MITOXANTRONE CHLORHYDRATE

MITOXANTRONE CHLORHYDRATE
Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 4/4/2001
Etat : validée
- Identification de la substance
- Propriétés Pharmacologiques
- Mécanismes d’action
- Effets Recherchés
- Indications thérapeutiques
- Effets secondaires
- Effets sur la descendance
- Pharmaco-Dépendance
- Précautions d’emploi
- Contre-Indications
- Voies d’administration
- Posologie & mode d’administration
- Pharmaco-Cinétique
- Bibliographie
- Spécialités contenant la substance
Identification de la substance
Formule Chimique :
chlorhydrate de 1-4-dihydroxy-5-8-bis [[2-(2-hydroxyéthyl)amino]éthyl]amino]-9-10-anthraquinoneEnsemble des dénominations
BANM : MITOZANTRONE HYDROCHLORIDE
CAS : 70476-82-3
DCIMr : CHLORHYDRATE DE MITOXANTRONE
USAN : MITOXANTRONE HYDROCHLORIDE
autre dénomination : CHLORHYDRATE DE MITOXANTRONE
autre dénomination : DHAD
autre dénomination : MITOZANTRONE CHLORHYDRATE
bordereau : 2750
code expérimentation : CL-232315
code expérimentation : NSC-301739
dcim : chlorhydrate de mitoxantrone
rINNM : MITOXANTRONE HYDROCHLORIDEClasses Chimiques
Molécule(s) de base : MITOXANTRONE
- ANTINEOPLASIQUE (principale certaine)
- INTERCALANT (principale certaine)
Mécanismes d’action
- principal
1- Inhibe la replication de l’ADN par 2 mécanismes :
* une intercalation entre les paires de bases de l’ADN et sur l’ARN double brin :
– Cancer Res 1980;40:671-681.
– Mol Pharmacol 1984;25:178-184.
* les chaînes basiques latérales de la molécule se lient de façon électrostatique avec les sites anioniques externes de l’hélice d’ADN :
– Cancer Res 1985;45:4915-4920.
2- Agit sur l’ARN-polymérase ADN-dépendante bloquant la synthèse protéique de façon dose dépendante.
3- Provoque une cassure des acides nucléiques par stabilisation du complexe topo-isomérase II-ADN :
– Proc Natl Acad Sci USA 1984;81:1361-1365.
– Science 1984;226:466-468.
4- Agit sur toutes les phases du cycle cellulaire y compris la phase G0 :
– Semin Oncol 1984;11:3,Suppl1:3-10.
– Proc Am Assoc Cancer Res 1979;20:12. - secondaire
Inhibe la synthèse des prostaglandines.
A des effets immuno-modulateurs sur les lymphocytes T.
- ANTICANCEREUX (principal)
- CANCER DU SEIN (principale)
- CANCER DU NASOPHARYNX (secondaire)
– J Clin Oncol 1993;11:70. - CANCER DE LA PROSTATE (principale)
– Cancer Treat Rep 1983;67:1133-1135. - LEUCEMIE AIGUE MYELOBLASTIQUE (principale)
Etude pilote de l’association mitoxantrone-cytarabine chez 47 malades atteints de formes réfractaires ou récidivantes. Bonne efficacité et bonne tolérance :
– Cancer 2000;88:2037-2041. - LYMPHOME NON HODGKINIEN (principale)
– J Clin Oncol 1991;9:754-761. - MALADIE DE HODGKIN (à confirmer)
– J Clin Oncol 1991;9:754-761. - MYELOME MULTIPLE (à confirmer)
- LEUCEMIE AIGUE LYMPHOBLASTIQUE (à confirmer)
– Onkologie 1987;10:11.
L’association cytarabine et mitoxantrone serait efficace dans les formes résistantes au traitement conventionnel (étude pilote) :
– Cancer 1997;79:59-68. - SCLEROSE EN PLAQUES (à confirmer)
Seule ou associée à la méthylprednisolone
Ralentissement de l’évolution et espacement des rechutes mais effets secondaires fréquents :
– Neurology 1999;52,suppl 2:290.
Stabilisation des lésions en IRM :
– J Neurol Neurosurg Psychiatry 1999;62:112-118.
Autre référence :
– Drugs 2000;59:401-410.
- FIEVRE (CERTAIN TRES RARE)
- COLORATION DE L’URINE (CERTAIN TRES RARE)
Coloration bleu-vert. - COLORATION DES MUQUEUSES (CERTAIN TRES RARE)
Coloration bleu-vert des muqueuses et des sclérotiques :
– Med J Aust 1983;2:514. - INSUFFISANCE CARDIAQUE (CERTAIN )
– Eur J Clin Oncol 1984;80:1141-1146.
Dose cumulée supérieure à 160 mg/m2 ou après traitement par les anthracyclines (5 cas décrits) :
– Semin Oncol 1989;16,Suppl2:10. - BRADYCARDIE SINUSALE (A CONFIRMER )
Un cas après 2 jours de traitement, 2 autres cas ont déjà été rapportés :
– South Med J 2000;93:440. - ALOPECIE (CERTAIN RARE)
- ERUPTION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)
Réaction d’hypersensibilité à type d’éruption vésiculaire érythémateuse :
– Lancet 1986;1:1439. - ONYCHOLYSE (CERTAIN RARE)
Deux cas lentement réversibles à l’arrêt du traitement :
– Lancet 1988;1:113.
