TRINITRINE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 29/1/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    TRINITRATE DE PROPANETRIOL-1,2,3

    Ensemble des dénominations


    CAS : 55-63-0
    autre dénomination : NITROGLYCERINE
    autre dénomination : NITROGLYCEROL
    autre dénomination : TRINITRATE DE GLYCERYLE
    autre dénomination : TRINITROGLYCERINE
    autre dénomination : TRINITROGLYCEROL autre dénomination : GLYCERYL TRINITRATE

    Classes Chimiques


    Regime : liste I
    Remarque sur le regime : Voie parentérale uniquement, sinon Liste II pour les autres voies (JO 21/12/2000)

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTI-ANGOREUX (principale certaine)

    2. VASODILATATEUR PERIPHERIQUE (principale certaine)
      A prédominance veineuse.

    3. CORONARODILATATEUR (principale certaine)
      La réalité de la vasodilatation coronarienne est discutée, il s'agit, en fait, d'une redistribution vers les couches sous-endocardiques.
      L'effet antiangoreux est lié particulièrement à la diminution de la Mvo2 secondaire aux modifications hémodynamiques et dans certains cas, à son effet spasmolytique sur le spasme coronarien :
      - Am J Cardiol 1982;50:281.
      - Circ Res 1981;50:678.

    4. VASODILATATEUR CEREBRAL (secondaire certaine)
      - Stroke 1981;112:331.
      - Arch Neurol 1982;39:631.

    5. SPASMOLYTIQUE (secondaire certaine)
      Effet myorelaxant sur la musculature lisse des parois veineuses artériolaires, coronariennes et du tube digestif et des voies urinaires et biliaires.

    6. ANTIFIBRILLANT (à confirmer)
      Augmente le seuil de la fibrillation ventriculaire par amélioration de l'oxygénation myocardique :
      - Br Heart J 1980;43:88.
      - Can Med Assoc J 1980;123:331.

    7. ANTIARYTHMIQUE (à confirmer)
      Augmente le seuil de la fibrillation ventriculaire par amélioration de l'oxygénation myocardique :
      - Br Heart J 1980;43:88.
      - Can Med Assoc J 1980;123:331.

    8. ANTIULCEREUX (à confirmer)
      - Eur J Pharmacol 1995;281:R3-R4.

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Par une réduction de la post-charge (pression artérielle systémique), et surtout de la précharge (diminution du retour veineux par vasodilatation périphérique), la trinitrine réduit la pression télédiastolique du ventricule gauche, le volume cardiaque et le travail cardiaque, et donc la consommation d'oxygène, c'est vraisemblablement le mécanisme le plus bénéfique.
      La réduction de la tension intrapariétale favorise la redistribution du sang de l'épicarde vers l'endocarde, accroissant anisi l'oxygénation sous-endocardique.
      Action sur le débit cardiaque:
      En l'absence d'IVG, avec une pression capillaire pulmonaire normale et un débit cardiaque initial normal, le débit cardiaque peut être abaissé.
      S'il existe une IVG ou un débit cardiaque initial bas, le débit sera augmenté:
      - Coeur et Médecine interne, tome 17, N2:231.
      Action par voie IV au cours de la phase aiguË de l'infarctus du myocarde: réduction de l'extension secondaire de la nécrose, diminution des risques d'apparition d'une IVG, diminution de la fréquence des troubles du rythme :
      - Nouv Presse Med 1977:6:4119.

    2. secondaire
      Relaxation de la musculature lisse des bronches, de l'estomac, de l'intestin, des voies biliaires et urogénitales.
      Vasodilatation cutanée, cérébrale et oculaire.
      Augmentation de la secrétion d'humeur aqueuse.

    Effets Recherchés

    1. ANTIANGOREUX (principal)

    2. VASODILATATEUR PERIPHERIQUE (principal)

    3. HYPOTENSEUR (accessoire)

    4. SPASMOLYTIQUE (accessoire)

    Indications Thérapeutiques

    1. ANGOR (principale)

    2. ANGOR(TRAITEMENT DE LA CRISE) (principale)
      Traitement et prévention de toutes les formes d'angor : angor d'effort, stable ou de repos, spontané, spastique, de prinzmetal, instable.

