ETHIONAMIDE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 28/1/2000
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    ETHYL-2 PYRIDINECARBITHIOAMIDE-4

    Ensemble des dénominations


    CAS : 536-33-4
    autre dénomination : ETHIONIZINE
    autre dénomination : ETP
    autre dénomination : TH 1314
    autre dénomination : THIANIDE autre dénomination : ETHIOAMIDE
    bordereau : 1290
    sel ou dérivé : ETHIONAMIDE CHLORHYDRATE
    sel ou dérivé : PROTIONAMIDE BASE
    sel ou dérivé : PROTIONAMIDE CHLORHYDRATE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : ETHIONAMIDE
    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIBACTERIEN (principale certaine)

    2. ANTIBIOTIQUE ANTIBACTERIEN (principale certaine)

    3. ANTIBIOTIQUE ANTITUBERCULEUX (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Activité bactéricide et bactériostatique sur le BK.

    Effets Recherchés

    1. MYCOBACTERIUM TUBERCULOSIS (principal)

    2. MYCOBACTERIES ATYPIQUES (accessoire)
      SENSIBILITE VARIABLE.

    3. MYCOBACTERIUM LEPRAE (accessoire)

    Indications Thérapeutiques

    1. TUBERCULOSE (principale)
      En association à d'autres antituberculeux.

    2. INFECTION A MYCOBACTERIES ATYPIQUES (secondaire)

    3. LEPRE (secondaire)
      Utilisé en association.

    Effets secondaires

    1. POIDS(DIMINUTION) (CERTAIN FREQUENT)
      Dû aux troubles digestifs.

    2. ASTHENIE (CERTAIN FREQUENT)

    3. FIEVRE (CERTAIN RARE)
      Par hypersensibilité.

    4. DOULEUR MUSCULAIRE (CERTAIN RARE)
      Parfois myalgies des ceintures dans le cadre d'un syndrome épaule-main.

    5. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (CERTAIN FREQUENT)
      Parfois marquée.

    6. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN FREQUENT)
      D'aspect variable, le plus souvent éruption séborrhéïque prédominant au front, parfois érythème par hypersensibilité, très rarement érythème pellagroïde.

    7. ACNE (CERTAIN FREQUENT)
      Touche surtout la face, le tronc et les bras.

    8. URTICAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    9. HYPERKERATOSE (CERTAIN TRES RARE)

    10. PHOTOSENSIBILISATION (CERTAIN RARE)

    11. ERYTHEME PELLAGROIDE (CERTAIN TRES RARE)

    12. PURPURA (CERTAIN TRES RARE)

    13. ALOPECIE (CERTAIN RARE)
      Réversible à l'arrêt du traitement.

    14. ANOREXIE (CERTAIN FREQUENT)

    15. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)

    16. VOMISSEMENT (CERTAIN FREQUENT)

    17. DIARRHEE (CERTAIN FREQUENT)

    18. DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN FREQUENT)

    19. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN FREQUENT)

    20. GOUT METALLIQUE (CERTAIN FREQUENT)

    21. DIABETE(DESEQUILIBRE) (CERTAIN RARE)

    22. GLYCEMIE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DIABETE

      Peut être significative chez le diabétique.

    23. HYPOTHYROIDIE (CERTAIN TRES RARE)
      Par trouble de l'hormonosynthèse.
      Réversible à l'arrêt du traitement :
      - Am Rev Respir Dis 1970;101:90.

    24. GOITRE (CERTAIN TRES RARE)
      Dans le cadre de l'hypothyroïdie.

    25. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      Souvent asymptômatique, mais si le taux est supérieur à 10 fois la normale, elle nécessite l'arrêt du traitement.

    26. BILIRUBINEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)

    27. BSP(RETENTION) (CERTAIN RARE)

    28. HEPATITE CYTOLYTIQUE (CERTAIN RARE)
      Nécessite l'arrêt du traitement.

    29. HEPATITE CHOLESTATIQUE (CERTAIN TRES RARE)

    30. HEPATOMEGALIE (CERTAIN RARE)

    31. ICTERE (CERTAIN RARE)

    32. ICTERE GRAVE (CERTAIN TRES RARE)

    33. AVITAMINOSE PP (CERTAIN TRES RARE)

    34. PELLAGRE (CERTAIN TRES RARE)
      Trois cas d'encephalopathie pseudopellagreuse, réversibles à l'arrêt du traitement et sous vitaminothérapie.

    35. SOMNOLENCE (CERTAIN RARE)

    36. NEUROPATHIE PERIPHERIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DIABETE

      A prédominance sensitive.

