PHENYTOINE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 26/4/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    5,5-diphénylimidazolidine-2,4-dione

    Ensemble des dénominations

    BAN : PHENYTOIN
    CAS : 57-41-0
    DCF : PHENYTOINE
    DCIR : PHENYTOINE
    USAN : PHENYTOIN
    autre dénomination : DIPHENYL-5-5 HYDANTOINE
    autre dénomination : DIPHENYLHYDANTOINE
    autre dénomination : PHENANTINE
    autre dénomination : PHENANTOINE
    autre dénomination : PHENYLHYDANTOINE
    autre dénomination : PHENYTOIN
    autre dénomination : PHENTOINE
    bordereau : 259
    dci : phénytoïne
    liste OMS : liste 1
    rINN : PHENYTOIN
    sel ou dérivé : PHENYTOINE SODIQUE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : PHENYTOINE
    Regime : liste II
    Remarque sur le regime : JO 27/08/97

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTICONVULSIVANT (principale certaine)

    2. INDUCTEUR ENZYMATIQUE (principale certaine)

    3. ANTIARYTHMIQUE (secondaire certaine)

    4. SUBSTRAT DU CYTOCHROME P450 2C19 (principale certaine)

    5. SUBSTRAT DU CYP 2C19 (principale certaine)

    6. SUBSTRAT DU CYTOCHROME P450 2C9 (principale certaine)

    7. SUBSTRAT DU CYP 2C9 (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Diminution de la diffusion des influx épileptogènes
      Stabilisant de la membrane nerveuse : réduit la concentration en sodium des cellules cérébrales en accélérant les échanges ioniques transmembranaires (élève le rapport Na extracellulaire/Na intracellulaire).
      L'activité anti-épileptique pourrait principalement être due au blocage des canaux sodiques voltage-dépendant :
      - Pharmacol Rev 1990;42:224-286.

    2. secondaire
      Action antiarrythmisante : diminue l'éxcitabilité myocardique mais ne diminue pas sensiblement la conduction auriculo-ventriculaire.

    Effets Recherchés

    1. ANTICONVULSIVANT (principal)

    2. ANTICOMITIAL(GRAND MAL) (principal)

    3. ANTIARYTHMISANT (accessoire)

    4. ANTICOMITIAL(CRISES VISCERALES) (principal)

    5. ANTICOMITIAL(CRISES TEMPORALES) (principal)

    6. ANTIEPILEPTIQUE (principal)

    Indications Thérapeutiques

    1. EPILEPSIE (principale)
      Epilepsies temporale, grand mal

    2. EPILEPSIE(GRAND MAL) (principale)

    3. EPILEPSIE TEMPORALE (principale)

    4. HYPEREXCITABILITE MYOCARDIQUE (secondaire)

    5. TACHYCARDIE PAROXYSTIQUE SUPRAVENTRICULAIRE (secondaire)

    6. ARYTHMIE VENTRICULAIRE (secondaire)
      A la suite de chirurgie cardiaque pour malformations congénitales :
      Posologie : 2 à 4 mg/kg per os toutes les 12 heures.
      Taux plasmatiques : 12 à 25 microgrammes par millilitre.
      Constituerait le traitement de choix :
      - Am Heart J 1922;104:794.

    7. CONVULSION POST-TRAUMATIQUE(PREVENTION) (à confirmer)
      Ne réduit l'émergence des convulsions qu'au cours de la première semaine post-traumatique :
      - N Engl J Med 1990;323:497-502.
      Efficacité non démontrée dans cette indication :
      - JAMA 1991;265:1271-1277.

    8. SECRETION INAPPROPRIEE D'ADH (à confirmer)
      - Ann Intern Med 1979;90:50.

    9. EPIDERMOLYSE BULLEUSE (à confirmer)
      - N Engl J Med 1980;303:776.
      Indication controversée (un essai randomisé négatif sur l'épidermolyse bulleuse héréditaire) :
      - N Engl J Med 1992;327:163-167.

    10. DIARRHEE DES DIABETIQUES (à confirmer)
      - Presse Med 1986;15:11-14.

    11. NEUROPATHIE DIABETIQUE(DOULEUR) (controversé)
      Résultats contradictoires:
      - Neurology 2000;55,suppl 1: S41-S46

    12. POLYARTHRITE RHUMATOIDE (à confirmer)
      Cent à deux cents milligrammes par jour (100 à 200 mg/j) par voie orale :
      - J Rheumatol 1986;13:1035-1039.

