ENALAPRIL MALEATE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 19/3/2001
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    (S)-1-[N-[1-(éthoxycarbonyl)-3-phénylpropyl]-L-alanyl]-L-proline maléate

    Ensemble des dénominations

    BANM : ENALAPRIL MALEATE
    CAS : 76095-16-4
    DCIM : MALEATE D'ENALAPRIL
    USAN : ENALAPRIL MALEATE
    autre dénomination : MALEATE D'ENALAPRIL
    bordereau : 2703
    code expérimentation : MK-421
    rINNM : ENALAPRIL MALEATE
    sel ou dérivé : LISINOPRIL DIHYDRATE
    sel ou dérivé : RAMIPRIL

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : ENALAPRIL
    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. INHIBITEUR DE L'ENZYME DE CONVERSION (principale certaine)

    2. ANTIHYPERTENSEUR (principale certaine)

    3. VASODILATATEUR (principale certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      Hydrolysé en acide énalaprique, puissant inhibiteur de l'enzyme responsable de la conversion de l'angiotensine 1 (inactive) en angiotensine 2 (active).
      Provoque une chute de l'angiotensine 2 et une augmentation de l'angiotensine 1 et de la rénine.
      Cet effet est accompagné d'une chute de l'aldostérone.
      Inhibe la dégradation de la bradykinine.
      L'augmentation des concentrations de kinine à la suite de l'inhibition de l'enzyme de conversion stimule la production de NO, qui, par ses effets vasodilatateurs et par une réduction de la consommation d'oxygène par le myocarde, pourrait contribuer à l'activité cardioprotectrice:
      - Circulation 1997;95:176-182.

      Entraîne une chute des résistances périphériques avec peu de changement sur le débit cardiaque ou la pression artérielle pulmonaire.
      N'active pas le système sympathique.
      Réduit l'hypertrophie du ventricule gauche.
      Augmente le flux sanguin rénal sans modifier le taux de filtration glomérulaire.
      N'affecte pas la contractibilité myocardique ou la conductibilté.

    2. secondaire
      Augmente la sensibilité à l'insuline.

    Effets Recherchés

    1. ANTIHYPERTENSEUR (principal)

    2. VASODILATATEUR (principal)

    3. ANTIPROTEINURIQUE (accessoire)
      Effet antiprotéinurique (chez des sujets normotendus, non diabétiques, insuffisance rénale absente ou légère) :
      - Kidney Int 1994;45:861-867.
      Effet antiprotéinurique (sujets diabétiques) :
      - Ann Intern Med 1993;118:129-138.
      - Nephrol Dial Transplant 1993;8:582-584.

    Indications Thérapeutiques

    1. SYNDROME NEPHROTIQUE (à confirmer)
      Exercerait une activité favorable sur la protéinurie (essai sur 6 enfants suivis 24 mois) :
      - Pediatr Nephrol 1996;10:587-589.

    2. HYPERTENSION ARTERIELLE (principale)
      Hypertension artérielle essentielle ou rénovasculaire (dans ce cas, surveillance attentive de la fonction rénale). Essai multicentrique portant sur 425 cas :
      - Clin Exp Hypertens 1985;A7:1515-1539.
      Publication sur l'hypertension rénovasculaire :
      - Am J Nephrol 1986;6:182-186.

    3. INSUFFISANCE CARDIAQUE (principale)
      Insuffisance cardiaque chronique décompensée réfractaire au traitement digitalo-diurétique auquel il doit être associé :
      - Am J Cardiol 1985;55:36A-40A.
      Etude multicentrique :
      - Int J Cardiol 1986;11:49-51.
      Réduit la mortalité de 40% dans l'nsuffisance cardiaque congestive :
      - N Engl J Med 1987;316:1429-1435
      Chez les patients ayant une fraction d'éjection systolique<0,35, l'énalapril 10 mg 2 fois par jour réduit le risque d'insuffisance cardiaque de 30% et le riosque d'hospitalisation de 20% :
      - N Engl J Med 1991;325:293-302.
      Etude randomisée chez 50 malades atteints d'insuffisance cardiaque grave, amélioration modeste de l'espérance de vie à 10 ans :
      - Eur Heart J 1999;20:136-139.
      L'administration en 1ère intention chez des malades de moins de 80 ans ne serait que rarement accompagnée d'effets secondaires entraînant l'arrêt du traitement (136 cas sur 7487 patients) :
      - BMJ 2000;321:1113.