    3. ANGOR(TRAITEMENT DE FOND) (principale)
      Avec les formes à libération prolongée ou les dispositifs transdermiques.

    4. ANGOR D'EFFORT (principale)

    5. ANGOR SPONTANE (principale)
      Spastique.

    6. ANGOR INSTABLE (principale)
      Syndrome de menace.

    7. INFARCTUS DU MYOCARDE (secondaire)
      Voie veineuse.
      En association à la thrombolyse. Réduirait la masse myocardique nécrosée.
      - Circulation 1983;68:576.
      - Clin Pharm 1984;3:32.
      - Mayo Clin Proc 1990;65:531-548 et 549-564.

    8. INSUFFISANCE CARDIAQUE CONGESTIVE (principale)
      SEVERE, REFRACTAIRE ET L'INSUFFISANCE VENTRICULAIRE GAUCHE SEVERE DE L'INFARCTUS MYOCARDIQUE, DES CARDIOMYOPATHIES NON OBSTRUCTIVES OU DE REGURGITATIONS VALVULAIRES IMPORTANTES AVEC PRESSIONS CAPILLAIRES PULMONAIRES ELEVEES (TRAITEMENT ADJUVANT).
      SURTOUT PAR VOIE INTRAVEINEUSE OU VOIE ORALE.
      NEW ENGL. J. MED. 1980, 302 : 1234.
      CLIN. CARDIOL. 1979, 2 : 19.
      AM. J. CARDIOL. 1977, 39 : 84.
      CIRCULATION. 1983, 68 : 576.

    9. OEDEME AIGU DU POUMON (principale)
      Par voie sublinguale ou intraveineuse :
      - Am J Cardiol 1978;41:931.

    10. HYPOTENSION CONTROLEE (principale)
      Voie veineuse.
      En chirurgie des anévrysmes cérébraux :
      - Br J Anaesth 1985;57:142-147.

    11. CRISE HYPERTENSIVE (secondaire)
      Voie veineuse.
      Eclampsie au cours de césarienne :
      - Anesthesiology 1979;51:563.
      En chirurgie des coronaires :
      - Eur Heart J 1988;9,SupplA:181-185.

    12. HYPERTENSION ARTERIELLE (à confirmer)
      Voie transdermique :
      - Clin Pharmacol Ther 1986;40:42-45.

    13. COLIQUE NEPHRETIQUE (secondaire)
      Par effet spasmolytique sur la musculature lisse.

    14. COLIQUE HEPATIQUE (secondaire)
      - Anesth Analg (Paris) 1979;36:557-560.

    15. SPASME OESOPHAGIEN (secondaire)
      - Arch Intern Med 1980;140:118.

    16. MEGAOESOPHAGE IDIOPATHIQUE (secondaire)
      - Gastroenterology 1977;72:23.

    17. HYPERTENSION ARTERIELLE PULMONAIRE (secondaire)
      Sévère, secondaire à l'insuffisance respiratoire ou au coeur pulmonaire :
      - Intensive Care Med 1982;8:85.
      - Ann Intern Med 1983;99:9.

    18. SYNDROME DE RAYNAUD (secondaire)
      En application locale percutanée :
      - Lancet 1982;1:76-77.

    19. ARTERITE DES MEMBRES INFERIEURS (secondaire)
      Avec syndrome d'ischémie périphérique en application locale ou par voie orale ou sublinguale :
      - Ann Intern Med 1980;892:799.
      - N Engl J Med 1979;301:159.

    20. ARYTHMIE VENTRICULAIRE (à confirmer)
      Grave, compliquant une crise d'angor spontanée sévère, réfractaire à la médication perlinguale et aux antiarythmiques intraveineux.
      Par voie veineuse, par effet spasmolytique coronarien avec régression de l'ischémie :
      - Can Med Assoc J 1980;123:1131.
      - Br Heart J 1980;43:88.