    37. PARESTHESIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DIABETE

    38. CRISE CONVULSIVE (CERTAIN TRES RARE)

    39. VERTIGE (CERTAIN FREQUENT)

    40. CEPHALEE (CERTAIN FREQUENT)

    41. TREMBLEMENT (CERTAIN RARE)

    42. DEPRESSION (CERTAIN RARE)
      Avec, parfois, tendance suicidaire.

    43. RAPTUS SUICIDAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    44. ACCES MANIAQUE (CERTAIN RARE)

    45. EXCITATION PSYCHOMOTRICE (CERTAIN RARE)

    46. INSOMNIE (CERTAIN RARE)

    47. CONFUSION MENTALE (CERTAIN RARE)

    48. PSYCHOSE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)

    49. NEVRITE OPTIQUE RETROBULBAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    50. DIPLOPIE (CERTAIN TRES RARE)

    51. FLOU VISUEL (CERTAIN TRES RARE)

    52. DYSCHROMATOPSIE (CERTAIN TRES RARE)

    53. ACUITE VISUELLE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)

    54. DOULEUR ARTICULAIRE (CERTAIN RARE)
      Parfois dans le cadre d'un syndrome épaule-main.

    55. SYNDROME EPAULE-MAIN (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      SUJET AGE
      ALCOOLISME CHRONIQUE

      Survient habituellement 1 à 4 mois après le début du traitement.
      Il régresse à l'arrêt du traitement qu'il impose mais peuvent persister des nodules de l'aponévrose palmaire et un blocage des articulations interphalangiennes proximales.
      Il est plus fréquent en cas d'association à l'isoniazide.

    56. GYNECOMASTIE (CERTAIN RARE)
      Réversible à l'arrêt du traitement.

    57. IMPUISSANCE (CERTAIN RARE)

    58. TROUBLE MENSTRUEL (CERTAIN RARE)

    59. MENORRAGIE (CERTAIN RARE)

    60. STOMATITE (CERTAIN RARE)

    61. SIALORRHEE (CERTAIN FREQUENT)

    62. REACTION D'HYPERSENSIBILITE (CERTAIN RARE)
      Elles sont de type variable et se manifestent par de la fièvre, des éruptions érythèmateuses, un urticaire.

    63. SYNDROME LUPIQUE (A CONFIRMER )
      - Bull Soc Fr Dermatol Syphiligr 1973;80:168.

    Effets sur la descendance

    1. TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL

    2. TERATOGENE CHEZ L'HOMME

    Précautions d'emploi

    1. DIABETE
      RISQUE DE DESEQUILIBRE. FAVORISE LA SURVENUE D'EFFET INDESIRABLE

    2. COMITIALITE

    3. ALCOOLISME CHRONIQUE

    4. ANTECEDENTS PSYCHIATRIQUES
      SEVERES

    5. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE

    6. FEMME EN PERIODE D'ACTIVITE GENITALE

    7. EXPOSITION AU SOLEIL

    Contre-Indications

    1. GROSSESSE

    2. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE SEVERE

    3. HYPERSENSIBILITE
      Aux thionamides.

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle par voie orale ou rectale (voie orale préférable , mauvaise résorption par voie rectale).
    - chez l'adulte:
    Cinq cents milligrammes à un gramme par 24 heures, en 1 prise.
    Posologie maximale: Un gramme par 24 heures.
    - chez l'enfant de moins de 10 ans:
    Quinze à vingt milligrammes par kilo et par jour en 1 prise.

    Utilisé en association avec d'autres antituberculeux.
    Surveillance:
    Bilan hépatique avant traitement.
    Surveillance hépatique biologique toutes les semainesle premier mois, puis tous les mois.
    Une élévation des trasaminases inférieure à 200UI nécessite une surveillance plus fréquente; une élévation supérieure à 10 fois la normale nécessite l'arrêt du traitement.
    Il peut être souhaitable d'associer du nicatinamide (0,25 à 0,5 g/jour), et de la pyridoxine (0,5 à 1 g/jour).

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 3 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION REIN voie rénale

    Absorption
    Bonne absorption après administration par voie orale et rectale.
    Tauèx sérique maximum 3 h après administration par voie orale.
    Répartition
    Baisse rapide du taux sérique , mais persistance d'une activité dûe à certains métabolites.
    Taux tissulaire équivalent au taux sanguin.
    Diffusion intracellulaire
    Atteinte des germes présents dans les macrophages.
    Passe dans le LCR.
    Demi-Vie
    3 h.
    Métabolisme
    Très rapidement métabolisé par S-oxydation, N-méthylation, désulfuration, désamination.
    Activité bactériologique de certains métabolites.
    Elimination
    Voie rénale.
    Principalement sous forme métabolisée, 1% sous forme intacte.

    Bibliographie

    - Ann Pharm Fr 1966:493.
    - Biol Med (Paris) 1970:471.
    - Ann Pharm Fr 1971:461.

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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