METHYLDOPA

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 6/7/2000
Etat : validée

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d'action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Effets sur la descendance
  • Pharmaco-Dépendance
  • Précautions d'emploi
  • Contre-Indications
  • Voies d'administration
  • Posologie & mode d'administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    (-)-(DIHYDROXY-3,4 PHENYL)-3 METHYL-2 ALANINE .ACIDE(-)-AMINO-2(DIHYDROXY-3,4 PHENYL)-3 METHYL-2 PROPIONIQUE

    Ensemble des dénominations

    DCF : METHYLDOPA
    DCIR : METHYLDOPA
    autre dénomination : ALPHA METHYL DOPA
    autre dénomination : ALPHAMETHYLDOPA
    autre dénomination : MK 351
    bordereau : 497
    sel ou dérivé : METHYLDOPA ESTER ETHYLIQUE CHLORHYDRATE

    Classes Chimiques


    Regime : liste I

    Proprietés Pharmacologiques

    1. ANTIHYPERTENSEUR (principale certaine)

    2. ANTIHYPERTENSEUR CENTRAL (principale certaine)

    3. SEDATIF (secondaire certaine)

    4. HYPOTHERMISANT (secondaire certaine)

    Mécanismes d'action

    1. principal
      La théorie du faux neurotransmetteur a été abandonnée, l'hypothèse actuelle est la transformation de la substance en méthylnoradrénaline, stimulant des récepteurs centraux à la noradrénaline, situés sur des neurones inhibiteurs du tonus sympathique, d'où diminution du tonus sympathique d'origine centrale.

    2. secondaire
      Effet sédatif central par diminution de la vitesse de renouvellement de la noradrénaline, de l'adrénaline et de la sérotonine.
      Inhibition compétitive de la Dopadécarboxylase nécessaire à la conversion de la Dopa en Dopamine responsable d'un syndrome Parkinsonien.

    Effets Recherchés

    1. ANTIHYPERTENSEUR (principal)
      Dû à court terme à un ralentissement de la fréquence cardiaque et à une diminution du débit cardiaque, puis à une diminution des résistances périphériques.
      Latence de 2 à 4 heures parès la prise, activité maximum entre 6 et 8 heures, épuisement entre 10 et 16 heures, 24 heures chez certains sujets.

    Indications Thérapeutiques

    1. HYPERTENSION ARTERIELLE (principale)
      Surtout formes essentielles modérées ou sévères.

    Effets secondaires

    1. CONGESTION NASALE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

    2. OEDEME (CERTAIN TRES RARE)
      Par rétention hydrosodée.

    3. POIDS(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      lié à la rétention hydrosodée.

    4. DOULEUR ARTICULAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    5. DOULEUR MUSCULAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    6. FIEVRE (CERTAIN RARE)
      3% des sujets. Par hypersensibilité.
      Survient en général dans les trois premières semaines du traitement. Associée parfois à une éosinophilie et à une atteinte hépatique. Impose l'arrêt du traitement.

    7. ASTHENIE (CERTAIN RARE)

    8. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)

    9. HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE (CERTAIN FREQUENT)

    10. BRADYCARDIE (CERTAIN TRES RARE)

    11. ANGOR(AGGRAVATION) (CERTAIN TRES RARE)

    12. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN TRES RARE)

    13. LICHEN PLAN (CERTAIN TRES RARE)
      Huit cas rapportés (sel de méthyldopa non précisé) :
      - Pharmacotherapy 1994;14:561-571.

    14. SYNDROME DE LYELL (CERTAIN TRES RARE)

    15. ECZEMA (CERTAIN TRES RARE)

    16. PURPURA (CERTAIN TRES RARE)

    17. ALOPECIE (CERTAIN TRES RARE)

    18. DIARRHEE (CERTAIN FREQUENT)
      - Drug Intell ClinPharm 1983;17:462.

    19. CONSTIPATION (CERTAIN RARE)

    20. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)

    21. VOMISSEMENT (CERTAIN RARE)

    22. ANOREXIE (CERTAIN RARE)

    23. GALACTORRHEE (CERTAIN RARE)

    24. PROLACTINEMIE(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      - Br Med J 1981;283:194.

    25. GYNECOMASTIE (CERTAIN RARE)

    26. TEST DE COOMBS POSITIF (CERTAIN FREQUENT)
      20% des cas après 6 à 12 mois de traitement. Le plus souvent sans traduction clinique. Reste positif plusieurs mois après l'arrêt du traitement.

    27. ANEMIE HEMOLYTIQUE (CERTAIN RARE)
      1 à 6% des sujets traités, avec Coombs positif. Impose l'arrêt du traitement.