    21. DYSMENORRHEE (secondaire)
      Utilisation en patch dans les formes sévères :
      - BMJ 1996;312:884.
      Effet controversé :
      - BMJ 1996;312:364.

    22. FISSURE ANALE (secondaire)
      Référence :
      - Lancet 1996;348:491-492.
      En application locale (pommade à 0,2%), soulagerait rapidement la douleur et diminuerait le recours à la chirurgie (essai randomisé positif) :
      - Lancet 1997;349:11-14.
      En application locale :
      - BMJ 1997;314:1638-1639.
      Le traitement en application locale , s'il est efficace la première fois, l'est également dans les récidives dans 80% des cas :
      - Lancet 1998;352:1681.
      Etude chez 44 malades: le suivi à moyen terme des malades ayant eu une cicatrisation complète après traitement local par trinitrine-glycéryl montre une absence de récidive ou des symptômes mineurs :
      - Lancet 1998;352:1681.
      En application locale, résultats inférieurs à ceux des injections de toxine botulique :
      - N Engl J Med 1999;341:65-69.
      Dans un essai randomisé versus placebo (en application locale), efficacité démontrée mais récidives fréquentes à l'arrêt du traitement :
      - Gut 1999;44:727-730.

    23. CIRRHOSE HEPATIQUE (à confirmer)
      L'administration par voie transdermique réduirait l'hypertension portale :
      - Dig Dis Sci 1997;42:529-535.

    24. GASTROPARESIE DIABETIQUE (à confirmer)
      Essai randomisé: la trinitrine glycéryl ne permettrait pas d'améliorer les symptomes:
      - Aur J Gastroenterol Hepatol 1998;10:677-681.

    25. DOULEUR DES CANCEREUX (à confirmer)
      En patch, augmente l'efficacité de la morphine par voie orale :
      - Anesthesiology 1999;90:1528-1533.

    26. HEMORRAGIE DES ULCERES GASTRODUODENAUX(PREVENTION) (à confirmer)
      Etude rétrospective de 1122 patients :
      - N Engl J Med 2000;343:864-839.

    Effets secondaires

    1. CEPHALEE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      POSOLOGIE ELEVEE
      VOIE INTRAVEINEUSE

      Par vasodilatation cérébrale ou hypertension intracranienne. Généralement modérées mais parfois violentes, nécessitant l'arrêt du traitement ou la réduction des doses. Disparaît habituellement après 2 à 3 semaines sous traitement :
      - Prescrib J 1979;19:143.
      - J Neurosurg 1980;53:309.

    2. FLUSH (CERTAIN TRES RARE)
      De la face et de la nuque.

    3. HYPERTENSION INTRACRANIENNE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      POSOLOGIE ELEVEE
      BOLUS INTRAVEINEUX
      VOIE TRANS-DERMIQUE

      Par dilatation des vaisseaux cérébraux de capacitance, avec augmentation consécutive du volume sanguin cérébral à l'intérieur de cavités craniennes non compliantes :
      - Anesthesiology 1982;57,Suppl:A311.
      - J Neurosurg 1980;53:309.
      Un cas après pose d'un patch :
      - Am Heart J 1991;121:1850-1851.

    4. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SURDOSAGE
      HYPOVOLEMIE
      PRISE D'ALCOOL
      VOIE INTRAVEINEUSE
      ASSOCIATION AUX DIURETIQUES

      Parfois associée à la bradycardie sinusale, par réflexe vagal, avec syncope. Nécessite la réduction des doses :
      - Chest 1980;77:244.
      - Cardiology 1981;67:180.

    5. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (CERTAIN FREQUENT)

    6. INSUFFISANCE CIRCULATOIRE CEREBRALE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      ATHEROSCLEROSE
      HYPOTENSION ARTERIELLE

      Ischémie cérébrale transitoire
      Avec hémiparésie provoquée par hypotension artérielle, régressant après arrêt du traitement :
      - Acta Med Scand 1963;174:523.
      - South Med J 1981;74:1130.