    13. TOXEMIE GRAVIDIQUE (à confirmer)
      - Lancet 1989; 2:1224-1225.

    14. ECLAMPSIE (à confirmer)
      - Lancet 1989; 2:1224-1225.

    Effets secondaires

    1. HYPERPLASIE GINGIVALE (CERTAIN FREQUENT)
      - Med Hyg 1982;40:835.
      Deux cas chez des sujets édentés :
      - J Am Dent Assoc 1992;123:61-64.
      Autre publication :
      - Drug Newletter 1994;13:12-13.
      Un cas décrit:
      - N Engl Med 2000;342:325

    2. ANEMIE MEGALOBLASTIQUE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Compétition avec l'acide folique.

    3. LEUCOPENIE (CERTAIN TRES RARE)

    4. AGRANULOCYTOSE (CERTAIN )
      Un cas d'agranulocytose, réversible à l'arrêt du traitement, probablement pas d'origine immunologique (absence d'anticorps anti-leucocytes) :
      - Acta Haematol 1991;86:212-213.
      Un cas fatal chez un sujet traité depuis plusieurs années en association avec la Primidone; trois autres cas après Phenitoïne seule sont connus de la pharmacovigilance au Royaume Uni :
      - Lancet 1994;344:332-333.

    5. THROMBOPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      Apparition possible après un traitement prolongé :
      - Ann Neurol 1979;6:370.
      Un cas décrit et une cinquantaine cités (sel de phenytoïne non précisé) :
      - Ann Pharmacother 1997;31:435-437.

    6. APLASIE MEDULLAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    7. ANEMIE APLASTIQUE (CERTAIN )
      Réaction d'hypersensibilité. L'anémie est alors retardée et souvent irréversible.
      Ou relation effet-dose, réversible à l'arrêt du traitement.

    8. ANEMIE MACROCYTAIRE (CERTAIN )
      Mécanisme carentiel ou aplastique.

    9. GAMMAGLOBULINEMIE(DIMINUTION) (CERTAIN )
      - N Engl J Med 1982;306:406.
      Particulièrement chez les patients atteints de SIDA :
      - Am J Med 1991;90:524-527.

    10. ADENOPATHIE (CERTAIN TRES RARE)

    11. ANTICORPS ANTINUCLEAIRES(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)

    12. SYNDROME LUPIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

    13. ERUPTION SCARLATINIFORME (CERTAIN TRES RARE)

    14. PSEUDOLYMPHOME (CERTAIN TRES RARE)
      Pseudolymphome cutané. Premier cas en l'absence de réaction d'hypersensibilité à la phénytoïne :
      - J Am Acad Dermatol 1992;27,2:337-390.
      Généralement réversible à l'arrêt :
      - Arch Dermatol 1992;128:1371-1374.
      - Br J Dermatol 1992;127:403-406.

    15. NAUSEE (CERTAIN RARE)

    16. VOMISSEMENT (CERTAIN RARE)

    17. GASTRITE (CERTAIN FREQUENT)

    18. FIEVRE (CERTAIN TRES RARE)

    19. HIRSUTISME (CERTAIN TRES RARE)

    20. HYPERTRICHOSE (CERTAIN )
      Pourrait être impliqué un mécanisme non androgénique :
      - Biochem Pharmacol 1982;31,10:1948.

    21. TREMBLEMENT (CERTAIN TRES RARE)

    22. NYSTAGMUS (CERTAIN TRES RARE)

    23. TROUBLE DE LA VISION (CERTAIN TRES RARE)

    24. NERVOSITE (CERTAIN TRES RARE)

    25. CONFUSION MENTALE (CERTAIN TRES RARE)

    26. HALLUCINATION (CERTAIN TRES RARE)

    27. ENCEPHALOPATHIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT ASSOCIE A L'ISONIAZIDE

    28. EPILEPSIE MYOCLONIQUE(AGGRAVATION) (CERTAIN FREQUENT)
      6 cas sur 16 patients traités :
      - Neurology 2000;55:1106-1109.