Lors de l’utilisation avec la doxorubicine :
– Cancer Chemother Pharmacol 1989;24:69-70. - REACTION D’HYPERSENSIBILITE (CERTAIN TRES RARE)
– Lancet 1986;1:1439.
– Cancer Treat Rep 1982;66:1929-1931. - STOMATITE (CERTAIN TRES RARE)
– Invest New Drugs 1985;3:123-132. - ANOREXIE (CERTAIN TRES RARE)
– Invest New Drugs 1985;3:123-132. - NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)
– Invest New Drugs 1985;3:123-132. - VOMISSEMENT (CERTAIN FREQUENT)
– Invest New Drugs 1985;3:123-132. - DIARRHEE (CERTAIN RARE)
– Invest New Drugs 1985;3:123-132. - DOULEUR ABDOMINALE (CERTAIN RARE)
- CONSTIPATION (CERTAIN RARE)
- LEUCOPENIE (CERTAIN FREQUENT)
– Semin Oncol 1984;11,3,Suppl1:54-58. - THROMBOPENIE (CERTAIN FREQUENT)
– Invest New Drugs 1985;3:123-132. - ANEMIE (CERTAIN RARE)
- APLASIE MEDULLAIRE (CERTAIN RARE)
Condition(s) Favorisante(s) :
CHIMIOTHERAPIE ANTERIEURE
RADIOTHERAPIE ANTERIEURE - PARESTHESIE (CERTAIN TRES RARE)
- AMENORRHEE (A CONFIRMER )
Un cas :
– Cancer Treat Rep 1986;70:695. - RHABDOMYOLYSE (A CONFIRMER )
Un cas lors d’une association avec du cyclophosphamide :
– Med Oncol 1995;12:219-222.
- NON TERATOGENE CHEZ L’ANIMAL
- PAS D’EFFET EMBRYOTOXIQUE CHEZ L’ANIMAL
- INFORMATION MANQUANTE DANS L’ESPECE HUMAINE
- INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE
Risque de surdosage en raison de l’élimination biliaire prédominante. - CHOLESTASE
Risque de surdosage en raison de l’élimination biliaire prédominante. - TRAITEMENT ANTERIEUR PAR LES ANTHRACYCLINES
Risque d’insuffisance cardiaque. - RADIOTHERAPIE ANTERIEURE
Radiothérapie antérieure de la paroi thoracique gauche ou médiastinale : risque accru de toxicité cardiaque.
- INSUFFISANCE CARDIAQUE
- GROSSESSE
Absence d’études chez la femme enceinte. - ALLAITEMENT
Voies d’administration
Posologie et mode d’administration
Dose usuelle par voie intraveineuse :
Douze à quatorze milligrammes par mètre carré de surface corporelle en une injection tous les vingt-et-un ou vingt-huit jours.
En cas d’insuffisance hépatique sévère, surveillance accrue et éventuellement réduction
de la posologie.
En présence de facteurs de risque (insuffisance cardiaque, radiothérapie médiastinale ou traitement antérieur par les anthracyclines), une surveillance étroite par échographie cardiaque ou fraction d’éjection ventriculaire gauche est
nécessaire.
Pharmaco-Cinétique
– 1 –
ELIMINATION
13
à 25
%
voie fécale
– 2 –
ELIMINATION
6
à 11
%
voie rénaleAbsorption
Non résorbé par voie orale, doit être administré par voie intraveineuse.
Répartition
Disparaît rapidement du plasma.
Se distribue rapidement dans les tissus de l’organisme.
Ne traverse pas la barrière hémato-encéphalique.
Demi-Vie
Demi-vie initiale de 13,7 minutes et demi-vie terminale de 37,4 heures. Pourrait être allongée en cas d’insuffisance hépatique sévère :
– Invest New Drugs 1984;3:101-107.
– Invest New Drugs 1985;3:109-116.
– Cancer Chemother Pharmacol 1982;8:113-117.
Elimination
*Voie fécale : 13 à 25 % de la dose administrée sont éliminés dans les fèces en cinq jours.
*Voie rénale : 6 à 11 % de la dose administrée sont éliminés dans les urines en 5 jours.
Bibliographie
– Cancer Treat Rev 1983;10:103-115. (REVUE GENERALE)
– Drugs of Today 1984;20:629-638. (REVUE GENERALE)
– Drugs 1991;3:400-449. (REVUE GENERALE)
– Clin Pharmacokinet 1990;18:365-380. (PHARMACOCINETIQUE)
– Ann Intern Med1986;105:67-81.
– Dossier du CNHIM
2001;22:277
Spécialités
Pour rechercher les spécialités contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr
Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :
-
Attention ! Données en date de janvier 2000.
- NOVANTRON (RFA)
- NOVANTRON (SUISSE)
- NOVANTRON (JAPON)
- NOVANTRONE (PORTUGAL)
- NOVANTRONE (CANADA)
- NOVANTRONE (USA)
- NOVANTRONE (GRECE)
- NOVANTRONE (ARGENTINE)
- NOVANTRONE (DANEMARK)
- NOVANTRONE (SUEDE)
- NOVANTRONE (NORVEGE)
- NOVANTRONE (FINLANDE)