    4. INSUFFISANCE CARDIAQUE CHEZ L'ENFANT (à confirmer)
      Amélioration du débit cardiaque après administration par voie intraveineuse d'énalapril à la dose de dix microgrammes par kilo et par jour :
      - J Pediatr 1990;117:668-670.

    5. NEPHROPATHIE DIABETIQUE (principale)
      Réduit la protéinurie d'une manière indépendante de la baisse tensionnelle :
      - BMJ 1990;300:904-907.
      - BMJ 1991;303:81-87.
      Essai randomisé positif sur 40 sujets versus métoprolol. Diminue la protéinurie et ralentit la progresion de l'insuffisance rénale sans relation avec la baisse de la pression sanguine :
      - BMJ 1992;304:339-342.
      Diabète de type II normotendu avec microalbuminurie et fonction rénale normale (diminution de la microalbuminurie et stabilisation du taux de créatine) :
      - Ann Intern Med 1993;118:577-581.
      Diabète de type I normotendu avec microalbuminurie :
      - BMJ 1988;297:1092-1095.
      - BMJ 1989;299:533-536.
      - Diabetologia 1990;33:470-476
      - Diabetes 1992;41:62-67.
      - Ann Intern Med 1993;118:129-138.

    6. PROTEINURIE (à confirmer)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      DIABETE

      Réduirait la progression de la microalbuminurie et la fréquence de la néphropathie à 5 ans chez les diabétiques :
      - Diabetes Care 1997;20:1576-1581.

    7. NEPHROPATHIE DIABETIQUE(PREVENTION) (à confirmer)
      Réduirait la progression de la microalbuminurie et la fréquence de la néphropathie à 5 ans chez les diabétiques :
      - Diabetes Care 1997;20:1576-1581.

    8. INFARCTUS DU MYOCARDE (à confirmer)
      Ne modifierait pas la mortalité des 6 premiers mois (conférence de consensus) :
      - N Engl J Med 1992;327:678-684.
      Utilisation préconisée en cas d'infarctus étendu entraînant une insuffisance ventriculaire gauche :
      - Drugs 1993;46:209-218.

    9. SCLERODERMIE GENERALISEE (à confirmer)
      - Arch Intern Med 1992;152:2506-2507.

    10. INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE (à confirmer)
      Chez des malades hypertendus.Posologie initiale de 5 à 10 mg:/jour.
      L'effet serait indépendant de l'action antihypertensive, essai randomisé versus bêta-bloqueurs positif :
      - BMJ 1994;309:833-837.

    11. GREFFE DE REIN (à confirmer)
      Stabilisation de la fonction rénale au cours du rejet chronique:
      - Transplant Proc 1997;29:2587-2588.

    12. DREPANOCYTOSE (à confirmer)
      Réduirait la protéinurie et pourrait retarder le développement d'une insuffisance rénale (étude pilote) :
      - Am J Med 1995;98:432-435.

    13. TOXICITE CARDIAQUE DES ANTHRACYCLINES(PREVENTION) (à confirmer)
      Essai réalisé sur des sujets ayant reçu des l'épirubicine :
      - Lancet 1996;347:297-299.

    14. DIABETE (à confirmer)
      Diabète de type 2: Essai randomisé chez 15 malades suivis pendant 6 ans: l'enalapril réduirait le déclin de la fonction rénale et la protéinurie chez les malades normotendus:
      - Ann Intern Med 1998;128(Pt1):982.

    Effets secondaires

    1. COMMENTAIRE GENERAL
      La fréquence globale des effets secondaires ne serait pas différente chez
      2 569 insuffisants cardiaques traités pendant plus d'un an et dans le groupe placebo:
      - BMJ 2000;321:1113

    2. ASTHENIE (CERTAIN RARE)
      Fréquence évaluée à 5,1% dans un sous-groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-67.

    3. KALIEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      INSUFFISANCE RENALE CHRONIQUE

      Référence :
      - JAMA 1986;255:2605-2606.
      Un apport excessif de potassium pourrait être fréquemment à l'origine de cet effet :
      - JAMA 1995;274:538.

    4. NATREMIE(DIMINUTION) (CERTAIN )

    5. UREE SANGUINE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ASSOCIATION AUX DIURETIQUES

      Modification modérée et transitoire, réversible à l'arrêt du traitement.