    7. FLOU VISUEL (CERTAIN TRES RARE)
      Nécessite l'arrêt du traitement.

    8. TACHYCARDIE SINUSALE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      POSOLOGIE ELEVEE

      Réponse réflexe à la vasodilatation :
      - Am J Cardiol 1982;49:1024.

    9. BRADYCARDIE SINUSALE (CERTAIN RARE)
      Par réflexe vagal, dysfonctionnement sympathique, parfois avec hypotension brutale et syncope :
      - Cardiology 1980;67:180.
      - Arch Intern Med 1981;141:984.

    10. ANGOR (CERTAIN TRES RARE)
      Action paradoxale. Les sténoses souples peuvent être aggravées soit par une vasodilatation soit par un spasme :
      - N Engl J Med 1982;306:484.

    11. HYPOXIE (CERTAIN TRES RARE)
      Transitoire, par aggravation du shunt physiologique, levée de la vasoconstriction hypoxique :
      - Prim Cardiol 1981;7:105.
      - Anesthesiol 1981;55:74.

    12. METHEMOGLOBINEMIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      HYPOVOLEMIE
      SUJETS PREDISPOSES
      VOIE INTRAVEINEUSE
      TRAITEMENT PROLONGE
      ASSOCIATION AUX DIURETIQUES
      ENFANT
      FORTE DOSE

      Cyanose par méthémoglobinémie :
      - JAMA 1980;244:330.
      Méthémoglobinémie habituellement modérée et régressive :
      - Ann Intern Med 1982;96:615.
      - Anesthesiology 1984;61:464.
      - Drug Intell Clin Pharm 1989;23:283-288.

    13. ACCOUTUMANCE (CERTAIN TRES RARE)
      Lorsqu'elle existe, elle est commune à tous les dérivés nitrés. L'aarêt du traitement pendant une semaine fait souvent disparaitre cette accoutumance.
      Liée soit à une tolérance acquise soit à une progression des lésions coronariennes, soit à une altération de la substance :
      - Prim Cardiol 1980;6:46.
      - Cardiology 1978;63:337.
      La diminution de la réponse qui s'observe lors de l'utilisation continue en patch pourrait être réduite par l'association avec un diurétique (hydrochlorothiazide) :
      - Am Heart J 1995;130:522-527.

    14. NAUSEE (CERTAIN TRES RARE)

    15. VOMISSEMENT (CERTAIN TRES RARE)

    16. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      ADMINISTRATION A JEUN
      VOIE ORALE

    17. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      ADMINISTRATION A JEUN
      VOIE ORALE

    18. SECHERESSE DE LA BOUCHE (CERTAIN TRES RARE)

    19. SOMNOLENCE (CERTAIN TRES RARE)

    20. EXCITATION PSYCHOMOTRICE (CERTAIN TRES RARE)

    21. DOULEUR RETROSTERNALE (CERTAIN TRES RARE)

    22. CRAMPE (CERTAIN TRES RARE)

    23. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
      - JAMA 1978;239:1743.

    24. DERMATITE DE CONTACT (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE CUTANEE

      A type de dermatite exfoliative, vésicules papules (deux cas) :
      - Ann Allergy 1987;59:365-366.

    25. CHOC ANAPHYLACTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas lors d'une 2ème application périanale pour le traitement d'une fissure. Un mécanisme non allergique, lié à une importante résorption, n'est pas exclu :
      - Am J Gastroenterol 1999;94:292-293.

    26. LESION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
      Deux cas de lésions cutanées consécutives à une explosion lors d'un choc électrique, pour défibrillation, sur un patch de TNG :
      - Am J Emerg Med 1992;10:128-129.
      Trois nouveaux cas au cours d'une défibrillation chez des sujets porteurs de patches :
      - Can Assoc Med J 1993;148:790.

    27. FRISSON (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

      Réaction aux pyrogènes.

    28. FIEVRE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

      Réaction aux pyrogènes.

    29. PHLEBITE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

      Locale avec frissons et fièvre :
      - Am CRMCC 1981;14:170.

