EPINEPHRINE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 26/10/2000
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    (-)-(DIHYDROXY-3,4 PHENYL)-1 METHYLAMINO-2 ETHANOL

    Ensemble des dénominations

    autre dénomination : ADRENALINE
    autre dénomination : ADRENALINE BASE
    autre dénomination : EPIRENAMINE
    autre dénomination : L-ADRENALINE
    autre dénomination : L-EPINEPHRINE BASE
    autre dénomination : LEVORENINE
    autre dénomination : SUPRARENINE
    bordereau : 440
    liste OMS : liste 1
    sel ou dérivé : EPINEPHRINE BITARTRATE
    sel ou dérivé : EPINEPHRINE CHLORHYDRATE

    Classes Chimiques

    Molécule(s) de base : EPINEPHRINE
    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. SYMPATHOMIMETIQUE (principale certaine)

    2. SYMPATHOMIMETIQUE DIRECT (principale certaine)

    3. ALPHA STIMULANT (principale certaine)

    4. SYMPATHOMIMETIQUE BETA (principale certaine)

    5. VASOCONSTRICTEUR (principale certaine)

    6. MYDRIATIQUE (secondaire certaine)

    7. CORONARODILATATEUR (secondaire certaine)

    8. BRONCHODILATATEUR (secondaire certaine)

    9. HYPERGLYCEMIANT (secondaire certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      L'action au niveau des différents terrotoires vasculaires varie suivant la prédominance des récepteurs alpha et bêta et suivant la dose.
      Hypertension par stimulation directe du myocarde: augmentation de la force contractile ventriculaire et du débit cardiaque, augmentation du rythme cardiaque; augmentation des résistances périphériques par vasoconstriction, et augmentation du retour veineux par constriction veineuse.
      Augmentation du travail cardiaque par coronarodilatation et augmentation de la consommation d'oxygène.
      Bronchodilatation par action sur les muscles bronchiques.

    2. secondaire
      Action métabolique (effet bêta): stimulation de la glycogènolyse et de la lipolyse: augmentation de la glycémie , de la lactacidémie et des acides gras libres; résulte de l'activation de l'adényl cyclase , d'où activation de la phosphorylase et de la triglycéride lipase.

    Effets Recherchés

    1. SYMPATHOMIMETIQUE (principal)

    2. VASOCONSTRICTEUR (principal)

    3. BRONCHODILATATEUR (principal)

    4. MYDRIATIQUE (accessoire)

    Indications Thérapeutiques

    1. COLLAPSUS CARDIOVASCULAIRE (principale)

    2. CHOC (principale)

    3. BRONCHOSPASME (principale)

    4. BRONCHIOLITE (secondaire)
      En aérosol, serait plus efficace que le salbutamol:
      - Dossiers 1999;20:123-129

    5. OEDEME LARYNGE (à confirmer)
      - Dossiers 1999;20:123-129

    6. ARRET CARDIAQUE (principale)
      Adjuvant
      0,01 à 0,02 mg/kg par voie veineuse :
      - Ann Emerg Med 1991;20:22.
      Autre publication :
      - N Engl J Med 1992;327:1045-1050 et 1051-1055.
      Administration par voie intra-trachéale (il est suggéré d'augmenter les doses (doses IV X 10) :
      - Lancet 1992;340:868-870.
      Arrêt cardiaque par fibrillation ventriculaire. Après échec de défibrillation électrique, la vasopressine serait plus efficace que l'épinéphrine (sel d'épinéphrine non précisé, essai randomisé positif) :
      - Lancet 1997;349:535-537.
      En injections répétées, la dose de 1 mg IV est aussi efficace à court terme que la dose de 5 mg.
      Dans les 2 cas, l'efficacité à long terme est faible; étude randomisée chez plus de 3900 patients victimes d'un arrêt cardiaque en dehors de l'hopital:
      - N Engl J Med 1998;339:1595-1601.

    7. RHUME DES FOINS (principale)

    8. CHOC ANAPHYLACTIQUE (principale)

    9. ANESTHESIE LOCALE(ADJUVANT) (secondaire)

    10. GLAUCOME (secondaire)

    11. GLAUCOME CHRONIQUE (secondaire)
      à angle ouvert
      chronique, secondaire, congénital :
      - Annu Rev Pharmacol1969;9:85 .
      Le mécanisme serait une réduction de la pression intra-oculaire, par diminution de la sécrétion de l'humeur aqueuse due à une vasoconstriction locale, et par une augmentation de l'élimination de l'humeur aqueuse.

    12. HEMORRAGIE DES ULCERES GASTRODUODENAUX (secondaire)
      Hémorragies digestives des ulcères gastro-duodénaux, en injection locale par voie endoscopique. Essai randomisé :
      - Gut 1994;35:608-610.

    Effets secondaires

    1. HYPERTENSION ARTERIELLE (CERTAIN FREQUENT)

    2. TACHYCARDIE (CERTAIN FREQUENT)

    3. PALPITATION (CERTAIN )

    4. DYSPNEE (CERTAIN )

    5. ANXIETE (CERTAIN FREQUENT)

    6. TREMBLEMENT (CERTAIN RARE)

    7. EXCITATION PSYCHOMOTRICE (CERTAIN TRES RARE)

    8. VERTIGE (CERTAIN TRES RARE)

    9. REFROIDISSEMENT DES EXTREMITES (CERTAIN TRES RARE)

    10. GANGRENE DES EXTREMITES (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      INJECTION LOCALE

      Risque d'évolution vers la gangrène gazeuse en cas de contamination septique.