    29. OSTEOMALACIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

    30. MYOPATHIE (CERTAIN TRES RARE)

    31. ICTERE (CERTAIN TRES RARE)

    32. GAMMA GT(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Modérée et isolée, l'augmentation des gamma GT reflète l'effet inducteur enzymatique de la phénytoïne. Elle débute après 7 jours de traitement et atteint généralement un plateau vers le soixantième jour :
      - Pathol Biol 1985;33:810-818.
      - Presse Med 1986;15:791-794.
      - Dig Dis Sci 1986;31:1056.

    33. BILIRUBINEMIE CONJUGUEE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    34. BSP(RETENTION) (CERTAIN TRES RARE)

    35. PHOSPHATASES ALCALINES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    36. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    37. HYPERSENSIBILITE (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas associant réaction cutanée, fièvre et hépatite sévère :
      - DICP Ann Pharmacother 1991;25:929-932.
      Un cas où, au rash cutané, est associée une atteinte musculaire (myopathie) réversible en 1.5 mois :
      - Neurology 1992;42:2303.

    38. CHOC ANAPHYLACTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas après 8 jours de traitement (sel de phénytoïne non précisé) :
      - Br J Dermatol 1996;134:1109-1112.

    39. HEPATITE MIXTE (CERTAIN TRES RARE)
      Par hypersensibilité.
      Un cas :
      - Clin Pharm 1989;8:514-515.

    40. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    41. ICTERE GRAVE (CERTAIN TRES RARE)

    42. POLYNEVRITE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

    43. NEUROPATHIE PERIPHERIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Un cas démonstratif de neuropathie sensitivo-motrice avec ralentissement de la vitesse de conduction :
      - Arch Neurol 1977;34:189.
      Souvent limitée à une aréflexie tendineuse :
      - Arch Neurol 1968;18:69-77.

    44. BLOC NEUROMUSCULAIRE (CERTAIN )

    45. MYASTHENIE(AGGRAVATION) (CERTAIN )

    46. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE(AGGRAVATION) (CERTAIN )

    47. MOUVEMENT CHOREOATHETOSIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Ann Neurol 1978;3:186 .
      - N Engl J Med 1978;298:1093-1094.

    48. ATAXIE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      POSOLOGIE ELEVEE

      En début de traitement. Ataxie réversible de type cérebelleuse. Atrophie de Purkinje si le traitement est très prolongé :
      - Ann Neurol 1978;3:186.

    49. CARENCE EN FOLATES (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      TRAITEMENT PROLONGE

      Malabsorption digestive :
      - Gastroenterol Clin Biol 1978;2:309.
      Un cas décrit après 16 mois de traitement. L'instauration d'une supplémentation en acide folique (5 mg/j) a été à l'origine d'une baisse des concentrations plasmatiques de phénytoïne et de la réapparition de convulsions :
      - Clin Neuropharmacol 1999;22:268-272.

    50. COLORATION DE L'URINE (CERTAIN )
      Coloration rose, rouge ou rouge-brun.

    51. HYPERTRIGLYCERIDEMIE (CERTAIN )
      Augmentation de 25% à 45% des triglycérides durant les premiers mois, puis retour au niveau initial en quelques années :
      - Acta Med Scand 1979;206:229.

    52. HYPERCHOLESTEROLEMIE (CERTAIN )
      Augmentation d'environ 40%, qui demeure :
      - Acta Med Scand 1979;206:229.

    53. CARENCE IMMUNITAIRE (CERTAIN )
      Chute du taux des immunoglobulines A sérique et salivaire, chez les sujets prédisposés. Plus fréquent chez l'enfant :
      - Lancet 1976;:229.
      - Lancet 1975;2:632-635.

    54. INFECTION RESPIRATOIRE (A CONFIRMER )
      Un cas d'infections respiratoires à répétition avec absence d'IgA. Réversible à l'arrêt du traiotement:
      - Scand J Infect Dis 1999;31:515-516

    55. SYNDROME LYMPHOPROLIFERATIF (CERTAIN TRES RARE)
      La fréquence de la maladie de Hodgkin serait multipliée par 2 à 4 :
      - Cancer 1975;36:1359.