    30. AMAUROSE (A CONFIRMER )
      Brusque :
      - Br Med J 1979;2:228.

    31. AGUEUSIE (A CONFIRMER )
      Un cas chez un patient traité par patch :
      - Clin Pharm 1989;8:146-147.

    32. HEMORRAGIE CEREBRALE (A CONFIRMER )
      Hémorragie intracérébrale chez un sujet âgé (2 heures après aplication de trinitrine sous forme de patch) :
      - BMJ 1992;305:1000.

    33. ATONIE UTERINE (A CONFIRMER )
      Un cas persistant à la suite d'une perfusion IV au cours d'une césarienne et associée à une perte sanguine massive :
      - Int J Obstet Anesth 1996;5:269-271.

    Effets sur la descendance

    1. PAS D'EFFET SIGNALE CHEZ L'HOMME

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. ELECTROCHOC(PREPARATION)
      Retirer le patch avant un choc électrique cardiaque (plusieurs cas d'explosion décrits) :
      - Am J Emerg Med 1992;10:128-129.
      - Can Assoc Med J 1993;148:790.

    2. RETRECISSEMENT AORTIQUE

    3. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE

    4. INFARCTUS DU MYOCARDE AIGU

    5. HYPOVOLEMIE

    6. HYPERTHYROIDIE

    7. MIGRAINE

    8. GLAUCOME
      Le glaucome est une précaution d'emploi classique mais contestée actuellement puisque la trinitrine ne modifie pas ou abaisse la pression intra-oculaire :
      - Am J Ophtalmol 1980;90:106.

    9. SUJET AGE

    10. ETHYLISME

    Contre-Indications

    1. ANEMIE SEVERE

    2. TRAUMATISME CRANIEN

    3. HYPERTENSION INTRACRANIENNE

    4. HEMORRAGIE CEREBRALE

    5. CARDIOMYOPATHIE OBSTRUCTIVE

    6. PERICARDITE
      Voie intraveineuse.

    7. HYPOTENSION ARTERIELLE SEVERE

    8. HYPOVOLEMIE
      Surtout pour la voie intraveineuse.

    9. HYPERSENSIBILITE
      Hypersensibilité connue aux dérivés nitrés.

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle chez l'adulte:
    - par voie perlinguale: d'action rapide et de courte durée, utilisée surtout dans le traitement des crises d'angor d'effort ou spontané, et de leur prévention, dans l'angor instable et pour le traitement d'urgence de l'oedème aigu du poumon.:
    Cent cinquante à six cents microgrammes toutes les 5 mn jusqu'à la disparition de la douleur, ou jusqu'à la dose totale de un milligramme.
    dose maximale par jour: dix milligrammes.
    - par voie endobuccale (pulvérisations): action rapide et de courte durée, utilisé surtout dans le traitement des crises d'angor d'effort ou spontané, et leur prévention, dans l'oedème aigu du poumon en traitement complémentaire:
    Une à deux pulvérisations, soit quatre à huit cents microgrammes de trinitrine, à renouveler plusieurs fois en cas de répétition des crises.
    * dans l'insuffisance ventriculaire gauche sévère avec OAP: quatre à sept pulvérisations par jour.

    - par voie orale: absorption lente et action prolongée, surtout pou la prévention des crises angineuses, le traitement de fond de l'insuffisance coronarienne chronique, del'angor instable, le traitement adjuvant de l'insuffisance cardiaque sévère, réfractaire:
    Deux à dix milligrammes toutes les 8 à 12 heures, selon les résultats.
    Dose maximale par jour: trente milligrammes.