    11. MALAISE (CERTAIN TRES RARE)

    12. CEPHALEE (CERTAIN TRES RARE)

    13. VOMISSEMENT (CERTAIN )

    14. DOULEUR EPIGASTRIQUE (CERTAIN )

    15. ASTHENIE (CERTAIN )

    16. GLYCEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)

    17. INSOMNIE (CERTAIN )

    18. DEPOT CONJONCTIVAL (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      INSTILLATION LOCALE REPETEE

      En cas d'instillations locales répétées, dépôt d'une substance mélanine-like.

    19. DEPOT CORNEEN (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      USAGE LOCAL

      Dépôt d'une substance mélanine-like.
      Un cas de coloration noire de la cornée après 10 ans d'utilisation d'adrénaline sous forme de collyre (accumulation d'adrénochrome) :
      - Arch Ophtalmol 1992;110:1273-1275.

    20. COLORATION DE LA CORNEE (CERTAIN TRES RARE)
      Dépôt de mélanine-like.
      Un cas de coloration noire de la cornée après 10 ans d'utilisation d'adrénaline sous forme de collyre (accumulation d'adrénochrome) :
      - Arch Ophtalmol 1992;110:1273-1275.

    21. OEDEME CORNEEN (CERTAIN )
      Condition(s) Exclusive(s) :
      COLLYRE

      Par altération des kératocytes. Ne pas instiller sur une cornée dont l'épithélium est altéré :
      - Arch Ophtalmol 1979;97,5:938.

    22. ACUITE VISUELLE(DIMINUTION) (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      USAGE LOCAL

    23. FIBRILLATION VENTRICULAIRE (CERTAIN )
      En cas de dilatation des cavités cardiaques.

    24. GLAUCOME AIGU(CRISE DE) (CERTAIN )
      Très fréquent chez les sujets anatomiquement prédisposés à la fermeture de l'angle iridocornéen.

    25. ARYTHMIE (CERTAIN )
      Condition(s) Exclusive(s) :
      HYPERSENSIBILITE
      SURDOSAGE

    26. HEMORRAGIE CEREBRALE (CERTAIN )
      Condition(s) Exclusive(s) :
      HYPERSENSIBILITE
      SURDOSAGE

    27. OEDEME PULMONAIRE (A CONFIRMER )
      Condition(s) Exclusive(s) :
      SURDOSAGE

      Un cas à la suite de l'application d'une solution concentrée sur une plaie à l'origine d'une hypertension artérielle et d'une tachycardie :
      - Anesthesiology 1999;91:1169-1170.

    28. ACIDOSE LACTIQUE (A CONFIRMER )
      La perfusion intraveineuse d'adrénaline chez les sujets en choc septique, serait à l'origine d'une acidose lactique de mauvais pronostic (sel d'adrénaline non précisé) :
      - Lancet 1996;348:219-223.

    Précautions d'emploi

    1. HYPERTHYROIDIE

    2. ATHEROME

    3. INSUFFISANCE CORONARIENNE

    4. INSUFFISANCE CARDIAQUE

    5. ANESTHESIE GENERALE

    6. DIABETE SUCRE

    7. ACCOUCHEMENT
      EN CAS D'USAGE EXCESSIF D'ANESTHESIQUE LOCAL CONTENANT DE L' ADRENALINE .
      HEMORRAGIE PAR DIMINUTION DE LA TONICITE UTERINE

    8. SPORTIFS
      Substance interdite :
      - Journal Officiel du 7 Mars 2000.

    Contre-Indications

    1. HYPERTENSION ARTERIELLE

    2. ANESTHESIE PAR LE CYCLOPROPANE

    3. ANESTHESIE PAR L'HALOTHANE

    4. ANESTHESIE PAR LE TRICHLORETHYLENE

    5. GLAUCOME A ANGLE FERME

    6. ANESTHESIE PAR LE METHOXYFLURANE

    Posologie et mode d'administration

    Voies locales en ORL et en ophtalmologie.
    Contre-indication formelle en cas d'anesthésie locale au niveau des doigts.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - ELIMINATION voie rénale

    Absorption
    N'est pas résorbé par le tube digestif.
    Faible résorption en inhalation , mais possibilité d'effets systémiques.

    Répartition
    Disparait rapidement de la circulation sanguine après administration parentérale.
    Métabolisme
    Désaminiation oxydative par la mono-amùine -oxydase (MAO) et O-Méthylation par la catéchol-O-Méthyl transférase (COMT).
    Elimination
    Voie rénale:
    Sous forme de métabolites: acide vanillylmandélique, ménéphrine, acide dihydroxymandélique.

    Bibliographie

    - Physiol Rev 1959;39:751.
    - Ann Rev Pharmacol 1969;9:119 .
    - Lancet 1992;340:868-870. *

    Spécialités

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    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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