DIPYRIDAMOLE

DIPYRIDAMOLE

Introduction dans BIAM : 18/2/1992
Dernière mise à jour : 4/4/2001
Etat : valide

  • Identification de la substance
  • Propriétés Pharmacologiques
  • Mécanismes d’action
  • Effets Recherchés
  • Indications thérapeutiques
  • Effets secondaires
  • Précautions d’emploi
  • Contre-Indications
  • Posologie & mode d’administration
  • Pharmaco-Cinétique
  • Bibliographie
  • Spécialités contenant la substance

    Identification de la substance

    Formule Chimique :
    BIS-[(HYDROXY-2 ETHYL)AMINO]-2,6 DIPIPERIDINO-4,8 PYRIMIDO[5, 4-D]PYRI MIDINE

    Ensemble des dénominations

    BAN : DIPYRIDAMOLE

    CAS : 58-32-2

    DCF : DIPYRIDAMOLE

    DCIR : DIPYRAMIDOLE

    USAN : DIPYRIDAMOLE

    autre dnomination : DIPYRIDAMOL

    code exprimentation : NSC-515776

    code exprimentation : RA-8

    dci : dipyridamole

    rINN : DIPYRIDAMOLE

    Classes Chimiques


    1. CORONARODILATATEUR (principale certaine)
    2. ANTIAGREGANT PLAQUETTAIRE (principale certaine)

    Mécanismes d’action

    1. principal
      Ne modifie pas la consommation myocardique d’oxygne, de glucose, de lactate ni des acides gras libres.
      Possde une action slective sur les coronaires, et en particulier sur la circulation collatrale.
      Maintient le taux d’ATP un niveau normal; malgr l’anoxie, favorise la consommation de glucose et son oxydation complte.
      Pas d’interaction avec les catcholamines.
      Inhibition de la destruction de l’adnosine endogne.
      L’effet antiagrgant plaquettaire semble li l’inhibition des phosphodistrases plaquettaires responsables d’une augmentation d’AMP cyclique qui provoquerait une inhibition de la phospholipase A2; possderait galement une activit anti-inhibition de l’Uptake rythrocytaire de l’adnosine en entranant une lvation de l’adnosine extracellulaire; pourrait tre responsable de l’activit anti-agrgante plaquettaire.
      – Biochem Pharmacol 1985;34:3965-3972.
      Possde une activit anti-oxydante qui pourrait contribuer son action thrapeutique :
      – Cardiovasc Res 2000;47:510-514.

    1. ANTIANGOREUX (principal)
    2. ANTITHROMBOTIQUE (principal)

    1. ANGOR (principale)
    2. ANGOR(ADJUVANT) (principale)
      Traitement d’appoint de l’insuffisance coronarienne. Malgr son effet coronarodilatateur, il n’existerait pas de preuve objective de l’effet anti-angoreux chez l’homme.
    3. INSUFFISANCE CORONARIENNE(PREVENTION) (secondaire)
      En perfusion, associe l’ECG et l’chocardiographie (tude multicentrique EPIC, 925 cas) :
      – Am J Med 1993;95:608-618.
      En association avec une scintigraphie au Thallium. Efficacit conteste :
      – N Engl J Med 1994;330:663-669.
    4. THROMBOSE ARTERIELLE(PREVENTION) (principale)
      Prvention des accidents thrombo-emboliques des prothses valvulaires.
      En association avec les antivitamines K. Certaines tudes mettent en vidence une diminution des accidents thrombo-emboliques lors de l’association dipyridamole – AVK :
      – N Engl J Med 1982;307:73-78.
      – Arch Mal Coeur 1982;75:85-98.
    5. THROMBOSE DES PONTAGES AORTOCORONARIENS(PREVENTION) (secondaire)
      En association avec l’aspirine :
      – N Engl J Med 1984;310:209-214.
    6. THROMBOCYTEMIE (secondaire)
      En association avec l’aspirine :
      – Ann Intern Med 1978;88:845.
      – Br Med J 1981;282:317.
    7. ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL(PREVENTION) (controvers)
      Prvention des rcidives d’accidents ischmiques transitoires et des amauroses fugaces :
      – Stroke 1973;4:732-736.
      Administr seul (200 mg x 2) ou en association l’aspirine (25 mg x 2) ne modifierait pas la gravit des rcidives d’ AVC mais pourrait en retarder l’apparition. Etude ESPS2 sur 6600 malades:
      – Neurology 1999;53:825-829
      Mise au point :
      – Neurology 1999;53,Suppl4:S32-S37.
    8. INFARCTUS CEREBRAL(PREVENTION) ( confirmer)
      En association l’aspirine :
      – Stroke 1980;2:4-9.
    9. INFARCTUS DU MYOCARDE(PREVENTION DES RECIDIVES) (secondaire)
      En association avec l’aspirine.
      Les rsultats du groupe aspirine+dipyridamole ne diffrent pas significativement de ceux du groupe aspirine seule :
      – Circulation 1980;62:449-461.
      Une tude portant sur plus de 300 sujets met en vidence une activit sur les rcidives d’infarctus de l’association aspirine-dipyridamole :
      – J Am Coll Cardiol 1986;7:251-269.
      Indication trs controverse :
      – Prescrire 1992;12:79-81.
    10. ANGIOPLASTIE CORONAIRE(ADJUVANT) ( confirmer)
      Prvention des arythmies de reperfusion :
      – Circulation 2000;101:624-629.