    56. PNEUMONIE AIGUE (CERTAIN )
      Par hypersensibilité :
      - Ann Intern Med 1981;95:452.

    57. BRONCHIOLITE OBLITERANTE (A CONFIRMER )
      Un cas au cours d'un syndrome grave d'hypersensibilité à la phénytoïne:
      - Chest 1997;112:1697-1699.

    58. BRADYCARDIE (CERTAIN )
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

    59. FIBROSE PULMONAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      - Ann Intern Med 1976;85:475.
      - JAMA 1959;171:1328.

    60. GLYCEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN )
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Réduit la tolérance au glucose en diminuant la sécrétion d'insuline. L'hyperglycémie est le plus souvent modérée mais peut être parfois importante (coma hyperglycémique) :
      - Am J Hosp Pharm 1981;38:1508-1512.
      Un cas, nécessitant le recours à l'insuline, qui s'est révélée inefficace pour contrôler l'hyperglycémie :
      - Diabetic Med 1991;8:968-970.

    61. GANGRENE DES EXTREMITES (CERTAIN TRES RARE)
      Un cas localisé aux doigts après une injection intra-artérielle accidentelle :
      - Eur J Surg 1992;158:315-316.

    62. GYNECOMASTIE (CERTAIN TRES RARE)
      Cinq cas rapportés chez des épileptiques :
      - Br Med J 1987;294:612.
      Un cas chez un homme ayant une mutation des CYP 2C9 et 2C19, impliqués dans le métabolisme de la pravastatine:
      - J Neurol Neurosurg Psych 1998;65:803-804.

    63. PERIARTERITE NOUEUSE (A CONFIRMER )

    64. BALLISME BILATERAL (A CONFIRMER )
      - Ann Neurol 1978;3:186.

    65. DYSKINESIE TARDIVE (A CONFIRMER )
      Aggravation par association à un neuroleptique :
      - N Engl J Med 1978;298:457-458.

    66. HYPERCINESIE (A CONFIRMER )
      Taux sérique non toxique :
      - Eur Neurol 1979;18:116.

    67. NEPHROPATHIE INTERSTITIELLE AIGUE (A CONFIRMER )
      - South Med J 1981;74:1160-1161.

    68. SYNDROME NEPHROTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Nephron 1989;52:109.

    69. COAGULATION INTRAVASCULAIRE DISSEMINEE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit :
      - Ann Intern Med 1975;83:227.

    70. ERYTHROBLASTOPENIE (A CONFIRMER )
      - JAMA 1974;229:314.
      - Clin Haematol 1978;7:431.

    71. LYMPHOME DIGESTIF (A CONFIRMER )
      - Cancer 1975;36:1359.

    72. SYNDROME DE LYELL (CERTAIN )
      Quatre cas chez des sujets sous phénytoïne ayant été soumis à des séances de radiothérapie :
      - Eur J Cancer 1993;29A:478-479.
      Autres références :
      - Epilepsia 1983;24:440.
      - N Engl J Med 1995;333:1600-1607.
      Un cas (sel de phénytoïne non précisé) traité favorablement par la N-acétylcystéine à forte dose par voie IV :
      - Br J Dermatol 1997;136:645-646.
      Deux cas après 4 semaines de traitement associé à la dexaméthasone (sel de phénytoïne non précisé) :
      - J Allergy Clin Immunol 2000;105:157-165.

    73. SYNDROME DE STEVENS-JOHNSON (CERTAIN )
      Un cas (sel de phénytoïne non précisé) :
      - Am J Clin Oncol 1996;19:32-34.
      Autre référence :
      - N Engl J Med 1995;333:1600-1607.
      Etude multicentrique cas-témoins rapportant plusieurs dizaines de cas et montrant l'augmentation du risque relatif de syndrome de Stevens-Johnson à court terme :
      - Lancet 1999;353:2190-2194.

    74. HYPERTENSION INTRACRANIENNE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Neurology 1986;36:443.

    75. PRIAPISME (A CONFIRMER )
      - Br J Urol 1968;61:201.

    76. HEPATITE CHRONIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Dig Dis Sci 1993;38:740-743.

    77. T3(DIMINUTION) (A CONFIRMER )
      La phenytoïne (sel non précisé) provoquerait une diminution de T3 et T4 sériques, mais les malades resteraient euthyroïdiens en raison d'une concentration de T3 et T4 libres nornale :
      - JAMA 1996;275:1495-1498.