    6. CREATININEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      ASSOCIATION AUX DIURETIQUES
      NEPHROPATHIE PREEXISTANTE

      Modérée et transitoire, réversible à l'arrêt du traitement.
      Peut être favorisée par une néphro-angiosclérose préexistante :
      - Ann Intern Med 1992;115:513-519.

    7. INSUFFISANCE RENALE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      NEPHROPATHIE PREEXISTANTE

      Condition(s) Favorisante(s) :
      ASSOCIATION AUX THIAZIDIQUES

      - Br Med J 1984;288:844.
      - Lancet 1985;1:1512.
      Insuffisance rénale aiguë réversible. Circonstances favorisantes : polykystose rénale, insuffisance rénale chronique :
      - Ann Intern Med 1991;115:769-773.
      Un cas réversible après 2 jours de traitement chez un insuffisant cardiaque, porteur d'une coarctation aortique :
      - Nephrol Dial Transplant 1996;11:1643-1644.

    8. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEPLETION SODEE
      HYPOVOLEMIE
      PREMIERE DOSE

    9. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      INSUFFISANCE CARDIAQUE

      Il existe, chez les malades traités pour insuffisance cardiaque et ayant une pression artérielle systémique normale, un risque d'hypotension parfois sévère survenant 2 à 4 heures après la prise du médicament et pouvant nécessiter la réduction de la posologie voire l'arrêt du traitement. Trois cas d'hypotension sévère sur 26 patients :
      - Br Med J 1985;291:1309-1312.

    10. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN RARE)
      Réaction d'hypersensibilité à type d'érythème maculopapuleux prurigineux :
      - Lancet 1983;2:41.
      - Ann Intern Med 1984;100:616.
      La fréquence des rashes a été évaluée à 1,5% dans un sous-groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-67.

    11. PRURIT (CERTAIN RARE)

    12. URTICAIRE (CERTAIN RARE)
      Sept cas :
      - Br Med J 1987;294:91-92.

    13. OEDEME ANGIONEUROTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Douze cas :
      - Br Med J 1987;294:91-92.
      Un cas après trois années de traitement :
      - Ann Intern Med 1990;112:312-313.
      Un cas décrit, de type périorbitaire :
      - J Ophtalmol 1990;110:566-568.
      Rapport de la pharmacovigilance suédoise sur la période 1981-1990 :
      - BMJ 1992;304:941-946.
      Un cas fatal, par asphyxie :
      - Internal Med 1993;32:308-310.
      Un cas, après 9 mois de traitement :
      - J Intern Med 1995;238:179-181.
      Un cas, 18 heures après la première prise :
      - J Pharm Technol 1995;11:200-202.
      Une forme 'viscèrale', après plusieurs années de traitement, se manifestant par douleurs, nausées, vomissements, diarrhée, confirmation histologique, réversible à l'arrêt :
      - Med J Aust 1996;165:319-321.

    14. CHOC ANAPHYLACTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Au cours de séances d'hémodialyse utilisant des cartouches d'AN 69. La fréquence de la réaction pourrait être réduite par un rinçage préalable du dialyseur avec une solution à 14% de bicarbonate de sodium :
      - Nephrologie 1992;13:135-136.

    15. NAUSEE (CERTAIN RARE)

    16. DIARRHEE (CERTAIN RARE)

    17. ANEMIE (CERTAIN RARE)
      Dix cas chez des transplantés rénaux hypertendus :
      - Am J Kidney Dis 1991;17:199-205.
      Un cas décrit chez un enfant atteint de syndrome néphrotique:
      - Lancet 1998;352:285-286.

    18. EOSINOPHILIE (CERTAIN TRES RARE)
      Eosinophilie dans le cadre d'une réaction d'hypersensibilité.

    19. CRAMPE (CERTAIN RARE)

    20. VERTIGE (CERTAIN RARE)

    21. CEPHALEE (CERTAIN RARE)
      Leur fréquence a été estimée à 5,6% dans un groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-67.