    1. BOUFFEE VASOMOTRICE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      VOIE INTRAVEINEUSE
    2. GOUT AMER (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE
    3. HYPERSUDATION (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
    4. LIPOTHYMIE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      VOIE INTRAVEINEUSE
    5. VERTIGE (CERTAIN RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      VOIE INTRAVEINEUSE
    6. SYNCOPE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      VOIE INTRAVEINEUSE
    7. HYPOTENSION ARTERIELLE (CERTAIN TRES RARE)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES
      VOIE INTRAVEINEUSE

      Chez 4.6% des sujets aprs injection IV :
      – Clin Res 1992;40:275A.

    8. BRONCHOSPASME (CERTAIN )
      Chez 0.15% des sujets aprs injection IV :
      – Clin Res 1992;40:275A.
    9. ERUPTION CUTANEE (CERTAIN RARE)
      Par hypersensibilit.
    10. NAUSEE (CERTAIN FREQUENT)
    11. VOMISSEMENT (CERTAIN FREQUENT)
    12. DIARRHEE (CERTAIN RARE)
    13. LITHIASE BILIAIRE (CERTAIN TRES RARE)
      Les calculs sont constitus de dipyridamole. Deux cas :
      – Lancet 1992;340:1352-1353.
      Un cas avec un calcul renfermant 34% de dipyridamole, chez un sujet trait depuis six ans :
      – J Hepatol 1994;21:686.
      Autre rfrence:
      – Prescrire 1998;18:598.
    14. CEPHALEE (CERTAIN FREQUENT)
      Condition(s) Favorisante(s) :
      FORTES DOSES

      Dues la vasodilatation crbrale. Elles sont souvent responsables de l’arrt du traitement.

    15. ALOPECIE (A CONFIRMER )
      – Br Med J 1973;2:591.
    16. ISCHEMIE MYOCARDIQUE (A CONFIRMER )
      Aggravation d’un angor :
      – Lancet 1980;2:1346.
      Ischmie aprs injection IV :
      – Chest 1987;92:1102-1104.
      Un cas d’infarcus, probablement par vol coronarien et hypotension artrielle, une heure aprs une prise de 5 grammes per os chez un angineux :
      – Arch Emerg Medicine 1992;9:62-64.
    17. BRADYCARDIE (A CONFIRMER )
      Un cas aprs injection IV :
      – Int J Cardiol 1990;27:272-274.
    18. FIBRILLATION AURICULAIRE (A CONFIRMER )
      Un cas aprs injection IV :
      – Eur J Nuclear Medicine 1992;19:1064-1065.
    19. ANGOR (A CONFIRMER )
      Un cas attribu un syndrome d’hmodtournement la suite d’une injection IV :
      – Clin Cardiol 1998;21:293-296.
    20. OEDEME ANGIONEUROTIQUE (A CONFIRMER )
      Un cas dbutant 45 secondes aprs l’injection, au cours d’une scintigraphie cardiaque :
      – Am J Med 1994;97:488.

    1. GROSSESSE
    2. ALLAITEMENT
    3. THROMBOPATHIE
      MAJORATION DU RISQUE HEMORRAGIQUE.

    1. INFARCTUS DU MYOCARDE RECENT
      En particulier, phase initiale avec collapsus cardiovasculaire.
    2. HYPOTENSION ARTERIELLE SEVERE
      Condition(s) Exclusive(s) :
      VOIE INTRAVEINEUSE

    Posologie et mode d’administration

    Dose usuelle chez l’adulte :
    * dans l’insuffisance coronarienne:
    – par voie orale:
    Cen cinquante deux cent vingt cinq milligrammes par jour en 3 prises.
    dose maximale: six cents milligrammes par jour en 3 prises.
    La posologie efficace sera atteinte
    progressivement; on vitera la prise concommittante de th ou de caf (effet antagoniste des bases xanthiques).
    – par voie intraveineuse:
    Dix vingt milligrammes en injection intraveineuse lente
    L’injection sera rpte 2 3 fois par jour si
    ncessaire.

    * dans la prvention des accidents thrombo-emboliques:
    Trois quatre cents milligrammes par jour en 3 prises.
    Dose maximale: huit cents milligrammes par jour.

    Pharmaco-Cinétique

    – 1 –
    DEMI VIE
    12
    heure(s)

    – 2 –
    ELIMINATION
    voie fcale

    Absorption
    Biodosponibilit par voie orale comprise entre 30 et 60%.
    Taux plasmatique maximum 2,5 h aprs la prise.
    Pic plasmatique voisin de 5 micromoles en une heure aprs prise orale de 100 mg (trs grande variabilit interindividuelle:
    – Br J Clin Pharmacol
    1987;24:425-434.

    Répartition
    Foie, vsicule biliaire.
    Liaison aux protines plasmatiques: 99%:
    – Clin Pharm Ther 1982;31:331.
    Cycle entro-hpatique.

    Demi-Vie
    12 h.

    Métabolisme
    Hpatique: glucuroconjugaison.

    Elimination
    Voie fcale:
    Sous forme libre ou glucuroconjugue.

    Bibliographie

    – Drug Intell Clin Pharm 1984;18:869-880. *
    – N Engl J Med 1987;316:1247-1257.

    Spécialités

    Pour rechercher les spcialits contenant cette substance, consultez le site www.vidal.fr

    Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :


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