    78. SYNDROME DE SJOGREN (A CONFIRMER )
      Un cas; après 3 ans de traitement chez un patient âgé (sel de phenytoïne non précisé) :
      - Br J Rheumatol 1996;35:1033-1034.

    79. AGUEUSIE (A CONFIRMER )
      1 cas:
      - Lancet 1998;351:1101.

    80. ERUPTION CUTANEE (A CONFIRMER )
      Eruption de verrues: un cas, réversible à la réduction de la posologie:
      - Cutis 1998;61:101-102.

    81. ERYTHEME POLYMORPHE (CERTAIN )
      Un cas lors de l'associaiton à une radiothérapie.
      19 autres cas auraient déjà été rapportés au cours de cette association:
      - Pharmacotherapy 1999;19:223-227.

    82. VASCULARITE (A CONFIRMER )
      Vascularite systémique: un cas chez un patient traité à long terme; réversible à l'arrêt:
      - New Zeal Med J 1999;112:100.

    Effets sur la descendance

    1. TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL

    2. FOETOPATHIE
      Anomalies de l'ossification chez l'homme :
      - Obstet Gynecol 1978;52:682.
      Sept cas de neuroblastome :
      - JAMA 1980;244:1464.
      Malformations mineures :
      - Drug Saf 1991;6:70-81.
      Controversé: n'augmenterait pas le risque de malformations graves lors d'utilisation en monothérapie. Etude néerlandaise sur 1411 naissances sur 20 ans:
      -Ann Neurol 1999;46:739-746

    3. EMBRYOPATHIE
      Revue sur les effets embryotoxiques :
      - Proc Soc Exp Biol Med 1991;197:361-368.
      Controversé: n'augmenterait pas le risque de malformations graves lors d'utilisation en monothérapie. Etude néerlandaise sur 1411 naissances sur 20 ans:
      -Ann Neurol 1999;46:739-746

    4. SYNDROME HEMORRAGIQUE NEONATAL
      Peut être prévenu par l'administration de vitamine K1 chez la mère dans le mois qui précède l'accouchement :
      - Am J Obstet Gynecol 1993;168:884-888 et 923-928.

    5. RETARD MENTAL
      L'exposition in utero pourrait être à l'origine de retard mental (étude sur 36 grossesses au Canada) :
      - JAMA 1994;271:767-770.

    Précautions d'emploi

    1. SIDA
      En cas d'hypoalbuminémie, l'augmentation de la fraction libre de phénytoïne peut être à l'origine de manifestations de surdosage :
      - DICP 1990;24:698-700.
      - Neurology 2000;54:1404-1407.
      Les concentrations plasmatiques totales de phénytoïne (base ou sel non précisé) pourraient être réduites. Le rôle des thérapeutiques associées reste à préciser :
      - Ther Drug Monit 1994;16:616-620.
      Le risque de manifestations d'hypersensibilité et de l'apparition du syndrome de Stevens-Jonhson est fortement accru :
      - Neurology 2000;54:1404-1407.

    2. ANESTHESIE GENERALE

    3. PORPHYRIE CUTANEE

    4. LUPUS INDUIT

    5. DIABETE NON INSULINODEPENDANT
      - Am J Hosp Pharm 1981;38:1508-1512.

    6. DEFICIT EN G6PD
      Risque d'anémie hémolytique :
      - N Engl J Med 1991;324:169-174.

    Contre-Indications

    1. PORPHYRIE

    2. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE

    3. GROSSESSE
      La fraction libre de phénytoïne augmente pendant le travail :
      - Ther Drug Monit 1990;12:40-46.

    4. ALLAITEMENT
      Médicament à proscrire en période d'allaitement ou imposant de différer celui-ci car risque de vomissements, tremblements, méthémoglobinémie.

    5. EPILEPSIE MYOCLONIQUE(AGGRAVATION)

    6. EPILEPSIE MYOCLONIQUE
      Epilepsie myoclonique juvénile. 6 cas d'aggravation sur 16 patients traités :
      - Neurology 2000;55:1106-1109.

