:1-202.
    - Ther Drug Monit 1983;5:427.
    - Br J Clin Pharmacol 1984;18:935-939. (Pharmacocinétique)
    - Clin Neuropharmacol 1986;8:221-241. (Revue)
    - Epilepsia 1987;28:Suppl3.
    - Symposium Epilepsia 1988;28:Suppl3.
    - Pharmacol Rev 1990;42:224-286.
    - Drug Saf 1991;6:148-158. (Effets secondaires)
    - Drug Saf 1991;6:70-71. (Effets sur la descendance)
    - Ther Drug Monit 1994;16:469-476. (Pharmacocinétique)
    - Drug Saf 1996;15:378-393.
    - Presse Med 1999;28:955-958. (Surdosage)
    - Neurology 1999;53:1170-1174. (Revue générale)
    - Neurology 2000;55,suppl 3:S5-S10. (Revue générale des antiépileptiques)

    Spécialités

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