    - par voie intraveineuse: traitement de l'angor instable ou spontané sévère, de l'OAP, de l'infarctus du myocarde aigu , de l'insuffisance cardiaque congestive sévère ou réfractaire, et dans la chirurgie sous hypotension contrôlée:
    Administration sous strict contrôle hémodynamique et de la pression artérielle.
    * EN PERFUSION: dose initiale: Cinq microgrammes par minute, augmenter progressivement de cinq microgrammes par paliers de 5 à 10 mn jusqu'à l'obtention des résultats escomptés: amélioration clinique et électrocardiographique, ou baisse de 10% e la pression artérielle systolique ou de 20 mmHg par rapport à la valeur initiale, baisse de la pression capillaire pulmoniare à 14-16 mmHG, sans accélération dela fréquence cardiaque de plus de 20 battements par minute.
    Si pas de résultats à partir de vingt microgrammes par minute, augmenter de dix microgrammes par minute toutes les 5 mn, jusqu'à cent à deux cents microgrammes par minute, ou jusqu'à l'obtention des résultats indiqués.
    dose limite: non fixée, généralement deux à trois cents microgrammes par mn, selon résultats.
    Dose usuelle: vingt à cent microgrammes par minute, efficace dans la plupart des cas.
    Réduction progressive des doses une fois le résultat obtenu:
    - Br Med J 1983;49-52.
    - Circulation 1983; 68:576.
    - Chest 1981;79:69.
    Eviter l'utilisation de matériaux en plastique pour la perfusion, sauf polyéthylènes de haute densité.: la perte en trinitrine dans le sac et le tube en PVC pouvant atteindre 85% de la dose initiale.
    * EN BOLUS INTRAVEINEUX: utilisé dans l'oedème aigu du poumon, le spasme coronarien réfractaire ou les crise hypertensives peropératoires de la chirurgie cardiaque ou générale:
    Dose usuelle: vingt cinq microgrammes par minute.
    - Amesthesiol 1978B:33:94.
    - Clin Research 1983;31(2):173A.
    * VOIE INTRACORONARIENNE: utilisée dans la chirurgie cardiaque en cas de spasme coronarien réfractaire à l'administration intraveineuse:
    Dose unique: vingt cinq à six cents microgrammes :
    - Circulation 1982;65:411:1040.
    - Am J Cardiol 1980;46:329.
    * VOIE PERCUTANEE: pour la prévention des crises angineuses, le traitement adjuvant de l'insuffisance cardiaque congestive ou des syndromes d'ischémie périphérique: application cutanée tharacale ou abdominale:
    Quinze milligrammes 1 à 4 fois par jour, en pommade à 2%:
    - Lancet 1982;1:76.
    - Europ J Clin Pharmacol 1983;24:733.

    Surveillance: clinique et ECG , et pour la voie intraveineuse stricte, monitoring hémodynamique, particulièrement de la pression capillaire pulmonaire et de la pression artérielle.

    En applications locales sur les fissures anales: pommade à 0.2 pour cent

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 0.50 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION voie rénale

    Absorption
    Résorption perlinguale très rapide: 1 à 2 mn, durée d'action d'environ 30 mn.
    Rapidement résorbée par voie nasale en solution; les taux plasmatiques actifs sont obtenus en 1 à 2 mn.
    Après administration percutanée de 15 mg de trinitrine, des taux plasmatiques proches de 1 nanogramme par ml sont obtenus en 5 mn et se maintiennent >1Ng/ml pendant 6 à 7 heures.
    L'activité débute en 40 mn environ, est maximale en 1 heure et dure près de 4 h.
    Son délai d'activité ne permet pas de l'utiliser dans le traitement de la crise.
    Demi-Vie
    0,5 h.
    Métabolisme
    Hépatique:
    Nitrates et nitrites, métabolites inactifs.
    Elimination
    Voie rénale:
    dérivés glycéryl 1, 2 et 1, 3 dinitrate.

    Bibliographie

    - Am J Med 1983; Numéro spécial 27 Juin.
    - Drugs 1984;27:45-93.
    - Drugs 1983;26,2:148-173.
    - Rev Prat 1983;33:879.
    - Br Heart J 1982;286:1130.
    - Circulation 1983;67:276.
    - Am J Cardiol 1983;51:694.
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    - Lyon Med 1982;15:664.
    - clin Pharm 1984;3:32.
    - Clin Pharmacokinet 1987;12:1-11.
    - N engl J Med 1987;316:1635-1642 (Revue).
    - Drugs 1987;34:391-403.
    Références générales dans :
    - Inpharma 1984;451:19.

    Spécialités

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