    28. THROMBOPENIE (CERTAIN RARE)
      Impose l'arrêt du traitement.

    29. LEUCOPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      Impose l'arrêt du traitement.

    30. NEUTROPENIE (CERTAIN TRES RARE)
      - Lancet 1984;1:1479.

    31. EOSINOPHILIE (CERTAIN TRES RARE)

    32. TOXICITE HEPATIQUE (CERTAIN RARE)

    33. TRANSAMINASES(AUGMENTATION) (CERTAIN RARE)
      5% des sujets traités. Régression spontanée sans arrêt du traitement le plus souvent.

    34. HEPATITE CYTOLYTIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Dans les trois premiers mois de traitement, accompagnée de malaises et de fièvre. Quelques rares cas de nécrose hépatique mortelle ont été rapportés.

    35. HEPATITE CHRONIQUE ACTIVE (CERTAIN TRES RARE)
      - Gastroenterology 1977;72:1348.

    36. CIRRHOSE HEPATIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      - Gastroenterology 1977;72:1348.

    37. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE (CERTAIN TRES RARE)

    38. ANTICORPS ANTINUCLEAIRES(AUGMENTATION) (CERTAIN FREQUENT)
      De 13 % à 30 % des sujets traités :
      - Sem Hop Paris 1989;65:2195-2203.
      Autre référence :
      - Gastroenterol Clin Biol 1984;8:833-837.

    39. ANTICORPS ANTIDNA(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)
      - Gastroenterol Clin Biol 1984;8:833-837.

    40. SYNDROME LUPIQUE (CERTAIN TRES RARE)
      Impose l'arrêt du traitement.

    41. CELLULES LE (CERTAIN TRES RARE)

    42. SOMNOLENCE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

    43. DEPRESSION (CERTAIN RARE)

    44. CAUCHEMAR (CERTAIN RARE)
      15 cas rapportés à la pharmacovigilance australienne :
      - Aust Adv Drug React Bull 2000;19:2.

    45. SYNDROME EXTRAPYRAMIDAL (CERTAIN RARE)

    46. SYNDROME PARKINSONIEN (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

    47. CEPHALEE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

    48. VERTIGE (CERTAIN RARE)

    49. PARESTHESIE (CERTAIN RARE)

    50. HALLUCINATION (CERTAIN TRES RARE)

    51. LIBIDO(DIMINUTION) (CERTAIN RARE)

    52. IMPUISSANCE (CERTAIN RARE)
      7 sujets sur 27 :
      - Drug Saf 1993;8:414-426.

    53. ANEJACULATION (CERTAIN RARE)

    54. SECHERESSE DE LA BOUCHE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      DEBUT DE TRAITEMENT

    55. COLORATION DE LA LANGUE (CERTAIN TRES RARE)
      Coloration noire

    56. GLANDES SALIVAIRES(TUMEFACTION) (CERTAIN TRES RARE)

    57. COLORATION DE L'URINE (CERTAIN TRES RARE)
      Coloration brun-noir, après exposition à l'air. Liée à la décomposition de la méthyldopa ou de ses métabolites.

    58. UREE SANGUINE(AUGMENTATION) (CERTAIN TRES RARE)

    59. CHOREE (A CONFIRMER )
      - Therapie 1988;43:239-244.

    60. PARALYSIE FACIALE (A CONFIRMER )
      Périphérique.

    61. MYOCARDITE (A CONFIRMER )
      6 cas mortels rapportés, associés parfois à une hépatite. Hypersensibilité probable :
      - J Am Med Ass 1977;237:1699-1701.

    62. PHENOMENE DE REBOND (A CONFIRMER )
      Rebond hypertensif très rare à l'arrêt brutal du traitement :
      - Br Med J 1976;2:367.

    63. HYPERREFLECTIVITE DU SINUS CAROTIDIEN (A CONFIRMER )
      Hyperreflectivité synchrone
      Très rare :
      - N Expl J Med 1981;305:344.

    64. AMENORRHEE (A CONFIRMER )
      - Br Med J 1981;283:194.

    65. HEPATITE GRANULOMATEUSE (A CONFIRMER )
      - Drugs 1978;16:25.

    66. AMYLASEMIE(AUGMENTATION) (A CONFIRMER )

    67. PANCREATITE AIGUE (A CONFIRMER )
      - Am J Dig Dis 1978;23:756.

    68. PANCREATITE CHRONIQUE (A CONFIRMER )
      - Practioner 1982;226:1166.

    69. FIBROSE RETROPERITONEALE (A CONFIRMER )
      - Lancet 1975;2:302.

    70. ASTHME (A CONFIRMER )
      Lors d'une inhalation dans un atelier de fabrication :
      - BMJ 1979;2:1461.

    71. DIARRHEE CHRONIQUE (A CONFIRMER )
      - Am J Med 1989;87:480-481.

    72. AGRANULOCYTOSE (A CONFIRMER )
      Un cas réversible à l'arrêt du traitement :
      - Lancet 1984;1:1479.

    73. ACCES MANIAQUE (A CONFIRMER )
      Un cas apparu lors du sevrage d'un traitement de 12 ans :
      - Am J Psychiatry 1989;146:1075-1076.