    22. TOUX (CERTAIN FREQUENT)
      La fréquence a été évaluée de 11 à 25% lors d'une étude portant sur 175 sujets :
      - Am J Med 1988;85:887.
      Conduit à l'arrêt du traitement chez environ 10% des patients. Réversible à l'arrêt du traitement :
      - Arch Intern Med 1989;149:2701.
      Présente chez 15% des sujets (essai contrôlé) :
      - Br J Clin Pharmacol 1990;30:312P-313P.
      - Br J Clin Pharmacol 1991;31:224P-225P.
      Pourrait disparaître spontanément ou s'amender chez plus de la moitié des sujets atteints :
      - Am J Cardiol 1992;70:398-399.
      Disparaitrait chez la moitié des sujets en 4 mois et ne justifierait pas d'interrompre le traitement :
      - J Hum Hypertens 1992;6:333-335.
      Autre publication :
      - Drug Newletter 1993;12:31-32.
      Cas rapportés chez la femme deux fois plus souvent que chez l'homme (inhibiteurs de l'enzyme de conversion, pharmacovigilance française) :
      - Lancet 1993;341:61.
      Serait cinq fois plus fréquente chez les asiatiques (chinois) que chez les sujets de race blanche :
      - Am J Cardiol 1995;75:967-968.
      Les interruptions du traitement liées à la survenue d'une toux semblent être 3 fois plus fréquentes chez les sujets de race noire :
      - Clin Pharmacol Ther 1996;60:582-588.
      Pourrait être traitée par un inhibiteur des thromboxanes (picotamide) :
      - Lancet 1997;350:15-18.

    23. HEPATITE CHOLESTATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Quelques cas décrits :
      - Ann Pharmacother 1993;27:228-231.

    24. AMYLASEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    25. PANCREATITE AIGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Trois cas décrits :
      - Aust Adv Drug React Bull 1989,Août.
      Cinq cas rapportés à la pharmacovigilance australienne depuis 1972 :
      - Aust Adv Drug React Bull 1995;14:15.
      Autre référence :
      - Therapie 1989;44:449-450.
      Trois cas décrits après 3 à 12 mois de traitement. Rapidement réversible à l'arrêt (5-7 jours). Huit autres cas ont déjà été publiés et 42 cas rapportés au fabricant :
      - Am J Gastroenterol 1997;92:166-167.
      Un cas après 5 jours de traitement chez un patient qui présenta par la suite la même réaction à la suite de la prise de losartan pendant une semaine:
      - Lancet 1998;351:1178.

    26. GLYCEMIE(DIMINUTION) (A CONFIRMER )
      Chez des diabétiques traités par insuline ou par sulfamides hypoglycémiants :
      - Am J Med 1990;89:811-813.
      -Lancet 1995;345:11951198
      N'affecterait pas la tolérance au glucose chez les diabétiques hypertendus :
      - Eur J Clin Pharmacol 1993;45:23-27.
      Tous les inhibiteurs de l'enzyme de conversion augmenteraient le risque d'hypoglycémie grave chez les diabétiques traités par insuline ou par hypoglycémiants oraux:
      - Dibetes care 1997;20:1363-1367.

    27. INCONTINENCE URINAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement :
      - J Urol 1990;143:1237-1238.

    28. GYNECOMASTIE (A CONFIRMER )
      Un sujet a présenté une gynécomastie successivement au captopril et à l'énalapril :
      - Br Med J 1990;300:541.

    29. PROTEINURIE (A CONFIRMER )
      Fréquence estimée à 1,4% dans un sous-groupe d'insuffisants rénaux :
      - Cardiology 1989;76:66-67.

    30. DYSGUEUSIE (A CONFIRMER )
      Deux cas :
      - Therapie 1989;44:67-70.
      Sa fréquence serait de 0.,5% dans un sous-groupe d'insuffisants cardiaques :
      - Cardiology 1989;76:56-67.
      Un cas de sensation de brûlure buccale :
      - Br Med J 1982;284:1672.
      - Prescrire 1992;12:245.

    31. CONGESTION NASALE (A CONFIRMER )
      Un cas :
      - Lancet 1986;2:1395-1396.

    32. AGRANULOCYTOSE (A CONFIRMER )
      Un cas après 6 mois de traitement chez un sujet âgé :
      - DICP Ann Pharmacother 1991;25:461-462.

    33. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )
      Imputabilité douteuse.

    34. HEPATITE MIXTE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit :
      - Gastroenterology 1987;11:174-175.

    35. HEPATITE CYTOLYTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit :
      - Schweiz Med Wochenschr 1994;124:1276-1280.
      Un cas décrit :
      - Herz 2000;25:689-693.