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE

    Posologie et mode d'administration

    Concentration efficace :
    * Chez l'adulte : cinq à douze milligrammes par litre (5 à 12 mg/l).
    * Chez l'enfant : dix à vingt milligrammes par litre (10 à 20 mg/l).
    Doses usuelles par Voie Buccale :
    * Chez l'adulte : deux à six milligrammes par kilo et par jour (2 à 6 mg/kg/j). Dose maximum : cinq cents milligrammes (500 mg) en prises fractionnées.
    * Chez l'enfant : trois à huit milligrammes par kilo et par jour (3 à 8 mg/kg/j).
    Posologie progressive.
    Traitement continu : prises à la fin des repas , surveillance rigoureuse (gingivale, neurologique, et surtout hématologique).
    Pour troubles du rythme cardiaque : sous surveillance électrocardioraphique (pour des doses allant de 200 à 400 mg/j).
    - Br Med J 1992;305,6863:1215-1218. (MODE D'EMPLOI) * dosage.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 22 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION 60 à 75 % voie rénale
    - 3 - ELIMINATION 5 à 10 % voie fécale
    - 4 - REPARTITION 90 % lien protéines plasmatiques
    - 5 - REPARTITION lait

    Absorption
    Résorption lente par tractus digestif.
    Répartition
    Tropisme pour le foie et le cerveau.
    Liaison aux protéines plasmatiques : 90 %.
    Déplaçable par l'acide valproïque, le diazoxide, l'acide salicylique, la phénylbutazone et le sulfafurazole.
    Réduction de la liaison lors d'une insuffisance rénale ou hépatique ou chez le nouveau-né.
    Rapport lait/plasma : 0,2 à 0,4. La quantité ingérée par l'enfant serait négligeable :
    - Clin Pharmacokinet 19821;7:508.
    Le taux sérique de phénytoïne peut être augmenté transitoirement lors de l'administration conjointe de valproate sodique pour se normaliser ensuite, ne justifie pas de modification de la posologie de la phénytoïne :
    - Neurology 1979;29:904.
    La phénytoïne et ses métabolites franchissent la barrière placentaire : taux plasmatique foetal voisin du taux maternel :
    - Clin Pharmacokinet 1982;7:508.
    Chez la femme enceinte, la fraction libre de phénytoïne augmente pendant le travail :
    - Ther Drug Monit 1990;12,40-46.
    Demi-Vie
    La demi-vie, d'environ 22 heures, est dose-dépendante.
    Elle est raccourcie en cas d'insuffisance rénale.
    La demi-vie plasmatique semble réduite chez le sujet alcoolique :
    - Clin pharmacokinet 1978;3,6:440.
    Différents sulfamides (sulfadiazine, sulfaméthizol, sulfaméthoxazole, triméthoprime) peuvent augmenter jusqu'à plus de 50 % la demi-vie de la phénytoïne probablement par réduction de son catabolisme hépatique :
    -Acta Med Scand 1979;Suppl624:106.
    Métabolisme
    Mécanisme hépatique : parahydroxylation (para-hydroxyphényl-5-phényl-5-hydantoine) par oxydase (NADPH et cytochrome P-450) : métabolisme saturable.
    Idiosyncrasie par déficience en parahydroxilase.
    Métabolisme accéléré en cas d'insuffisance rénale.
    Les capacités d'oxydation de la phénytoïne seraient accrues au cours de la grossesse. Ce mécanisme pourrait être à l'origine de la baisse des concentrations de phénytoïne observée :
    - Eur J Pharmacol 1992;43:389-392.
    Elimination
    (VOIE RENALE)
    60 à 70 % de la dose administrée sous forme de métabolite libre ou glucuro-conjugué, 1 à 5 % sous forme inchangée.
    (VOIE FECALE)
    5 à 10 % sous forme inchangée.

    Bibliographie

    - Clin Pharm 1987;6:881-894. (Pharmacocinétique)
    - Clin Pharmacokinet 1990;18:37-60. (Interactions)
    - Pharmacol Rev1990;42:224-286. (Mécanisme d'action)
    - Clin Pharmacokinet 1990;19:341-358.
    - BMJ 1992;305,6863:1215-1218. (Mode d'emploi)
    - J Am Acad Dermatol 1992;27,2:337-390. (Effets secondaires)
    - Drug Saf 1996;15:378-393
    - Neurology 2000;55,suppl 3:S5-S10. (Revue générale des antiépileptiques)

    Spécialités

    Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


    Retour à la page d'accueil