    Effets sur la descendance

    1. NON TERATOGENE CHEZ L'ANIMAL

    2. PAS D'EFFET SIGNALE CHEZ L'HOMME
      - Br Med J 1980;280:1483.
      - Drug Intell Clin Pharm 1981;15:21.
      - Drug Ther Bull 1982;20:1.
      La tension artérielle est très légèrement réduite durant les 2 premiers jours de vie chez les enfants de mères traitées par méthyldopa, ceci ne semble pas avoir de conséquences cliniquement significatives:
      - Br Med J 1981;283:471.

    Pharmaco-Dépendance

    1. NON

    Précautions d'emploi

    1. INSUFFISANCE RENALE

    2. INSUFFISANCE CORONARIENNE

    3. SUJET AGE
      DIMINUER LA POSOLOGIE.

    4. ALLAITEMENT
      Bien qu'aucun accident n'ait été décrit.

    Contre-Indications

    1. PORPHYRIE

    2. PORPHYRIE AIGUE INTERMITTENTE

    3. LUPUS INDUIT

    4. HYPERSENSIBILITE
      A la methyldopa.

    5. MALADIE HEPATIQUE EVOLUTIVE

    6. PHEOCHROMOCYTOME

    7. DEPRESSION

    8. ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL RECENT

    9. INSUFFISANCE CORONARIENNE AIGUE

    10. INSUFFISANCE HEPATOCELLULAIRE SEVERE

    Voies d'administration

    - 1 - ORALE

    Posologie et mode d'administration

    Posologie usulle par voie orale chez l'adulte:
    Cinq cents milligrammes à deux grammes par jour en 2 ou 3 prises.
    Dose maximale: trois grammes par jour.
    La posologie efficace sera atteinte progressivement, en commençant par deux cent cinquante milligrammes matin et soir et en augmentant par paliers de deux cent cinquante milligrammes, chaque palier durant deux à trois jours.

    - chez l'enfant:
    Dose initiale de Dix milligrammes par kilo et par jour, en 2 à 3 prises; augmenter par paliers de 2 jours jusqu'à un maximum de soixante cinq milligrammes par kilo et par jour.

    Surveillance du traitement:
    Surveillance clinique hebdomadaire jusqu'à obtention de la dose efficace.
    Surveillance biologique de la fonction hépatique et de la formule sanguine au cours des 6 à 12 premières semaines de traitement.-
    Test de Coombs tous les 6 mois.

    Pharmaco-Cinétique

    - 1 - DEMI VIE 3 à 12 heure(s)
    - 2 - ELIMINATION REIN voie rénale
    - 3 - REPARTITION lait

    Absorption
    Après administration orale, 50% de la dose sont absorbés de façon irrégulière et lente.
    Taux plasmatique maximum atteint en 3 à 6 heures, dont 30% sous forme de méthyl Dopa mono-O-sulfate.
    Répartition
    Diffusion tissulaire peu importante.
    Liaison aux protéines plasmatiques inférieure à 20%.
    Passe la barrière foetoplacentaire.
    Passe dans le lait; rapport lait/plasma de 0,2 à 0,3, les doses ingérées par l'enfant sont probablement sans conséquences:
    - Clin Pharm Ther 1985;37:387-390.
    Taux chez l'enfant égal au taux maternel après la naissance, réduction lente du taux plasmatique chez l'enfant; les conséquences tensionnelles restent à préciser.
    - Br J Clin Pharmacol 1979;8:433-440.
    Demi-Vie
    7 h 50.
    Varie de 3 à 12 heures.
    Métabolisme
    Transformation au niveau de la muqueuse intestinale et du foie (75%), essentiellement en dérivés conjugués inactifs selon un phénomène de premier passage, suivi d'un cycle entéro-hépatique .
    Elimination
    Voie rénale:
    80 à 90% en 48 heures; 24 % sous forme inchangée, 64 % sous forme de méthyldopa mono-O- sulfate, 4% 3-O-méthldopa, 2% alpha méthldopamine.

    Bibliographie

    - Nature 1960;188:503.
    - Biochem Pharm 1961;8:164.

    Spécialités

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    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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