    36. ALOPECIE (A CONFIRMER )
      Un cas, avec cessation à l'arrêt du traitement et réapparition lors de sa réintroduction :
      - Arch Intern Med 1991;151:404.

    37. PEMPHIGUS (A CONFIRMER )
      Un cas de pemphigus de type foliacé :
      - J Am Acad Dermatol 1991;24:503-504.
      Un cas de pemphigus végétant :
      - Int J Dermatol 1994;33:168-171.

    38. PURPURA RHUMATOIDE (A CONFIRMER )
      Un cas après cinq semaines de traitement chez un sujet âgé :
      - Lancet 1992;340:304-305.
      Un cas après 10 jours de traitement:
      - J Intern Med 1998;244:356-357.

    39. NEUROPATHIE PERIPHERIQUE (A CONFIRMER )
      - BMJ 1992;305:1332.

    40. LICHEN PLAN (A CONFIRMER )
      Un cas rapporté :
      - Pharmacotherapy 1994;14:561-571.
      Un cas de lichen plan généralisé, chez une femme après dix mois de traitement :
      - J Am Acad Dermatol 1995;32:293-295.

    41. ERUPTION BULLEUSE (A CONFIRMER )
      Un cas décrit :
      - BMJ 1994;309:1411.

    42. APLASIE MEDULLAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas après 5 ans de traitement, réversible à l'arrêt en 4 semaines :
      - J Pharm Clin 1997;16:207-208.

    Effets sur la descendance

    1. FOETOTOXICITE CHEZ L'ANIMAL
      A fortes doses.

    2. FOETOTOXICITE CHEZ L'HOMME
      Quelques cas de retard de croissance in utero, de prématurité et de persistance du canal artériel, ont été observés lors du traitement de la femme enceinte par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC).
      Quelques cas d'anurie néonatale irréversible lors du traitement de la mère par une association diurétique-IEC ont été observés.
      Différentes malformations graves, probablement liées à une hypoperfusion du foetus durant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse, conduiraient à rejeter l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion durant cette période :
      - Teratology 1991;43:543-546.
      L'importance des foetopathies et des troubles néo-nataux conduit à éviter l'usage des IEC au cours de la grossesse :
      - Obstet Gynecol 1991;78:128-135.
      Controverse: la survenue d'une grossesse chez une femme hypertendue traitée par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion n'aurait pas de conséquences néfastes sur le foetus; toutefois, il est recommandé d'interrompre le traitement:
      - Lancet 1997;350:1446-1447.

    3. INSUFFISANCE RENALE AIGUE
      Un cas d'insuffisance rénale aiguë chez un nouveau-né dont la mère était traitée par de l'énalapril. Le SRA du nouveau-né était complètement inhibé, effet réversible en 10 jours :
      - Ann Intern Med 1988;108:215-216.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. DIABETE
      Chez les diabétiques traités par insuline ou par sulfamides hypoglycémiants, risque d'hypoglycémie :
      - Am J Med 1990;89:811-813.
      N'affecterait pas la tolérance au glucose chez les diabétiques hypertendus :
      - Eur J Clin Pharmacol 1993;45:23-27.

    2. INSUFFISANCE CARDIAQUE
      Risque accru d'hypotension, parfois sévère, lors de la première prise.

    3. HYPOVOLEMIE
      Risque accru d'hypotension.

    4. INSUFFISANCE RENALE
      Accumulation mais pas de majoration des effets secondaires. Utiliser la plus faible dose efficace, réduire la posologie initiale en fonction de la clairance de la créatinine :
      - Kidney Int 1987;31,Suppl20:117-122.

    5. DIALYSE
      L'énalapril pourrait être à l'origine de chocs anaphylactiques observés chez des sujets dialysés à l'aide de cartouches en polyacrylonitrile (AN 69) à haut débit :
      - Lancet 1990;336:1360-1362.
      Au cours de séances d'hémodialyse utilisant des cartouches d'AN 69. La fréquence de la réaction pourrait être réduite par un rinçage préalable du dialyseur avec une solution à 14% de bicarbonate de sodium :
      - Nephrologie 1992;13:135-136.

    6. PSORIASIS

    7. CONNECTIVITE

    Contre-Indications

    1. HYPERSENSIBILITE A CETTE SUBSTANCE

    2. GROSSESSE
      Constatation d'un retard important de croissance chez 2 nouveaux-nés qui n'ont pas survécu :
      - Lancet 1989;2:96.
      Différentes malformations graves, probablement liées à une hypoperfusion du foetus durant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse, conduiraient à rejeter l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion durant cette période :
      - Teratology 1991;43:543-546.
      L'importance des foetopathies et des troubles néo-nataux conduit à éviter l'usage des IEC au cours de la grossesse :
      - Obstet Gynecol 1991;78:128-135.

    3. ALLAITEMENT
      Passe dans le lait maternel.

    4. ENFANT
      En l'absence d'étude.

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE

    Posologie et mode d'administration

    Dose usuelle chez l'adulte par voie orale : dix à quarante milligrammes par jour en une ou plusieurs prises. La dose maximale sera de quatre-vingts milligrammes par jour en plusieurs prises.

    Posologie particulière :
    - Hypertension artérielle : vingt milligrammes par jour en une prise chez les malades déjà sous diurétique. Arrêter le diurétique pendant deux à trois jours avant la mise sous énalapril afin de rétablir la volémie.
    Association ultérieure possible aux diurétiques et aux bêtabloquants.
    - Insuffisance cardiaque : dix à quarante milligrammes par jour. La posologie efficace sera atteinte progressivement en commençant par une prise de dix milligrammes par jour.
    - Insuffisance rénale : l'espacement entre les prises sera adapté au degré d'insuffisance rénale et la posologie initiale sera réduite.
    Clairance de la créatinine entre 10 et 49 ml/mn: 50% de la dose usuelle.
    Clairance de la créatinine <10 ml/mn: 25% de la dose usuelle.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 11 heure(s)
    - 2 - REPARTITION 80 % lien protéines plasmatiques
    - 3 - REPARTITION lait
    - 4 - ELIMINATION voie rénale
    - 5 - ELIMINATION voie fécale
    - 6 - ELIMINATION hémodialyse

    Absorption
    Résorbé rapidement par le tractus gastro-intestinal et transformé en acide énalaprique actif.
    La résorption intestinale de l'énalapril est voisine de 60 à 70%.
    Les pics plasmatiques d'énalapril et d'acide énalaprique apparaissent respectivement au bout de 1 et 4 heures.
    La biodisponibilité ne semble pas modifiée par la prise de nourriture.
    Répartition
    L'inhibition de l'enzyme apparait 2 à 4 heures après administration d'énalapril et dure environ 24 heures.
    La liaison aux protéines plasmatiques de l'acide énalaprique est voisine de 80%.
    Passe dans le lait à faible concentration :
    - J Clin Pharmacol 1990;38:99.
    Demi-Vie
    La demi-vie d'élimination se situe aux environs de 11 heures.
    La demi-vie terminale de l'acide énalaprique est voisine de 35 heures.
    L'élimination est retardée en cas d'insuffisance rénale :
    - Clin Pharmacol Ther 1985;38:661-666.
    Métabolisme
    Hydrolyse de la fonction ester au niveau du foie et libération d'acide énalaprique biologiquement actif.
    Elimination
    Voie rénale :
    Principale voie d'élimination sous forme d'acide énalaprique.

    Voie fécale :
    Elimination fécale de la fraction non résorbée et d'une fraction éliminée par la bile.

    Dialyse :
    Dialysance de soixante millilitres par minute.

    Bibliographie

    - Drugs 1989;37:141-161.
    - Cardiology 1989;76:56-67. (EFFETS SECONDAIRES)
    - Drugs 1990;39,Suppl2:4.
    - Adv Drug React Bull 1990;41:528-531. (EFFETS SECONDAIRES)*
    - Ann Pharmacother1990;24:496-525. (REVUE GENERALE)*
    - Kidney Int 1990;38,Suppl30:118-122. (INDICATIONS)* insuffisance rénale.
    - Drugs 1992;43:346-381.*
    - Drug Saf 1992;7:14-31. (EFFETS SECONDAIRES)*
    - Clin Pharmacokinet 1993;25:274-282.*
    - Am Heart J 1996;131:350-355. (EFFETS SECONDAIRES)*

    Spécialités

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    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :

    Principe actif présent en association dans les spécialités étrangères suivantes :


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